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Festival international du journalisme : Retour sur un week-end à Couthures-sur-Garonne

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400 habitants à l’année, plus de 6000 festivaliers le temps d’un week-end : depuis 2018, juillet venu, le charmant village de Couthures-sur-Garonne se mobilise trois jours durant pour accueillir le Festival international de journalisme parrainé par le groupe Le Monde. Ce rendez-vous unique en son genre réunit professionnels des médias et grand public pour débattre de l’actualité sous le soleil estival. Partenaire de cette 6e édition, Reporters d’Espoirs était présent pour parler traitement médiatique du climat, créativité des médias et bien sûr, journalisme de solutions.


A notre arrivée, samedi 16 juillet au matin, la chaleur est déjà étouffante : le thermomètre affiche 33°C, et grimpera jusqu’à 42°C le lendemain. Combiné à l’extrême sérieux des thématiques du festival, actualité oblige -frontières, concentration des médias, propagande…-, on pourrait penser l’atmosphère plombante.  Il n’en est rien : elle est bon enfant, les festivaliers ont le sourire aux lèvres, et le sentiment d’une véritable communauté où tout le monde aime à se retrouver s’installe au fur et à mesure. Au détour d’une rue, d’une conférence ou même à table, on croise la marraine du festival Charline Vanhoenacker, l’écrivain et interprète Gaël Faye, le propriétaire de L’Express Alain Weill,  ou encore Edwy Plenel et Salomé Saqué, heureux d’échanger quelques mots.

Ateliers climat et journalisme de solutions

Au vu de la météo, notre premier atelier tombe à pic : il porte sur le traitement médiatique du climat, et comment l’améliorer. Car selon l’étude MédiasClimat menée par Reporters d’Espoirs en 2019, tout supports confondus, seul 1% des sujets en moyenne faisaient alors référence au climat, le plus souvent sur un ton catastrophiste. Mais pourquoi est-ce donc si difficile d’aborder ce thème pour les journalistes ?

Parmi la cinquantaine de festivaliers ayant répondu présent, les idées fusent : manque de culture scientifique, complexité et nature anxiogène du sujet, économie des médias… La discussion se déplace ensuite sur les réponses à apporter : unanimement, les festivaliers réclament plus de formations pour les journalistes et suggèrent des rencontres sur le terrain avec victimes du dérèglement climatique et acteurs luttant contre. Le public aborde ainsi l’importance d’un traitement plus constructif, mettant également en avant des initiatives inspirantes et reproductibles pour assurer la transition écologique.

Nous revenons le lendemain sur la thématique, à travers un atelier participatif dédié au cœur du sujet de Reporters d’Espoirs : le journalisme de solutions. Malgré l’heure matinale (le concert du DJ la veille a duré jusqu’à 2h du matin), quelques visages familiers et beaucoup de nouveaux sont (re)venus au « Verger », l’espace en plein air qui nous est dédié, au milieu des arbres fruitiers. Visiblement, le bouche à oreille fonctionne. L’exercice du jour consiste à classer trois articles dans l’ordre du moins au plus « porteur de solutions ». Pas évident : juge-t-on la solution elle-même ou plutôt son traitement journalistique ? Faut-il privilégier une initiative collective ou individuelle, une réponse à un problème précis ou global ? Et comment différencier résilience et solution ? Ensemble, nous abordons ainsi la méthodologie du journalisme de solutions, ses avantages ainsi que ses limites.

La créativité des journalistes en débat… et récompensée !

Dimanche après-midi. Après une courte pause récréative, vient le moment de notre conférence sur la créativité. Une heure durant, nos intervenants Julien Blanc-Gras (écrivain-voyageur), Esther Meunier (journaliste à NOWU) et Lorraine Rossignol (journaliste à Télérama) discutent d’innovations éditoriales et techniques, en compagnie d’Augustin Perraud, notre Reporters d’Espoirs animateur du jour. Les questions fusent dans le public : pour encourager la créativité, ne faudrait-il pas déjà rendre la profession plus ouverte, les promotions d’école de journalisme plus diverses ? Le journalisme de solutions n’est-il pas déjà une innovation sur le fond en soi ? La créativité, une réponse pour attirer de nouvelles audiences ? Nos intervenants puisent dans leurs différentes expériences, électron libre, pigiste, journaliste dans une rédaction traditionnelle ou d’un genre nouveau, formés en école de journalisme ou pas.

Clou du spectacle : la conférence tient lieu de remise du Prix de la Créativité Reporters d’Espoirs 2022, décerné au jeune média NOWU créé par l’alliance de France Télévisions et le service public allemand WDR. Lancé en 2019, NOWU s’adresse d’abord aux 15-24 ans avec une forte présence sur Instagram et Tiktok, un ton direct et décalé (tutoiement et références à la pop culture sont de mise) ainsi que sa spécialisation sur un thème qui préoccupe un nombre croissant de jeunes : l’environnement. Le tout sur un ton constructif, livrant des pistes d’action collective et individuelle, comme nous l’explique Esther Meunier, journaliste à NOWU.

Ambiance baignade et musique

Une fois notre dernière intervention passée, il nous reste encore quelques heures pour pleinement profiter des autres ateliers, conférences et rencontres proposées par le festival – et bien sûr, au passage, poser quelques questions sur la pratique du journalisme de solutions aux divers intervenants ! La journée se termine en maillot et en musique, avec la tant attendue baignade dans la Garonne et un concert folklorique du groupe bordelais Timeless Trio à la nuit tombée. Ainsi s’achève un week-end chaleureux, à la fois par sa météo, son actualité et surtout, une formidable ambiance.

Par Morgane Anneix

Avec vous, lancement de la première revue papier de journalisme de solutions !

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Le meilleur de Reporters d’Espoirs concentré en 1 revue semestrielle de 144 pages. Des reportages, interviews, chroniques pour mettre à l’honneur :

  • Des histoires et acteurs de solutions concrètes qui améliorent la vie, l’économie, l’écologie.
  • Des récits de journalistes et grands reporters qui vous racontent leur métier, vous ouvrent les coulisses de la « fabrique » de l’information et des nouveaux médias.
  • Une nouvelle thématique à chaque numéro, traitée sous l’angle du lien social, de l’environnement, de l’économie et de l’entreprise, de l’art et de la culture.

Une revue qui s’ouvre aux idées qui rassemblent, aide à se projeter et aiguise curiosité, créativité, envie d’agir. Pour changer de regard sur l’actualité.

Le meilleur de Reporters d’Espoirs concentré en 1 revue semestrielle de 144 pages. Des reportages, interviews, chroniques pour mettre à l’honneur :

  • Des histoires et acteurs de solutions concrètes qui améliorent la vie, l’économie, l’écologie.
  • Des récits de journalistes et grands reporters qui vous racontent leur métier, vous ouvrent les coulisses de la « fabrique » de l’information et des nouveaux médias.
  • Une nouvelle thématique à chaque numéro, traitée sous l’angle du lien social, de l’environnement, de l’économie et de l’entreprise, de l’art et de la culture.

Une revue qui s’ouvre aux idées qui rassemblent, aide à se projeter et aiguise curiosité, créativité, envie d’agir. Pour changer de regard sur l’actualité.

 


 

15-17 juillet # Reporters d’Espoirs vous donne rendez-vous au Festival international du journalisme à Couthures-sur-Garonne ce week-end !

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Pour sa 6e édition, Reporters d’Espoirs s’associe au Festival international du journalisme parrainé par le groupe Le Monde. Au programme, deux ateliers et une conférence lors de laquelle sera remis le Prix Reporters d’Espoirs – Catégorie Créativité à la rédaction de NOWU.

En savoir plus sur le Festival


Samedi 16 juillet, 17 – 18h :
ATELIER « Comment (mieux) parler du dérèglement climatique? »

Rendez-vous au « Verger » pour une heure autour de la question du traitement médiatique du climat. Alors que les médias font de plus en plus place à l’environnement dans leurs colonnes, qu’en est-il du climat ? Comment les journalistes s’emparent-ils de cette question et le font-ils en proportion du problème posé ? 

Au cours de cet atelier participatif, venez découvrir l’étude de Reportes d’Espoirs sur le traitement médiatique du climat et les réponses apportées par le journalisme de solutions. Vous aurez également l’occasion d’y rencontrer Esther Meunier, journaliste à NOWU, média spécialisé sur l’environnement et lauréat du Prix Reporters d’Espoirs – Catégorie Créativité 2022.


Dimanche 17 juillet, 10 – 11h:
ATELIER « Et si les solutions étaient (déjà) dans votre journal ?« 

Réchauffement climatique, guerre en Europe, pandémie : vous avez l’impression que tout va mal ? Pourtant, des citoyens, des porteurs de projet, des associations, des entrepreneurs, se mobilisent et agissent au quotidien pour construire le monde de demain. Et si les solutions étaient déjà dans vos médias ? 

Venez découvrir le journalisme de solutions avec l’équipe de Reporters d’Espoirs au « Verger » du Festival ! 


Dimanche 17 juillet, 14h30 – 15h30 :
CONFERENCE « Les médias peuvent-ils être créatifs? »

Alors que les sources d’informations se multiplient, que de nouveaux médias émergent et que les médias traditionnels peinent à conserver leurs audiences, la renaissance médiatique se trouverait-elle dans la créativité ? Comment innover pour attirer un public nouveau, parfois coupé de l’information ?

Une conférence à l’Eglise lors de laquelle sera également remis le Prix de la Créativité 2022 à NOWU, média 100% environnement créé par France TV et son homologue allemand WDR.

Avec:

Julien Blanc-Gras, écrivain, documentariste et journaliste reporter
Esther Meunier, journaliste à NOWU, lauréat du Prix de la Créativité 2022
Lorraine Rossignol, grande reporter pour Télérama
Morgane Anneix, Reporters d’Espoirs
Augustin Perraud, Reporters d’Espoirs

« Là ou un Allemand traitera une information d’une façon factuelle, un Français aura une écriture plus colorée. La ‘culture Arte’ essaie d’emprunter le meilleur à ces deux mondes » – Carolin Ollivier, rédactrice en chef d’Arte Journal

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Journaliste et rédactrice en chef d’Arte Journal depuis 2014, Carolin Ollivier a le regard résolument tourné vers l’Europe. Membre du jury du deuxième Prix européen du jeune reporter, elle nous raconte son expérience au sein d’une rédaction franco-allemande et européenne unique en son genre.


Comment définir l’Europe ?

A mes yeux, il n’y a pas une, mais des Europe qui sont liées entre elles. Il y a l’Europe de l’espace commun et du marché unique, avec des mesures politiques partagées ; il y a l’Europe des Etats membres, dans toute sa diversité et toutes ses différences. Toutes appartiennent aux Européens, il est donc important de parler des deux.

Êtes-vous optimiste quant à la construction européenne ?

Je suis toujours optimiste ! L’Europe est née de la guerre, a grandi avec, autour et souvent aussi grâce à des crises. Aujourd’hui, on le voit à nouveau avec la guerre en Ukraine : l’Europe s’est certainement réunifiée face à ce défi. Cela prend des dimensions très concrètes : on parle à nouveau d’une défense européenne commune [CED, projet abandonné en 1954 suite au rejet de la France, ndlr] ; le projet politique et humain a trouvé un nouveau souffle auprès des dirigeants politiques comme de la population civile européenne. La construction européenne semble donc redynamisée, seul point positif à cette tragédie humaine…

Comment voyez-vous l’Europe dans 10 ans ?

A mon avis, il y aura eu d’ici là beaucoup de progrès. Je reprends l’exemple de la politique de la défense, qui sera alors peut-être réalité ; peut-être peut-on envisager un vote à la majorité dans ces domaines politiques régaliens, actuellement décidés à l’unanimité. Je pense aussi qu’il s’agira d’une Europe élargie, notamment à l’est. Ce qui créera cependant de nouveaux défis ou du moins, enracinera ceux qui existent déjà. Par exemple, les problèmes que posent des Etats membres comme la Hongrie ou la Pologne vont sûrement encore longtemps persister.

Vous êtes la rédactrice en chef d’Arte Journal, qui « propose une approche européenne et culturelle de l’actualité ».

La mission fondatrice d’Arte est de contribuer à une compréhension mutuelle des peuples européens. Parler d’Europe est presque devenu naturel pour nous – que ce soit en termes de politique ou de culture. Chaque journal est clôturé par un sujet où l’on parle art, musique, cinéma, etc. Car les messages culturels peuvent dépasser les frontières des pays et des langues. C’est aussi une façon d’approcher l’Europe par les Européens, et d’aborder des sujets sociétaux par un autre biais que les institutions – même si celles-ci restent bien sûr essentielles. Je demeure convaincue que la plupart des Européens sont curieux de savoir comment les Finlandais s’attaquent au défi de la pandémie, ou comment les Italiens accueillent les réfugiés ukrainiens. Ce sont des thématiques qui nous concernent tous, ce qui rend l’analyse de solutions que d’autres pays proposent à un problème similaire d’autant plus intéressante.

Est-ce facile de parler d’Europe ?

C’est à la fois simple et compliqué car, comme toute rédaction à travers le monde, nous débattons chaque matin de ce que nous allons traiter comme information. Nous avons toujours au moins deux publics en tête. C’est une réelle gymnastique intellectuelle de trouver des sujets qui concernent à la fois les Allemands et les Français, et on en a pris l’habitude. Presque automatiquement, on arrive ensuite à dépasser le cadre franco-allemand pour arriver à une perspective européenne. A tel point qu’il peut parfois nous paraitre plus compliqué d’expliquer un sujet national de façon à ce qu’il soit compréhensible pour l’autre, que d’aborder des informations transnationales et européennes.

Nous tachons aussi d’aborder des questions qui préoccupent un peuple ou une nation à un moment donné. Nous faisons régulièrement le choix de sujets un peu curieux, que l’on ne traiterait pas par ailleurs : les ours qui retournent en Roumanie, un film qui fait grand bruit en Italie, ou encore un scandale de cartes électroniques de santé en Estonie… Des sujets qui sont intéressants aussi parce qu’ils racontent un pays, son fonctionnement et sa nature.

A quoi ressemble une rédaction binationale et européenne ?

Notre équipe est quasiment « paritaire » en termes de nationalités, avec des journalistes français pour moitié et des allemands pour l’autre, et qui travaillent ensemble sur le même journal. Cela donne un mélange intéressant, puisque la culture de travail et les styles d’écriture varient beaucoup des deux côtés du Rhin : là ou un Allemand traitera souvent une information d’une façon sobre et factuelle, un Français aura une écriture beaucoup plus colorée, avec un certain « accent » reportage. C’est un environnement de travail très enrichissant où l’on apprend beaucoup l’un de l’autre. Au fil du temps, cela a donné une certaine « culture » Arte, un mélange qui, comme souvent en Europe, essaie d’emprunter le meilleur aux deux mondes.

Et, au-delà de notre identité franco-allemande, nous intégrons de plus en plus d’autres nationalités au sein de notre rédaction : journalistes belges, autrichiens, suisses, même britanniques… L’idée est d’intégrer des journalistes de tous les horizons pour réaliser notre propre petit rêve européen !

Existe-t-il un journalisme européen selon vous ?

La plupart des médias ont des approches plutôt nationales : même pour des sujets transnationaux comme le Brexit, la pandémie ou l’accueil de réfugiés, chacun se focalise sur les questions que cela soulève pour son propre pays. Lorsqu’il y a un sommet européen, toutes les chaines de télévision se focalisent sur ce que leur propre gouvernement a réussi à négocier ; à Arte, au contraire, nos correspondants à Bruxelles essaient de faire des interviews avec des représentants de plusieurs nationalités. Même s’il est rare, il existe bien un journalisme européen à mes yeux : un journalisme qui analyse comment font les autres et essaie d’inclure de multiples visions pour arriver à une synthèse européenne.

La barrière linguistique est souvent vue comme un obstacle majeur à l’émergence d’un journalisme européen. Or à Arte, vous proposez des contenus en 6 langues.

Les langues sont en effet au cœur de nos réflexions. Si l’on veut s’adresser à un public européen plus large, vaut-il mieux utiliser la lingua franca, l’anglais, en pensant que tout le monde comprendra ? Ou au contraire, décider d’avoir des approches plus territoriales en optant pour la langue nationale ?

Arte fait un peu des deux, ce qui constitue un défi logistique et un investissement phénoménal. Mais cette diversité linguistique est en même temps enrichissante, et nous restons convaincus que ce n’est que de cette façon que l’on pourra s’adresser à tous les Européens.

On dit souvent l’Europe trop abstraite, traitée principalement sous l’angle de ses institutions. Faut-il changer la façon dont les médias la couvrent ?

Absolument. Premièrement, je pense que tous les médias devraient en parler plus. Quant au côté qualitatif, il est bon de diversifier la couverture de l’Europe, d’aborder également l’Europe culturelle et des peuples, sans bien sûr délaisser l’Europe institutionnelle. L’Europe est complexe, mais elle fait partie des sujets qui sont importants car elle concerne la vie de tous les citoyens européens et parfois même au-delà.

Le journalisme de solutions est-il une démarche à laquelle vous êtes sensible ?

Tout à fait ! Traiter d’Europe, c’est parler de défis, mais aussi de solutions. Souvent, on trouve justement ailleurs des initiatives pour lutter contre des problèmes que l’on rencontre chez soi. Par exemple, quelles solutions l’Allemagne a-t-elle trouvé grâce à son modèle fédéral pour endiguer les cas de Covid-19 ? Comment l’Italie a-t-elle pu redynamiser un village en y accueillant des réfugiés ? Ou encore, comme la Finlande a-t-elle réussi à diminuer le nombre de sans-abris en leur facilitant l’accès au logement ?

L’Europe regorge d’idées, de projets et d’initiatives qui sont la source même du journalisme de solutions. C’est donc bien une dimension que nous essayons d’intégrer dans notre journal. De plus, lorsqu’il y a une grande actualité internationale et catastrophique, comme c’est le cas avec l’Ukraine, nous essayons d’équilibrer le ton en incluant au moins un sujet positif ou constructif au sens large.

Y a-t-il selon vous des pays plus preneurs que d’autres d’histoires constructives et de résilience ?

Ce n’est peut-être qu’une impression subjective, mais je pense que les pays nordiques sont plus sensibles à cette approche. Les médias là-bas réfléchissent beaucoup à leur mission publique et responsabilité, et tendent davantage à se remettre en question et à être attentifs au public. De plus, il y règne une grande tradition de journalisme investigatif, qui pointe des problèmes, mais mène aussi à des propositions.

Comment faites-vous pour inclure un angle européen à chaque sujet que vous traitez ?

Tout d’abord, il faut visualiser le public européen auquel on s’adresse et s’imaginer lui parler. Très naturellement, on est amené à inclure d’autres voix et opinions. Par exemple, même des élections nationales soulèvent de forts enjeux européens : on peut interroger un Allemand, Italien ou Espagnol sur ce qu’il pense de la campagne, des candidats etc.

Autrement, il y a la comparaison : regarder comment une situation similaire est gérée par nos voisins par exemple… Pour reprendre l’exemple des élections, on peut comparer les différents systèmes électoraux, les cultures politiques etc. Avec un peu de créativité, de temps et d’habitude, on trouve presque toujours une perspective européenne.

Propos recueillis par Morgane Anneix pour Reporters d’Espoirs

Médiacités : l’investigation de solutions est possible

By CartographieNo Comments

Mettre la lumière sur des initiatives constructives tout en réalisant un papier fouillé sur une situation problématique serait un exercice impossible ? Pas pour Médiacités, qui témoigne qu’une « investigation de solutions », ou « enquête de solutions » est possible. « Car l’investigation, c’est, bien sûr, révéler les conflits d’intérêts, les pratiques d’exil fiscal et autres dérives, mais c’est aussi repérer des dysfonctionnements et proposer des façons d’y remédier » défend la rédaction du média qui se positionne depuis 2016 sur l’investigation locale.

Quelques exemples

 

Médiacités en quelques chiffres (à février 2020)

  • Lancé en décembre 2016
  • Un capital co-détenu par les fondateurs du média (anciens journalistes de L’Express), 39 actionnaires, et une Société des Amis de Médiacités composée de 68 sociétaires
  • Sans publicité, il est financé par ses 3200 abonnés (abonnement à partir de 5€/mois)
  • Une audience à +70% en 2019 par rapport à 2018
  • 4 éditions locales à Toulouse, Lille, Nantes et Lyon

 

> Le site de Médiacités

Signez l’appel-pétition « Médias, continuez à donner de la voix à la France des solutions ! »

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Reporters d’Espoirs vient de publier son Appel « Médias, continuez à donner de la voix à la “France des solutions” ! » dans Le Journal du Dimanche. Le voici. Nous vous invitons à le signer ici.

 

« Médias, continuez à donner de la voix à la “France des solutions ! »

Journalistes, responsables de rédactions, dirigeants de médias, influenceurs du web, producteurs de contenus… vous savez combien les informations anxiogènes, répétées, martelées, peuvent compromettre notre santé mentale comme notre capacité à nous projeter. Face à cela, beaucoup d’entre vous saluent la mobilisation du personnel soignant, l’entraide de voisinage, les initiatives qui, ici et là, contribuent à l’effort collectif et à la solidarité de proximité. Soyez-en remerciés !

Dans la situation inédite que nous subissons tous, nous pourrions céder sous le poids des nouvelles anxiogènes : décompte quotidien du nombre de victimes, situation dramatique au sein des hôpitaux et maisons de retraites, entreprises en difficulté, pénuries en cours ou à venir…
Cette crise pourrait générer peur, désintégration et repli sur soi, alimentés par le spectacle du pire.

Pour que les élans de solidarité, de résilience, de construction, soient plus puissants que les forces de destruction, nous avons besoin de vous, plus que jamais.

Oui, les médias peuvent être des acteurs essentiels de l’amélioration de notre société !
Alors continuez de vous faire les porte-voix, dans ce moment de crise comme tout au long de l’année, des citoyens de tous horizons, associations, entreprises, collectivités, qui font jaillir des réponses nouvelles en faveur du vivre et du faire ensemble. Ils constituent autant de contenus à porter à la connaissance des citoyens, pour que chacun résiste psychologiquement, se sente inspiré et puisse agir à son tour.

Pendant que les Français, responsables et solidaires, sont confinés chez eux, nous appelons à amplifier la mobilisation de celles et ceux qui fabriquent et diffusent l’information : titres de presse, chaînes de radio et de télévisions, nouveaux médias, influenceurs, youtubeurs, instagramers…  
Soyez les témoins permanents de cette société qui refuse la fatalité, se réinvente dans la crise, et propose de nouveaux modèles pour l’avenir ! 
Rassemblez-vous autour de cette “France des solutions” qui nourrit la fierté collective, la confiance en vous et en la société.

Par Reporters d’Espoirs
« pour une information et des médias qui donnent envie d’agir »
Association d’intérêt général créée en 2004
www.reportersdespoirs.org

 

 

8 octobre . RDV à Médias en Seine, Paris

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Mardi 8 octobre, Reporters d’Espoirs est partenaire du grand événement « Médias en Seine », et vous donne rendez-vous toute la journée à la Maison de la Radio.

De 17h30 à 18h15, Reporters d’Espoirs anime la conférence « Les médias, sources d’engagement pour résoudre les défis d’aujourd’hui ? »
avec

  • Mariette Darrigrand, sémiologue et créatrice du blog l’Observatoire des mots ;
  • Damien Allemand, responsable digital du Groupe Nice-Matin ;
  • Pascal Ruffenach, DG et président du directoire de Bayard Presse ;
  • Axel Dauchez fondateur de Make.org avec qui nous présenterons les résultats de notre grande enquête « Comment les médias peuvent-ils améliorer la société ? »
  • Gilles Vanderpooten, directeur de Reporters d’Espoirs et animateur de la conférence

Toute la journée, rendez-vous sur le stand Reporters d’Espoirs
Reporters d’Espoirs s’associe à Médias en Seine et présente tout au long de la journée sur son corner ses dernières études et innovations en matière de journalisme de solutions :

  • Testez l’appli « OK Google Donne-moi une bonne nouvelle » ;
  • Découvrez la consultation citoyenne « Comment les médias peuvent-ils améliorer la société » réalisée avec Make.org et France Info ;
  • Découvrez la première offre de formations dédiée aux étudiants et professionnels ; Visionnez une sélection de vidéos et sons sur des initiatives inspirantes. Car oui, l’info et les médias peuvent donner envie d’agir ! »

> Téléchargez le programme complet ici (PDF)

> Inscrivez-vous ici

1% for the planet : Votez pour Reporters d’Espoirs

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Le projet de Hub Reporters d’Espoirs fait partie des mouvements éco-citoyens retenus par 1% for the planet. Pour nous soutenir, vous pouvez voter en ligne avant le mercredi 2 octobre.

 

RÉSUMÉ DU PROJET

Le Hub Reporters d’Espoirs est une plateforme dédiée aux journalistes, professionnels et analystes des médias. Elle met à leur disposition une base d’initiatives écologiques, sélectionnées sur critères d’impact et sur leur potentiel à être essaimées et à inspirer. Ces initiatives sont collectées grâce à des réseaux associés –parmi lesquels le 1% pour la planète, Convergence, Ecosys group, Clean Tech open, ICDD, Explore… – et à un appel permanent auprès du public relayé auprès de la communauté Reporters d’Espoirs (30 000 followers) et par les médias. Le Hub partage également les travaux du LAB d’études et de recherches de l’association, ainsi que des données et cas d’études, pour aider les acteurs des médias à connaitre les bonnes pratiques et à mieux positionner leurs lignes éditoriales.

> En savoir plus et voter

RETOUR SUR L’ÉVÉNEMENT LA FRANCE DES SOLUTIONS 2018

By Agenda, FRSOL, FRSOL2018, L'actu de Reporters d'Espoirs, L'actu des médias, Les articlesNo Comments

La 6e édition de La France des Solutions a concilié cette année trois opérations en une pour booster la confiance et l’envie d’agir : une conférence au Conseil économique social et environnemental, une semaine de mobilisation de la société française sur l’ensemble du territoire avec plus de 50 médias partenaires et un Prix en partenariat avec la Caisse d’Epargne Ile-de-France.

Un événement physique au Conseil économique social et environnemental lundi 8 octobre, rassemblant plus de 500 journalistes, décideurs et acteurs de terrain

La 6ème édition de La France des solutions s’est tenue le 8 octobre au Palais d’Iéna, siège du Conseil économique, social et environnemental, au cours d’une soirée animée par Sophie Jovillard, journaliste-animatrice d’Échappées Belles sur France 5. Marraine de cœur de l’opération, elle en a annoncé dès l’ouverture le but : « Mettre la lumière sur des initiatives porteuses de solutions qui émergent partout en France. Ces initiatives ont besoin de nous, médias, pour grandir et s’épanouir. »

 

L’événement, alternant pitchs d’acteurs de terrain ‘anonymes’, vidéos plongeant le spectateur dans deux siècles d’innovations « à la française » racontées par Victor Robert, et interventions de personnalités de la société civile, s’est distingué par son fil-rouge médiatique. Logique pour Reporters d’Espoirs, l’association organisatrice. Ainsi que l’a rappelé Isabelle Giordano, journaliste et directrice générale d’UniFrance films « Ce qui est intéressant c’est d’avoir une information qui est engagée, constructive et non-anxiogène : je pense que c’est cela l’avenir, et c’est justement le projet de Reporters d’Espoirs ». Et Philippe Starck d’ajouter : « Un succès formidable relayé par un média devient un exemple. Et il n’y a rien de plus important que l’exemple ».

Six acteurs de terrain en provenance de la France entière, représentatifs d’une diversité de régions, de secteurs, de milieux,  ont « pitché » devant plus de 500 participants, en insistant sur les problèmes qu’ils ont rencontré ou identifié dans la société, les réponses concrètes qu’ils ont mises en place pour les surmonter, et l’impact généré sur la collectivité – en matière de création d’emploi, de transition écologique, d’industrie made in France, ou encore de solidarité. Parmi eux :

  • Un scientifique, Ange Nzihou, qui fait rayonner la recherche française sur les biodéchets dans le monde, depuis son labo de recherche (Rapsodee) situé à Albi, et à travers le monde.
  • Une dirigeante, Catherine Gorgé, dont l’entreprise (Prodways) a créé près de 400 emplois en 4 ans grâce à l’impression 3D, faisant émerger un nouveau leader européen dans le secteur.
  • Une marin-pêcheur, Ondine Morin, trouvant un second souffle grâce à une pêche artisanale, responsable, commercialisée en circuit court avec le réseau Poiscaille.
  • Deux comédiens, Virginie Dano et David Jaud (Le Tour de France des Dactylos) qui se sont donné pour mission de renforcer la cohésion sociale en investissant l’espace public et en distribuant des lettres écrites par des inconnus à des passants.
  • Une élue, Karine Charbonnier, investie dans sa mission de lutte contre le chômage au sein du conseil régional des Hauts-de-France en encourageant de multiples initiatives : rapprochement des chercheurs d’emploi et des entreprises qui peinent à recruter ; diffusion avec les médias locaux des offres et informations sur les secteurs qui recrutent ; prêt de véhicules à moindre prix ; expérimentations du dispositif Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée…
  • Une médecin bénévole et musicienne par passion (Ballade), luttant contre les exclusions en réalisant des actions pédagogiques autour de la musique.

En bref, un échantillon représentatif d’une multitude d’actions qui émergent et apportent des réponses concrètes sur l’ensemble du territoire.

Comment en faire le récit, lorsqu’on est journaliste, ou nouveau média, observateur ou acteur ? C’est la question qui a occupé la discussion entre Thierry Marx (Chef Exécutif & Directeur de la Restauration au Mandarin Oriental, Paris), Jérôme Jarre (nouveau média, #LoveArmy), Catherine Boullay (journaliste et productrice) et Sybile Veil (Présidente de Radio France).

  • Thierry Marx, en grand témoin, salue les journalistes : « la médiatisation m’a énormément aidé dans le développement de mes projets ».
  • Catherine Boullay souligne la difficulté particulière de la pratique du journalisme de solutions : « De prime abord, vouloir faire un sujet sur quelque chose qui marche, c’est suspect […] à la fois par les personnes qui se demandent pourquoi on veut braquer un projecteur sur elles à une heure de grande écoute, et aussi par les producteurs et diffuseurs. »
  • Sibyle Veil évoque l’importance de créer du lien non seulement médiatique mais physique avec les auditeurs de Radiofrance : « Il y a une attente très forte du public de pouvoir interagir avec les contenus. C’est pourquoi nous sommes en train de lancer «  Ma Radio Demain », une plateforme interactive où l’on demande au public de faire des propositions.
  • A propos de lien direct avec les citoyens, Jérôme Jarre rappelle la puissance des réseaux sociaux, lui qui s’est illustré pour son savoir-faire en matière de mobilisation des internautes au service de causes humanitaires : « Il y a plusieurs centaines d’influenceurs qui ont accès à 20, 30 millions de personnes. S’ils décident d’utiliser cette chance unique pour faire du bien, des actions bénéfiques à l’intérêt général, le monde peut changer très rapidement. C’est l’idée de la #LoveArmy. »
Retouvez les vidéos de l'événement !
Retrouvez les photos de l'événement !

Un événement médiatique du 8 au 14 octobre avec 50 médias !

Dans la lignée de la discussion sur les nouvelles narrations, Reporters d’Espoirs a lancé la semaine « La France des solutions » avec les médias, saluant l’engagement des 50 titres de presse, radios, télévisions, pure-players et réseaux sociaux, mobilisés du 8 au 14 octobre pour diffuser la connaissance d’initiatives constructives auprès de 25 millions de Français. Grâce à un partenariat avec JC Decaux, l’opération est promue durant le mois d’octobre sur 800 panneaux d’affichage et abribus dans toute la France

Retrouvez le programme de la semaine et les contenus : www.reportersdespoirs.org/la-semaine-des-solutions

Le Prix du Bicentenaire Caisse d’Épargne Île-de-France créé avec La France des solutions a distingué financièrement 18 initiatives porteuses de solutions, sélectionnées parmi 240 candidats. Quatre critères ont présidé à la sélection : la contribution à l’intérêt général ; le caractère innovant de l’initiative ; son impact concret et mesurable, et son potentiel d’essaimage. 6 catégories couvertes :

  • Made in France
  • Science et Tech
  • Solidarité
  • Emploi
  • Transition écologique (Prix décernés par Engie)
  • Art et culture

Animés par Pierre-Henri de Menthon, directeur délégué de la rédaction de Challenges, les Prix ont notamment été remis par Allain Bougrain-Dubourg, président de La Ligue pour la protection des oiseaux, le navigateur Jean-Pierre Dick, le président de la Caisse d’Epargne Ile-de-France Didier Patault, la journaliste Sylvia Amicone, la présidente du réseau de femmes dirigeantes Action’Elles, Cécile Barry, ou encore la directrice générale du Réseau Entreprendre Frédérique Jeske. Les 18 lauréats se sont vu remettre des prix de 1000 à 3000 euros, avec une dotation globale de 36 000 euros.

La Ministre du Travail Muriel Pénicaud, a remis les Prix aux trois lauréats de la catégorie « Emploi » et dialogué avec eux, chacun ayant pu faire part à la ministre de leurs recommandations. « C’est au plus près du terrain que l’on trouve le plus de solutions qui permettent de faire converger le développement économique et le progrès social. La loi doit fixer le cadre. Tout part du terrain, et tout revient au terrain » a-t-elle rappelé.

« Regards sur demain »

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Dans « Regards sur demain » des personnalités confient à Caroline Munoz leur vision du Grand Paris et imaginent l’avenir de leur activité.

Reporters d’Espoirs figure également parmi les différents intervenants.

Cette nouvelle édition réalisée  à l’occasion du bicentenaire de la Caisse d’Epargne Île-de-France sera diffusée:
– Mardi 22 mai à 20h10
– Mercredi 23 mai à 17h45
– Jeudi 24 mai à 21h20
– Vendredi 25 mai à 15h25
– Dimanche 27 mai à 20h20

L’émission sera ensuite disponible, en replay sur demain.fr.