Skip to main content
Category

Cartographie

Retrouvez ici nos articles sur des exemples de rubriques, newsletters, émissions, qui illustrent la mise en pratique du journalisme de solutions.

Edith Lefranc est journaliste chez Midi Libre.

Miser sur l’hyperlocal pour créer de l’attachement au territoire : le pari de Midi Libre avec « Les engagés de la ruralité”

By Cartographie, Home, Interviews, SolutionsNo Comments

Crédits : Alexis Béthune Midi Libre

Edith Lefranc est journaliste à Midi Libre, chargée des pages “Village” et de la rubrique “Les engagés de la ruralité”. Cette dernière met en avant la richesse des initiatives locales des territoires couverts par Midi Libre. La rédaction organise également un événement annuel pour créer du lien entre les personnes interviewées. Rencontre.

Vous avez lancé la  rubrique “Les engagés de la ruralité” en  2024. Quelle en est la genèse ?

Edith Lefranc : Je m’occupe initialement du service “village”, qui regroupe les presque 700 correspondants de Midi Libre. J’assure leur pilotage ainsi que celui des équipes de journalistes et des secrétaires de rédaction. J’écris par ailleurs des articles. Au vu  des papiers de nos correspondants, j’ai constaté que le territoire regorge d’initiatives incroyables. On en parlait certes dans le journal, mais dans la chronique locale du correspondant. C’était dommage que de superbes sujets passent sous les radars, aussi on s’est dit qu’ils méritaient un coup de projecteur. 

Au départ, j’avais proposé à l’ancien directeur de la rédaction de réaliser une série pendant une période creuse d’actualité. Après réflexion, nous nous sommes dit qu’il serait plus intéressant encore  de l’étaler dans le temps et de nourrir ainsi  la page régionale hebdomadaire. Ainsi, nous nous sommes lancés chaque vendredi à compter de novembre 2024. En fixant février comme date butoir si jamais la rubrique ne  plaisait pas ou que l’on manquait de sujets. Dans les faits, je n’ai jamais eu de problème à en trouver. 

Votre rubrique veut “donner envie d’agir”, ce qui constitue un pilier du journalisme de solutions. Y avez-vous été formés ?

EL : Je n’ai jamais été formée mais je connaissais la démarche. Dès le départ, l’idée de cette rubrique était de parler de “choses plus positives” dans un journal où il y a forcément beaucoup d’actu plombantes. Nous voulions parler de tout ce qui marchait en tâchant de rendre compte à chaque fois des freins et des difficultés.  Mon idée, c’est de mettre en avant la reproductibilité. Pour que ce soit reproductible, il faut dire comment l’initiative a été créée, les écueils et  les nouveaux enjeux qui se posent à elle. 

Comment votre direction et vos collègues perçoivent-ils ce travail de journalisme de solutions?

EL : Cette rubrique est bien perçue par ma rédaction et mes collègues journalistes, qui me font parfois des retours. Elle est presque devenue notre marque de fabrique qui nous distingue par la proximité qu’elle offre. De moins en moins de journalistes demeurent aussi proches du terrain dans les endroits reculés de la France. Rarement, des sujets sont repris par des médias nationaux. J’ai eu la reconnaissance de ma direction, qui a changé il y a un an. Maintenant, la stratégie, c’est la proximité. Nous sommes passés de l’économie de l’attention à l’économie de la relation. Le journal existe depuis plus de quatre-vingt ans, notre marque est très implantée, c’est ce que veut mettre en avant la direction.

La rubrique a-t-elle permis de trouver de nouveaux annonceurs ?

EL : La régie publicitaire du Midi Libre pense que la rubrique devrait intéresser des annonceurs d’autant plus que nous en sommes à la deuxième saison. L’enjeu pour la régie est qu’un bandeau publicitaire de bas de page puisse être commercialisé. Mais s’il n’y a pas, cela me laisse à moi journaliste, plus de place pour écrire mon sujet !

Organisez-vous des évènements en lien avec la rubrique  ?

EL : En juin 2025, nous avons organisé la rencontre de tous les engagés de la ruralité dont nous avions parlé durant l’année. Cet évènement a pris la forme d’une table ronde avec plus de 30 personnes autour de  trois thèmes de discussion donnant la parole à chacun.

Quels sont les retours de vos lecteurs ?

EL : La page comporte un encadré qui incite chacun à nous écrire sur une adresse mail dédiée (ruralite[at]midilibre.com) pour nous faire part d’ initiatives qui créent du lien près de chez eux. Les plus intéressantes d’entre elles font l’objet d’un reportage par nos soins. Le réseau des correspondants m’aide beaucoup également. La seule crainte que j’avais au début était de ne pas trouver suffisamment de matière pour diversifier les sujets. Je craignais de devoir multiplier les papiers sur des épiceries sociales et solidaires ou des cafés associatifs. Pour le moment, je trouve de la matière, sur des sujets aussi diversifiés que  le patrimoine, la culture ou l’environnement. Je partage mes articles sur les réseaux et je sens un intérêt majeur.

Produire ce type de journalisme demande du temps humain, comment vous en sortez-vous ?

EL : Nous avons perdu à Midi Libre la moitié des effectifs en trente ans. Je pourrais avoir la tentation de faire beaucoup de sujets par téléphone pour gagner du temps. Mais le fait de voir des personnes, des visages, de ramener l’humain au premier plan, je pense que c’est aussi cela qui plaît à mes confrères et à nos lecteurs. 80 % de mes sujets font aussi l’objet d’une vidéo : soit par un photographe-vidéaste qui m’accompagne, soit par mes soins. J’envoie les rushs de la vidéo au service dédié, mes collègues se chargent de la monter et la vidéo est publiée indépendamment de l’article.  

Aller sur le terrain, faire parler les gens, créer  de la proximité, c’est le sel de notre travail et c’est bien l’intention de notre pôle vidéo. Dans la PQR, le lectorat papier est âgé et majoritairement masculin, alors que sur les réseaux sociaux l’audience est plus jeune et plus féminine.

Marine Issartel

L’Iceberg ou comment prendre le temps de s’informer sur l’environnement donne envie d’agir

By Cartographie, Home, SolutionsNo Comments

L’Iceberg, revue indépendante sans publicité qui s’intéresse à notre rapport au vivant sous le prisme scientifique, a été lancée au printemps 2025.  Comment un média se décide à lancer une revue papier à l’heure du tout numérique ? Quelle ligne éditoriale a été choisie ? Pourquoi mettre en avant des initiatives et l’envie d’agir au cœur du projet sans parler de journalisme de solutions ? Autant de questions auxquelles Chaymaa Deb, rédactrice en chef et Matthieu Combe, directeur de la publication, nous ont répondu dans une interview croisée.

Quelle est la genèse du projet ? 

Matthieu Combe : Natura Sciences est à l’origine de L’Iceberg. C’est un média que j’ai créé en 2009, qui était au départ un blog  et qui s’est transformé en média.  Au bout d’un certain moment, on avait l’impression de se répéter tout le temps à dire que tout va mal. Avec L’Iceberg, l’idée était de traiter les questions écologiques sous le prisme scientifique ; comment on peut apporter de la science mais différemment. Le tout croisé avec des approches de terrain pour voir concrètement dans les territoires ce qu’il est possible de faire pour limiter – ou au moins s’adapter – face à la crise écologique. 

Sortir de la course à l’article web

Chaymaa Deb : À partir de 2015, plusieurs médias spécialisés sur les questions écologiques ont été créés , notamment en ligne. Alors que l’on vient d’un média web [Natura Sciences], on a rapidement trouvé qu’il y avait des limites. Sur internet, la mécanique de l’information devient une course pour sortir le maximum d’articles. Cette machine, qui s’emballe toujours plus vite, parce qu’il faut répondre aux algorithmes de Google, ou d’Instagram, nous précipite dans une logique de putaclic. 

On s’est dit que ce modèle ne suffit pas à créer une pensée, à impulser un changement de société et tendre vers une société plus écologique et solidaire. Cela nécessite une prise de recul de la part des gens, qu’ils prennent le temps de s’informer correctement pour pouvoir la digérer et construire leur pensée en tant que lecteur certes, mais surtout en tant que citoyen. Le meilleur moyen de le faire, c’est de sortir des écrans parce qu’on a parfois besoin d’être plus au calme pour réfléchir. C’est comme ça que l’on s’est dit qu’une revue trimestrielle, ça laisse le temps de bien traiter des sujets en profondeur, de manière plus complète, pour pouvoir accompagner les acteurs dans le fait de monter en connaissances, sur différents sujets liés à l’écologie, à une société plus solidaire.

Quand est-ce que le processus de création de L’Iceberg a commencé et quand est sorti le premier numéro ?  

Matthieu : Le premier numéro est sorti en avril 2025. 

Chaymaa : Avant ça, il y a eu toute la phase de maturation et de conception de la revue, qui a pris deux ans.

Combien êtes-vous dans la rédaction ?

Matthieu : À chaque numéro, il y a une quinzaine de pigistes qui travaillent pour nous et une quinzaine d’illustrateurs, photographes.

Chaymaa : À la fin de chaque numéro, nous avons une rubrique dans laquelle nous présentons toutes les personnes qui ont permis de le confectionner. Pendant l’année et demie de conception, nous avons également travaillé avec une directrice artistique. Dans un tel projet, c’est important d’être accompagné de personnes aux talents complémentaires, bien que cela représente un coût conséquent. 

Concernant la partie administrative et financière, on bénéficie de l’expérience de Matthieu avec Natura Sciences. Nous sommes vraiment chanceux parce que cette partie de l’ombre peut être très compliquée à gérer. 

Matthieu : Nous avons également été accompagnés au lancement de la revue pour comprendre les mécanismes de la distribution en kiosques. 

Votre magazine est indépendant, sans publicité et fonctionne grâce aux ventes et aux abonnements, avez-vous un lien particulier avec votre audience ?

Chaymaa : La création de L’Iceberg répond à des remontées de terrain. À l’époque de Natura Sciences, Matthieu a écrit deux livres, notamment un qui est sorti en 2019 qui s’intitule Survivre au Péril Plastique. Pendant l’été 2020,  nous avons eu la possibilité de faire des ateliers, conférences, débats sur la question de la pollution plastique dans des centres de vacances partout en France. Sans cette expérience, L’Iceberg n’existerait probablement pas aujourd’hui.  Tous les soirs, des gens nous disaient être  très inquiets sur l’avenir du monde, sur la pollution, sur ce qu’on allait pouvoir faire comme société et qui nous disaient tous la même phrase, « moi, je fais tout ce que je peux, mais ça ne sert à rien ».

Nous avons fini par leur dire que tous les soirs, on se retrouvait face à des personnes différentes qui nous disaient toutes la même chose. C’est bien la preuve que vous n’êtes pas tout seul, c’est juste que vous ne vous voyez pas. Ce que nous voulons faire avec L’Iceberg, c’est apporter des réponses à des inquiétudes parfois liées à des manques de connaissances sur des sujets, mais aussi montrer des pistes d’action individuelles ou collectives. 

Aujourd’hui, les liens que nous entretenons avec notre communauté passent essentiellement par les réseaux sociaux et nos newsletters. Nous espérons pouvoir organiser prochainement des événements pour se rencontrer en vrai, au cours de moments collectifs et conviviaux. 

Réussissez vous à identifier des réussites ? Et a contrario, des difficultés ?

Matthieu : Dans les réussites, nous allons sortir notre sixième numéro, ce n’est pas rien. On nous dit également que la revue fait du bien aux gens, cela récompense notre travail. Notre promesse initiale était justement de croiser les sciences avec le terrain et en ayant un bel objet [le magazine], c’est une réussite. Le fait d’allier à la fois des faits scientifiques avec ce qui se fait sur le terrain et voir des personnes qui agissent, c’est ce qu’ont envie de voir les gens. Avec chaque problématique, nous pouvons faire le lien et ça permet d’avoir une grille de lecture qui est un peu plus optimiste. 

Chaymaa : Concernant les difficultés, je dirais qu’on reste un média indépendant et que l’argent, ce n’est jamais facile, et qu’il y a toujours le défi d’avoir assez de fonds pour pouvoir continuer. 

Matthieu : Chaque décision coûte de l’argent, nous devons peser le pour et le contre quand il s’agit de dépenser. On doit se demander : est-ce que ce sont des dépenses nécessaires ou est-ce qu’on peut faire autrement. C’est un arbitrage permanent. Je pense que le public et même les personnes avec qui on travaille ne le voient pas forcément.

Votre magazine fait du journalisme de solutions, comment l’intégrez-vous dans les articles ? Qu’est-ce que cela vous évoque ?

Matthieu : Nous ne revendiquons pas le fait de faire du journalisme de solutions bien qu’il soit omniprésent dans la revue. Nous ne le revendiquons pas parce que souvent l’image qui est accolée au journalisme de solutions, ce sont des initiatives très locales et qui n’avaient pas vocation à être renouvelées. Nous, on s’intéresse à des initiatives qui soient reproductibles ou qui inspirent des gens à agir par ailleurs. Cette idée de reproductibilité est dans la définition du journalisme de solutions mais on ne s’intéresse pas uniquement aux initiatives. Nous faisons du journalisme de solutions qui s’intègre plus globalement dans nos contenus et même dans nos analyses, nos enquêtes, nos reportages. 

Chaymaa : Ce qui peut-être peut nous poser problème dans la notion de journalisme de solutions, c’est que l’on puisse penser que la solution est le pendant positif d’un problème. Quand on parle d’une initiative dans notre rubrique “place à l’action”, c’est pour montrer la construction collective. 

Combien de personnes sont abonnées à la revue ?

Matthieu : Nous avons 1000 abonnés à la revue et nous venons de lancer une nouvelle campagne d’abonnements le 8 septembre pour en doubler le nombre en vue de la sortie du sixième numéro fin octobre. Et 5500 abonnés à la newsletter.

Si vous souhaitez soutenir L’Iceberg, voici le lien.

Marine Issartel

 

Lucie Franco, journaliste et responsable de production éditoriale pour 20 Minutes TV. Crédit : 20 Minutes TV

Planète C, l’émission qui veut faire rimer environnement et solutions dans un média généraliste

By Cartographie, Home, SolutionsNo Comments

Lucie Franco est journaliste et responsable de production éditoriale pour 20 Minutes TV, pôle vidéo du journal 20 Minutes, depuis 2023. Elle travaille notamment pour l’émission Planète C. Au départ, la journaliste travaillait sur des formats verticaux courts, destinés aux réseaux sociaux. Depuis quelques mois, ces formats ont évolué pour s’intégrer aux codes de Youtube. Au-delà de ce changement, la journaliste affiche une volonté d’apporter des solutions dans un climat où les sujets environnementaux sont rapidement anxiogènes. Elle nous explique comment. 

Read More

[Carto] Nous avons répertorié pour vous les rubriques et émissions qui traitent d’initiatives porteuses de solutions

By Cartographie, L'actu des médias, Le LabNo Comments

Cette cartographie, mise à jour chaque mois par l’équipe du Lab Reporters d’Espoirs, répertorie pour chaque média français, les émissions / programmes / rubriques récurrents, qui publient régulièrement des contenus suivant la méthode du journalisme de solutions.

Cliquez sur le nom du média pour voir apparaitre la liste des émissions concernées, puis sur l’émission qui vous intéresse pour aller sur le site dédié :

>Pour ouvrir l’infographie en grand écran, cliquez ici

Médiacités : l’investigation de solutions est possible

By CartographieOne Comment

Mettre la lumière sur des initiatives constructives tout en réalisant un papier fouillé sur une situation problématique serait un exercice impossible ? Pas pour Médiacités, qui témoigne qu’une « investigation de solutions », ou « enquête de solutions » est possible. « Car l’investigation, c’est, bien sûr, révéler les conflits d’intérêts, les pratiques d’exil fiscal et autres dérives, mais c’est aussi repérer des dysfonctionnements et proposer des façons d’y remédier » défend la rédaction du média qui se positionne depuis 2016 sur l’investigation locale.

Quelques exemples

 

Médiacités en quelques chiffres (à février 2020)

  • Lancé en décembre 2016
  • Un capital co-détenu par les fondateurs du média (anciens journalistes de L’Express), 39 actionnaires, et une Société des Amis de Médiacités composée de 68 sociétaires
  • Sans publicité, il est financé par ses 3200 abonnés (abonnement à partir de 5€/mois)
  • Une audience à +70% en 2019 par rapport à 2018
  • 4 éditions locales à Toulouse, Lille, Nantes et Lyon

 

> Le site de Médiacités

Libération & Reporters d’Espoirs : le « Libé des solutions »

By CartographieNo Comments

Des journalistes de la rédaction du journal Libération associés à ceux de Reporters d’Espoirs parviennent en 2006 à convaincre la direction de s’essayer à un numéro spécial rassemblant des reportages sur des initiatives constructives de terrain. Ce premier numéro se hisse d’emblée parmi les meilleures ventes de l’année. Ce pourquoi il existe toujours, plusieurs années après, non plus comme un supplément au journal comme au départ, mais en tant que journal d’un jour à part entière. Il est pour Reporters d’Espoirs le point de départ de nombreuses autres expérimentations, souvent concluantes, et apporte la preuve, à une époque où le scepticisme l’emporte au sein des rédactions, que le journalisme de solutions peut fonctionner, rencontrer son public, vendre du papier, tout en satisfaisant la rigueur journalistique.

> Le cas d’étude « Libé des solutions » est disponible dans le livre « Imaginer le monde de demain, le rôle positif des médias » de Gilles Vanderpooten et Reporters d’Espoirs, aux éditions Actes Sud.

SoGood : le magazine trimestriel de SoPress et Ulule

By CartographieNo Comments

Beaucoup y songeaient depuis des années mais n’avaient osé prendre le risque de le lancer car « le journal des bonnes nouvelles n’a jamais rencontré son public » et « ça ne marcherait jamais ». L’audacieux groupe So Press (qui édite Society, SoFoot, SoFilm, etc.) dirigé par Franck Annese l’a fait en coopération avec la plateforme de financement participatif Ulule : un magazine papier dédié aux « solutions ».

SoGood présenté par Franck Annese, interviewé par Reporters d’Espoirs

https://youtu.be/wQIC87PqM3k?t=1117

Pourquoi SoGood ?

Selon les mots des fondateurs : « Paul, Greta, Boyan, Malala… Célèbres ou inconnu(e)s, ils/elles se battent pour un monde plus juste, une société plus respectueuse de notre environnement ; ils/elles passent leur vie à défendre les intérêts de minorités opprimées, œuvrent au quotidien pour plus d’égalité… Activistes, philosophes, bénévoles, citoyen(ne)s, entrepreneuses, entrepreneurs, ces femmes et ces hommes ont décidé de faire avancer le monde. So good entend raconter leurs histoires. Simplement, avec humanité, en passant du temps à leurs côtés, en ayant toujours le souci de retranscrire avec justesse leurs combats, leurs causes, leurs réussites parfois, leurs échecs aussi ; la complexité de leurs parcours, toujours… ».

Les promesses

  • 100 pages pour faire savoir au plus grand nombre qu’il existe des solutions.
  • un ton ni culpabilisateur ni inquiétant
  • une mise en valeur de ceux qui imaginent des solutions
  • des reportages fouillés, et de l’interview fleuve « car la presse est un média de temps long »
  • « des histoires, des humains, de l’humour »

Les résultats

  • 14 037 abonnés sur Ulule co-financeurs et de fait abonnés la première année (3 numéros) soit presque 10 fois l »objectif minimal initial fixé à 1500 pour conforter le projet.
  • 21 entreprises « pionnières » qui ont contribué au lancement du journal en pré-achetant des abonnements à leurs salariés, clients ou partenaires
  • 50 organisations « activistes » partenaires pour donner de l’ampleur au projet et le faire rayonner dans les réseaux – parmi lesquelles 1083, Ashoka, Entrepreneurs d’avenir, ou Fermes d’avenir.
  • Une diffusion en kiosque.

 

> Le site de SoGood

 

20 Minutes : deux newsletters pour « Rester positif »

By CartographieNo Comments

Le journal 20 Minutes propose deux newsletters dédiées aux « initiatives enthousiasmantes » repérées par la rédaction et par ses lecteurs. Elles sont conçues autour d’une conviction, exprimée par le rédacteur en chef Laurent Bainier en ces termes : « il n’y a absolument aucune fatalité à ce que le monde d’après soit celui d’avant en pire ».

Ainsi,

  • chaque mercredi à 12h, la newsletter « Restez positifs avec nous » regroupe une sélection d’initiatives solidaires. Elle comporte déjà plus de 100 000 abonnés selon le média.
    > Pour la recevoir, s’inscrire ici
  • chaque vendredi, 20 Minutes publie exclusivement sur Linkedin (format plus inédit) une newsletter comportant « cinq initiatives enthousiasmantes » (1026 abonnés au 26/12/2020)
    > Pour la consulter sur Linkedin, cliquer ici

Cette double initiative prolonge la newsletter quotidienne « Restez positifs chez vous » qui avait été lancée par le journal durant le premier confinement pour partager « un lot de bonnes nouvelles venant trancher avec la morosité de la période ».

TF1/JPPTV : la web TV de Jean-Pierre Pernaut

By CartographieNo Comments

Le 18 décembre 2020, le présentateur-vedette du journal télévisé le plus plébiscité de France a beau avoir présenté son dernier journal télévisé, il poursuit sa carrière aux côtés de TF1 avec la « JPP TV ».

Cette nouvelle webTV éditée par TF1, en plus d’agréger des archives du JT de 13 heures, continuera de suivre les opérations lancées par Jean-Pierre Pernaut comme SOS Villages et Votre plus beau marché, et donnera lieu à des chroniques inédites et personnelles, à la fois « coups de gueule » et « coups de cœur ».

Elle propose actuellement une série de sujets classés par régions de France et par thématiques – parmi lesquelles Les artisans de nos régions, La vie dans nos terroirs, ou Le Patrimoine. Pour les visionner, il est demandé de s’inscrire gratuitement.

Pourquoi cette plateforme ? « J’aime les régions. Passionnément. C’est pour elles que je me bats quotidiennement depuis plus de trente ans. J’ai constitué autour de moi tout un univers basé sur la proximité, sur un lien direct et quotidien avec les téléspectateurs pour défendre la ruralité, nos traditions, nos cultures et pour dénoncer les menaces qui pèsent parfois sur elles. Sur cette plateforme, je garderai cet objectif pour dire avec bon sens et sans langue de bois ce qui me semble être juste pour lutter contre une fracture territoriale que ressentent des millions de français qui pourront régulièrement dialoguer avec moi » annonce Jean-Pierre Pernaut.

> Se rendre sur le site de la JPP TV

Le Monde : newsletter « Le Fil good »

By CartographieNo Comments

En novembre 2020, Le Monde lançait une newsletter dédiée aux « petits bonheurs » et aux « pépites ». Un « rendez-vous positif » selon les mots du directeur de la rédaction Luc Bronner, « parce qu’il faut aussi raconter ce qui va bien, parce qu’il ne faut manquer aucune des raisons d’espérer, même minuscules ». Les articles mis en avant couvraient une dizaine de sujets répartis dans des rubriques intitulées « A découvrir », « A lire et à relire » ou encore « Papillonner ».

Au total, ce furent près de 70.000 personnes touchées au quotidien par cette newsletter, dont 60% de personnes non abonnées (source : Le Temps, 26/03/2021). Le « Fil Good » a pris fin en mars 2022.