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L’actu des médias

Entretien avec Alexia Kefalas, membre du jury du Prix européen

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« Le journaliste retranscrit ce qu’il observe, tel Hermès, le messager des Dieux de l’Olympe ».

Après des études en France au cours desquelles elle travaille comme correspondante du quotidien grec Ta NEA, Alexia Kefalas repart en Grèce, où elle collabore au quotidien grec Kathimerini et devient correspondante du Figaro, de Courrier International ainsi que des chaînes de télévision France 24, TV5MONDE, TSR et de la radio RTL.


Merci Alexia de nous faire le plaisir de rejoindre le jury de cette première édition du Prix européen du jeune reporter ! En quoi partagez-vous la démarche qui anime Reporters d’Espoirs ?

Tout d’abord merci pour votre invitation. J’aime promouvoir mon métier. Il m’a toujours passionné et continue à le faire. L’essentiel est de transmettre. Nous avons un métier exigeant face à l’infobésité, nous devons donc répondre par nos fondamentaux, double checker, filtrer, et intéresser. Le journaliste ne fait le jeu de personne, il retranscrit ce qu’il observe tel Hermès, le messager des Dieux de l’Olympe. Nous avons besoin d’avoir de modèles qui donnent un sens en ces temps difficiles.

Votre définition de lEspoir ?

On dit souvent que l’espoir est le pilier du monde. J’adhère aussi à la vision de Jon Agee dans « Le bon côté du mur » qui dévoile une histoire métaphorique qui évoque avec humour les murs ou autres frontières que les humains érigent par peur de l’autre. L’Espoir, c’est de ne pas dresser ces murs..

Comment le journaliste peut-il lincarner ?

Nous pouvons apporter des outils, retranscrire notre expérience du terrain, croiser nos infos avec des analystes, écrivains ou experts pour mieux décrypter. Fondamentalement, notre rôle est de donner des clés pour une meilleure compréhension dans un monde complexe. Ainsi, plus nous nous informons et plus notre champ est éclectique pour trouver des solutions.

Vous êtes correspondante de plusieurs médias français, comme Le Figaro, depuis la Grèce. Comment définiriez-vous le lien que vous entretenez dune part avec la Grèce, dautre part avec la France ?

C’est un lien européen. Nous sommes une vraie fédération d’Etats qui ont chacun une histoire mais aussi des racines communes. Cette année, nous fêtons le bicentenaire de la Révolution grecque. Cette dernière est intervenue en 1821, dans la lignée de la Révolution française. Et c’est grâce aux philhellènes (amis de la Grèce) que les Grecs ont pu se relever et surtout se soulever contre le joug ottoman. Ce joug a duré 400 ans, on le retrouve même sur les 400 plis de la fustanelle, jupette portée par la garde présidentielle de la place Syntagma à Athènes.

L’amitié franco-grecque résulte d’une influence mutuelle qui a traversé les siècles. La crise greco-turque en est un exemple phare. Elle est très actuelle et très dangereuse. La France a été l’un des seuls Etats à réagir concrètement, sur le terrain.

LEurope est-elle une entité qui vous semble essentielle dun point de vue culturel, littéraire, ou politique ?

Evidemment. Même si des ratés ont encore eu lieu récemment avec la problématique des vaccins. Toutefois et malgré les erreurs sur la crise grecque, la Grèce reste attachée à son appartenance à l’Union européenne. C’est une Europe qui n’est pas parfaite mais il y a des solidarités internes pour aller de l’avant et faire avancer la construction européenne vers un horizon commun. D’ailleurs Europe tient son la mythologie grecque!

Vous qui côtoyez la Grèce comme la France et qui observez lAllemagne, pensez-vous pertinent de parler de « peuple européen » ?

Même si LE peuple européen n’a pas d’existence véritable, il reste que LES peuples européens existent. L’Europe se doit de promouvoir des valeurs européennes et de les entretenir afin de perpétuer cette appartenance à une entité commune. L’Europe est une structure, les peuples sont libres de circuler. Nous avons tendance à tourner le dos au passé mais finalement, nous sommes tous des réfugiés de l’Histoire. Je préfère parler d’un « peuple du monde ».

Quelle place occupe la francophonie en Grèce ?

La francophonie recule dans le monde entier. Les instituts français ont tendance à fermer, en Grèce notamment. C’est regrettable mais ne le considérons pas comme une fatalité, regardons vers l’Afrique, où l’essor de natalité, rime avec la transmission de la langue française. Cette francophonie peut tout à fait renaitre, c’est justement la force de la langue française.

Des reportages « porteurs despoirs » vous ont-ils particulièrement touchée récemment ?

Je citerais volontiers le portrait d’Albert Bourla. Né en Grèce, à Thessalonique, dont les parents ont été déportés. Après des études de vétérinaire, il a gravit les échelons et est désormais le directeur général de Pfizer depuis le 1er janvier 2019. L’une de ses premières décisions à été de construire un centre de data à Thessalonique.

Un deuxième exemple : celui d’un jeune réfugié guinéen. Il n’avait pas obtenu l’asile et pourtant il a été accepté à SciencesPo. Après un reportage sur son parcours, une mobilisation s’est déclenchée en France pour l’accepter et l’accompagner dans son cheminement. J’ai aussi réalisé un reportage pour France 24 sur Alia Camara, un jeune réfugié guinéen arrivé dans le camp de Moria à Lesbos, qualifié de « camp de la honte ». Tout ce qu’il aimait, c’était le football. Il s’en est sorti et a pu intégrer une équipe de football  grecque (Panionos).

Avez-vous un conseil à adresser aux candidats au Prix européen du jeune reporter despoirs ?

Déjà, Jules Vernes s’interrogait sur le futur du journaliste. Aujourd’hui une grande prolifération d’information avec, notamment, les réseaux sociaux et les chaînes d’infos parfois anxiogènes. Il faut garder le cap vers un journalisme qui sépare la nouvelle de l’analyse, et éviter les formules toutes faites pour éviter de succomber à la filature de l’émotion. Ce sera mon conseil.

Propos recueillis par Inès Barbe.


A propos de Reporters d’Espoirs & du Prix

Le Prix Reporters d’Espoirs met à l’honneur depuis 2004 les journalistes, innovateurs des médias, et étudiants-futurs professionnels des médias, pour leurs sujets traités sous l’angle « problème + solution ». Il a distingué plus de 100 lauréats depuis sa création, et célèbrera en 2021 sa 11e édition. Le Prix a permis à des journalistes de défendre leur travail au sein de leur rédaction, de gagner en notoriété auprès du public, de maintenir ou développer leurs rubriques, ou encore de convaincre leur média de la pertinence du journalisme de solutions. Le Prix s’inscrit dans la mission de Reporters d’Espoirs « pour une info et des médias qui donnent envie d’agir ».

« L’Europe a fait émerger un art de vivre unique au monde », par Michaela Wiegel, membre du jury 2021

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« Avec la passion, l’envie, la motivation et l’énergie, l’expérience proposée par le « Prix européen du jeune reporter » ne pourra être que positive »

Michaela Wiegel rejoint le jury du Prix Reporters d’Espoirs qui se déploie au-delà des frontières françaises pour marquer l’ambition européenne de l’association. Le prix se concentre sur les nouvelles générations de reporters, porteuses des initiatives de demain avec le journalisme de solutions. Il est doté de 10 000 euros, grâce au concours de la Fondation du Crédit Mutuel et du Fonds jeunes et innovants. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 avril et les modalités pour postuler détaillées surwww.reportersdespoirs.org/prixeuropeen. A cette occasion, nous rassemblons des personnalités de la culture et des médias qui nous livrent leurs espoirs en l’Europe, la jeunesse et le journalisme.

 


Merci Michaela de nous faire le plaisir de rejoindre le jury de cette première édition du Prix européen du jeune reporter ! En quoi partagez-vous la démarche qui anime Reporters d’Espoirs ?

Je trouve cela formidable que le Prix Reporters d’Espoirs s’inscrive dans une démarche européenne cette année. Dans le contexte de la pandémie, il est d’autant plus important de créer de l’espoir et surtout des opportunités à la jeunesse. Il n’y a pas de conditions de diplôme ou de cursus à ce Prix, c’est le meilleur moment pour initier un tel projet. En effet, j’ai peur que cette pandémie soit, en termes économiques ou même en termes d’opportunités, une menace pour les jeunes. Nous avons besoin de projets de ce type pour permettre aux jeunes de sortir de la seule perspective du confinement.

Votre définition de l’espoir ?

L’espoir, c’est établir un projet pour toute une société, donner des raisons de croire en l’avenir, tout en créant une sorte de cohésion face aux défis qui nous menacent tous en tant qu’êtres humains – climat, inégalités, par exemple.

De quelle manière le journaliste peut-il y contribuer ?

Nous sommes dans une société d’abondance et de surconsommation d’informations. A mes yeux, le reporter doit ouvrir des voies nouvelles et informer sur les possibilités envisageables face aux défis contemporains. Mettre en lumière les projets qui font sens, des reportages qui offrent des possibilités est une mission de plus en plus nécessaire dans nos sociétés.

Vous êtes correspondante politique de la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) pour la France. Quels liens entretenez-vous avec vos deux pays ?

Je couvre la vie politique en France et ailleurs en tant que correspondante politique de la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), journal quotidien allemand. Je tâche de voyager le plus possible pour ne pas avoir une vision exclusivement parisienne des enjeux politiques. Et je m’efforce d’expliquer la France en Allemagne, mon pays natal avec lequel je garde un lien très fort.

Les cultures françaises et allemandes sont très différentes mais nous parvenons je crois à surmonter ces différences. Nous avons l’esquisse d’un formidable projet de paix, d’échanges et de possibilités avec l’Europe. Aussi j’ai non seulement une double mais une triple identité : je me sens véritablement européenne. J’ai connu la période « glorieuse » de l’Europe où j’avais l’impression que les frontières n’existaient plus. La pandémie a sonné le grand retour des frontières. L’acquis européen demeure fondamental et il est plus que nécessaire de le défendre pour l’avenir.

En quoi l’Europe est-elle une entité essentielle pour vous ?

Nous avons avec l’Europe la chance d’avoir une entité unifiée au-delà des différences entre les Etats. Ce qui est merveilleux, c’est la diversité européenne en matière culturelle – littéraire et musicale notamment. Lorsqu’on se rend sur d’autres continents, on peut se rendre compte de cette richesse : la vision européenne constitue une manière de voir l’espace, d’observer le monde. L’Europe a fait émerger un art de vivre unique au monde.

Dans « La Ruée vers l’Europe » de Stephen Smith (essai paru en 2016), l’auteur affirmait que : « Vouloir faire de la Méditerranée la douve d’une « forteresse Europe » en érigeant autour du continent de l’opulence et de la sécurité sociale des remparts – des grillages, un mur d’argent, une rançon versée aux États policiers en première ligne pour endiguer le flot [de migration] – corrompt les valeurs européennes ». Quelles sont, à vos yeux, les principales valeurs européennes ? 

Il faut rappeler que les valeurs qui fondent l’Europe sont inscrites dans les textes juridiques européens notamment dans les traités. Ces valeurs restent partagées par d’autres pays à l’image des Etats-Unis. Nous avons une façon particulière d’aborder les valeurs européennes notamment en ce qui concerne le principe d’égalité. Notre compréhension de la protection sociale ne se retrouve pas ailleurs. Nous sommes marqués, en Europe, par cette aspiration à ce que chaque citoyen puisse se soigner indépendamment de sa situation financière. Ainsi et au-delà de la consécration des valeurs dans les Traités, nous avons une très forte tradition d’Etat-providence depuis l’après-guerre qui tend à être davantage valorisée.

Un sujet qui vous a touchée récemment ?

S’il faut en choisir un, je pense à l’histoire du couple fondateur du laboratoire BioNTech qui a conçu l’un des vaccins pour lutter contre la Covid-19. C’est un couple de jeunes turcs, qui ont grandi en Allemagne et sont parvenus à apporter une solution concrète et utile à toute l’humanité par le vaccin. Parlons davantage des réussites comme celle-ci ! Ce sont des parcours exemplaires qui peuvent en inspirer d’autres.

Avez-vous un conseil à adresser aux jeunes qui participent au Prix européen Reporters d’espoirs ?

Je leur conseille d’écrire sur des thématiques qui les animent. Avec la passion, l’envie, la motivation et l’énergie, l’expérience proposée par le « Prix européen du jeune reporter » ne pourra être que positive.

Propos recueillis par Inès Barbe.

 

Et si vous rejoigniez vous aussi le Prix européen du jeune reporter ?

> Candidatez au Prix ou invitez les belles plumes de 18 à 30 ans de votre connaissance, journalistes ou non, étudiants ou non, à postuler !

 


A propos de Reporters d’Espoirs & du Prix

Le Prix Reporters d’Espoirs met à l’honneur depuis 2004 les journalistes, innovateurs des médias, et étudiants-futurs professionnels des médias, pour leurs sujets traités sous l’angle « problème + solution ». Il a distingué plus de 100 lauréats depuis sa création, et célèbrera en 2021 sa 11e édition. Le Prix a permis à des journalistes de défendre leur travail au sein de leur rédaction, de gagner en notoriété auprès du public, de maintenir ou développer leurs rubriques, ou encore de convaincre leur média de la pertinence du journalisme de solutions. Le Prix s’inscrit dans la mission de Reporters d’Espoirs « pour une info et des médias qui donnent envie d’agir ». Pour en savoir plus : www.reportersdespoirs.org

Mémona Hintermann, grande reporter et membre du jury du prix Européen

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« Je crois que le Prix a une utilité fondamentale. La jeunesse qui va y concourir aura, demain, les leviers de commande. L’idée est donc, pour Reporters d’Espoirs, de mobiliser et de créer une synergie autour des idéaux qui nous rassemblent à travers l’Europe ».

Mémona Hintermann rejoint le jury du Prix Reporters d’Espoirs qui se déploie au-delà des frontières françaises pour marquer l’ambition européenne de l’association. Le prix se concentre sur les nouvelles générations de reporters, porteuses des initiatives de demain avec le journalisme de solutions. Il est doté de 10 000 euros, grâce au concours de la Fondation du Crédit Mutuel et du Fonds jeunes et innovants. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 avril et les modalités pour postuler détaillées ici. A cette occasion, nous rassemblons des personnalités de la culture et des médias qui nous livrent leurs espoirs en l’Europe, leur perception du journalisme et leur amour de la langue française.

Grande reporter, Mémona a couvert les grands conflits dans le monde, dont la chute du mur de Berlin et les guerres de Yougoslavie. Dans plusieurs ouvrages, elle a mis à l’honneur les principes sur lesquels elle a bâti sa vie : méritocratie, respect de la pluralité et ascenseur social républicain. Elle a été membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel de 2013 à 2019 et est désormais administratrice de Reporters d’Espoirs.


Mémona nous accorde un interview dans lequel elle explique son engagement auprès de Reporters d’Espoirs et du journalisme de solutions et nous délivre sa vision d’une Europe qui tire sa richesse de ses différences.

Gilles Vanderpooten – Mémona, cela fait maintenant plusieurs années que vous côtoyez Reporters d’Espoirs. En quoi cet engagement est-il important pour vous ?

Mémona Hintermann-Affejee – Changer le monde par les médias est devenu une urgence absolue. Il s’agit, à travers cette vision, de faire en sorte que le journalisme participe davantage à l’écriture du monde actuel pour lui donner une grammaire plus fiable. Cela me semble crucial pour la démocratie. L’idée qui irrigue tous les pans de cette action est de permettre au plus grand nombre de pouvoir réfléchir sur de grandes problématiques contemporaines en mettant en avant des initiatives qui nous relient les uns aux autres. Cette démarche s’adresse ainsi à la société dans son ensemble.

En tant que Grand-reporter, vous avez approché la misère, la guerre, les conflits… est-ce-que cela vous a donné d’autant plus envie de croire en l’avenir et de prôner l’espoir ?

Les gens attendent précisément que les médias abordent ce qui arrive près de chez eux, ce qui est susceptible de les toucher directement. Ils veulent que l’on s’intéresse aux solutions qu’il est possible d’apporter, des réponses aux problèmes immédiats qu’ils rencontrent. Peut-être également évoquer des façons de corriger les inégalités, d’envisager une manière de vivre qui soit plus fraternelle, transmette un idéal, projette une société plus juste. Ces mots peuvent paraitre grandiloquents. Apaiser la société devrait s’inscrire dans l’ADN même du journalisme. Le journalisme doit devenir un endroit apaisé où restituer des récits de vie, où les « petites gens » pourraient être entendus.

J’ai toujours voulu être journaliste pour défendre cette vision. De par mon histoire et mon origine sociale, rien ne m’y prédestinait. Née d’un père absent, et d’une mère sans le sou, c’est grâce à l’école, le concours de l’ORTF, et une bonne dose de volonté, que j’ai pu emprunter ce chemin. Grâce à la méritocratie, j’ai pu toucher mon rêve du bout des doigts.

Sil ne fallait quun exemple témoignant de votre appétence pour un journalisme  « constructif », nous pourrions citer le titre de l’un de vos ouvrages : « Ils ont relevé la tête : Des histoires qui nous aident à vivre ». Les sujets de vos reportages sont tout autant portés sur « les puissants » que sur « les mendiants ». Est-ce-que vous avez pu observer, dans ces deux mondes, des personnes qui agissent pour le bien commun ?

A l’aune des 4 900 reportages que j’ai réalisés tout au long de ma carrière en tant qu’envoyée spéciale, j’ai amassé une masse d’informations incroyable sur un sujet : la personne. Avant tout, j’ai essayé de montrer le quotidien des civils confrontés à une violence si intense qu’ils n’avaient plus que les petits instants des jours passants sur lesquels concentrer leur attention pour pallier la souffrance. Dans nos sociétés contemporaines, il y a encore des millions d’âmes plongées dans un panorama de survie. Rien qu’en France, plus de 2,5 millions de personnes vivent dans une extrême pauvreté. Elles ont droit à la parole, c’est à nous de leur offrir ce droit en y travaillant tous ensemble.

Arrivée au terme d’un parcours professionnel, je continue de rencontrer des hommes et des femmes exemplaires. Partout. C’est notamment le cas de Louis Gallois. Il a été à la tête de fleurons de l’industrie notamment PSA, Airbus ou encore la SNCF. Il connait les entrailles du pouvoir. Des personnalités comme la sienne reviennent désormais à l’essentiel puisque l’éthique de l’être humain est fondamentalement d’aider les plus vulnérables. Comme le disait si bien le Général de Gaulle : « la seule querelle qui vaille est celle de l’Homme ». Des êtres qui se battent pour donner une voix à tout un chacun m’inspirent tous les jours.

Dans la vision que je me fais du journalisme de solutions, personne n’est à exclure. Les personnes aisées comme les moins favorisées participent ensemble à l’effort commun. La jeunesse est également impliquée. Si les jeunes parviennent à mettre le doigt sur les grandes problématiques qui traversent leur génération par le truchement de cette forme de journalisme, alors tout le monde y gagnera.

Des idées de reportages « porteurs despoirs » qui vous touchent ?

Même si les journalistes sont pris par l’actualité brûlante, ils savent que ce qu’on appelle les « sujets décalés » offrent la possibilité de traiter sous un angle différent une question mille fois débattue. Par exemple ? Quelle solidarité développent des associations qui œuvrent dans le même champ : existe-il des liens entre associations caritatives européennes pour mieux se faire entendre à Bruxelles contre le gaspillage alimentaire ? Une autre piste : les restrictions aux libertés depuis un an s’appuient-elles sur le même type de cadre juridique que chez nous ? Tout reportage sur le thème « comment font les voisins » nourrit le sentiment d’appartenance ou pas… à une même construction voulue par les survivants du dernier grand cataclysme sur notre continent.

Prenons un autre de vos ouvrages, autobiographique, écrit avec un certain Lutz Krusche : Quand nous étions innocents : Un amour franco-allemand. De la France à la Pologne en passant par l’Allemagne, l’Europe fait partie intégrante de votre histoire, de l’itinéraire de votre vie… Quel lien entretenez-vous avec l’Europe ?

La relation avec notre voisin allemand est essentielle pour éviter que les deux côtés du Rhin soient à nouveau ensanglantés.  Lutz, mon mari, est un journaliste allemand. Il a été en poste à Washington, à Londres, à Paris et a pu couvrir toutes les zones alentours. Il a entrepris un périple à travers l’Europe dans sa jeunesse en vue de fuir l’Armée rouge. Pour notre génération, il s’agissait de protéger un avenir commun au sein de l’Europe. Nous savons ce que vaut la liberté, à la fois celle de dire mais également celle de montrer.

En ce sens, je crois que le Prix a une utilité fondamentale. La jeunesse qui va y concourir aura, demain, les leviers de commande. L’idée est donc, pour Reporters d’Espoirs, de mobiliser et de créer une synergie autour des idéaux qui nous rassemblent à travers l’Europe.

Avez-vous un conseil à donner aux jeunes reporters et « apprentis-reporters » –puisqu’il est ouvert à tous, indépendamment de la nature des études, formations ou métiers- qui participent au Prix européen porté par Reporters d’Espoirs ?

J’invite la jeunesse de tous les horizons à candidater à ce Prix européen du jeune reporter. Il transcende les origines sociales, les nationalités mais également les parcours. C’est « l’Europe dans tous ses Etats » ! ■

Propos recueillis par Gilles Vanderpooten et Inès Barbe.

 

Et si vous rejoigniez vous aussi le Prix européen du jeune reporter ?

> Candidatez au Prix ou invitez les belles plumes de 18 à 30 ans de votre connaissance, journalistes ou non, étudiants ou non, à postuler !

 


A propos de Reporters d’Espoirs & du Prix

Le Prix Reporters d’Espoirs met à l’honneur depuis 2004 les journalistes, innovateurs des médias, et étudiants-futurs professionnels des médias, pour leurs sujets traités sous l’angle « problème + solution ». Il a distingué plus de 100 lauréats depuis sa création, et célèbrera en 2021 sa 11e édition. Le Prix a permis à des journalistes de défendre leur travail au sein de leur rédaction, de gagner en notoriété auprès du public, de maintenir ou développer leurs rubriques, ou encore de convaincre leur média de la pertinence du journalisme de solutions. Le Prix s’inscrit dans la mission de Reporters d’Espoirs « pour une info et des médias qui donnent envie d’agir ». Pour en savoir plus : www.reportersdespoirs.org

Paolo Levi, membre du jury du Prix européen : « La Covid19, une extraordinaire occasion de relancer le rêve européen de fraternité ! »

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« J’ai deux patries : l’Italie et la langue française. Cette langue extraordinaire, plastique, c’est mon grand amour. Ma grand-mère napolitaine qui avait fait des études en Suisse me disait : « L’allemand se crache, l’anglais se chicotte, l’italien se chante… seul le français se parle ».

En 2021, le Prix Reporters d’Espoirs se déploie au-delà des frontières, avec un prix spécial dédié aux jeunes de 18 à 30 ans, qui marque l’ambition européenne de l’association. Il est doté de 10 000 euros, grâce au concours de la Fondation du Crédit Mutuel et du Fonds jeunes et innovants. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 avril et les modalités pour postuler détaillées ici. A cette occasion, nous rassemblons des personnalités de la culture et des médias, qui nous livrent leurs espoirs en l’Europe, le journalisme et la langue française.

Paolo Levi est journaliste et correspondant à Paris de l’agence italienne de presse Ansa. Il collabore également au quotidien turinois, La Stampa. Né en 1977, il fait ses études au Lycée français de Rome (lycée Chateaubriand) puis en Sciences Politiques à l’Université de Rome (La Sapienza) ; exerce 5 années durant comme correspondant à Bruxelles pour la presse italienne ; s’installe à Paris où il travaille depuis 12 ans. Il est régulièrement invité sur les plateaux télé et radio (BFM-TV, Arte-28 Minutes, C dans l’Air, L’Info du Vrai, L’Emission Politique, On Refait le Monde…).

Paolo rejoint le jury du Prix Européen du jeune reporter organisé par Reporters d’Espoirs, auxquels les jeunes de 18 à 30 ans sont invités à proposer un reportage de « journalisme de solutions » (modalités sur www.reportersdespoirsorg/prixeuropeen). A cette occasion, il s’entretient avec Gilles Vanderpooten, directeur de l’ONG (janvier 2021).

 

Paolo, vous n’êtes à l’origine pas très porté sur le journalisme de solutions.

Pendant longtemps je me suis effectivement adonné à un journalisme plutôt critique. Car il est toujours plus drôle, et perçu comme plus intelligent, de démonter, de critiquer. « Good news, are no news » dit un vieil adage anglo-saxon. La limite de cette conception est que l’on peut se tirer une balle dans le pied à force d’amplifier la négativité. Aussi je me suis dit qu’il fallait décrire l’autre versant. Sans abdiquer l’esprit critique, sans décrire le monde merveilleux d’Amélie Poulain, mais pour suggérer autre chose, des voies pour avancer.

L’espoir est une notion qui vous parle ?

Il faut porter l’espoir de temps en temps. Si personne ne le fait, c’est fatalement la prépondérance du désespoir. Assez des diseurs de mauvaises nouvelles qui voudraient nous entrainer avec eux dans un pessimisme cosmique !  Il existe aujourd’hui une pénurie d’optimisme criante, or je prétends que l’espoir est devant nous. On aurait juste besoin d’un peu plus d’ « optimistes de service ».

Pourtant, en ayant diagnostiqué que le virus ne s’arrêterait pas aux frontières de l’Italie, vous étiez plutôt dans le registre de l’annonciateur de catastrophe…

Lorsque je quitte l’Italie en février 2020, il y a une conscience aigüe du virus : à la descente de l’avion, un mur de soignants vous attend pour prendre votre température. Lorsque je retourne en France, c’est le monde d’Amélie Poulain. Invité sur France 5, et ayant pris conscience que le virus ne s’arrêterait certainement pas à la frontière, tout comme le nuage de Tchernobyl en son temps, je dis en substance « on est en guerre, réveillez-vous ! ». Suite à cela, pendant plusieurs semaines, des troupes de télévision ont accouru devant chez moi. Je me suis retrouvé comme disait Andy Warhol avec mon « quart d’heure de célébrité ». Cela aurait été drôle si ce n’était pas tragique.

Vous vous dites à ce moment-là qu’annoncer le désastre ne suffirait pas.

Le problème est qu’en disant le désastre, on contribue à le réaliser. Si l’on est trop souvent porteur de malheur, on contribue au malheur. La parole, les mots, peuvent être puissants. Alors j’ai voulu en même temps porter l’espoir, en disant aussi qu’il y avait un extraordinaire alignement des astres et que cette crise sanitaire, cumulée au Brexit, était aussi annonciatrice d’un grand sursaut européen, un tournant historique, qui j’en suis persuadé finira dans les livres d’histoire.  Confiné à Paris, j’ai passé mes journées sur le toit de mon immeuble à Montmartre. Et là, j’ai twitté, des messages positifs, d’espoir. Et j’ai précisé mon sentiment : cela ne serait qu’une traversée du désert… car ensuite on pourrait vivre un miracle européen, pas seulement du point de vue économique –j’espère de nouvelles Trente Glorieuses !-, mais une explosion de créativité notamment dans la production de livres, de romans… Une nouvelle vague du cinéma. L’histoire nous l’a appris : après chaque période moyenâgeuse, chaque crise, il y a toujours une renaissance. Elle est à nos portes. Il faut se serrer les coudes pour qu’elle se produise et surtout se poser en bâtisseurs plutôt qu’en démolisseurs.

Votre optimisme s’exerce alors à propos d’Europe, ce qui n’est pas si fréquent. Car « l’Europe, l’Europe, l’Europe… » certains déchantent et beaucoup ne s’y reconnaissent pas.

Il y a un an, avec l’arrivée de la Covid19, certaines grandes puissances étrangères comme la Chine, épaulées par des champions du pessimisme à l’intérieur-même de notre magnifique Union, voulaient faire passer le message que l’Europe était « fracturée ». J’ai voulu retourner le discours ambiant. Elle vivait une traversée du désert certes, mais c’était aussi une extraordinaire occasion de relancer le rêve européen de fraternité !

Au bout de moins d’un an, ce que je prétendais s’est vérifié : l’Europe de l’austérité que les peuples européens ne supportaient plus a cédé en une semaine ; le plan de relance européen, qui s’appuie sur la mutualisation de la dette, est une révolution copernicienne. Une Europe plus humaine, plus sociale, plus attentive et empathique est en train de se construire.  On a fait plus en trois mois qu’en 30 ans ! Mais ça, qui le dit ? Or être patriote, et aimer la France aujourd’hui, c’est aimer l’Europe. Tous seuls nos pays vont se faire manger avec les baguettes, comme des rouleaux de printemps. La nouvelle souveraineté doit être européenne. Umberto Eco disait que lorsqu’il voyageait à Tokyo ou à New York, il était frappé de s’entendre dire « Vous, les européens », alors même que nous, européens, sommes les derniers à nous définir comme tels !

Le rêve -culturel- européen, incarné notamment par Erasmus, vous l’incarnez à votre manière, en tant qu’Italien expatrié en France.

Difficile pour un romain de se considérer expatrié à Paris. Vous savez, nos deux villes sont liées par un jumelage exclusif quasi centenaire sous la devise : « Seul Rome est digne de Paris. Seul Paris est digne de Rome’. J’ai deux patries : l’Italie et la langue française. Cette langue extraordinaire, plastique, c’est mon grand amour. Ma grand-mère napolitaine qui avait fait des études en Suisse me disait : « L’allemand se crache, l’anglais se chicotte, l’italien se chante… seul le français se parle ». Je me sens Italien, Français, amoureux de leurs langues, traditions, terroirs, ET Européen : trois identités qui se complètent et qui « s’unissent dans la diversité », pour faire référence à la devise de l’Europe, l’une des plus belles qui soient à mon sens.

Propos recueillis par Gilles Vanderpooten, directeur général de l’ONG Reporters d’Espoirs et retranscrits par Inès Barbe.

Et si vous rejoigniez vous aussi le Prix européen du jeune reporter ?

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A propos de Reporters d’Espoirs & du Prix

Le Prix Reporters d’Espoirs met à l’honneur depuis 2004 les journalistes, innovateurs des médias, et étudiants-futurs professionnels des médias, pour leurs sujets traités sous l’angle « problème + solution ». Il a distingué plus de 100 lauréats depuis sa création, et célèbrera en 2021 sa 11e édition. Le Prix a permis à des journalistes de défendre leur travail au sein de leur rédaction, de gagner en notoriété auprès du public, de maintenir ou développer leurs rubriques, ou encore de convaincre leur média de la pertinence du journalisme de solutions. Le Prix s’inscrit dans la mission de Reporters d’Espoirs « pour une info et des médias qui donnent envie d’agir ». Pour en savoir plus : www.reportersdespoirs.org

 

 

 

 

 

 

Jeudi 19 novembre . RDV en ligne à Médias en Seine pour rêver le monde et les médias de demain !

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Isabelle Giordano, journaliste, présidente du PassCulture et administratrice de Reporters d’Espoirs, vous donne-rendez-vous ce jeudi 19 novembre de 12h20 à 13h à Médias en Seine, « le festival des médias de demain ». Elle animera une discussion sur le thème « Imaginer le monde de demain : un rôle positif pour les médias » avec Cyrille Franck, directeur de l’ESJ Pro et du site mediaculture.fr, et Serge Michel, ancien journaliste au Monde et fondateur du media Heidi.news

 

 

Reporters d’Espoirs salue le projet stratégique de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, qui s’engage sur le journalisme de solutions

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Dans son projet stratégique présenté au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), et intitulé « FRANCE TELEVISIONS, NOTRE BIEN COMMUN », Delphine Ernotte développe en une trentaine de pages ses « 5 priorités pour la souveraineté culturelle ». Elle entend notamment « Favoriser le journalisme de solutions », un « mouvement » qu’elle attribue à Reporters d’Espoirs. L’ONG travaille en effet depuis plus de 15 ans au développement de cette démarche, qui veut « offrir aux citoyens une information durable, soucieuse de son impact et de sa valeur ajoutée, développant des analyses et des angles variés et approfondis. »

La présidente, reconduite par le CSA mardi 22 juillet pour un nouveau mandat de cinq ans, définit l’ambition du premier groupe de télévision français : « Nos territoires regorgent d’initiatives pragmatiques pour répondre concrètement au besoin de commun et d’action concrète sur les maux de notre société. Relayer cette énergie, c’est retisser le lien de confiance avec des citoyens qui ne se reconnaissent pas dans une représentation exclusivement anxiogène du monde. Ensemble, avec tous les acteurs engagés sur le territoire, dans les quartiers populaires comme dans les zones rurales, le service public peut donner un véritable élan à cette dynamique. »

> Lire le plan stratégique de Delphine Ernotte sur le site du CSA

 

Reporters d’Espoirs coache les acteurs de solutions sur Europe1

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Dans l’émission “La France bouge”, Raphaëlle Duchemin et la rédaction d’Europe 1 font quotidiennement de 12h30 à 14h le tour de France des initiatives positives et novatrices. Travail, éducation, santé… ils œuvrent aux quatre coins du pays pour faire bouger les lignes et casser les codes : qui sont ces citoyens, ces entreprises, ces collectivités qui s’engagent et inventent le monde de demain ? Des portraits et des témoignages inspirants.


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Ce jeudi 6 février, Gilles Vanderpooten était le « coach du jour », en direct du Salon des entrepreneurs (Paris). Le thème du jour : « Santé : quelles innovations ? »

AU PROGRAMME :

 

La France bouge Académie

  • Raibed Tahri, directeur général cofondateur de Pap et Pille
  • Mohammed Errafi, fondateur de Gravipack, le premier sac à dos qui ne repose pas sur les épaules

 

La solution

Amandine VANHAECK, cofondatrice de Fleurivore : le premier bouquet de fleurs à la fois ornemental et comestible.

 

Le dossier du jour  : Salon des entrepreneurs : Santé : quelles innovations ? 

Slah Aridhi, fondateur et président de Sensoria Analytics qui a mis au point CardioSensys une solution pour prévenir les maladies cardiorespiratoires

Cyril Courtonne, cofondateur d’Aurizone propose un GPS d’intérieur pour guider les personnes aveugles ou malvoyantes dans les bâtiments.

Léonard Gaucher, cofondateur de 3Dcelo une startup spécialisée dans l’impression 3D pour le secteur dentaire

 

L’entreprise qui va bien

Grégory Clément, co-fondateur de Bagel Corner

 


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RDV à la 12e Conférence Annuelle des Entrepreneurs le 25 novembre

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Le 25 novembre au Ministère de l’Économie et des Finances à Bercy, se tiendra la 12e Conférence Annuelle des Entrepreneurs organisée par Citizen Entrepreneurs, en partenariat avec l’association 100 000 entrepreneurs et la Direction de l’Engagement de BNP Paribas. Cette année, le débat porte sur « L’entrepreneur.e, moteur de la mobilité sociale ? ».

Entrepreneurs, experts, jeunes lycéens et étudiants seront au cœur des débats pour chercher ensemble une réponse à cette question.

Près de 10 plateaux composés d’entrepreneurs, acteurs académiques et politiques se succéderont tout le long de la journée, au cours de laquelle seront remises les recommandations de la délégation française du G20 des Jeunes Entrepreneurs 2019 à Bruno Lemaire, Ministre de l’Economie et des Finances. Muriel Pénicaud, Ministre du Travail donnera sa perspective sur le sujet en clôturant les débats à 16h45.

Découvrez le programme et inscrivez-vous !

8 octobre . RDV à Médias en Seine, Paris

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Mardi 8 octobre, Reporters d’Espoirs est partenaire du grand événement « Médias en Seine », et vous donne rendez-vous toute la journée à la Maison de la Radio.

De 17h30 à 18h15, Reporters d’Espoirs anime la conférence « Les médias, sources d’engagement pour résoudre les défis d’aujourd’hui ? »
avec

  • Mariette Darrigrand, sémiologue et créatrice du blog l’Observatoire des mots ;
  • Damien Allemand, responsable digital du Groupe Nice-Matin ;
  • Pascal Ruffenach, DG et président du directoire de Bayard Presse ;
  • Axel Dauchez fondateur de Make.org avec qui nous présenterons les résultats de notre grande enquête « Comment les médias peuvent-ils améliorer la société ? »
  • Gilles Vanderpooten, directeur de Reporters d’Espoirs et animateur de la conférence

Toute la journée, rendez-vous sur le stand Reporters d’Espoirs
Reporters d’Espoirs s’associe à Médias en Seine et présente tout au long de la journée sur son corner ses dernières études et innovations en matière de journalisme de solutions :

  • Testez l’appli « OK Google Donne-moi une bonne nouvelle » ;
  • Découvrez la consultation citoyenne « Comment les médias peuvent-ils améliorer la société » réalisée avec Make.org et France Info ;
  • Découvrez la première offre de formations dédiée aux étudiants et professionnels ; Visionnez une sélection de vidéos et sons sur des initiatives inspirantes. Car oui, l’info et les médias peuvent donner envie d’agir ! »

> Téléchargez le programme complet ici (PDF)

> Inscrivez-vous ici

1% for the planet : Votez pour Reporters d’Espoirs

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Le projet de Hub Reporters d’Espoirs fait partie des mouvements éco-citoyens retenus par 1% for the planet. Pour nous soutenir, vous pouvez voter en ligne avant le mercredi 2 octobre.

 

RÉSUMÉ DU PROJET

Le Hub Reporters d’Espoirs est une plateforme dédiée aux journalistes, professionnels et analystes des médias. Elle met à leur disposition une base d’initiatives écologiques, sélectionnées sur critères d’impact et sur leur potentiel à être essaimées et à inspirer. Ces initiatives sont collectées grâce à des réseaux associés –parmi lesquels le 1% pour la planète, Convergence, Ecosys group, Clean Tech open, ICDD, Explore… – et à un appel permanent auprès du public relayé auprès de la communauté Reporters d’Espoirs (30 000 followers) et par les médias. Le Hub partage également les travaux du LAB d’études et de recherches de l’association, ainsi que des données et cas d’études, pour aider les acteurs des médias à connaitre les bonnes pratiques et à mieux positionner leurs lignes éditoriales.

> En savoir plus et voter