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L’actu des médias

Mémona Hintermann, grande reporter et membre du jury du prix Européen

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« Je crois que le Prix a une utilité fondamentale. La jeunesse qui va y concourir aura, demain, les leviers de commande. L’idée est donc, pour Reporters d’Espoirs, de mobiliser et de créer une synergie autour des idéaux qui nous rassemblent à travers l’Europe ».

Mémona Hintermann rejoint le jury du Prix Reporters d’Espoirs qui se déploie au-delà des frontières françaises pour marquer l’ambition européenne de l’association. Le prix se concentre sur les nouvelles générations de reporters, porteuses des initiatives de demain avec le journalisme de solutions. Il est doté de 10 000 euros, grâce au concours de la Fondation du Crédit Mutuel et du Fonds jeunes et innovants. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 avril et les modalités pour postuler détaillées ici. A cette occasion, nous rassemblons des personnalités de la culture et des médias qui nous livrent leurs espoirs en l’Europe, leur perception du journalisme et leur amour de la langue française.

Grande reporter, Mémona a couvert les grands conflits dans le monde, dont la chute du mur de Berlin et les guerres de Yougoslavie. Dans plusieurs ouvrages, elle a mis à l’honneur les principes sur lesquels elle a bâti sa vie : méritocratie, respect de la pluralité et ascenseur social républicain. Elle a été membre du Conseil supérieur de l’audiovisuel de 2013 à 2019 et est désormais administratrice de Reporters d’Espoirs.


Mémona nous accorde un interview dans lequel elle explique son engagement auprès de Reporters d’Espoirs et du journalisme de solutions et nous délivre sa vision d’une Europe qui tire sa richesse de ses différences.

Gilles Vanderpooten – Mémona, cela fait maintenant plusieurs années que vous côtoyez Reporters d’Espoirs. En quoi cet engagement est-il important pour vous ?

Mémona Hintermann-Affejee – Changer le monde par les médias est devenu une urgence absolue. Il s’agit, à travers cette vision, de faire en sorte que le journalisme participe davantage à l’écriture du monde actuel pour lui donner une grammaire plus fiable. Cela me semble crucial pour la démocratie. L’idée qui irrigue tous les pans de cette action est de permettre au plus grand nombre de pouvoir réfléchir sur de grandes problématiques contemporaines en mettant en avant des initiatives qui nous relient les uns aux autres. Cette démarche s’adresse ainsi à la société dans son ensemble.

En tant que Grand-reporter, vous avez approché la misère, la guerre, les conflits… est-ce-que cela vous a donné d’autant plus envie de croire en l’avenir et de prôner l’espoir ?

Les gens attendent précisément que les médias abordent ce qui arrive près de chez eux, ce qui est susceptible de les toucher directement. Ils veulent que l’on s’intéresse aux solutions qu’il est possible d’apporter, des réponses aux problèmes immédiats qu’ils rencontrent. Peut-être également évoquer des façons de corriger les inégalités, d’envisager une manière de vivre qui soit plus fraternelle, transmette un idéal, projette une société plus juste. Ces mots peuvent paraitre grandiloquents. Apaiser la société devrait s’inscrire dans l’ADN même du journalisme. Le journalisme doit devenir un endroit apaisé où restituer des récits de vie, où les « petites gens » pourraient être entendus.

J’ai toujours voulu être journaliste pour défendre cette vision. De par mon histoire et mon origine sociale, rien ne m’y prédestinait. Née d’un père absent, et d’une mère sans le sou, c’est grâce à l’école, le concours de l’ORTF, et une bonne dose de volonté, que j’ai pu emprunter ce chemin. Grâce à la méritocratie, j’ai pu toucher mon rêve du bout des doigts.

Sil ne fallait quun exemple témoignant de votre appétence pour un journalisme  « constructif », nous pourrions citer le titre de l’un de vos ouvrages : « Ils ont relevé la tête : Des histoires qui nous aident à vivre ». Les sujets de vos reportages sont tout autant portés sur « les puissants » que sur « les mendiants ». Est-ce-que vous avez pu observer, dans ces deux mondes, des personnes qui agissent pour le bien commun ?

A l’aune des 4 900 reportages que j’ai réalisés tout au long de ma carrière en tant qu’envoyée spéciale, j’ai amassé une masse d’informations incroyable sur un sujet : la personne. Avant tout, j’ai essayé de montrer le quotidien des civils confrontés à une violence si intense qu’ils n’avaient plus que les petits instants des jours passants sur lesquels concentrer leur attention pour pallier la souffrance. Dans nos sociétés contemporaines, il y a encore des millions d’âmes plongées dans un panorama de survie. Rien qu’en France, plus de 2,5 millions de personnes vivent dans une extrême pauvreté. Elles ont droit à la parole, c’est à nous de leur offrir ce droit en y travaillant tous ensemble.

Arrivée au terme d’un parcours professionnel, je continue de rencontrer des hommes et des femmes exemplaires. Partout. C’est notamment le cas de Louis Gallois. Il a été à la tête de fleurons de l’industrie notamment PSA, Airbus ou encore la SNCF. Il connait les entrailles du pouvoir. Des personnalités comme la sienne reviennent désormais à l’essentiel puisque l’éthique de l’être humain est fondamentalement d’aider les plus vulnérables. Comme le disait si bien le Général de Gaulle : « la seule querelle qui vaille est celle de l’Homme ». Des êtres qui se battent pour donner une voix à tout un chacun m’inspirent tous les jours.

Dans la vision que je me fais du journalisme de solutions, personne n’est à exclure. Les personnes aisées comme les moins favorisées participent ensemble à l’effort commun. La jeunesse est également impliquée. Si les jeunes parviennent à mettre le doigt sur les grandes problématiques qui traversent leur génération par le truchement de cette forme de journalisme, alors tout le monde y gagnera.

Des idées de reportages « porteurs despoirs » qui vous touchent ?

Même si les journalistes sont pris par l’actualité brûlante, ils savent que ce qu’on appelle les « sujets décalés » offrent la possibilité de traiter sous un angle différent une question mille fois débattue. Par exemple ? Quelle solidarité développent des associations qui œuvrent dans le même champ : existe-il des liens entre associations caritatives européennes pour mieux se faire entendre à Bruxelles contre le gaspillage alimentaire ? Une autre piste : les restrictions aux libertés depuis un an s’appuient-elles sur le même type de cadre juridique que chez nous ? Tout reportage sur le thème « comment font les voisins » nourrit le sentiment d’appartenance ou pas… à une même construction voulue par les survivants du dernier grand cataclysme sur notre continent.

Prenons un autre de vos ouvrages, autobiographique, écrit avec un certain Lutz Krusche : Quand nous étions innocents : Un amour franco-allemand. De la France à la Pologne en passant par l’Allemagne, l’Europe fait partie intégrante de votre histoire, de l’itinéraire de votre vie… Quel lien entretenez-vous avec l’Europe ?

La relation avec notre voisin allemand est essentielle pour éviter que les deux côtés du Rhin soient à nouveau ensanglantés.  Lutz, mon mari, est un journaliste allemand. Il a été en poste à Washington, à Londres, à Paris et a pu couvrir toutes les zones alentours. Il a entrepris un périple à travers l’Europe dans sa jeunesse en vue de fuir l’Armée rouge. Pour notre génération, il s’agissait de protéger un avenir commun au sein de l’Europe. Nous savons ce que vaut la liberté, à la fois celle de dire mais également celle de montrer.

En ce sens, je crois que le Prix a une utilité fondamentale. La jeunesse qui va y concourir aura, demain, les leviers de commande. L’idée est donc, pour Reporters d’Espoirs, de mobiliser et de créer une synergie autour des idéaux qui nous rassemblent à travers l’Europe.

Avez-vous un conseil à donner aux jeunes reporters et « apprentis-reporters » –puisqu’il est ouvert à tous, indépendamment de la nature des études, formations ou métiers- qui participent au Prix européen porté par Reporters d’Espoirs ?

J’invite la jeunesse de tous les horizons à candidater à ce Prix européen du jeune reporter. Il transcende les origines sociales, les nationalités mais également les parcours. C’est « l’Europe dans tous ses Etats » ! ■

Propos recueillis par Gilles Vanderpooten et Inès Barbe.

 

Et si vous rejoigniez vous aussi le Prix européen du jeune reporter ?

> Candidatez au Prix ou invitez les belles plumes de 18 à 30 ans de votre connaissance, journalistes ou non, étudiants ou non, à postuler !

 


A propos de Reporters d’Espoirs & du Prix

Le Prix Reporters d’Espoirs met à l’honneur depuis 2004 les journalistes, innovateurs des médias, et étudiants-futurs professionnels des médias, pour leurs sujets traités sous l’angle « problème + solution ». Il a distingué plus de 100 lauréats depuis sa création, et célèbrera en 2021 sa 11e édition. Le Prix a permis à des journalistes de défendre leur travail au sein de leur rédaction, de gagner en notoriété auprès du public, de maintenir ou développer leurs rubriques, ou encore de convaincre leur média de la pertinence du journalisme de solutions. Le Prix s’inscrit dans la mission de Reporters d’Espoirs « pour une info et des médias qui donnent envie d’agir ». Pour en savoir plus : www.reportersdespoirs.org

Paolo Levi, membre du jury du Prix européen : « La Covid19, une extraordinaire occasion de relancer le rêve européen de fraternité ! »

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« J’ai deux patries : l’Italie et la langue française. Cette langue extraordinaire, plastique, c’est mon grand amour. Ma grand-mère napolitaine qui avait fait des études en Suisse me disait : « L’allemand se crache, l’anglais se chicotte, l’italien se chante… seul le français se parle ».

En 2021, le Prix Reporters d’Espoirs se déploie au-delà des frontières, avec un prix spécial dédié aux jeunes de 18 à 30 ans, qui marque l’ambition européenne de l’association. Il est doté de 10 000 euros, grâce au concours de la Fondation du Crédit Mutuel et du Fonds jeunes et innovants. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 avril et les modalités pour postuler détaillées ici. A cette occasion, nous rassemblons des personnalités de la culture et des médias, qui nous livrent leurs espoirs en l’Europe, le journalisme et la langue française.

Paolo Levi est journaliste et correspondant à Paris de l’agence italienne de presse Ansa. Il collabore également au quotidien turinois, La Stampa. Né en 1977, il fait ses études au Lycée français de Rome (lycée Chateaubriand) puis en Sciences Politiques à l’Université de Rome (La Sapienza) ; exerce 5 années durant comme correspondant à Bruxelles pour la presse italienne ; s’installe à Paris où il travaille depuis 12 ans. Il est régulièrement invité sur les plateaux télé et radio (BFM-TV, Arte-28 Minutes, C dans l’Air, L’Info du Vrai, L’Emission Politique, On Refait le Monde…).

Paolo rejoint le jury du Prix Européen du jeune reporter organisé par Reporters d’Espoirs, auxquels les jeunes de 18 à 30 ans sont invités à proposer un reportage de « journalisme de solutions » (modalités sur www.reportersdespoirsorg/prixeuropeen). A cette occasion, il s’entretient avec Gilles Vanderpooten, directeur de l’ONG (janvier 2021).

 

Paolo, vous n’êtes à l’origine pas très porté sur le journalisme de solutions.

Pendant longtemps je me suis effectivement adonné à un journalisme plutôt critique. Car il est toujours plus drôle, et perçu comme plus intelligent, de démonter, de critiquer. « Good news, are no news » dit un vieil adage anglo-saxon. La limite de cette conception est que l’on peut se tirer une balle dans le pied à force d’amplifier la négativité. Aussi je me suis dit qu’il fallait décrire l’autre versant. Sans abdiquer l’esprit critique, sans décrire le monde merveilleux d’Amélie Poulain, mais pour suggérer autre chose, des voies pour avancer.

L’espoir est une notion qui vous parle ?

Il faut porter l’espoir de temps en temps. Si personne ne le fait, c’est fatalement la prépondérance du désespoir. Assez des diseurs de mauvaises nouvelles qui voudraient nous entrainer avec eux dans un pessimisme cosmique !  Il existe aujourd’hui une pénurie d’optimisme criante, or je prétends que l’espoir est devant nous. On aurait juste besoin d’un peu plus d’ « optimistes de service ».

Pourtant, en ayant diagnostiqué que le virus ne s’arrêterait pas aux frontières de l’Italie, vous étiez plutôt dans le registre de l’annonciateur de catastrophe…

Lorsque je quitte l’Italie en février 2020, il y a une conscience aigüe du virus : à la descente de l’avion, un mur de soignants vous attend pour prendre votre température. Lorsque je retourne en France, c’est le monde d’Amélie Poulain. Invité sur France 5, et ayant pris conscience que le virus ne s’arrêterait certainement pas à la frontière, tout comme le nuage de Tchernobyl en son temps, je dis en substance « on est en guerre, réveillez-vous ! ». Suite à cela, pendant plusieurs semaines, des troupes de télévision ont accouru devant chez moi. Je me suis retrouvé comme disait Andy Warhol avec mon « quart d’heure de célébrité ». Cela aurait été drôle si ce n’était pas tragique.

Vous vous dites à ce moment-là qu’annoncer le désastre ne suffirait pas.

Le problème est qu’en disant le désastre, on contribue à le réaliser. Si l’on est trop souvent porteur de malheur, on contribue au malheur. La parole, les mots, peuvent être puissants. Alors j’ai voulu en même temps porter l’espoir, en disant aussi qu’il y avait un extraordinaire alignement des astres et que cette crise sanitaire, cumulée au Brexit, était aussi annonciatrice d’un grand sursaut européen, un tournant historique, qui j’en suis persuadé finira dans les livres d’histoire.  Confiné à Paris, j’ai passé mes journées sur le toit de mon immeuble à Montmartre. Et là, j’ai twitté, des messages positifs, d’espoir. Et j’ai précisé mon sentiment : cela ne serait qu’une traversée du désert… car ensuite on pourrait vivre un miracle européen, pas seulement du point de vue économique –j’espère de nouvelles Trente Glorieuses !-, mais une explosion de créativité notamment dans la production de livres, de romans… Une nouvelle vague du cinéma. L’histoire nous l’a appris : après chaque période moyenâgeuse, chaque crise, il y a toujours une renaissance. Elle est à nos portes. Il faut se serrer les coudes pour qu’elle se produise et surtout se poser en bâtisseurs plutôt qu’en démolisseurs.

Votre optimisme s’exerce alors à propos d’Europe, ce qui n’est pas si fréquent. Car « l’Europe, l’Europe, l’Europe… » certains déchantent et beaucoup ne s’y reconnaissent pas.

Il y a un an, avec l’arrivée de la Covid19, certaines grandes puissances étrangères comme la Chine, épaulées par des champions du pessimisme à l’intérieur-même de notre magnifique Union, voulaient faire passer le message que l’Europe était « fracturée ». J’ai voulu retourner le discours ambiant. Elle vivait une traversée du désert certes, mais c’était aussi une extraordinaire occasion de relancer le rêve européen de fraternité !

Au bout de moins d’un an, ce que je prétendais s’est vérifié : l’Europe de l’austérité que les peuples européens ne supportaient plus a cédé en une semaine ; le plan de relance européen, qui s’appuie sur la mutualisation de la dette, est une révolution copernicienne. Une Europe plus humaine, plus sociale, plus attentive et empathique est en train de se construire.  On a fait plus en trois mois qu’en 30 ans ! Mais ça, qui le dit ? Or être patriote, et aimer la France aujourd’hui, c’est aimer l’Europe. Tous seuls nos pays vont se faire manger avec les baguettes, comme des rouleaux de printemps. La nouvelle souveraineté doit être européenne. Umberto Eco disait que lorsqu’il voyageait à Tokyo ou à New York, il était frappé de s’entendre dire « Vous, les européens », alors même que nous, européens, sommes les derniers à nous définir comme tels !

Le rêve -culturel- européen, incarné notamment par Erasmus, vous l’incarnez à votre manière, en tant qu’Italien expatrié en France.

Difficile pour un romain de se considérer expatrié à Paris. Vous savez, nos deux villes sont liées par un jumelage exclusif quasi centenaire sous la devise : « Seul Rome est digne de Paris. Seul Paris est digne de Rome’. J’ai deux patries : l’Italie et la langue française. Cette langue extraordinaire, plastique, c’est mon grand amour. Ma grand-mère napolitaine qui avait fait des études en Suisse me disait : « L’allemand se crache, l’anglais se chicotte, l’italien se chante… seul le français se parle ». Je me sens Italien, Français, amoureux de leurs langues, traditions, terroirs, ET Européen : trois identités qui se complètent et qui « s’unissent dans la diversité », pour faire référence à la devise de l’Europe, l’une des plus belles qui soient à mon sens.

Propos recueillis par Gilles Vanderpooten, directeur général de l’ONG Reporters d’Espoirs et retranscrits par Inès Barbe.

Et si vous rejoigniez vous aussi le Prix européen du jeune reporter ?

> Candidatez au Prix

> Invitez les belles plumes de 18 à 30 ans de votre connaissance, journalistes ou non, étudiants ou non, à postuler !

A propos de Reporters d’Espoirs & du Prix

Le Prix Reporters d’Espoirs met à l’honneur depuis 2004 les journalistes, innovateurs des médias, et étudiants-futurs professionnels des médias, pour leurs sujets traités sous l’angle « problème + solution ». Il a distingué plus de 100 lauréats depuis sa création, et célèbrera en 2021 sa 11e édition. Le Prix a permis à des journalistes de défendre leur travail au sein de leur rédaction, de gagner en notoriété auprès du public, de maintenir ou développer leurs rubriques, ou encore de convaincre leur média de la pertinence du journalisme de solutions. Le Prix s’inscrit dans la mission de Reporters d’Espoirs « pour une info et des médias qui donnent envie d’agir ». Pour en savoir plus : www.reportersdespoirs.org

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 19 novembre . RDV en ligne à Médias en Seine pour rêver le monde et les médias de demain !

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Isabelle Giordano, journaliste, présidente du PassCulture et administratrice de Reporters d’Espoirs, vous donne-rendez-vous ce jeudi 19 novembre de 12h20 à 13h à Médias en Seine, « le festival des médias de demain ». Elle animera une discussion sur le thème « Imaginer le monde de demain : un rôle positif pour les médias » avec Cyrille Franck, directeur de l’ESJ Pro et du site mediaculture.fr, et Serge Michel, ancien journaliste au Monde et fondateur du media Heidi.news

 

 

Reporters d’Espoirs salue le projet stratégique de Delphine Ernotte, présidente de France Télévisions, qui s’engage sur le journalisme de solutions

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Dans son projet stratégique présenté au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), et intitulé « FRANCE TELEVISIONS, NOTRE BIEN COMMUN », Delphine Ernotte développe en une trentaine de pages ses « 5 priorités pour la souveraineté culturelle ». Elle entend notamment « Favoriser le journalisme de solutions », un « mouvement » qu’elle attribue à Reporters d’Espoirs. L’ONG travaille en effet depuis plus de 15 ans au développement de cette démarche, qui veut « offrir aux citoyens une information durable, soucieuse de son impact et de sa valeur ajoutée, développant des analyses et des angles variés et approfondis. »

La présidente, reconduite par le CSA mardi 22 juillet pour un nouveau mandat de cinq ans, définit l’ambition du premier groupe de télévision français : « Nos territoires regorgent d’initiatives pragmatiques pour répondre concrètement au besoin de commun et d’action concrète sur les maux de notre société. Relayer cette énergie, c’est retisser le lien de confiance avec des citoyens qui ne se reconnaissent pas dans une représentation exclusivement anxiogène du monde. Ensemble, avec tous les acteurs engagés sur le territoire, dans les quartiers populaires comme dans les zones rurales, le service public peut donner un véritable élan à cette dynamique. »

> Lire le plan stratégique de Delphine Ernotte sur le site du CSA

 

Reporters d’Espoirs coache les acteurs de solutions sur Europe1

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Dans l’émission “La France bouge”, Raphaëlle Duchemin et la rédaction d’Europe 1 font quotidiennement de 12h30 à 14h le tour de France des initiatives positives et novatrices. Travail, éducation, santé… ils œuvrent aux quatre coins du pays pour faire bouger les lignes et casser les codes : qui sont ces citoyens, ces entreprises, ces collectivités qui s’engagent et inventent le monde de demain ? Des portraits et des témoignages inspirants.


Réécouter l’émission

Ce jeudi 6 février, Gilles Vanderpooten était le « coach du jour », en direct du Salon des entrepreneurs (Paris). Le thème du jour : « Santé : quelles innovations ? »

AU PROGRAMME :

 

La France bouge Académie

  • Raibed Tahri, directeur général cofondateur de Pap et Pille
  • Mohammed Errafi, fondateur de Gravipack, le premier sac à dos qui ne repose pas sur les épaules

 

La solution

Amandine VANHAECK, cofondatrice de Fleurivore : le premier bouquet de fleurs à la fois ornemental et comestible.

 

Le dossier du jour  : Salon des entrepreneurs : Santé : quelles innovations ? 

Slah Aridhi, fondateur et président de Sensoria Analytics qui a mis au point CardioSensys une solution pour prévenir les maladies cardiorespiratoires

Cyril Courtonne, cofondateur d’Aurizone propose un GPS d’intérieur pour guider les personnes aveugles ou malvoyantes dans les bâtiments.

Léonard Gaucher, cofondateur de 3Dcelo une startup spécialisée dans l’impression 3D pour le secteur dentaire

 

L’entreprise qui va bien

Grégory Clément, co-fondateur de Bagel Corner

 


Réécouter l’émission

RDV à la 12e Conférence Annuelle des Entrepreneurs le 25 novembre

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Le 25 novembre au Ministère de l’Économie et des Finances à Bercy, se tiendra la 12e Conférence Annuelle des Entrepreneurs organisée par Citizen Entrepreneurs, en partenariat avec l’association 100 000 entrepreneurs et la Direction de l’Engagement de BNP Paribas. Cette année, le débat porte sur « L’entrepreneur.e, moteur de la mobilité sociale ? ».

Entrepreneurs, experts, jeunes lycéens et étudiants seront au cœur des débats pour chercher ensemble une réponse à cette question.

Près de 10 plateaux composés d’entrepreneurs, acteurs académiques et politiques se succéderont tout le long de la journée, au cours de laquelle seront remises les recommandations de la délégation française du G20 des Jeunes Entrepreneurs 2019 à Bruno Lemaire, Ministre de l’Economie et des Finances. Muriel Pénicaud, Ministre du Travail donnera sa perspective sur le sujet en clôturant les débats à 16h45.

Découvrez le programme et inscrivez-vous !

8 octobre . RDV à Médias en Seine, Paris

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Mardi 8 octobre, Reporters d’Espoirs est partenaire du grand événement « Médias en Seine », et vous donne rendez-vous toute la journée à la Maison de la Radio.

De 17h30 à 18h15, Reporters d’Espoirs anime la conférence « Les médias, sources d’engagement pour résoudre les défis d’aujourd’hui ? »
avec

  • Mariette Darrigrand, sémiologue et créatrice du blog l’Observatoire des mots ;
  • Damien Allemand, responsable digital du Groupe Nice-Matin ;
  • Pascal Ruffenach, DG et président du directoire de Bayard Presse ;
  • Axel Dauchez fondateur de Make.org avec qui nous présenterons les résultats de notre grande enquête « Comment les médias peuvent-ils améliorer la société ? »
  • Gilles Vanderpooten, directeur de Reporters d’Espoirs et animateur de la conférence

Toute la journée, rendez-vous sur le stand Reporters d’Espoirs
Reporters d’Espoirs s’associe à Médias en Seine et présente tout au long de la journée sur son corner ses dernières études et innovations en matière de journalisme de solutions :

  • Testez l’appli « OK Google Donne-moi une bonne nouvelle » ;
  • Découvrez la consultation citoyenne « Comment les médias peuvent-ils améliorer la société » réalisée avec Make.org et France Info ;
  • Découvrez la première offre de formations dédiée aux étudiants et professionnels ; Visionnez une sélection de vidéos et sons sur des initiatives inspirantes. Car oui, l’info et les médias peuvent donner envie d’agir ! »

> Téléchargez le programme complet ici (PDF)

> Inscrivez-vous ici

1% for the planet : Votez pour Reporters d’Espoirs

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Le projet de Hub Reporters d’Espoirs fait partie des mouvements éco-citoyens retenus par 1% for the planet. Pour nous soutenir, vous pouvez voter en ligne avant le mercredi 2 octobre.

RÉSUMÉ DU PROJET

Le Hub Reporters d’Espoirs est une plateforme dédiée aux journalistes, professionnels et analystes des médias. Elle met à leur disposition une base d’initiatives écologiques, sélectionnées sur critères d’impact et sur leur potentiel à être essaimées et à inspirer. Ces initiatives sont collectées grâce à des réseaux associés –parmi lesquels le 1% pour la planète, Convergence, Ecosys group, Clean Tech open, ICDD, Explore… – et à un appel permanent auprès du public relayé auprès de la communauté Reporters d’Espoirs (30 000 followers) et par les médias. Le Hub partage également les travaux du LAB d’études et de recherches de l’association, ainsi que des données et cas d’études, pour aider les acteurs des médias à connaitre les bonnes pratiques et à mieux positionner leurs lignes éditoriales.

> En savoir plus et voter

Le programme Europe 1 de l’opération été 2019

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Le 13 juillet 12h45-13h

 

  • Frédérique Bedos, fondatrice de l’ONG d’information le Projet Imagine
  • Tanja Wolf directrice générale de la SCOP Ardelaine qui revalorise la filière de la laine dans la vallée ardéchoise

 

Le 20 juillet 12h45-13h

 

  • Paul De Montclos, président de France Terre Textile et de Vosges Terre Textile Un label pour valoriser les savoir-faire et les métiers du textile local et vosgien
  • François Fromaget Co-Fondateur d’AgriLend, la première plateforme de prêt participatif dédiée à la filière agricole

 

 

Le 27 juillet 12h45-13h

 

  • Frederick Mathis, directeur de l’association 3PA (Penser-Parler-Partager-Agir) qui a créé la première École Européenne de la transition écologique
  • Guillaume Le Grand, cofondateur et président de TOWT spécialisée depuis 2011 dans le transport de marchandises à la voile.

 

Le 3 août 12h45-13h

 

  • Dominique Olivier, directeur de la Coopérative Fermes de Figeac et président de l’association Figeacteurs, un Pôle Territorial de Coopération Economique (PTCE) créé en 2015 par des entreprises locales pour développer l’attractivité du territoire du territoire de Figeac
  • Irène Sipos, cofondatrice des Bistrots Mémoire association qui promeut le vivre ensemble entre les personnes vivants avec des troubles de la mémoire et leurs aidants

 

 

Le 10 août 12h45-13h

 

  • Frère Benjamin Dewitte fondateur de Cap Cœur une chorale pour enfants de 5 à 15 ans basée à Argenteuil qui promeut le vivre ensemble        
  • Raphaëlle Menajovsky, présidente cofondatrice de Webasso, une association qui accompagne les associations, ONG et humanitaires dans leurs renforcement numérique

 

Le 17 août 12h45-13h

 

  • Céline Aimetti déléguée générale et cofondatrice de Clubhouse qui propose un accompagnement des personnes atteintes de troubles psychiques vers l’insertion sociale et professionnelle
  • Loubliana Petroff cofondatrice Pepins Productions association, dont l’objectif est d’accompagner de manière responsable le processus de végétalisation en ville

 

 

Le 24 août 12h45-13h

 

  • Guillaume Coutey, Maire de Malaunay et Ambassadeur de la COP21 locale (initiative lancée par la Métropole de Rouen)
  • Vincent Desmas, président fondateur de la start-up Atchoum solution de transport « clef en main » qui permet aux collectivités de répondre aux besoins de mobilité dans les territoires ruraux.

#PrixRDE Les 10e Prix Reporters d’Espoirs ont été remis mardi soir !

By Agenda, L'actu de Reporters d'Espoirs, L'actu des médias, Les articlesNo Comments

Les 10e Prix Reporters d’Espoirs ont été remis ce mardi 28 mai !
Ils distinguent 4 reportages et initiatives de professionnels qui œuvrent au journalisme de solutions

 

L’ONG Reporters d’Espoirs, pionnière du journalisme de solutions, fête ce mardi 28 mai son 15e anniversaire. En couvrant tant les défis économiques, sociaux, environnementaux que des réponses mises en œuvre pour les résoudre, cette démarche journalistique vise à refléter la complexité du monde, et à diffuser l’envie d’agir. A cette occasion, elle a remis les 10e Prix Reporters d’Espoirs.

Le Prix Reporters d’Espoirs a distingué plus de 100 lauréats depuis sa création en 2004. Il met à l’honneur les journalistes et innovateurs des médias, pour leurs sujets traités sous l’angle « problème + solution ». Ce Prix s’inscrit dans la mission de Reporters d’Espoirs : témoigner que les journalistes et les médias, en repérant et en diffusant la connaissance d’initiatives porteuses de solutions face aux problèmes de société, favorisent leur essaimage et donnent envie d’agir au plus grand nombre.

Au fil de son histoire, ce Prix a permis à des journalistes de promouvoir leur travail au sein de leur rédaction, de gagner en notoriété auprès du grand public, de maintenir ou développer leurs rubriques, de convaincre leur média et plus globalement la profession de la pertinence du journalisme de solutions. Il y a 15 ans, l’association Reporters d’Espoirs lançait un mouvement qui, aujourd’hui, essaime dans le monde entier.

 

(Re)vivez la soirée du 28 mai en vidéo (2mn30) !

250 invités sur l’Ile de la Cité à Paris

250 personnalités des médias, journalistes, artistes, décideurs, étaient réunis dans l’écrin des Jardins du Pont Neuf sur l’Ile-de-la-Cité à Paris, pour fêter ce double événement.
Outre des journalistes, grands reporters et experts des médias – Raphaëlle Duchemin, Hedwige Chevrillon, ou encore Jacques Lecomte, on a pu entendre, ou croiser, l’explorateur Jean-Louis Etienne, les chanteurs CharlElie Couture et Cyril Mokaiesh, le finaliste de Top Chef Victor Mercier, des youtubeurs et influenceurs du net.

 

Les lauréats du Prix Reporters d’Espoirs 2019 sont…

Lauréat du Prix « Les Médias en actions » : Jean-Pierre Pernaut et l’équipe du 13h de TF1 pour « SOS Villages »

Ce Prix distingue un média qui, au-delà de son statut d’observateur, favorise la mise en mouvement des citoyens pour contribuer à résoudre un problème concret. C’est le cas de SOS Villages, opération créée en 1994 dans le JT de 13h, pour mettre en relation commerçants et artisans avec des repreneurs potentiels, afin de contribuer à lutter contre la désertification des espaces ruraux.

Ils étaient aussi nommés dans la sélection :

  • BFM Business, pour l’Accélérateur BFM
  • Groupe Rossel La Voix, pour l’opération « Chasseurs d’emplois »
  • Make.org

 

Lauréat du Prix Radio « La Voix des solutions » : Denis Cheissoux, journaliste à France Inter.

Le jury a choisi cette année de distinguer en plus de la qualité de son travail, l’engagement dans la durée d’un journaliste, qui donne de la voix depuis de nombreuses années à des initiatives, dans ses émissions et chroniques. C’est le cas de Denis Cheissoux qui officie depuis plus de 30 ans sur les questions écologiques sur l’antenne de France Inter. Il a fait de Co2 mon amour « l’émission qui rapproche les hommes en nous rapprochant de la nature ».

Elles et ils étaient aussi nommés dans la sélection :

  • Anne Le Gall Europe 1
  • Patrick Longchampt RCF
  • Valère Corréard France Inter
  • Emmanuel Moreau France Inter
  • Geneviève Del Marmol Radio Notre-Dame
  • Virginie Garin RTL

 

Lauréat du Prix Presse écrite : Marc de Miramon pour son reportage « La culture berbère contre l’(in)culture barbare » paru dans L’Humanité Dimanche.

La sélection presse écrite porte cette année sur des reportages dans des pays en développement -en proie à des problèmes aussi différents que terrorisme, braconnage, pollution, pauvreté…- dans lesquels des populations s’organisent pour faire face et mettre en place des réponses à leurs difficultés. Marc de Miramon nous fait découvrir Semmama, un lieu culturel situé au cœur de la région pauvre et montagneuse de Kasserine. Dans un secteur confronté à des groupes islamistes, cet îlot parie sur la transmission pour endiguer le terrorisme.

Elles et ils étaient aussi nommés dans la sélection :

  • Marine Lamoureux La Croix
  • Vincent Jolly Le Figaro
  • Anne Dhoquois Alternatives-éco
  • Sophie Stadler Paris Match

 

Lauréat du Prix Télévision : Laura Kalmus et Maxence Peigné pour leur reportage « La Finlande loge ses sans-abris » diffusé dans le JT de France 2.

Thématique retenue pour la catégorie télévision cette année : « L’Europe des solutions ».
Ont été sélectionnés des reportages diffusés dans les journaux télévisés, qui mettent la lumière sur des villes et pays d’Europe relevant concrètement des défis de société : santé, sans-abris, émissions de C02, etc.
Le reportage de Laura Kalmus et Maxence Peigné s’intéresse à la Finlande qui se donne pour objectif de reloger tous les sans-abris, sans exception. Le nombre de SDF a été réduit de moitié, et les autorités estiment que reloger les sans-abris revient au final moins cher que de les laisser dans la rue. Reportage sur le terrain, à Helsinki, la capitale du pays.

Elles et ils étaient aussi nommés dans la sélection :

  • Charles Diwo TF1
  • Catherine Eme-Ziri France 3 Bourgogne-Franche-Comté
  • Pierre Bonte-Joseph et Sandra Cerqueira Public Sénat
  • Joana Hostein Arte

 

Les membres du jury du Prix Reporters d’Espoirs 2019 : 14 professionnels des médias, 8 femmes, 6 hommes

 

Ryad Boulanouar             Fondateur du Compte-Nickel, animateur CliqueTV

Catherine Boullay           Journaliste-réalisatrice indépendante, notamment pour Envoyé Spécial

Hedwige Chevrillon        Editorialiste à BFMTV et BFMBusiness

Raphaëlle Duchemin      Journaliste-animatrice de La France Bouge sur Europe 1

Stéphane de Freitas      Réalisateur, et fondateur d’Eloquentia

Isabelle Giordano           Directrice générale d’Unifrance Film

Antoine Guélaud            Directeur des opérations spéciales, TF1

Sophie Jovillard                Journaliste-présentatrice d’Echappées Belles sur France5

Delphine Minoui             Grand reporter, Le Figaro, et lauréate du Prix Albert Londres

Jean-Marc Rivière           Rédacteur en chef adjoint, La Voix du Nord

Marie-Monique Robin  Journaliste d’investigation, réalisatrice, et lauréate du Prix Albert Londres

Sabine Torres                    Directrice générale Groupe Médias du Sud / ViaOccitanie

Hugo Travers                     Youtubeur, Influenceur, HugoDécrypte

Julien Vidal                         Fondateur et porteur du projet « Ca Commence Par Moi »