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L’actu de Reporters d’Espoirs

« Le beau, à Chaumont-sur-Loire, résulte de l’alliance de l’art, du patrimoine et du jardin », Chantal Colleu-Dumond

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Chantal Colleu-Dumond est la directrice du Domaine et du Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire. Retrouvez-la dans notre émission en direct du « Train de la relance » à Orléans ce vendredi à 13h ! Sur le thème « La France, c’est le Beau », en compagnie d’autres acteurs de solutions de la région Centre-Val de Loire.

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Retour sur La Grande soirée des médias solutions du 1er juillet !

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Pour cette 11ème édition du Prix Reporters d’Espoirs, 250 journalistes, dirigeants et innovateurs des médias étaient rassemblés le jeudi 1er juillet au cinéma Majestic Passy pour une soirée de retrouvailles organisée par Reporters d’Espoirs, qui a permis de célébrer l’engagement des journalistes et médias pour le bien commun.

Les Prix Reporters d’Espoirs c’est 4 catégories : Reportage, Innovation, Engagement, et prix jeune européen !

Félicitations aux lauréats du prix professionnel !

Presse écrite : Mathieu Perisse pour Mediacités – À Lyon, le supermarché coopératif Demain veut « sortir de l’entre-soi » représenté par Jacques Trentesaux, fondateur de Médiacités

Radio : Hugo Amelin pour RTL – Var : des boudins de cheveux pour prévenir de la pollution maritime, représenté par Catherine Mangin-Dessarts, directrice adjointe de l’information

TV : L. de La Mornais, F. Fougère, J. Poissonnier, A. Monange pour France 2 – Etats-Unis : un programme pour lutter contre le harcèlement scolaire  représentés par Xavier Haglund, rédacteur en chef à FranceTV

Engagement : L’équipe du numérique du Groupe Nice-Matin – Vincent Rozeron, Aurore Malval, Guillaume Aubertin, Sophie Casals, Caroline Ansart et Jérémy Collado – Solutions et participation pour « construire un média utile à sa communauté »

Innovation Les Autres Possibles, le média local nantais – Jeanne La Prairie, Marie Bertin, Camille Van Haecke

Un grand bravo aux 4 lauréats du prix européen !

Le Prix Européen de Reporters d’Espoirs 2021 c’est : 150 candidats, 17 pays européens, 10 000€ de dotation et 4 lauréats européens !

Viola Serena Stefanello et Gabriele Cruciata pour leur reportage « La revanche des cépages oubliés »

Cédric Stanghellini pour son reportage « Vers un service civique universel en Europe »

Guylaine Germain pour son reportage « Des professionnels qui ne font pas genre »

Jeevan Ravindran pour son reportage « On espère qu’un jour, on n’aura plus besoin de nous : trois entreprises européennes travaillent pour éviter que les SDF ne meurent de froid »


JEUDI 1ER JUILLET 2021 . INSCRIVEZ-VOUS A LA SOIRÉE DES MÉDIAS DE SOLUTIONS & DU PRIX REPORTERS D’ESPOIRS !

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Ce jeudi, Reporters d’Espoirs organise la « Soirée des médias de solutions » à l’occasion du dévoilement des lauréats du Prix Reporters d’Espoirs, 11e édition. Un événement physique, au Cinéma Majestic Passy (18 rue de Passy 75016 Paris), à 18h30. Pour bénéficier des quelques places encore disponibles, inscrivez-vous ici.

Au programme :

18h30 Accueil & networking

19h Début de la soirée, animée par la journaliste Raphaëlle Duchemin (RMC, FranceInfo, Europe 1…), et avec les membres du jury

Dévoilement des lauréats des Prix du reportage Presse écrite & Radio

[Focus] Médias&Climat : comment mobiliser de manière constructive ? 

Découverte des lauréats du Prix du reportage TV
Découverte des lauréats du Prix de l’engagement (nouveauté 2021)

[Débat] Quelle raison d’être pour les médias ?
Alors que l’on somme les entreprises de se doter d’une mission, d’une raison d’être, pour preuve de leur apport au bien commun, quelle transposition aux entreprises de presse ?

Découverte des lauréats du Prix de l’innovation

[Débat] Donner à voir une Europe des solutions : quel rôle pour les médias ?

Avec les jeunes lauréats du Prix européen du jeune reporter (nouveauté 2021). Pitchs & discussion avec les correspondants français de médias européens.

Cocktail


18/6/2021 . 10h . Intervention à Vivatech « Quelles innovations éditoriales et technologiques pour le journalisme de solutions ? »

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Reporters d’Espoirs était invité du salon VivaTech vendredi 18 juin pourra organiser une session sur les innovations éditoriales et numériques au service du journalisme de solutions.

À l’occasion du Prix Reporters d’Espoirs Innovation 2021 qui sera remis lors de la Grande soirée des médias de solutions du 1er juillet au Majestic Passy, 3 journalistes et professionnels des médias ont partagé leurs bonnes pratiques éditoriales, sociales et numériques.

« On a encore plus besoin, après cette pandémie, de messages d’optimisme, de faire ressortir les initiatives qui peuvent émerger dans la société. C’est notre rôle en tant que journaliste et d’autant plus en tant que grande chaîne de télévision. » affirme Yani Khezzar, journaliste et responsable de l’innovation pour l’information à TF1, qui s’appuie sur la 3D et la data pour enrichir ses reportages.  Il a mis en place des formats innovants pour renforcer la pédagogie – sur le changement climatique, la montée des eaux ou les mutations agricoles- tout en témoignant de perspectives de résolution ou d’adaptation –maisons sur pilotis, agroécologie, etc. « La technologie aujourd’hui, avec la 3D, la Réalité Augmentée, nous permet de montrer ce qui n’est pas filmable, d’anticiper ce qui pourrait se passer dans le futur en s’appuyant par exemple sur les données scientifiques des GIEC régionaux. (…) On fait très attention à ne pas tomber dans l’animation spectacle. Le travers de ces outils, le danger, c’est de vouloir trop s’amuser avec et de se prendre pour un grand studio de cinéma. Le but est de mettre cette technologie et ces visuels impressionnants au service du contenu et non pas l’inverse. (…) Il faut confier respectivement aux ordinateurs et aux journalistes ce qu’ils savent faire de mieux. »

Au-delà de la technologie, l’innovation passe par les communautés. Comment animer une communauté de lecteurs et de prescripteurs ? Alice Pouillier, directrice des opérations de SoGood et Ulule, partage l’expérience de ce nouveau magazine dont le slogan est « pour un monde meilleur ».

« On a voulu replacer les lecteurs et les abonnés au coeur du projet, en participant financièrement à la construction de So Good mais aussi avec ce qu’on appelle chez nous des « activistes » qui travaillent à identifier les bonnes initiatives et les bons projets. « Elle revient sur la genèse de ce magazine né « d’une rencontre « entre Ulule – plateforme de financement participatif,incubateur de projets à impact positif, qui voit des milliers de projets qui ne sont pas assez valorisés émerger grâce à l’adhésion du public, et de SoPress pour retranscrire les histoires de ces gens, leur parcours, leurs échecs. » Chaque année, So Good relance une campagne de financement participatif pour engager son lectorat. Alice Pouillier évoque la création d’un nouveau programme « d’éclaireurs » qui vont « agir comme des correspondants locaux et identifier, près de chez eux, des gens qui se bougent sur plein de sujets pour que, la rédaction de SoGood puisse ensuite les raconter et les révéler au plus grand nombre ».

François Saltiel, journaliste-chroniqueur bien connu de l’émission 28 minutes sur laquelle il officie quotidiennement sur ARTE, enseignant à l’IFP – Institut français de presse, et membre du jury du Prix Reporters d’Espoirs, anime l’échange. Auteur de « Le vendeur de thé qui sauva le monde avec un hashtag » et de « La société du sans contact : selfie d’un monde en chute » (éditions Flammarion), il a observé les impacts positifs et négatifs des réseaux sociaux, “ce même outil qui divise, qui capte notre attention et rend narcissique, mais qui, en même temps, révèle de belles histoires avec le hashtag. » Et de citer en exemple, « le mouvement #BlackLivesMatter et « le prix Pulitzer décerné à Darnella Frazier, une jeune femme de 18 ans qui en filmant le meurtre de George Floyd a permis de faire avancer les choses et de faire connaître encore plus la cause des discriminations ».

« Il faut toujours avoir à l’esprit que la technologie doit être un serviteur utile et non pas un maître dangereux », c’est sur cette citation que se conclut la conférence organisée par Reporters d’Espoirs dont la retransmission vidéo est disponible sur notre chaîne YouTube.

« Sur ma chaîne YouTube dédiée à l’agriculture, je tâche d’éviter la béatitude tout autant que la condamnation absolue. C’est la clé d’un dialogue serein entre citoyens et agriculteurs. » Pierre Girard

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Pierre Girard est un journaliste et présentateur de télévision français, né le 16 novembre 1982 à Strasbourg. Depuis janvier 2009, il présente Xenius sur Arte, le magazine quotidien de la connaissance. En 2019, il crée Tous Terriens, une chaîne YouTube sur l’agriculture de solutions.

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RDV JEUDI 1ER JUILLET 2021 POUR LA GRANDE SOIRÉE DES MÉDIAS DE SOLUTIONS DE REPORTERS D’ESPOIRS

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Parce qu’il est grand temps de nous retrouver, Reporters d’Espoirs invite la communauté journalistique, des innovateurs et (futurs) professionnels des médias, à une soirée jeudi 1er juillet à Paris.

Les lauréats des prix Reporters d’Espoirs et du jeune reporter européen seront dévoilés lors de cette Grande soirée des médias de solutions.


« J’ai le sentiment qu’un monde plus empathique est en train de se construire, mais dont peu de médias parlent » Etienne Pflimlin, président de la Fondation du Crédit Mutuel

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Étienne Pflimlin est le président de la Fondation du Crédit Mutuel, qui œuvre à la promotion de la lecture et de la langue française, avec une forte dimension de lutte contre l’exclusion économique et sociale. La fondation a soutenu plus de 1500 actions de terrain depuis sa création, et a permis de donner une dimension européenne au Prix Reporters d’Espoirs en direction des jeunes de 18 à 30 ans. Ancien président du Crédit Mutuel, européen convaincu, Etienne Pflimlin partage son sentiment quant au traitement médiatique des questions européennes.

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« Serait-ce le retour d’une société unie par un récit collectif ? » Virginie Raisson-Victor

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Virginie Raisson-Victor, analyste en politique internationale et co-auteure pour la célèbre émission pédagogique d’Arte Le Dessous des Cartes, lance le Grand Défi des entreprises pour la planète.

Virginie Raisson-Victor, analyste en politique internationale, co-auteure pour le magazine géopolitique Le Dessous des Cartes à l’antenne d’Arte depuis 1990, et cofondatrice du Lépac (Laboratoire d’Études Politiques et Cartographiques), a récemment lancé Le Grand défi (ex Convention21). Avec 150 représentants d’entreprises françaises tirées au sort, cette initiative inspirée de la Convention citoyenne pour le climat, vise à formuler 100 recommandations d’actions prioritaires pour « décarboner l’économie, régénérer la biosphère et mettre en œuvre une économie compatible avec les limites planétaires ». Les acteurs des médias sont appelés à y prendre part. Entretien.


Comment appréhendez-vous la place des médias aujourd’hui ?

Je pense qu’il devient urgent de repenser la sphère médiatique, qui diffuse chaque jour un lot d’informations négatives, pas toujours représentatives de la réalité mais presque toujours anxiogènes.

Je ne supporte plus d’écouter les informations ou de les regarder à la télévision. L’information en continu ne m’apporte rien de neuf sur ma vision du monde. Je préfère lire la presse qui offre un recul sur l’actualité chaude. Le monde médiatique dans lequel je me retrouve est celui qui prend le temps d’analyser et d’être au plus près des faits. Réaliser une émission de vulgarisation scientifique comme Le Dessous des Cartes, nécessite un arbitrage long et coûteux. Je suis consciente que la pression économique et rédactionnelle empêche les journalistes de s’adapter à ce modèle, et c’est pour cela, je pense, que les médias doivent se réinventer.

A propos du climat, comment devrait-il être selon vous traité médiatiquement ?

Déjà, il faut enseigner ce volet de la réflexion sur le climat dans les écoles de journalisme. Si j’avais un conseil à adresser aux journalistes : lire la synthèse du GIEC et se former, par exemple avec la Fresque du Climat qui en simplement trois heures offre déjà une approche très enrichissante. Ensuite, tant que l’on pensera le climat comme devant se résumer à des pages « planète » au lieu de le considérer comme un sujet transversal, sociétal, politique et économique, il sera très difficile de progresser. Les journalistes doivent saisir le climat non comme un sujet en soi, mais comme un sujet qui rassemble toutes les problématiques actuelles.

Sur le climat toujours, vous avez récemment lancé le projet du Grand Défi des entreprises pour la planète.

L’idée est née avec la Convention citoyenne pour le climat qui, au-delà des polémiques autour de la loi climat a montré l’importance de la pédagogie et du rôle de l’information pour éclairer la décision. Partant de là, nous avons donc décidé avec Jérôme Cohen [Président d’ENGAGE, dont l’ambition est « d’aider les citoyens et les entreprises à se saisir des grands défis du XXIe siècle »] d’adapter ce format aux entreprises, afin de les intégrer au processus de transition écologique. Car les entreprises sont clairement au cœur de la transition. Nous avons donc d’abord écrit une tribune, qui a été signée par plusieurs centaines de scientifiques, d’intellectuels, d’associations, et publiée dans les Échos en décembre 2020. C’est ainsi qu’est né le Grand défi.

Pour avoir un débat le plus inclusif et ouvert possible, nous avons ensuite défini un processus en trois phases.

La première est une phase de consultation des parties prenantes de l’entreprise, mais aussi de la société civile organisée et des territoires.

La seconde phase est celle de l’élaboration des 100 propositions d’actions par les représentants de 150 entreprises tirés au sort. Pour mener leurs travaux, ils seront répartis en trois collèges (dirigeants, salariés et investisseurs) et suivront une session qui leur permettra de « mettre à niveau » leurs connaissances et objectifs sur le climat et la biodiversité

La troisième phase est celle de la diffusion. Par exemple, les propositions seront remises aux acteurs économiques mais aussi à la nouvelle assemblée et au nouveau gouvernement. Au même moment, nous lancerons une plateforme collaborative dédiée à la transformation des entreprises afin qu’elles y trouvent aussi bien des données et des analyses que les outils nécessaires et les solutions disponibles. Pendant cette phase, les médias seront des acteurs clés du succès.

Que souhaitez-vous faire aboutir avec ce processus de convention climat qui impliquera très fortement le monde entrepreneurial ?

Encore aujourd’hui, l’entreprise à la française se pense comme un système pyramidal. Or l’efficacité d’organisations comme Le Grand Défi, Time For The Planet [mouvement visant à rassembler 1 milliard d’euros pour créer 100 entreprises luttant contre le réchauffement climatique] ou d’autres, s’explique par le pari de l’intelligence collective. Notre société change et s’adapte aux nouvelles mentalités. La nouvelle génération se pense comme un collectif. Elle partage tout : les appartements, les vélos, l’engagement et les convictions. Une entreprise qui intégrera l’inclusivité et le collectif prendra de l’avance sur les autres. La réflexion sur le climat et la construction d’un avenir commun ont dessiné de nouvelles perspectives d’entrepreneuriat coopératif. Il faut comprendre que la relation hiérarchique professionnelle n’est plus ajustée aux réalités sociétales. Le bien commun semble reprendre du terrain aux intérêts particuliers. Serait-ce le grand retour d’une société unie par un récit collectif ?

Comment les médias peuvent-ils prendre part à ce changement ?

Déjà, en rapportant ce récit collectif qui est en train d’émerger. Ensuite, il faut repenser la galaxie de l’information. On sait qu’une majeure partie de la population s’informe sur les réseaux sociaux. Aussi les influenceurs et youtubeurs doivent être autant considérés que les médias traditionnels. La clé de ce changement c’est la pédagogie et l’enseignement. C’est pourquoi le Grand Défi tient à embarquer les médias dans cette aventure. Ils se doivent d’être acteurs d’une information libre et documentée pour lutter contre l’information qui désespère et l’éco-anxiété. La situation est grave mais la seule solution c’est de continuer d’espérer et de s’engager. L’action libère et rend optimiste. ■

Propos recueillis par Gilles Vanderpooten