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L’actu de Reporters d’Espoirs

L’écrivaine Leïla Slimani rejoint le jury du Prix européen du jeune reporter

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« J’ai beaucoup d’admiration pour les reporters, pour ceux qui vont sur le terrain et qui nous donnent à voir ce qu’il se passe véritablement à travers le monde. »

En 2021, le Prix Reporters d’Espoirs se déploie au-delà des frontières, avec un prix spécial dédié aux jeunes de 18 à 30 ans, qui marque l’ambition européenne de l’association. Il est doté de 10 000 euros, grâce au concours de la Fondation du Crédit Mutuel et du Fonds jeunes et innovants. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 15 avril et les modalités pour postuler détaillées ici. A cette occasion, nous rassemblons des personnalités de la culture et des médias, qui nous livrent leurs espoirs en l’Europe, le journalisme et la langue française. Premier épisode avec Leïla Slimani.

Journaliste et femme de lettres franco-marocaine, Leïla Slimani a reçu le prix Goncourt pour son deuxième roman, Chanson douce, adapté au cinéma. Eduquée dans la langue de Molière, élève du lycée français Descartes de Rabat, elle a rejoint la France il y a une vingtaine d’années pour y poursuivre des études littéraires puis en sciences politiques, théâtre, et médias. Elle travaille cinq années durant comme journaliste à Jeune Afrique, avant de se consacrer pleinement à la littérature. Choisie par ailleurs comme conseillère du président de la République sur les questions de francophonie, elle se fait l’ambassadrice de la langue française en Europe et dans le monde.

Gilles Vanderpooten – Merci Leïla de nous faire le plaisir et l’honneur de rejoindre le jury de cette première édition du Prix européen du jeune reporter ! En quoi partagez-vous la démarche qui anime Reporters d’Espoirs ?

Leïla Slimani – J’ai beaucoup d’admiration pour les reporters, pour ceux qui vont sur le terrain et qui nous donnent à voir ce qu’il se passe véritablement à travers le monde. Ils nous montrent la façon dont les gens essayent de vivre, de se battre et de protéger leur dignité au quotidien. Je suis assez admirative de l’exercice même du reportage d’un point de vue technique. C’est sûrement ce qui se rapproche le plus de ma pratique de l’écriture.

C’est d’ailleurs dans le journalisme que vous avez fait vos débuts.

Absolument. J’ai d’abord été journaliste à Jeune Afrique. J’ai toujours préféré le reportage, autrement dit le fait d’aller au contact du terrain, au contact des gens. C’est un exercice qui me plaisait beaucoup. Puis, à travers l’écriture, j’ai apprécié restituer non seulement une parole mais également une atmosphère.

Travailler à Jeune Afrique, était-ce un moyen de maintenir un lien avec le continent avec lequel vous aviez géographiquement pris vos distances en rejoignant la France ?

Ce n’était pas vraiment pour maintenir le lien mais plutôt pour le créer. J’avais le sentiment d’avoir grandi au Maroc mais dans une bulle. Je n’avais pas de contact avec ce pays, pas connu de manière profonde les grandes problématiques qui le traversaient. En réalité, c’était une manière de créer ce lien qui n’existait pas.

 Avez-vous pu explorer ce lien à travers des initiatives porteuses d’espoirs ?

Bien sûr. Je vous dirai même que, parfois, ce ne sont pas forcément les initiatives mais surtout les gens qui sont porteurs d’espoirs. Tout au long de votre vie, vous rencontrez des personnes qui vivent des moments douloureux, vous avez l’impression que cela relève d’une grande injustice et pourtant elles restent optimistes, d’une grande dignité et réussissent à se concentrer sur le côté positif de leur situation. A mon sens, c’est cette capacité à croire en l’avenir qui est porteuse d’espoirs.

 L’Europe est-elle une entité qui vous importe d’un point de vue culturel, littéraire, ou politique ?

Je fais partie de l’une des dernières générations qui a vraiment cru en l’Europe et qui y plaçait beaucoup d’espoirs. Cette génération qui voyait ERASMUS et la construction européenne comme quelque chose d’extraordinaire, comme une victoire sur la guerre. Il est vrai que, lorsque j’étais à Sciences Po, nous étions très nombreux à rêver de devenir fonctionnaire européen, de travailler pour cette entité qui, malheureusement aujourd’hui, a perdu sa capacité de séduction auprès des jeunes. A mes yeux, l’idée européenne demeure extraordinaire. Etant allée vivre en Hongrie en 2004, au moment de l’adhésion des pays d’Europe de l’Est à l’Union européenne, je reste influencée par les écrivains européens, surtout les écrivains d’Europe centrale.

 L’Europe peut-elle tout de même encore susciter une appétence ?

Malheureusement, très peu s’intéressent de manière profonde et au-delà des apparences à l’idée même de l’Europe. Souvent manipulés par la consécration du retour à la souveraineté, la plupart des gens ne possèdent pas un rapport profond avec le passé. Notre société ainsi que notre époque valorisent essentiellement le présent et se méfient de plus en plus des discours sur le passé, ces derniers étant considérés comme nostalgiques voire conservateurs. Or, il faut dire que nous ne pouvons pas comprendre notre présent sans nous plonger dans notre passé. C’est une vision qui manque aujourd’hui.

« Aux jeunes reporters, je dis : prenez avant tout du plaisir à écrire ! Le fond comme la forme jouent un rôle dans le lien que vous allez établir avec votre lecteur et dans l’intérêt que votre reportage va susciter. Développez et travaillez votre style littéraire ! Car apporter sa touche personnelle à travers son écriture, c’est ce qui rend les reportages si beaux et agréables à lire. »

Le journaliste a-t-il un rôle à jouer pour rétablir ce lien manquant entre histoire, présent, et même avenir, que vous considérez nécessaire pour nous aider à nous projeter de manière constructive ?

Le journaliste doit mettre en lumière les perspectives en se plongeant d’emblée dans les racines des évènements. Il doit nous offrir un éclairage sur le passé, sur les origines tout en permettant une projection vers l’avenir. Il est essentiel que le journaliste ait cet intérêt pour l’Histoire. Je ne vois pas le journalisme comme une simple photographie du présent, cela resterait très incomplet.

En tant que Représentante du Président de la République pour la Francophonie, êtes-vous confiante dans le français comme langue d’avenir, notamment sur le plan européen alors même que nos amis britanniques ont quitté l’Union?

Je suis tout à fait confiante à cet égard. Je ne peux évidemment pas me réjouir du Brexit puisque le Royaume-Uni est un pays que j’apprécie énormément, un pays qui a apporté beaucoup à l’Europe. Toutefois, quitter l’Union européenne a été un choix de la population et doit donc être respecté. Cela va ainsi créer une opportunité, dont la Francophonie va se saisir, de défendre et promouvoir l’usage du français dans les institutions européennes. Le français est d’ailleurs une langue des institutions internationales qui a tendance à être « écrasée » par l’anglais lors de la rédaction des rapports.

Y a-t-il des reportages « porteurs d’espoirs » que vous auriez réalisés à l’époque où vous étiez journaliste ou qui vous ont touché récemment ?

J’ai été très touchée par l’ensemble des reportages portant sur les initiatives permettant aux migrants de vivre dans une plus grande dignité. Tous les reportages qui mettent en avant l’avenir commun de ces migrants qui arrivent et des personnes qui les accueillent en Méditerranée notamment sur les îles grecques, en Italie ou encore en France dans la Vallée de la Roya. Je suis généralement très touchée par ce genre de reportages qui prônent une autre image de la solidarité européenne.

Avez-vous un conseil à adresser aux jeunes et apprentis-reporters qui participent au Prix européen Reporters d’espoirs ?

En tant qu’écrivaine, je souhaite que ces jeunes reporters prennent avant tout du plaisir à écrire. Le fond mais également la forme jouent un rôle dans le lien que vous allez établir avec votre lecteur et dans l’intérêt que votre reportage va susciter. N’hésitez donc pas à développer et à travailler votre style littéraire. Dans le magazine en ligne intitulé Les Jours que je lis assez souvent, chaque reporter apporte sa touche personnelle à travers son écriture, c’est ce qui rend les reportages si beaux et agréables à lire.

Enfin, je conseille aux jeunes de lire les romans mais aussi les reportages de grands reporters littéraires qui demeurent intemporels, comme Joseph Kessel. Une plume singulière et reconnaissable constitue souvent la marque des plus beaux reportages. ■

Propos recueillis par Gilles Vanderpooten, directeur général de l’ONG Reporters d’Espoirs et retranscrits par Inès Barbe.

Et si vous rejoigniez vous aussi le Prix européen du jeune reporter ?

> Candidatez au Prix

> Invitez les belles plumes de 18 à 30 ans de votre connaissance, journalistes ou non, étudiants ou non, à postuler !

A propos de Reporters d’Espoirs & du Prix

Le Prix Reporters d’Espoirs met à l’honneur depuis 2004 les journalistes, innovateurs des médias, et étudiants-futurs professionnels des médias, pour leurs sujets traités sous l’angle « problème + solution ». Il a distingué plus de 100 lauréats depuis sa création, et célèbrera en 2021 sa 11e édition. Le Prix a permis à des journalistes de défendre leur travail au sein de leur rédaction, de gagner en notoriété auprès du public, de maintenir ou développer leurs rubriques, ou encore de convaincre leur média de la pertinence du journalisme de solutions. Le Prix s’inscrit dans la mission de Reporters d’Espoirs « pour une info et des médias qui donnent envie d’agir ». Pour en savoir plus : www.reportersdespoirs.org

Jeudi 19 novembre . RDV en ligne à Médias en Seine pour rêver le monde et les médias de demain !

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Isabelle Giordano, journaliste, présidente du PassCulture et administratrice de Reporters d’Espoirs, vous donne-rendez-vous ce jeudi 19 novembre de 12h20 à 13h à Médias en Seine, « le festival des médias de demain ». Elle animera une discussion sur le thème « Imaginer le monde de demain : un rôle positif pour les médias » avec Cyrille Franck, directeur de l’ESJ Pro et du site mediaculture.fr, et Serge Michel, ancien journaliste au Monde et fondateur du media Heidi.news

 

 

Reporters d’Espoirs rassemble 50 médias ce lundi 12 octobre dans une grande opération de « journalisme de solutions ». Mais au fait, de quoi s’agit-il ?

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Communiqué dimanche 11 octobre 2020

Mémona Hintermann, Isabelle Giordano, Christophe Agnus, Gilles Vanderpooten, les professionnels des médias, personnalités engagées et membres de Reporters d’Espoirs sont à la disposition des journalistes pour répondre à leurs questions, interrogations, sur le journalisme de solutions et l’opération « 24h pour La France des solutions » qui rassemble plus de 50 médias ce lundi 12 octobre 2020.

 

Depuis 2004, Reporters d’Espoirs est l’association reconnue d’intérêt général qui structure et diffuse la méthode du journalisme de solutions

Il y a 16 ans, l’ONG Reporters d’Espoirs lançait le « journalisme de solutions ». Une démarche qu’elle a analysée, documentée, structurée, et qui a depuis fait mouvement en France et dans le monde. Loin de l’idée d’un journalisme « gentillet, naïf ou positif » qui a pu être entretenue un temps, c’est bien une méthode dont se revendique aujourd’hui un nombre croissant de journalistes et professionnels de l’information. Elle apparait d’autant plus incontournable dans la période d’incertitude que nous traversons.
Identifier des réponses concrètes à des problèmes économiques, sociaux, écologiques ; les diffuser tout en portant un regard journalistique critique sur des « solutions » parfois autoproclamées, n’est plus une idée, un concept, ou une hypothèse : c’est une réalité et une nécessité.

 

L’écosystème médiatique rassemblé autour d’une idée simple : l’information et les médias peuvent diffuser la connaissance d’initiatives qui inspirent et ont un impact concret et bénéfique, tout en restant fidèles à leur principe fondateur : les analystes critiques du monde dans sa complexité.

Journalistes de médias locaux régionaux et nationaux, reporters de terrains de guerres et de conflits, personnalités du monde des médias, psychologues, médecins, sociologues et historiens des médias… Nombreux sont les acteurs et observateurs des médias à s’accorder sur la nécessité et les bénéfices « d’offrir aux citoyens une information qui leur permette de reprendre le pouvoir sur les événements » ; « des outils de résilience » ; « des pistes pour comprendre et pour agir » ; « de donner à voir la reconstruction après la destruction », ou encore des « récits pour se projeter au-delà du spectacle de l’immédiat et de la catastrophe ».

Reporters d’Espoirs les rassemble régulièrement dans ses événements, ateliers, jurys, groupes de travail, et leur donne la parole notamment dans « Imaginer le monde de demain. Le rôle positif des médias », livre paru aux éditions Actes Sud en juillet dernier, sous la plume de Gilles Vanderpooten, directeur général de l’ONG, avec la postface d’Eric Fottorino, qui fait le point sur les expériences, cas d’études, succès et échecs en France et à l’étranger.

Au-delà de la nécessité pour l’écosystème médiatique et journalistique –dans lequel seuls 26% des Français disent avoir confiance[1]– de regagner l’estime des citoyens, le journalisme de solutions apparait comme une réponse à la demande de plus en plus explicite des citoyens : « 32 % des personnes disent éviter les actualités, invoquant en premier lieu l’impact négatif sur leur humeur (58 %) et le sentiment d’impuissance qu’elles éprouvent (40%) »[2] ; « 82 % des Français veulent que les médias rendent davantage compte des initiatives positives »[3].

« Mettre la plume dans la plaie comme le disait Albert Londres dont nous nous réclamons tous, tout en contribuant à « penser et panser les plaies », telle est la mission du journalisme de solutions que nous défendons avec Reporters d’Espoirs » explique Christophe Agnus, président de l’association

 

Prix, Lab, France des solutions : Reporters d’Espoirs porte un programme de 3 actions concrètes et réflexives au service de l’information des citoyens et de ceux qui la produisent

Pour répondre au défi, Reporters d’Espoirs a depuis 16 ans mis en œuvre une série d’actions ambitieuses, au service à la fois des journalistes, des médias et des citoyens.

Son programme est aujourd’hui structuré autour de 3 ambitions et actions :

 

  1. Analyser et renforcer l’impact de médias : Le Lab Reporters d’Espoirs.Le Lab structure la démarche du journalisme de solutions en réalisant :
  • études (dernière en date : « Comment les médias traitent du climat ? » présentée en juillet),
  • ateliers (sur le journalisme de solutions avec la sémiologue Mariette Darrigrand, le psychologue Serge Tisseron ou l’expert du digital Benoît Raphael ; ou sur le climat avec la scientifique du GIEC Valérie Masson-Delmotte, la sociologue Isabelle Veyrat-Masson)
  • outils numériques: après avoir innové sur l’Assistant Google en développant une application utilisée par 60 000 citoyens qui reçoivent chaque jour une dose d’initiatives constructives, Reporters d’Espoirs développe son « HUB », plateforme de valorisation de reportages et de sourcing d’initiatives pour les journalistes – il sera officiellement présentée en novembre 2020.
  1. Mettre à l’honneur les journalistes et innovateurs des médias : parce qu’ils sont indispensables à notre démocratie, parce qu’ils sont la voix des sans-voix, parce que la puissance de démultiplication du « quatrième pouvoir » influence et met en mouvement la société, parce que l’utilité sociétale est leur fondement, Reporters d’Espoirs, ONG de journalistes et d’information, est au service des journalistes et d’une information exigeante et de qualité qui éclaire et rend plus forts et résilients les citoyens.
    Le Prix Reporters d’Espoirs a ainsi valorisé depuis 16 ans, à travers 10 éditions, plus de 100 journalistes lauréats dont le travail a pu être mis en lumière, gagner en crédibilité au sein même des rédactions, et créé une émulation constructive.
  2. Diffuser la connaissance d’initiatives crédibles pour inspirer et engager les citoyens : c’est l’ambition de La France des solutions depuis 8 ans, qui a rassemblé physiquement plus de 3500 acteurs de solutions, journalistes et influenceurs ; et touché jusqu’à 25 millions de personnes en audience cumulée…Ambition renouvelée dans un format inédit avec les « 24h pour La France des solutions » qui se tiennent ce lundi 12 octobre au cœur de 50 médias de France toute la journée, et à 21H pour une émission inédite sur www.reportersdespoirs.org !

 


Programme de la journée et de l’émission :
www.reportersdespoirs.org / www.francedessolutions.fr


Pour aller plus loin :

  • A suivre demain : un communiqué sur le programme et les 50 médias engagés dans l’opération « 24h pour La France des solutions »
  • Un « Kit média » (dossier de presse, visuels) est à disposition ici

 

 

POUR CONTACTER REPORTERS D’ESPOIRS :

 

Etienne Hidier, Chargé de relations médias
07 83 75 64 38  –  eh@reportersdespoirs.org

 

Gilles Vanderpooten, Directeur général
01 42 65 20 94  –  gv@reportersdespoirs.org

 

www.reportersdespoirs.org

 

[1] Ipsos MORI Veracity Index, Trust in Professions.

[2] Etude Reuters Institute, réalisée sur un échantillon de 75 000 personnes interrogées dans 38 pays.

[3] D’après l’enquête Radio France – France Télévisions menée auprès de 127 000 personnes “Ma télé et ma radio demain, les résultats !”,

radiofrance.fr, 6 février 2019.

[Analyse] Comment les médias traitent-ils du changement climatique ?

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Reporters d’Espoirs a dévoilé mardi 7 juillet les résultats de son étude « Comment les médias traitent-ils du changement climatique ? ».

Nous avons réuni 50 journalistes, pour échanger sur le traitement médiatique du changement climatique, en prenant appui sur notre étude dont vous pouvez découvrir les résultats complets et une infographie.

QUELQUES CONSTATS

  • Moins de 1% : c’est la part moyenne des sujets qui évoquent le climat en TV, radio et presse.
  • La presse quotidienne nationale est le plus impliqué des médias d’information généraliste avec une moyenne de 3,8% des contenus abordant le climat. Le Monde en tête à plus de 5% ; dans la presse plus spécialisée La Tribune avec un record de 5,25%.
  • La presse quotidienne régionale et les journaux télévisés sont les médias les plus « constructifs » au sens où, en plus d’exposer un problème, ils s’intéressent à des tentatives de réponses ou à des initiatives concrètes et concluantes : 27% des sujets dédiés au climat le sont dans la presse régionale ; 1 sujet sur 4 ou 5 sur le petit écran.
  • En radio, 0 à 1,3% des sujets abordent le climat dans les journaux de 8h, qui constituent les pics d’audience… Toutefois les matinales intègrent, à des moments d’audience moindre, des chroniques dédiées à l’environnement qui abordent régulièrement le climat –La minute verte sur RTL et L’Edito au Carré sur France Inter en tête.
*méthodologie explicitée dans l’étude complète

Conférence – Le monde post COVID vu par les 20/30 ans

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Le Projet Imagine organise mardi 30 juin prochain un Facebook Live sur le thème : « Le monde post COVID vu par les 20/30 ans». 

Entourée de 7 intervenants , âgés de 22 à 28 ans, basés à Paris, Londres, New York et en Bretagne, Frédérique Bedos revisitera l’actualité et notamment des thématiques qui les concernent au premier chef comme les évolutions sociétales, les questions de genre, l’alimentation, l’art, la culture, la politique, l’économie l’écologie, le numérique, l’égalité femme-homme… sans oublier bien entendu le racisme et toutes les formes de discrimination.

Des Antilles à Paris en passant par Londres, la Bretagne ou New York, ces jeunes Français ont fait des choix très différents. Ils ne manqueront pas de vous surprendre par leur maturité, leur conscience éclairée, leur appréhension du monde… Ils sont à l’âge charnière : ils ont fini leurs études, débutent dans la vie active et ont tout à construire. Hyper connectés -ou pas-, ils ont accès au monde entier. Ils ne suivent pas forcément la voie tracée par les générations précédentes, mais construisent leur propre chemin. Recherche de son identité propre, réflexions sur la sexualité, envies de carrière – ou pas -, ils s’intéressent au pouvoir d’agir des citoyens, à la transformation digitale, aux droits des minorités, à la transparence des pouvoirs, aux résiliences individuelles et collectives, à la place de la création artistique, à la compréhension de soi et des autres, au respect de l’humain, à la spiritualité, au travail, aux libertés publiques, à l’agriculture, à la démocratie, au féminisme, à l’écologie, au pain au levain…

Tous fragiles, tous concernés, avec le Psychodon

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L’association Psychodon a pour vocation de mettre en relation les associations, les bénéficiaires et les mécènes dans le champ de la santé psychique. L’objectif est de les aider à se fédérer pour innover ensemble et travailler sur des projets et des initiatives locales remontant des territoires.

Au-delà de ce travail de mise en réseau des acteurs, le Psychodon c’est aussi de la sensibilisation sur le sujet de la maladie mentale afin de dire #STOP au tabou ! Informer, sensibiliser et mobiliser sur trois grands axes : la recherche, l’accompagnement et la prévention.

L’association diffuse depuis le 25 mai un spot télévisé avant de sensibiliser à cette cause dont on parle peu, et qui concerne pourtant beaucoup de monde.

Lancement de Code 1, le collectif des solutions pour demain

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La crise sanitaire que nous traversons bouleverse les certitudes de chacun d’entre nous et nous oblige à réfléchir et construire un modèle de société vertueux. De nombreux acteurs politiques, économiques, sociaux s’expriment largement depuis plusieurs semaines sur leur vision du monde de demain en théorisant les facteurs clés de succès d’une société plus durable.

Initié par Pierre Nougué, CEO d’ECOSYS Group, le collectif CODE 1 rassemble déjà plusieurs acteurs de références et des réseaux innovants comme Reporters d’Espoirs, Croissance Plus, Citizen Entrepreneur, AI For Good, Cleantech Open France ou Simon de Cyrène. CODE 1 s’appuie sur l’intelligence collective pour reconstruire la France autour d’un projet de société innovante, inclusive et durable, en cohérence avec le modèle « Demain » de BPI France.

L’objectif est de faire de l’épreuve actuelle une occasion pour accélérer les transformations du monde de demain. En mettant en relation sur une plateforme collaborative des réseaux d’entreprises, de citoyens et d’associations, de médias, et d’acteurs publics, nous entendons favoriser les interactions pour bâtir une France des solutions !

En rejoignant le collectif et cette plateforme qui compte déjà plusieurs dizaines de contributions, vous mettrez au service du plus grand nombre des solutions concrètes, des compétences qui permettront de gagner du temps et d’engager dès à présent des synergies opérationnelles puissantes entre citoyens, médias, entreprises et acteurs publics.

Nous vous proposons de rejoindre le collectif CODE 1 avec deux niveaux d’implication :

  • Vous pouvez soutenir cette initiative en apportant votre signature et en la partageant avec vos réseaux pour lui donner plus d’impact : https://collectif-code1.typeform.com/to/NRGbRQ
  • Et vous pouvez rejoindre la plateforme d’intelligence collective pour participer à la diffusion de solutions déjà existantes et collaborer à inventer celles de demain : visitez le site du collectif CODE 1 http://www.collectif-code1.eu/

Le concours vidéo Moteur! est prolongé jusqu’au 17 mai !

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La 4ème édition du concours Moteur! a été prolongée, tous les participants ont jusqu’au dimanche 17 mai minuit pour envoyer leur vidéo sur le site du projet Moteur! Afin de donner l’opportunité aux jeunes de pouvoir réfléchir à la question « quelle est la personne de ton entourage qui t’inspire ? », et pour leur donner le temps nécessaire dans ces moments si particulier de réaliser leur vidéo, le concours Moteur! a été prolongé jusqu’au 17 mai 2020 minuit.

 

Le Concours Moteur !

Puisque le confinement peut aussi rimer avec créativité, l’association Moteur! se mobilise pleinement pour continuer à soutenir les jeunes et les inciter à être reconnaissants envers les personnes qu’ils admirent. Cette période que nous traversons nous demande d’être tous et plus que jamais solidaires, de garder ou de renforcer le lien même à distance : avec les grand-parents, avec les personnes aimées et isolées par nécessité. Nous invitons les jeunes durant ces jours de confinement à découvrir leurs talents, mettre en lumière leur générosité, s’évader grâce à l’imagination, la créativité qui mettra en valeur leur reconnaissance exprimée avec leur smartphone sous forme d’une courte vidéo.

Le jury présidé par le slameur et réalisateur Grand Corps Malade est composé, entre autres, du comédien parrain de Moteur! Samuel Le Bihan, de la journaliste Isabelle Giordano, de l’animateur et producteur Sébastien Folin, des humoristes du trio Lolywood, de l’ancien sextuple champion du monde boxe et actuel délégué régional aux quartiers populaires d’Ile-de-France Jean-Marc Mormeck, du rappeur et acteur Gringe et de l’animatrice Anaïs Grangerac. Ils auront pour lourde tâche de sélectionner les 25 lauréats qui, ne pouvant cette année se rendre au festival de Cannes, auront la chance de bénéficier d’un séjour exceptionnel de cinq jours à Paris, placé sous le signe de l’inspiration, des rencontres et du cinéma. Les lauréats seront également réunis pour séjourner au sein du campus Moteur! autour de la confiance en soi (éloquence, slam, expression corporelle, serious game de développement personnel….).

De nombreux prix seront décernés à une cinquantaine d’autres participants : journée VIP chez TF1, dans les studios de Youtube Paris, une bourse d’étude à l’ESRA, une bourse de résidence du CNC,et beaucoup d’autres récompenses encore pour accompagner les jeunes.

20 personnalités soutiennent l’Appel de Reporters d’Espoirs : « Médias, donnez davantage de voix à la France des solutions ! »

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Dans le contexte particulièrement anxiogène du coronavirus, l’association Reporters d’Espoirs a lancé dans le Journal du Dimanche un Appel aux médias.
Un collectif de personnalités affirme aujourd’hui son soutien à la démarche, composé d’observateurs et d’analystes des médias, de médecins, psychologues, psychiatres, neuroscientifiques, de producteurs, réalisateurs et journalistes dont plusieurs lauréats du Prix Albert Londres.

« Médias, donnez davantage de voix à la France des solutions ! »

Journalistes, responsables de rédactions, dirigeants de médias, influenceurs du web, producteurs de contenus… vous savez combien les informations anxiogènes, répétées, martelées, peuvent compromettre notre santé mentale comme notre capacité à nous projeter. Face à cela, beaucoup d’entre vous saluent la mobilisation du personnel soignant, l’entraide de voisinage, les initiatives qui, ici et là, contribuent à l’effort collectif et à la solidarité de proximité. Soyez-en remerciés !

Dans la situation inédite que nous subissons tous, nous pourrions céder sous le poids des nouvelles anxiogènes : décompte quotidien du nombre de victimes, situation dramatique au sein des hôpitaux et maisons de retraites, entreprises en difficulté, pénuries en cours ou à venir…
Cette crise pourrait générer peur, désintégration et repli sur soi, alimentés par le spectacle du pire.
Pour que les élans de solidarité, de résilience, de construction, soient plus puissants que les forces de destruction, nous avons besoin de vous, plus que jamais.

Oui, les médias peuvent être des acteurs essentiels de l’amélioration de notre société !
Alors continuez de vous faire les porte-voix, dans ce moment de crise comme tout au long de l’année, des citoyens de tous horizons, associations, entreprises, collectivités, qui font jaillir des réponses nouvelles en faveur du vivre et du faire ensemble. Ils constituent autant de contenus à porter à la connaissance des citoyens, pour que chacun résiste psychologiquement, se sente inspiré et puisse agir à son tour.

Pendant que les Français, responsables et solidaires, sont confinés chez eux, nous appelons à amplifier la mobilisation de celles et ceux qui fabriquent et diffusent l’information : titres de presse, chaînes de radio et de télévisions, nouveaux médias, influenceurs, youtubeurs, instagramers…
Soyez les témoins permanents de cette société qui refuse la fatalité, se réinvente dans la crise, et propose de nouveaux modèles pour l’avenir !
Rassemblez-vous autour de cette “France des solutions” qui nourrit la fierté collective, la confiance en vous et en la société.

 

 

Les 20 personnalités-soutiens

Reporters d’Espoirs, association d’intérêt général, « pour une information et des médias qui donnent envie d’agir », avec :

Laure ADLER, journaliste, productrice, auteure

Cécile ALLEGRA, journaliste-réalisatrice (Prix Albert Londres 2015), fondatrice de l’association Limbo

Alexandre AMIEL, journaliste et producteur, Caméra Subjective

Francis BALLE, sociologue, professeur, cofondateur de La Revue européenne des médias et du numérique, ancien membre du CSA et directeur de l’Institut français de presse

Jean-Marie CHARON, sociologue des médias, chercheur associé au Centre d’étude des mouvements sociaux, EHESS/CNRS

Mariette DARRIGRAND, sémiologue, spécialiste de l’analyse du discours médiatique

Cynthia FLEURY, philosophe, psychanalyste, professeur titulaire de la Chaire « Humanités et Santé » au CNAM

Mathieu GALLET, fondateur de la plateforme de podcasts Majelan, ancien président de Radio France et de l’INA

Isabelle GIORDANO, présidente du comité stratégique du Pass Culture, ancienne directrice générale d’UniFrance

Jean-Claude GUILLEBAUD, journaliste, grand reporter (Prix Albert Londres 1972), directeur littéraire

Mémona HINTERMANN-AFFEJEE, grand reporter, ancien membre du CSA

Sophie JOVILLARD, journaliste-animatrice

Patrick LEMOINE, psychiatre, ancien praticien hospitalier et directeur d’enseignement clinique à l’Université Claude Bernard de Lyon

Serge MICHEL, journaliste (Prix Albert Londres 2001), ancien directeur adjoint de la rédaction Le Monde et directeur Le Monde Afrique, cofondateur de Heidi.News

Serge MOATI, journaliste et documentariste

Bouchra REJANI, productrice, membre du Comité Exécutif de la Fondation Engagement Média Jeunes de France Télévisions, ancienne membre de l’Observatoire de la Diversité du CSA

Florence SERVAN-SCHREIBER, journaliste, auteure

Serge TISSERON, psychiatre, membre de l’Académie des technologies

Hugo TRAVERS, influenceur, Hugo Décrypte

Gilles VANDERPOOTEN, auteur, éditeur, directeur général de Reporters d’Espoirs

Isabelle VEYRAT-MASSON, sociologue et historienne des médias, directrice du Laboratoire Communication et Politique au CNRS

Un appel aux médias à s’engager concrètement, dès maintenant

Reporters d’Espoirs appelle l’ensemble des médias qui se retrouvent dans cette démarche à témoigner de leur engagement auprès des Français, en rejoignant l’opération « La France des solutions ». Concrètement : chaque média est invité à réaliser et diffuser, au moins une fois par semaine du 27 avril au 27 juin, un sujet, reportage, contenu de son choix, sur une initiative concrète et impactante, liée à la période de crise et permettant de préparer l’après-crise.

Signez l’appel-pétition « Médias, continuez à donner de la voix à la France des solutions ! »

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Reporters d’Espoirs vient de publier son Appel « Médias, continuez à donner de la voix à la “France des solutions” ! » dans Le Journal du Dimanche. Le voici. Nous vous invitons à le signer ici.

 

« Médias, continuez à donner de la voix à la “France des solutions ! »

Journalistes, responsables de rédactions, dirigeants de médias, influenceurs du web, producteurs de contenus… vous savez combien les informations anxiogènes, répétées, martelées, peuvent compromettre notre santé mentale comme notre capacité à nous projeter. Face à cela, beaucoup d’entre vous saluent la mobilisation du personnel soignant, l’entraide de voisinage, les initiatives qui, ici et là, contribuent à l’effort collectif et à la solidarité de proximité. Soyez-en remerciés !

Dans la situation inédite que nous subissons tous, nous pourrions céder sous le poids des nouvelles anxiogènes : décompte quotidien du nombre de victimes, situation dramatique au sein des hôpitaux et maisons de retraites, entreprises en difficulté, pénuries en cours ou à venir…
Cette crise pourrait générer peur, désintégration et repli sur soi, alimentés par le spectacle du pire.

Pour que les élans de solidarité, de résilience, de construction, soient plus puissants que les forces de destruction, nous avons besoin de vous, plus que jamais.

Oui, les médias peuvent être des acteurs essentiels de l’amélioration de notre société !
Alors continuez de vous faire les porte-voix, dans ce moment de crise comme tout au long de l’année, des citoyens de tous horizons, associations, entreprises, collectivités, qui font jaillir des réponses nouvelles en faveur du vivre et du faire ensemble. Ils constituent autant de contenus à porter à la connaissance des citoyens, pour que chacun résiste psychologiquement, se sente inspiré et puisse agir à son tour.

Pendant que les Français, responsables et solidaires, sont confinés chez eux, nous appelons à amplifier la mobilisation de celles et ceux qui fabriquent et diffusent l’information : titres de presse, chaînes de radio et de télévisions, nouveaux médias, influenceurs, youtubeurs, instagramers…  
Soyez les témoins permanents de cette société qui refuse la fatalité, se réinvente dans la crise, et propose de nouveaux modèles pour l’avenir ! 
Rassemblez-vous autour de cette “France des solutions” qui nourrit la fierté collective, la confiance en vous et en la société.

Par Reporters d’Espoirs
« pour une information et des médias qui donnent envie d’agir »
Association d’intérêt général créée en 2004
www.reportersdespoirs.org