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Journalisme de Solutions dans le Monde

Semaine de l’Afrique des Solutions 2026 : un nouveau paradigme pour l’information constructive

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En mai 2000, The Economist titrait en couverture « L’Afrique : le continent sans espoir ». Un quart de siècle plus tard, ce cadrage a la vie dure. Le paysage médiatique contemporain fait pourtant face à un double défi : d’un côté, la saturation des audiences, puisque selon la 40e édition du Baromètre de confiance des Français dans les médias (La Croix, 2026), un Français sur deux exprime un sentiment de rejet ou de fatigue face à l’information, et 68 % déplorent que les médias privilégient le clash à la pédagogie ; de l’autre, un biais de négativité qui, appliqué au continent africain, réduit trop souvent les réalités de terrain aux crises structurelles, aux tensions ou aux seuls impacts de la crise environnementale. C’est à la croisée de ces deux constats que se situe la Semaine l’Afrique des Solutions (SAS), dont la 4e édition se tiendra les 23 et 24 octobre 2026 à la Mairie du 16e arrondissement de Paris.

Le coût mesurable d’un récit biaisé

Le sujet dépasse de loin la question de l’image. Une étude publiée en octobre 2025 par l’organisation Africa No Filter et le cabinet Africa Practice, intitulée « Le coût des stéréotypes médiatiques pour l’Afrique », a chiffré ce que les économistes appellent désormais une prime de préjudice : les stéréotypes médiatiques gonflent le coût des emprunts africains jusqu’à 4,2 milliards de dollars par an, car la couverture négative affecte directement les primes de risque exigées par les investisseurs internationaux. Les chercheurs estiment qu’une amélioration de 10 % de l’image médiatique d’un pays entraîne une baisse de 1 % de ses taux d’intérêt. Autrement dit, le récit médiatique n’est pas un enjeu de communication : c’est une variable macroéconomique.

Le phénomène est d’autant plus complexe qu’il ne se limite pas aux rédactions occidentales. Selon un rapport d’Africa No Filter publié en 2023, un tiers des articles sur l’Afrique publiés par les médias du continent proviennent d’agences de presse étrangères, un constat qui alimente un mouvement croissant en faveur d’une souveraineté narrative africaine. C’est précisément dans cet espace que la SAS a construit sa légitimité.

Une trajectoire ascendante, un écosystème structuré

Portée par l’association Notre Voix, média fondé sur le principe du « 100 % solutions », et son président-fondateur Léonce Houngbadji, en partenariat avec l’agence LH Partners, la SAS a connu en trois éditions une montée en puissance méthodique : Paris et Port-Marly en 2023, un dialogue euro-africain entre Paris et Rabat en 2024, puis une édition parisienne en 2025 qui a marqué un tournant structurel. Le bilan cumulé donne la mesure du mouvement : plus de 5 000 participants venus de 40 pays, plus de 300 projets innovants révélés, plus de 300 médias et journalistes mobilisés, plus de 150 journalistes formés au journalisme de solutions, une cinquantaine de partenaires institutionnels et privés, et cinq ouvrages publiés recensant les initiatives du continent.

Surtout, l’édition 2025 a transformé l’événement en infrastructure. Quatre comités stratégiques ont été créés : le Réseau des Ambassadeurs de Solutions pour l’Afrique, qui ambitionne de fédérer 10 000 porteurs de solutions ; le Réseau des Médias et Journalistes de Solutions pour l’Afrique ; un Comité de mobilisation des financements ; et l’Innov’Africa Hub, laboratoire réunissant chercheurs, entrepreneurs et créatifs. Cette architecture distingue la SAS d’un simple rendez-vous annuel : elle vise la circulation de modèles duplicables, du prototype local au déploiement continental.

L’édition 2026 : la « Génération Solutions » au centre

Placée sous le thème « Génération solutions : l’Afrique qui crée, ose et transforme », l’édition 2026 assume un pari démographique autant qu’éditorial : faire de la jeunesse africaine, la plus nombreuse au monde, le sujet central du récit plutôt que son angle mort. Le constat est documenté : les travaux d’Africa No Filter montrent que les récits sur la jeunesse africaine sont souvent marqués par des stéréotypes évoquant l’inactivité, la violence ou la criminalité, et que sa couverture médiatique en ligne a diminué entre 2017 et 2021.

Le programme articule le Forum des Solutions Africaines, espace de co-création entre innovateurs, investisseurs et décideurs ; le Village des Entrepreneurs de Solutions (Exposition Innov’Africa Hub) ; la Soirée des Solutions Awards ; des ateliers immersifs et laboratoires thématiques ; et l’espace « Parole aux Femmes de Solutions », consacré au leadership féminin. Fait notable pour un événement à dominante économique et diplomatique : la formation au journalisme de solutions y constitue un axe de programme à part entière, avec ateliers pratiques, mentorat et études de cas.

L’exigence de la sixième question

Car pour éviter les pièges de la communication institutionnelle ou du storytelling creux, ce changement de récit repose sur une méthodologie journalistique stricte. Il s’agit d’appliquer systématiquement la sixième question du journalisme : « Qu’est-ce qu’il se passe maintenant ? ». Enquêter sur une initiative implique d’en analyser les causes, d’évaluer le processus de mise en œuvre, de mesurer les résultats par des faits vérifiables, mais également d’en exposer les limites matérielles ou structurelles. Cette approche, initiée dès 2004 par des organisations pionnières comme Reporters d’Espoirs, a acquis une reconnaissance institutionnelle en France : le rapport des États généraux de l’information (2024) recommande explicitement de généraliser le journalisme de solutions, dont il est démontré qu’il fait baisser l’info-anxiété et renoue une relation de confiance avec les consommateurs d’information, notamment via la formation initiale et continue des journalistes.

C’est cette rigueur qui distingue le journalisme de solutions d’une narration simplement positive. Il ne s’agit pas d’éluder les difficultés du continent, mais d’adopter un spectre large capable de documenter à la fois les problèmes et les réponses concrètes apportées par la société. En réunissant autour de cette exigence innovateurs, décideurs, investisseurs et professionnels des médias, la Semaine l’Afrique des Solutions confirme qu’une information factuelle, constructive et non complaisante constitue à la fois un levier de confiance démocratique et, les chiffres le démontrent désormais, un levier de développement économique pour les territoires.

Les T d’Oc : comment la diversification des revenus a renforcé la confiance des lecteurs 

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Pierre Archet est directeur de l’hebdomadaire régional « Le Journal d’Ici » (Tarn et Lauragais), une entreprise de 12 salariés implantée à Castres dont le bassin de diffusion couvre le Tarn et le Lauragais. Depuis 2019, il organise les T d’Oc, une opération de journalisme de solutions qui met à l’honneur des initiatives locales et qui s’est révélée être un véritable levier de diversification économique pour le titre. Point d’orgue de l’opération : l’événement « La nuit des terroirs ». Rencontre.

Qu’est-ce qui a motivé votre initiative ?

Nous voulions diversifier la marque pour ancrer notre notoriété et développer de nouveaux revenus. Dans notre ADN de média local, il y a la mise en valeur des dynamiques qui  concerne aussi bien le tissu associatif que les acteurs économiques, publics ou les particuliers.  C’est à partir de ces constats simples que nous avons imaginé une opération qui allie trois dimensions. Éditoriale d’abord  : le journal, le site internet et les supports numériques. Deuxièmement, une interaction avec les lecteurs et avec le public de façon générale. Enfin, de l’événementiel. C’est sur ces bases qu’ont été créés les T d’Oc – pour “Tarn, Terroir de Talents, en Occitanie”.

Nous avons associé des partenaires institutionnels et privés à ces dynamiques locales, créant une ligne de revenus supplémentaire.

A t-il été difficile de convaincre les acteurs privés et publics de vous soutenir ?

Le principal challenge a été de faire de cette opération un événement suffisamment différenciant, remarquable et qualitatif. Pour que les gens qui nous avaient accompagnés aient envie de revenir et que l’événement s’ancre dans la durée. Nous avons réussi dès le départ à embarquer de gros partenaires institutionnels – conseil régional, conseil départemental, association des maires du Tarn, chambres de commerce et des métiers ; puis des partenaires privés nous ont rejoints au fil du temps – Le Crédit Mutuel, un cabinet d’experts comptables, etc. Le modèle économique de la presse est chahuté en ce moment, notamment avec la baisse des revenus publicitaires. Aussi nous avons voulu créer des activités de diversification. L’opération est rentable depuis ses débuts.

Les T d’Oc perdurent depuis 2019, identifiez-vous pour autant des freins ? 

Nous n’avons pas rencontré de frein particulier. Au contraire, l’opération s’est installée dans le paysage et est devenue un rendez-vous important de la vie locale. De nouveaux partenaires financiers toquent même à la porte, que nous restreignons pour laisser aux autres une visibilité suffisante. En avoir trop ne serait pas une bonne idée : cela créerait une dilution et alourdirait l’opération.

Comment l’idée a été accueillie au sein du journal  ?

C’est un projet d’entreprise. Nous sommes une Très Petite Entreprise (TPE) d’une douzaine de salariés dont six journalistes. Je nous définis souvent comme “artisans de l’information”. Quand on veut avancer, surtout sur de nouveaux projets assez ambitieux, il faut le vendre en interne. Toute l’équipe s’est embarquée facilement, notamment parce qu’on ne demandait pas aux journalistes de se faire commerciaux ou inversement. Les journalistes réalisent des reportages sur les quatre initiatives des cinq catégories définies : animation, patrimoine, produire local, emploi & inclusion et transition écologique. Une fois les reportages réalisés, ils sont publiés dans le journal et sur nos supports numériques. Puis le public vote. 

Les journalistes constatent le succès de l’opération à travers les bénéfices qu’en tire le titre localement, en termes de crédibilité, de rayonnement et d’implantation. Donc forcément ils se sentent impliqués.

L’intérêt d’une structure de type PHR – Presse Hebdomadaire Régionale, agile, c’est que lorsqu’on a une idée, on la teste ; si elle est valable, on l’applique ; si elle ne l’est pas, on la change ou l’adapte.

Etes-vous attentif à la performance de vos articles – nombre de votes, taux d’ouverture des articles, nombre de clics ?

Nous suivons les votes et leur évolution, sachant que le public est invité à voter du mois de septembre jusqu’à mi-novembre sur le site internet du journal. L’engouement est là :  pour l’édition 2025, 7 000 votes ont été comptabilisés sur le site, dans un département qui compte 399 000 habitants. 

Vous êtes président du Syndicat de la presse hebdomadaire régionale. Comment voyez-vous le rôle de ce type de médias dans la société aujourd’hui ?

Au-delà du métier d’information stricto sensu, le média de proximité est là pour créer du lien. Le faire vivre et pour être une vitrine de la réalité locale, quelle qu’elle soit. Le travail d’animation que nous faisons avec les T d’Oc est légitime. Il peut prospérer assez rapidement, parce que les gens nous attendent là-dessus. C’est un moyen de faire perdurer la confiance des lecteurs. 

Globalement, nos hebdomadaires régionaux ont une très forte crédibilité, grâce à une relation souvent très ancienne avec leur communauté. Il y en a environ 250 en France. C’est une famille de presse qui a énormément évolué et qui occupe toute sa place dans le champ local. 

Je dis souvent que le journal local et le maire, ce sont les deux fantassins de première ligne de la démocratie. On est des acteurs de l’animation et du débat démocratique. Un des rôles essentiels qui nous incombe, c’est de faire vivre cela. L’information locale, c’est l’information du premier et du dernier kilomètre. C’est une presse d’hyper proximité. Pour l’essentiel, c’est une presse qui est très implantée dans les villes moyennes, dans les petites villes et dans les zones rurales. 

Marine Issartel



Voici comment Aurélien, professeur au collège de Bapaume, pratique le journalisme de solutions avec ses élèves

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Dans le Pas-de-Calais, depuis septembre 2025, Aurélien Dufromont, professeur documentaliste, utilise le kit pédagogique de Reporters d’Espoirs et du CLEMI auprès de ses élèves. Avec des moyens dignes de studios professionnels, les collégiens apprennent à créer l’information tout en la comprenant. Retour d’expérience. 

Aurélien Dufromont est professeur documentaliste depuis trois ans au collège Carlin Legrand de Bapaume. Il a découvert le journalisme de solutions lorsqu’il préparait le concours du CAPES. Depuis, il évoque régulièrement le sujet avec ses élèves. Il reconnaît qu’il s’en sert au quotidien depuis la formation qu’il a reçue de la part de Reporters d’Espoirs et du CLEMI (CLEMI national, des académies de Créteil et Lille) qui ont mis au point leur pédagogie en 2024. Au même titre que 30 autres enseignants de collèges et lycées, il a suivi la formation “EMI et compétences psychosociales”. Celle-ci présente le journalisme de solutions comme un levier pour développer des compétences cognitives et sociales.

Le kit est à disposition des enseignants d’écoles, collèges et lycées qui l’utilisent notamment à  l’occasion de la Semaine de la presse à l’école – chaque année au mois de mars. Au programme : du terrain plutôt que de la théorie, des ateliers et des exercices pratiques. 

“Réaliser des émissions radio en conditions professionnelles”

Deux ans auparavant, Aurélien avait lancé une webradio scolaire dans le cadre du dispositif WRS Studio, du département. La première année, le collège s’est  doté d’un enregistreur zoom, qui permet de faire des interviews avec un son de qualité. La deuxième année, s’ajoute un dispositif encore plus ambitieux : “le département nous offre le matériel studio professionnel, donc le broadcaster, les micros, les casques, tout ce qui va bien pour réaliser des émissions en conditions professionnelles” explique-t-il.”

Le but ? Construire une émission avec plusieurs formats radiophoniques sur le développement durable. Le tout avec l’aide d’une journaliste, qui est intervenue durant cinq sessions de deux heures pour encadrer les élèves et réaliser l’émission sur le thème du gaspillage alimentaire. D’une durée de vingt minutes, cette dernière a été diffusée en direct le 9 juin 2026 auprès des douze collèges du Pas-de-Calais qui ont participé au projet. Les radios associatives alentour l’ont même retransmise sur leurs ondes. À noter, 40 enseignants dont Aurélien ont suivi une formation similaire sur le département. 

“Le fait qu’on ait été accompagné d’une journaliste, ça a changé la donne”

M. Dufromont reconnaît que la diversité des niveaux dans son club radio, de la 6e à la 3e, complique parfois « la gestion des compétences des uns et des autres quant au maniement de la web radio« . La formation permet de “se recentrer sur du pratico-pratique, pour en faire quelque chose de simple et efficace”, indique-t-il. “Je pense que la rencontre avec une professionnelle des médias, ça change carrément la donne pour les élèves”, appuie l’enseignant. “C’est un peu le projet parfait pour l’EMI, ce type d’initiative”. 

Un changement concret chez les plus jeunes

La compréhension du journalisme de solutions s’est faite “presque de manière instinctive grâce à la réalisation de l’émission”. L’un des deux collégiens présentant l’émission en direct “constate réellement comment se construit l’info”, rapporte le professeur. Concernant l’impact de son travail, Aurélien Dufromont se réjouit : « le fait que les autres élèves voient leurs camarades manier le matériel et faire des interviews attise leur curiosité. Une heure par semaine est consacrée à ce ‘club radio’. Les élèves ont compris que pour faire quelque chose de plus conséquent, en variant les formats par exemple, il faudrait encore plus de temps », conclut-il. 

Marine Issartel

Journalisme de Solutions dans le Monde

MondoSolutions | Asie : le journalisme de solutions à l’épreuve des contextes politiques

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En Asie, le journalisme de solutions n’est pas une simple théorie. Il se déploie avec une vitalité réelle de Manille à Mumbai, et de Dacca à Hanoï. Cependant, cette pratique se heurte à une contrainte structurelle majeure que l’Europe et l’Amérique du Nord connaissent peu : dans une grande partie du continent asiatique, l’espace éditorial est étroitement négocié avec le pouvoir politique.

Une pratique ancrée dans l’urgence du terrain

Dans les démocraties fragiles ou émergentes d’Asie du Sud et du Sud-Est, le journalisme de solutions s’ancre d’abord dans l’urgence du terrain et les besoins vitaux des populations. En Indonésie, des portails d’information reconnus comme Mongabay traitent par exemple les controverses minières locales sous l’angle exclusif des alternatives concrètes et des remèdes durables.

Aux Philippines, des chercheurs documentent la façon dont les rédactions locales s’emparent de la méthode constructive pour couvrir les effets directs de la crise environnementale sur les communautés côtières. En Inde et au Pakistan, ce traitement journalistique irrigue massivement les sujets de santé publique et d’écologie, mettant en lumière des initiatives de proximité très concrètes, telles que le déploiement de la télémédecine dans les zones rurales isolées ou la gestion communautaire des ressources en eau.

Ces pratiques de terrain restent pourtant peu théorisées et s’avèrent largement absentes de la littérature académique internationale. C’est ce que les chercheurs désignent par le terme de « Global South Gap » : un angle mort structurel dans la production de savoirs et de données de référence sur les médias du Sud.

Le cas chinois : quand la méthode constructive devient un instrument d’État

La Chine représente un cas d’étude à part entière, mais aussi un avertissement utile pour la profession. Le journalisme constructif y est massivement pratiqué par les médias, mais entièrement réinterprété à l’aune de l’idéologie d’État.

Lors des confinements liés au Covid-19 à Shanghai, les récits médiatiques axés sur la solidarité collective et les réponses organisationnelles ont ainsi servi autant la cohésion sociale que la narration officielle du gouvernement. À l’international, les médias d’État comme Xinhua ou le China Daily exportent activement ce modèle, notamment en Afrique, en proposant une couverture « solutions » des relations sino-africaines pour faire contrepoids aux récits occidentaux jugés systématiquement négatifs.

La liberté éditoriale comme premier critère d’évaluation

Face à ces réalités, la ligne directrice reste mince. Entre un journalisme de solutions rigoureux, qui documente des réponses vérifiables à des problèmes réels à l’aide de preuves chiffrées, et une communication étatique habillée en journalisme constructif, c’est la liberté éditoriale qui fait la différence. En Asie plus qu’ailleurs, cette indépendance journalistique demeure le premier critère d’évaluation de la qualité de l’information. Dans le cadre de notre série sur le journalisme de solutions à travers le monde, ce panorama rappelle que la méthode exige une vigilance constante pour préserver la confiance du public et le débat démocratique.