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Jeunes Reporters d’Espoirs Europe :
pour une génération promotrice de la démocratie

L’information est trop souvent anxiogène. Elle relate insuffisamment le monde qui avance, construit, fait preuve de résilience et d’inventivité pour résoudre les problèmes auxquels nous faisons face.

Pour y remédier, la France s’est dotée en 2004 de la première association de journalisme de solutions. Aujourd’hui, la démarche a essaimé en Europe : Reporters d’Espoirs a accompagné la structuration d’associations de journalisme de solutions en Belgique et en Espagne, et s’appuie sur des réseaux amis au Royaume-Uni, en Suisse et en Italie.

Depuis 2021, le Prix Jeunes Reporters d’Espoirs Europea rassemblé 23 lauréats, 800 candidats de 25 pays, une quarantaine de membres de jury et 50 réseaux partenaires, et sensibilisé près de 300 000 citoyens et journalistes. En 2025, le Comité économique et social européen lui a décerné son deuxième prix de la lutte contre la polarisation de la société européenne.

En 2026, Reporters d’Espoirs Europe franchit une nouvelle étape en transformant son Prix jeunes en un programme, reposant sur une bourse et des interventions dans les écoles, plus près des futurs acteurs de l’information.

Notre objectif : contribuer à une génération

  • consciente des bénéfices concrets permis par la démocratie française et européenne, et par la coopération des peuples et des nations ;
  • convaincue que l’Union européenne demeure l’un des espaces les plus désirables au monde, face aux tentatives de déstabilisation et au relativisme ;
  • compétente en écriture journalistique, gage d’esprit critique et de confiance dans l’information de qualité, savoir-faire plus que jamais nécessaire à l’heure de l’intelligence artificielle.

23 lauréats

40 000 € de dotations partagées

800 candidats issus de 25 pays d’origine

50 réseaux partenaires  et + de 300 000 citoyens et journalistes sensibilisés

La Bourse en bref

Six bourses de 1 500 €, pour six jeunes quels que soient leurs parcours et études.
En plus de la dotation, chaque bénéficiaire est coaché par un journaliste professionnel et voit son reportage publié dans un média partenaire.

Deux bourses par thématique :

  • Économie
  • Numérique
  • Santé

Ce n’est pas un prix qui récompense un reportage déjà écrit. C’est une bourse qui finance et accompagne la réalisation d’un reportage à venir.

Qui peut candidater ? La bourse est ouverte aux francophones, jusqu’à 30 ans révolus, citoyens ou résidents de :

  • les 27 pays de l’Union européenne y compris les territoires ultramarins français ;
  • le Royaume-Uni,
  • la Suisse ;
  • les pays de l’Espace économique européen : Norvège, Islande, Liechtenstein ;
  • les pays candidats à l’Union européenne : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Macédoine du Nord, Serbie, Moldavie, Ukraine, Turquie, Géorgie ;
  • les micro-États européens : Andorre, Monaco, Saint-Marin, Vatican.

Le reportage. Entre 7 000 et 12 000 signes, en français. La longueur pourra être adaptée aux exigences du média partenaire qui le publiera.

Comment candidater ?

Vous candidatez non pas sur un reportage terminé, mais avec un projet de reportage.

Vérifiez votre éligibilité :

  • Être francophone
  • avoir jusqu’à 30 ans révolus,
  • être citoyen ou résident d’un pays d’Europe (voir la liste).

Remplissez le formulaire de candidature (lien ci-dessous) et acceptez le règlement.

N’oubliez pas : joignez votre CV !
Vous pouvez joindre tout autre élément -lettre de motivation ou de recommandation, etc.- mais cela est facultatif.

Engagez-vous !

En cas de sélection, vous vous engagez à réaliser le reportage et à suivre au moins un des webinaires de formation (en direct ou en replay).

Un entretien téléphonique ou en visioconférence pourra compléter l’étude de votre candidature.

> Je veux candidater, je remplis le court formulaire> Je consulte le règlement

Les thématiques

Les premières éditions ont surtout distingué des sujets sociaux, solidaires et écologiques. Pour encourager la jeunesse à s’ouvrir à des enjeux stratégiques, en phase avec la nouvelle configuration géopolitique, la bourse privilégie trois thématiques.

Economie

Souveraineté industrielle, made in Europe, coopérations industrielles, spécificités de l’économie sociale de marché européenne, électrification du marché automobile européen, réponses concrètes des territoires, etc.

Santé

Santé et environnement, alimentation et santé, santé mentale, etc.

Numérique

Souveraineté numérique, protection des données, cybersécurité, alternatives aux grandes plateformes, durabilité des matériels, lutte contre les ingérences étrangères, usages et régulation de l’intelligence artificielle et des réseaux sociaux, etc.

La liste des sujets est non exhaustive et vise à montrer la diversité des approches possibles.

Que remporte-t-on ?

  • Une bourse de 1 500 €
  • Le coaching d’un journaliste professionnel tout au long de la réalisation
  • La publication de votre reportage dans un média partenaire
  • La participation à « 48 heures pour l’Europe des solutions » à Paris : rencontres avec des rédactions, des grands reporters et des experts de l’Europe
  • L’entrée dans la communauté Reporters d’Espoirs et un réseau de jeunes professionnels de l’information
  • L’accès gratuit aux formations en ligne et au MOOC du journalisme de solutions

Les formations en ligne

Cinq webinaires d’une heure, gratuits et ouverts à tous, pour apprendre à définir un angle, choisir un sujet et pratiquer le journalisme de solutions appliqué à l’Europe.

Chaque séance réunit un grand reporter qui décrypte l’un de ses reportages, un formateur qui explicite la méthode et ses points de vigilance, et un expert de la thématique.

Le Tour des Reporters d’Espoirs en Île-de-France

Des modules de formation de deux à quatre heures, dans vingt classes et d’écoles, à travers les huit départements de la région, avec le soutien de la Région Île-de-France.
Les interventions sont réalisées par des journalistes experts des questions européennes, qui partagent leurs expériences, des méthodes, échangent sur la multiplicité des approches et angles possibles pour couvrir l’Europe, interagissent avec les étudiants.

48 heures pour l’Europe des solutions

Un rendez-vous à Paris qui réunit les jeunes, les lauréats, des journalistes et des experts de l’Europe autour de deux journées de rencontres, de terrain et de transmission.

Le calendrier

Le Jury Jeunes Reporters d’Espoirs Europe

Le jury 2026-2027 est en cours de constitution. Il réunit, comme lors des éditions précédentes, des journalistes, des dirigeantes et dirigeants de rédactions, des expertes et experts de l’Europe, ainsi que des lauréats des années passées.

Le Jury de la précédente édition

Journalistes, dirigeantes et dirigeants de rédactions, experts de l’Europe, lauréats des éditions précédentes : voici les membres du Jury 2024-2025 !

Nora Hamadi

Nora Hamadi

Journaliste, France Culture

Alexia Kefalas

Journaliste, correspondante du Figaro, du Point et de France 24 en Grèce

Christophe Leclercq

Fondateur d’Euractiv, président de la Fondation Europe’s Media Lab

Paolo Levi

Journaliste, correspondant en France de médias italiens - La Stampa, Ansa

Serge Michel

Fondateur du média Heidi.news (Suisse)

Amélie Reichmuth

Journaliste, lauréate Prix 2024

Renaud Girard

Grand reporter et géopoliticien, Le Figaro

Eléonore Gay

Journaliste, animatrice de Nous les européens sur France TV

Dorothée Merville-Durand

Directrice générale de la Fondation Hippocrène

Etienne Pflimlin

Président de la Fondation du Crédit Mutuel pour la lecture

Ségolène Allemandou

Ségolène Allemandou

Journaliste, Rédactrice en chef, ENTR (France Médias Monde)

François Vey

Journaliste, Rédacteur en chef, Zadig et Légende

Carolin Ollivier

Journaliste, Rédactrice en chef, ARTE

Pascal Canfin

Pascal Canfin

Député

Marianne Barriaux

Marianne Barriaux

AFP

Merci à nos mécènes

Merci à nos réseaux partenaires (édition précédente)

Témoignages de lauréats des éditions précédentes

Comment ont-ils choisi leur sujet ?
Qu’est-ce que le Prix leur a apporté ?
Elles et ils vous racontent.

Sami Zaibi (Suisse/Egypte)

Sami Zaibi a particulièrement aimé la visite à l’AFP (Agence France Presse) lors de son séjour à Paris pour la remise des Prix :« On utilise tous les jours leurs dépêches, découvrir la mécanique et le nombre de journalistes dédiés à l’info était fascinant ». Curiosité, amour de l’écriture et de la transmission, le Tuniso-Suisse a étudié à l’Académie du Journalisme à Neuchâtel. « Avec Serge Michel, Prix Albert Londres, le journalisme constructif y était évoqué ». Journaliste au quotidien de référence « Le Temps », il a pris une année sabbatique pour aller apprendre l’arabe en Égypte, et continue de rédiger une newsletter hebdomadaire sur le Moyen-Orient: « Elle s’intitule « Le Point du Jour » et comporte une rubrique Une Raison d’Espérer… Pas toujours simple à alimenter ! » PC.

Amélie Reichmuth (Suède)

Avec deux échanges Erasmus à son actif, Amélie Reichmuth, franco-allemande basée en Suède et mariée à un Danois, est résolument européenne. Elle se passionne très tôt pour le journalisme de solutions et avait déjà postulé au Prix européen du jeune reporter les années précédentes, une persévérance payante ! « Les visites organisées par Reporters d’Espoirs la veille [de la soirée de remise de Prix] étaient formidables, une occasion d’échanger avec des reporters de renom comme Renaud Girard (Le Figaro), de voir comment pitcher un sujet, et aussi de tisser des liens entre lauréats aux profils très variés, autodidactes comme moi ou sortis d’écoles de journalisme. Débats à bâtons rompus, avis engagés… la soirée était formidable ! ». PC. 

Pierre Terraz (France)

« Le prix présente beaucoup d’avantages. La dotation est généreuse. De plus, il y a une richesse dans l’accompagnement. Lorsque j’ai présenté ma première version, on m’a conseillé de comparer la situation française avec celle d’autres pays pour intégrer la dimension européenne. C’est à partir de là que j’ai trouvé les solutions. J’ai remarqué que le nombre de morts inconnus en Belgique est beaucoup moins élevé qu’en France, et j’ai vu ce qui était mis en place pour lutter contre ce phénomène. Le prix a une visée pédagogique, ce qui est un réel avantage. »

L'interview de Pierre Terraz

Emilie Andrieux (France)

“Ce prix est une véritable chance pour les jeunes journalistes. J’en ai entendu parler au sein de mon école et lorsque je me suis renseignée, j’ai trouvé la démarche très pertinente et je me suis retrouvée dans ce journalisme de solutions.
C’est en réalisant un sujet sur le dispositif “chèque psy” que j’ai découvert cette formation aux premiers secours en santé mentale. Je suis heureuse que mon sujet ait remporté ce prix. En participant à ce concours, je voulais surtout mettre en avant cette initiative et montrer que sa diffusion à l’échelle européenne pourrait aider de nombreux étudiants européens.
Ce que je retiens de cette expérience, ce sont surtout les rencontres. J’étais heureuse de rencontrer des journalistes qui partagent les mêmes valeurs que moi et souhaitent avancer dans la même direction.”

Cédric Stanghellini (France)

“C’est un ami qui m’a parlé de ce prix, il m’avait alors adressé un lien pour m’y inscrire. J’ai décidé de candidater, j’ai alors passé 3 jours à couvrir le service civique européen. C’était la toute première promotion. Ça collait parfaitement au thème du concours. Faire du journalisme sur une initiative positive et le tout dans une perspective européenne. Je suis juriste de formation. Par conséquent,  je n’étais pas dans la boucle des écoles de journalisme. Je sais que les bourses y sont très suivies. J’ai fait seulement une année à l’EJCAM. Depuis l’enfance, ce métier m’anime. Malheureusement, je n’ai pas réussi les concours immédiatement. Recevoir ce prix, c’est encourageant, ça valorise son travail. Une amie qui m’avait accompagné à la soirée de remise des prix souhaitait opérer une reconversion pour faire de la radio et, dans le cadre de cette soirée, a noué un contact avec un journaliste de Radio France. Elle est finalement parvenue à décrocher un stage. Je le mets sur mon CV encore aujourd’hui, je mentionne clairement que je suis “Lauréat du prix européen du jeune reporter” pour trouver des piges.
Pour ce qui est de l’accessibilité, on sent la possibilité de pouvoir postuler. Un vrai coup de pouce, on a la possibilité de postuler si l’article n’a pas été publié par exemple. Il vise les jeunes journalistes. Ça désinhibe ; c’est accessible mais pas facile pour autant, ça m’a poussé à participer à d’autres prix
. Aujourd’hui, je parle régulièrement de l’association. C’est important de recentrer les lecteurs vers le journalisme. Ce genre d’article de solutions, ça permet de se projeter.”

Esther Lubanza (RDC)

« En seulement 48 heures, le Prix européen Jeunes Reporters d’Espoirs a bouleversé ma vision et marqué un tournant dans mon parcours. Le concours, l’accompagnement et le Challenge du lundi m’ont portée bien au-delà de mes attentes. Moi qui pensais poursuivre en communication, j’ai découvert une évidence : le journalisme de solutions est ma voie. Ces rencontres et cette énergie collective m’ont donné confiance et l’envie de transmettre, à mon tour, des récits porteurs d’espoir.« 

Thibaut Camboulives (France)

“Participer à ce concours m’a offert l’opportunité de renouer avec le journalisme, une passion de longue date que j’avais du mal à concilier avec mon activité professionnelle. Cette aventure a ravivé mon envie d’écrire et m’a donné une vraie légitimité pour la suite. Les deux jours passés ensemble ont été intenses et inspirants : les échanges avec les journalistes et les visites de rédactions emblématiques comme l’AFP ou France Médias Monde resteront des moments marquants.”

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Une question ? On vous répond !

Les questions les plus fréquentes

Sur quelle thématique doit porter mon reportage ?

Sur quelles thématiques doit porter mon reportage ?

Les premières éditions ont surtout distingué des sujets sociaux, solidaires et écologiques. Pour encourager la jeunesse à s’ouvrir à des enjeux stratégiques, en phase avec la nouvelle configuration géopolitique, la bourse privilégie trois thématiques.

Économie. Souveraineté industrielle, made in Europe, coopérations industrielles, spécificités de l’économie sociale de marché européenne, électrification du marché automobile européen, réponses concrètes des territoires, etc..

Santé. Santé et environnement, alimentation, agriculture et agroécologie, préservation du patrimoine naturel, santé mentale, etc.

Numérique. Souveraineté et inclusion numériques, protection des données, alternatives aux grandes plateformes, durabilité des matériels, lutte contre les ingérences, usages et régulation de l’intelligence artificielle, etc.

La liste des sujets est non exhaustive et vise à montrer la diversité des approches possibles.

Mon reportage doit-il parler d’Europe ?

Oui, c’est essentiel et le jury y est vigilant. Le problème abordé se pose à plusieurs pays d’Europe, ou l’initiative examinée y essaime, ou vous comparez plusieurs initiatives européennes, ou une institution européenne joue un rôle moteur, ou l’initiative naît de la coopération de plusieurs pays.

Qui peut candidater ?

La bourse est réservée aux francophones de 30 ans révolus, citoyens ou résidents d’un pays d’Europe ( citoyens et résidents de l’Union européenne, du Royaume-Uni, de la Suisse, de l’EEE, des pays candidats à l’UE et des micro Etats européens; > Union européenne (27 pays) ainsi que le Royaume-Uni, la Suisse, la Norvège, l’Islande, le Liechtenstein, l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Macédoine du Nord, la Serbie, la Moldavie, l’Ukraine, la Turquie, la Géorgie, l’Andorre, Monaco et Saint-Marin).

Quels sont les critères d’évaluation ?

L’évaluation repose sur plusieurs critères complémentaires :

  • la qualité rédactionnelle : clarté, style, maîtrise de la langue ;
  • l’examen des initiatives concrètes présentées et de leur impact réel ;
  • la dimension européenne du sujet ou de sa portée ;
  • le recul critique : mise en perspective des limites et des obstacles ;
  • la diversité des interlocuteurs mobilisés.

L’évaluation portant désormais sur une candidature en amont de la réalisation, elle intègre également la solidité et la faisabilité du projet.

Mon reportage doit-il être illustré visuellement ?

C’est facultatif. Notez que le jury évaluera surtout la qualité de votre écriture. Vous pouvez illustrer votre reportage si vous le souhaitez (photo, dessin, infographie…) mas ce n’est pas une obligation ni un critère déterminant.

Qu’est-ce que le journalisme de solutions ?

Origine

Le journalisme dit de solutions (ou constructif) s’est formalisé en France à partir de la création en 2004 de Reporters d’Espoirs, ONG qui s’est donné pour mission de faire que “l’information et les médias donnent envie d’agir”.

Il a depuis fait des émules dans les rédactions françaises et essaime partout dans le monde.

Cette manière complémentaire de concevoir le journalisme se veut une piste dans un panel de possibilités nouvelles.

 

Définition

« Le journalisme de solutions analyse et diffuse la connaissance d’initiatives et d’histoires de résilience apportant des réponses concrètes, impactantes, et potentiellement reproductibles à des problèmes économiques, sociétaux ou écologiques »

 

Une méthode

Le journalisme de solutions cherche d’abord à analyser les problèmes, pour ensuite exposer et analyser des éléments de réponses. Il étend ainsi le questionnement journalistique traditionnellement enseigné dans les écoles de journalisme (Quoi ?, Qui ?, Quand ?, Où ?, Pourquoi ?) à une sixième question : “Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?”. C’est là que réside la principale nouveauté. Il s’intéresse donc à la fois au quoi (quel est le problème ?), au pourquoi (quelles sont les motivations des gens qui agissent ?), au comment (comment les gens s’y prennent-ils ?, par quelles étapes se développe un projet ?), aux succès et aux échecs (dans quelle mesure l’initiative fonctionne et est concluante ?), aux résultats comme aux limites de l’initiative (quels sont ses résultats qualitatifs et/ou quantitatifs ?, dans quelle mesure elle répond à l’ampleur du problème identifié ?, à quels obstacles et freins elle est confrontée ?).

 

Une approche critique

Le journalisme de solutions relate les initiatives de manière distanciée, appuyée sur les faits. Il couvre non seulement les accomplissements, mais aussi les limites des initiatives présentées. L’angle “solution” n’exclut pas la description de l’enjeu auquel se confronte l’action. Il ne peut s’agir en aucun cas de minimiser le problème.

Les difficultés et dysfonctionnements doivent être mis en évidence, toujours dans un souci de crédibilité.

Il ne se confond pas non plus avec un exercice publicitaire ou de communication : présenter des initiatives porteuses de solutions ne signifie pas en faire la promotion. Conformément au rôle des médias, non pas de “promouvoir” mais bien de diffuser la connaissance, de rendre compte, d’analyser, avec un regard critique et distancié.

4 critères fondamentaux

Dans une application stricte du concept, une initiative pour être considérée comme “porteuse de solution” doit remplir quatre critères fondamentaux :

  • apporter une réponse à un problème de société, économique, et/ou social et/ou environnemental ;
  • avoir un impact mesurable, qualitativement et quantitativement- sur un nombre significatif de personnes, un écosystème, une société, une organisation
  • s’inscrire dans le temps (permettant d’apprécier sa pérennité, sa viabilité) ;
  • être localisée (à l’échelle d’un territoire) tout en ayant un potentiel de développement, d’essaimage, de reproductibilité en d’autres lieux, à d’autres échelles.

À quoi on peut ajouter un 5e critère plus subjectif : sa capacité à inspirer les gens et à leur donner envie d’agir. Cette méthode vise donc dans l’absolu des initiatives qui ont apporté la preuve de leur fonctionnement.

Elle s’intéresse aussi à des histoires de résilience, de résolution de problèmes ou conflits, de réponses concrètes à des situations problématiques, de personnes qui font face et trouvent des issues concrètes à leurs propres problèmes ou à des problèmes identifiés dans la société.

Quels sont les critères d'évaluation ?

Quels sont les critères d’évaluation par le jury ?

Principalement les 4 suivants :

  • La qualité rédactionnelle de votre reportage : niveau d’écriture, appui sur des sources, témoignages et citations, variété d’interlocuteurs… Attention à ne pas produire une rédaction ou un mémoire : il s’agit bien de réaliser un reportage !
  • L’examen d’initiatives concrètes et de leur impact : les initiatives mentionnés doivent déjà avoir fait leurs preuves, générer des résultats, avoir un impact positif.
  • Europe : il est très important de donner une dimension européenne à votre reportage or elle est parfois trop légère dans les reportages que nous recevons. Abordez par exemple : Le problème que vous examinez localement se pose-t-il aussi dans d’autres pays d’Europe ? Où ? L’initiative que vous mentionnez peut-elle inspirer d’autres pays d’Europe ? Le fait-elle déjà ?. Pourrait-elle contribuer à atteindre certains objectifs de l’Union européenne ? Existe-t-il une coopération de peuples ou de nations européennes sur le sujet ? Etc.)
  • Recul critique : les initiatives ont-elles des limites ? Des effets pervers ? Une efficacité circonscrite à un territoire précis ? 

A propos de mon profil / ma candidature

Dois-je suivre un cursus en journalisme ou être étudiant pour postuler ?

Non. Le seul critère est d’avoir jusqu’à 30 ans.

Puis-je vous soumettre le sujet sur lequel je compte travailler pour m’assurer qu’il répond aux critères du Prix ?

Oui. Vous pouvez si vous avez un doute nous demander conseil sur le sujet de votre reportage, par email sur europe@reportersdespoirs.org

De quel pays dois-je être résident pour candidater ?

De l’un des pays suivants :

  • les 27 pays de l’Union européenne y compris les territoires ultramarins français ;
  • le Royaume-Uni,
  • la Suisse ;
  • les pays de l’Espace économique européen : Norvège, Islande, Liechtenstein ;
  • les pays candidats à l’Union européenne : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Macédoine du Nord, Serbie, Moldavie, Ukraine, Turquie, Géorgie ;
  • les micro-États européens : Andorre, Monaco, Saint-Marin, Vatican.