Skip to main content
Category

Home

« Si on n’a pas les solutions à portée de main, on va les chercher » – Anna Mojzesz, directrice du programme MoHo4Young, et Sylvain Dhugues, lauréat

By Home, InterviewsNo Comments

Anna Mojzesz, 26 ans, est responsable de la communication du collectif MoHo basé à Caen et directrice du programme MoHo4Young, une communauté qui s’engage et récompense les projets associatifs portés par des jeunes pour un monde plus solidaire et durable. Sylvain Dhugues, 23 ans, est l’un des 14 lauréats de l’édition 2023. Son projet : sensibiliser au harcèlement scolaire et à la sédentarité à travers le sport. Dans cette interview croisée qui résonne avec le thème de la jeunesse que nous portons cette année à l’occasion du 20e anniversaire de Reporters d’Espoirs, tous deux détaillent leur activité et leur vision de l’engagement.

Read More

RDV à Lyon jeudi 4 avril . « Journalisme de solutions : levier de santé publique et de démocratie »

By Agenda, Home, Sur la route du tourNo Comments

Jeudi 4 avril de 14h à 17h, à l’ISCPA, 47 Rue du Sergent Michel Berthet, 69009 Lyon


Le caractère anxiogène de l’information et des réseaux sociaux a des répercussions sur les citoyens : fragilisation de la santé mentale, refus de s’informer… Face à cette situation préoccupante, sur les plans sanitaire, social et démocratique, quelle réponse peut apporter le journalisme de solutions ?
L’ISCPA Lyon, école de journalisme et communication, organise à l’occasion des 20 ans de Reporters d’Espoirs une conférence pour ses étudiants, également ouverte au grand public. A l’initiative d’Aude Ristat, responsable de la formation à l’ISCPA et de Thierry Kieffer, journaliste et enseignant en journalisme.

👉 14h : Accueil

👉 14h15 – 14h30 : Intervention
Les biais de négativité ou quand l’info fait mal
Arthur Grimonpont, Responsable de projet Intelligence Artificielle pour Reporters sans frontières (RSF)

👉 14h30 – 14h45 : Intervention
Le journalisme et le journaliste de solutions : définition
Florence Gault, journaliste, créatrice du podcast En un battement d’aile, formatrice certifiée par le Solutions Journalism Network

👉 14h45 – 15h10 : Intervention
Reporters d’Espoirs, 20 ans d’action
Gilles Vanderpooten, directeur général de l’ONG Reporters d’Espoirs

👉 15h10 – 15h40 : Table-ronde
Journalisme de solutions : quels freins, quelles opportunités ?
Arthur Grimonpont / Florence Gault / Gilles Vanderpooten
– Etat des lieux du développement du journalisme de solutions en France
– Quels sont les freins à ce développement ?
– Quels sont les leviers d’action efficaces ou qui semblent prometteurs pour soutenir le journalisme de solutions ?
👉 15h40 – 16h : Intervention
Nice Matin et l’exemple d’une ligne éditoriale Solutions
Sophie Casals, journaliste de solutions et cheffe de projet éditorial

👉 16h00-16h30 : Table-ronde
Le journalisme de solutions, un changement de perspective durable ?
Frédéric Duval (Lyon Positif) / Florence Gault / Gilles Vanderpooten
– Qu’est-ce que le journalisme de solutions (et plus largement un journalisme plus positif) peut apporter aux citoyens ? En quoi est-ce déterminant du point de vue sociétal et démocratique ?
– Est-ce que ce journalisme peut-il accompagner une évolution du métier de journaliste ?

Assises du Journalisme de Tours : « L’éducation à l’information, c’est l’éveil critique des jeunes et des moins jeunes », Damien Fleurot (TF1)

By Home, L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

Cette semaine, Tours accueille la 17ème édition des Assises du Journalisme qui fait cette année honneur aux Jeux Olympiques avec pour thématique : « Le journalisme, c’est du sport ! ». Au programme : débats, ateliers, salon du livre (ce samedi), tables rondes et conférences sur des sujets variés : la couverture des Jeux Olympiques et des élections européennes, la place de l’intelligence artificielle ou encore l’importance des Etats Généraux de l’Information. Un thème est également sur toutes les lèvres : l’EMI pour  « éducation aux médias et à l’information » dont nous avons interrogé quelques acteurs sur place.

Dans le Palais des Congrès qui fait face à la gare de Tours, journalistes et personnalités médiatiques déambulent au milieu de collégiens et lycéens. En petits groupes, les élèves se déplacent de stands en ateliers. Il faut dire que l’EMI, priorité grandissante encouragée par les ministères de la Culture comme de l’Education, était à l’honneur quelques jours auparavant, avec la 35ème Semaine de la Presse et des Médias à l’Ecole, coordonnée par le CLEMI. Ici, l’EMI s’illustre par les initiatives de médias régionaux et tourangeaux comme France 3, Radio Campus, Radio 100% lycéens, ou encore le club de la presse Centre – Val de Loire.

Sur le premier stand, une vingtaine de lycéens assis en tailleur. Les élèves de ce Bac pro optique semblent intéressés, et leurs questions fusent : « est-ce qu’on a des primes quand on trouve une info ? » demande un adolescent. L’intervenant de France 3 décrit le métier de journaliste, explique son rôle : « la qualité première d’un journaliste, c’est la curiosité. ». Il insiste également sur la valeur et la fiabilité de l’information : « il faut toujours recouper les informations, c’est un métier précis où on doit être rigoureux ». Valérie, chargée de communication à France 3, participe à l’animation de ces ateliers : « on fait de la sensibilisation aux métiers des médias ». Ces animations sont proposées spécifiquement dans le cadre des Assises, mais il existe des projets d’EMI tout au long de l’année : « on accueille beaucoup de stagiaires de 3ème, et on envoie des journalismes dans les écoles » précise Valérie.

Pour Damien Fleurot, rédacteur en chef adjoint chez TF1, l’EMI permet « l’éveil de l’esprit critique des jeunes et des moins jeunes ». En tant que président de l’association « Lumières sur l’info », qui lutte contre la désinformation, l’importance de l’EMI sonne pour lui comme une évidence. Si elle s’impose dans les milieux scolaires, l’EMI ne doit pas exclure un public plus âgé. Pour ce faire, il faut « aller le chercher là où il est : organiser des rencontres dans les foyers municipaux, dans les mairies », explique le journaliste. L’éducation aux médias doit « élargir sons spectre ». Quant à la consommation d’informations des jeunes sur les réseaux sociaux, Damien Fleurot est catégorique : « L’essentiel, c’est de savoir ce qu’on regarde. Il faut apprendre à faire la différence entre le contenu d’information, de divertissement et de communication. »

Ici et là, des groupes d’adolescents discutent, feuillètent des journaux et se montrent des vidéos sur leur téléphones. Cinq élèves en classe de première venues d’Orléans attendent leur premier atelier de la journée. « On est là pour continuer notre projet « fake news ». Toute l’année, on travaille sur une loi fictive qui pourrait être mise en place pour lutter contre les fake news. » explique une adolescente. Son amie complète : « on a déjà rencontré un député et un sénateur depuis le début de l’année ».

Au fond de la grande salle, on distingue plusieurs adolescents autour d’une table, casque sur les oreilles et micro dans les mains. Nous sommes sur le studio radio établi par Radio Campus pour la durée de l’événement. Ce réseau est composé d’une trentaine de radios associatives régionales. Leur socle commun se construit autour des sujets d’actualité portant sur l’inclusion, l’écologie ou encore les inégalités. Mais le plus important, c’est la place qui est faite aux jeunes. Emmanuel Frochot est chargé de développement à Radio Phénix de Caen. Il explique qu’une grande partie des équipes sont des jeunes en bénévolat, en alternance ou en service civique. « A Caen par exemple, on est obligé d’avoir 30% de l’équipe qui soit composée d’étudiants. Mais on a aussi des jeunes en insertion, ou qui viennent des centres de loisirs et de foyers ». Radio Campus fait référence à l’implantation des antennes dans des villes universitaires. Le développement de l’EMI fait partie de ses missions. Une partie de chaque équipe locale y est d’ailleurs spécialement dédiée. « On considère que c’est notre rôle en tant que média de proximité », justifie Emmanuel, « c’est une façon de montrer que les médias sont accessibles ».

M.W.

Apprendre à s’informer, un enjeu citoyen – entretien avec Virginie Sassoon

By Home, InterviewsNo Comments

Virginie Sassoon est directrice adjointe du CLEMI (Centre pour l’éducation aux médias et à l’information), docteure en sciences de l’information et de la communication, et experte de l’analyse des stéréotypes dans les médias. A l’occasion de la 35ème édition de la Semaine de la Presse et des Médias à l’Ecole qui se tient cette semaine, elle nous livre son point de vue sur la relation entre les jeunes et les médias.


Quel est votre rôle, Virginie ?

Je suis directrice adjointe du CLEMI depuis 4 ans, tout en étant dans l’organisation depuis presque 8 ans. Mon rôle est d’accompagner et de soutenir l’ensemble des projets. De faire le lien entre les enseignants, les chercheurs et les acteurs de l’éducation aux médias et à l’information (EMI). Engagée sur les projets en coéducation entre les familles et les écoles, je suis à l’initiative de ressources pour les parents- l’univers de « La Famille Tout-Ecran »– ; j’accompagne des concours comme « Zéro cliché » qui lutte contre les stéréotypes de genre en permettant aux élèves de produire des vidéos, des podcasts ou des articles sur l’égalité filles-garçons. Enfin, je m’occupe de partenariats comme celui avec Reporters d’Espoirs.

Pourquoi vous être engagée au CLEMI ?

Au départ, je suis docteure en sciences de la communication et de l’information, ce qui m’a amenée à étudier le fonctionnement des médias et leur impact. J’ai été enseignante et ai fondé une association d’éducation aux images. Cela a mené à la création d’un festival de cinéma pour les enfants avec des ateliers pour qu’ils puissent créer leur propre film. Ayant un jour rencontré une coordinatrice du CLEMI de l’académie de Bordeaux, j’ai tout de suite trouvé l’organisation passionnante. La présence du CLEMI au niveau académique et national est une réelle force pour faire le lien entre l’école et les médias. Cela crée des passerelles pour comprendre la fabrication de l’information, ce qui est essentiel pour garder la démocratie vivante. Quand j’ai su que le CLEMI recrutait, je n’ai pas hésité une seule seconde !

Jeunes et actualité

Comment faire renouer les jeunes avec l’actualité ?

Je ne pense pas que les jeunes soient déconnectés de l’actualité. Ils ont leur propre actualité, qui n’est pas celle du monde des adultes, ni des médias dits traditionnels. Au CLEMI, on essaye de partir des pratiques informationnelles des jeunes pour faire des séances d’éducation aux médias qui soient adaptées à leurs réalités. On mise sur le « learning by doing ». En produisant l’information, les élèves se sentent beaucoup plus impliqués, et cela impacte aussi la manière dont ils la reçoivent. Ce cercle vertueux les rend plus éveillés et plus critiques sur la manière dont ils s’informent.

Quelles sont les projets que vous mettez en place pour y parvenir ?

Le CLEMI a plusieurs missions. Il forme environ 30 000 enseignants par an. On distribue des brochures pédagogiques. Cette année, le dossier de la Semaine de la Presse et des Médias s’intitule « l’info sur tous les fronts », et propose des activités et des analyses pour comprendre l’information en temps de guerre, les enjeux de l’IA, des défis écologiques mais aussi les enjeux liés au traitement médiatique du sport pour cette année olympique. Chaque année, ce dossier est diffusé à grande échelle et permet aux enseignants de réaliser des projets en EMI. On accompagne également la création de médias dans le cadre scolaire : des journaux, des web radios, des web TV, des comptes sur les réseaux sociaux pour des projets éducatifs. Le CLEMI a également la mission d’organiser des évènements, comme la Semaine de la Presse et des Médias à l’Ecole (SPME) qui concerne 4,5 millions d’élèves cette année. La SPME rassemble 1800 partenaires. On organise aussi des évènements comme le concours « Médiatik », le plus grand concours national de médias scolaires et « Zéro Cliché » que j’ai évoqué. La force du CLEMI, c’est son réseau. Des référents dans chaque académie interviennent dans les établissements pour accompagner les équipes éducatives.

Au-delà du CLEMI, des initiatives à saluer ?

France TV organise le Tour de France de l’EMI. Les enseignants participent pendant deux jours à des formations, des ateliers et des conférences avec des journalistes. C’est très riche car ça concerne tout le territoire. La Voix du Nord a lancé son média Ta Voix, qui accompagne des élèves de 13 à 17 ans dans la création d’articles et leur donne une grande visibilité. Plus généralement, je trouve intéressante la manière dont les titres de presse quotidienne régionale ouvrent leur espace pour l’expression des jeunes et leur donnent la parole. De la même manière, on pourrait citer les actions des antennes de Radio France, d’Arte, d’Europe 1, des titres de Bayard, de La croix, de TF1, avec les rencontres de l’info ou encore d’institution comme l’ARCOM…Avec M6 et Gulli, les jeunes choisissent eux-mêmes leurs sujets et les réalisent avec des professionnels. Les sujets sont ensuite diffusés sur les antennes, c’est gratifiant. Il faut saluer aussi tous les médias qui prennent le temps d’accueillir les jeunes et de leur montrer les coulisses de la fabrication de l’information, comme Sud-Ouest ou BFM.

Coopération avec Reporters d’Espoirs

Pouvez-vous expliquer l’initiative d’éducation des jeunes aux médias que nous menons ensemble, CLEMI et Reporters d’Espoirs ?

Avec Reporters d’Espoirs, notre collaboration est née d’une évidence. Nous avons des engagements communs pour transmettre aux plus jeunes une démarche citoyenne qui soit porteuse d’espoirs. Au sein du CLEMI, nous avons deux référentes expertes Caroline Fromont de l’académie de Lille et Elodie Gautier de l’académie de Créteil, déjà engagées dans des démarches de journalisme de solutions avec des enseignants. L’expertise de Reporters d’Espoirs en la matière est venue enrichir les démarches déjà existantes, et leur a donné de la visibilité. L’éducation aux médias s’accorde avec les principes du journalisme de solutions parce qu’il y a un besoin des enseignants de développer une approche constructive et porteuse d’espoirs dans le rapport à l’information pour leurs élèves. Plus globalement, ce partenariat avec Reporters d’Espoirs répond à une nécessité de résister à la fatigue informationnelle et à la morosité ambiante.

Vous œuvrez depuis plusieurs années à la lutte contre les fake news : n’est-ce pas un peu anxiogène pour la jeunesse ?

Très bonne question. Il y a dans l’éducation aux médias une ambition émancipatrice. L’actualité peut être extrêmement anxiogène, cette éducation sert à devenir plus actif dans ses pratiques informationnelles. Elle sert notamment à comprendre les logiques algorithmiques des réseaux sociaux qui ne profitent pas forcément à notre santé mentale. L’éducation aux médias permet aussi de développer un sens critique, c’est un cheminement qui n’agit pas de la même manière sur tout le monde, mais qui permet d’être plus éclairé dans notre rapport à l’information. Ça permet parfois de résister à cette fatigue, à cette anxiété, et de ne pas céder à l’infobésité.

Compléter votre approche par l’apprentissage du journalisme de solutions, est-ce une manière de leur donner des perspectives, de les aider à se projeter dans l’avenir ?

Oui, j’y crois complétement. Pour ne pas se décourager, on a besoin de regarder du côté de celles et ceux qui agissent, qui s’engagent, qui cherchent et qui parfois trouvent. Le journalisme de solutions, ce n’est pas dépeindre une société qui serait idéale, ou regarder le verre à moitié plein tout le temps. C’est une approche qui permet de retrouver un pouvoir d’agir qui est vital, et qui permet surtout de retrouver une confiance dans nos démocraties et dans notre rapport au collectif, à tous les niveaux.

Les jeunes à travers le prisme des médias

Comment jugez-vous le traitement médiatique qui est réservé aux jeunes ?

Même si ça n’englobe pas tous les médias, on peut déplorer les idées reçues sur le fait qu’ils soient tous complotistes, décérébrés ou encore des digital natives surconnectés. Il y a globalement un manque de nuances. « Les jeunes » est une expression qui ne veut pas dire grand-chose car la jeunesse est plurielle. Par exemple, ils s’informent différemment selon qu’ils vivent seuls ou chez leurs parents, selon leurs milieux socioculturels, leurs centres d’intérêts. Il y a une diversité et une complexité de la jeunesse qui n’est pas souvent représentée. Il faudrait leur ouvrir de l’espace, pour leur permettre de se définir eux-mêmes, et les outiller pour qu’ils puissent construire leur propre narratif.

Des émissions et programmes qui vous interpellent positivement ? Que vous recommandez aux jeunes ? Et à leurs parents ?

J’écoute beaucoup la radio, des podcasts et la presse écrite à laquelle j’accède maintenant en ligne. Je trouve que le plus important, c’est d’avoir du plaisir à s’informer. Quand s’informer devient une contrainte, crée de la déprime et de l’inquiétude, il faut agir. Cultiver sa curiosité, partager les contenus qui nous font réfléchir, aller vers des médias qui privilégient le temps long ou la profondeur, comme la revue l’Eléphant ou Le 1. La presse jeunesse avec les enfants est aussi très riche. Que ce soit Phosphore ou Okapi, il y a un souci de la contextualisation et une information conçue à hauteur d’enfants qui est précieuse pour donner le goût de l’info.

Propos recueillis par Maëlle Widmann pour Reporters d’Espoirs

16 mars : Colloque « Le réveil de la pensée européenne ? » Conques (Aveyron)

By Agenda, HomeNo Comments

Ce samedi 16 mars de 9h30 à 17h30, le Cénacle de Conques animé par Patrick d’Humières, organise son 1er colloque à l’occasion de la remise du « Prix de la pensée européenne ». Dans l’écrin de Conques en Aveyron, retransmis en direct avec Philosophie Magazine sur ce lien. Avec notamment le philosophe Dominique Bourg, la sociologue Dominique Méda, le journaliste et député européen Bernard Guetta, le philosophe ukrainien Constantin Sigov (en direct de Kiev).

https://www.youtube.com/watch?v=UY8P1m3IJHU

Au programme :

« Reporters d’Espoirs a vraiment été une école » Anaïs Dedieu, salariée de l’association de 2016 à 2020

By Home, Interviews, RH - PortraitsNo Comments

Anaïs Dedieu, ancienne salariée de Reporters d’Espoirs, est désormais attachée de presse à la Fondation Auteuil. Elle revient sur son expérience au sein de notre association.

Quel a été ton parcours à Reporters d’Espoirs ?

Entrée chez Reporters d’Espoirs en janvier 2016 pour un service civique de 6 mois, je suis finalement restée en CDD, avant d’être embauchée en CDI. Je suis finalement restée quatre ans, jusqu’en avril 2020.

Quels étaient tes missions au sein de l’association ?

Membre au Lab, je réalisais des études qualitatives sur le climat et des cas pratiques sur des médias engagés dans le journalisme de solutions, sur Nice Matin par exemple. J’ai aussi travaillé sur des baromètres des journaux télévisés, mesurant la part consacrée aux solutions dans les reportages. J’ai beaucoup appris sur le paysage médiatique. Je me suis occupée des relations presse pendant la semaine La France des Solutions, et ai également travaillé à la fidélisation des quelque soixante partenaires média engagés dans cette opération. J’ai participé à l’organisation du Prix Reporters d’Espoirs, en tachant d’identifier des reportages couvrant des thématiques de société variées : culture, innovation sociale, environnement, etc.

Qu’as-tu retiré de ton expérience à Reporters D’Espoirs ?

C’est grâce à Reporters d’Espoirs que j’ai découvert les relations presse. C’est d’ailleurs mon métier actuel. Reporters d’Espoirs a été ma première expérience dans ce domaine. L’association m’a vraiment servie d’école. Durant mon service civique, j’étais en master de recherche, je travaillais sur l’impact médiatique et les modèles économiques, je faisais aussi des sciences sociales. Mon expérience au Lab m’a donc servi dans mes études. J’ai également compris que le journalisme de solutions pouvait être une piste pour des médias en difficulté. Le Tour des Reporters d’Espoirs et La France des solutions m’ont également beaucoup appris dans le domaine de l’évènementiel. Nous étions des artisans de l’organisation d’événements accueillant parfois plusieurs centaines de personnes. Ça demandait pas mal de polyvalence. Ça m’a aussi permis de créer mon petit réseau d’écoles et d’universités, puisque j’allais par exemple au CELSA pour parler du journalisme de solutions aux étudiants. J’ai même animé des conférences, des débats, et ai fait ma première télé sur TV5monde !

Quel a été ton parcours depuis ?

Reporters d’Espoirs m’a fait découvrir les relations presse et les relations publiques, et m’a appris à identifier des ambassadeurs et des personnalités. C’est grâce à cette expérience que j’ai su ce que je voulais faire, et Gilles m’a fait confiance. Il m’a beaucoup appris. J’ai également pu développer mon plaidoyer avec le journalisme de solutions. C’est d’ailleurs toujours ma ligne directrice aujourd’hui, et je la garderai tout au long de ma carrière en relations presse. Je me sers beaucoup du prisme des solutions, de l’impact, de l’apport concret de nos actions à la Fondation d’Auteuil, pour convaincre les journalistes avec qui je travaille. J’ai remarqué que les médias étaient généralement preneurs de ce genre d’approche. Il est certain qu’ils seront toujours attirés par les news sensationnalistes, mais la presse généraliste est toujours intéressée à montrer ce qui fonctionne. Ce qui leur manque, c’est justement de connaître les initiatives et de savoir quoi mettre en avant. En ce sens-là, Reporters d’Espoirs est une vraie pépite. C’est pour ça que je crois beaucoup en son action.

Repenser la nature sur nos écrans, la chronique d’Eva Roque

By Home, La RevueNo Comments

Genre à part entière, le documentaire animalier participe depuis cinquante ans à notre sensibilisation à la nature. Et prend désormais en compte les problématiques environnementales.

La chronique d’Eva Roque

La gazelle est toujours chassée par le lion. La murène, planquée entre deux rochers, toujours aussi effrayante. La femelle ourse et son petit sur la banquise de l’Arctique, toujours aussi émouvants. Depuis les années 1960, notamment grâce aux productions de la BBC, les documentaires animaliers nous donnent à voir le monde. Des images esthétiques pour vanter la beauté de la nature.

Pourtant l’envers du décor n’a pas toujours été reluisant. Scènes montées, voire truquées avec la participation d’animaux en partie domestiqués, scénarii tronqués pour les bienfaits de l’histoire, récits conçus parfois en dépit de toute vérification scientifique… Comme si le spectacle offert par la nature n’était qu’un immense divertissement qui ne méritait aucune réflexion. Un décor pour des films toujours plus grandioses, à coup de dollars et d’utilisation de matériel sophistiqué. Sans oublier une tendance à user d’un anthropomorphisme abêtissant. Il faut lire cet excellent article signé Damien Mestre et intitulé « Le Documentaire animalier peine à faire sa mue », parue sur le site de « Socialter »,  sur la difficile transformation du documentaire animalier.

Les diffuseurs ont compris qu’il y avait là une appétence du public et un juteux marché, les documentaires animaliers se vendant facilement à l’international. En France, le service public n’hésite plus à programmer en prime time des films de ce genre. On a vu apparaître des chaînes thématiques comme Planète+ ou Ushuaïa TV en parallèle des plateformes qui multiplient les contenus sur ce thème. Autant de documentaires qui pendant longtemps ont accompagné nos siestes dominicales avant de devenir désormais des événements audiovisuels ultra rythmés. Parfois trop formatés.

Reste que du « Monde du silence » à « La Sagesse de la pieuvre » en passant par « Microcosmos, le peuple de l’herbe » – pour ne citer que ceux-là -, reconnaissons la part de rêve et de découverte que ce cinéma nous offre.

Depuis quelques années, le ton a changé. Sans doute pas assez, certes,  mais aux belles images est désormais associé un discours écologique. La poésie se glisse aussi dans quelques séquences. Divertir, vulgariser et surtout informer se mêlent pour proposer de nouveaux récits, des narrations contextualisées où le réchauffement climatique se voit et s’entend. Où l’extinction de certaines espèces est évoquée, comme dans « Royaumes de glace », sur France 2, documentaire qui a totalement intégré à son scénario les bouleversements écologiques que nous vivons. Les conditions de tournage ont évolué également. Exit, par exemple, les hélicoptères trop polluants, trop chers, au profit des drônes. Il était temps de mettre en adéquation le message délivré sur les écrans avec les pratiques de la production.

Le cinéma d’auteur tente aussi de se frayer un chemin dans ce nouveau marché. Une petite place, certes, mais cela a le mérite d’exister. Alors savourons les films de Laurent Charbonnier, notamment, et son « Tapage dans la basse-cour », disponible sur la plateforme Tënk. Réjouissons-nous aussi de l’humour qui s’invite dans ces documentaires à l’instar d’« Aïlo : une odyssée en Laponie », de Guillaume Maidatchevsky, raconté par Aldebert. Et que dire de la multitude de chaînes sur Youtube qui participent à ce réenchantement du monde par écrans interposés : « Partager, c’est sympa » ou « Ta mère nature ». Autant de contenus qui viennent s’ajouter à une offre pléthorique d’enquêtes et autres documentaires nous alertant sur les questions environnementales, comme Brut Nature ou encore la plateforme Vakita créée par Hugo Clément. La nature est un spectacle qui mérite beauté et information.

Eva Roque est journaliste culture et média. Vous la retrouvez sur les ondes de France Inter, dans la presse (Libération, La Tribune), comme à la télévision (C L’Hebdo sur France5). Elle tient aussi la chronique « Ecrans » dans la revue Reporters d’Espoirs. Voici sa chronique parue dans le n°2, « Nature : vous n’avez encore rien vu ! ».

« La seule vérité qui vaille, c’est celle du terrain » – Christine Buhagiar, directrice régionale Europe à l’AFP et membre du jury du Prix européen du jeune reporter

By Home, InterviewsNo Comments

Christine Buhagiar est la directrice régionale Europe de l’Agence France-Presse (AFP). Passée précédemment par les services France, politique, économique, puis vidéo de l’AFP, elle a rejoint cette année le jury du Prix européen du jeune reporter d’espoirs. Elle évoque pour nous son expérience journalistique et son activité au sein de l’AFP.

Read More

RDV le 13.2.2024 avec Bernard Guetta en invité spécial : que pense un député européen et ex-journaliste du traitement médiatique réservé à l’Europe ?

By Agenda, Home, Prix, Prix EUNo Comments

Reporters d’Espoirs a le plaisir de compter Bernard Guetta, journaliste lauréat du Prix Albert Londres, ex-chroniqueur « Géopolitique » à France Inter et actuellement député européen, parmi les invités à sa soirée « Médias : donnez-nous envie d’Europe ! », mardi 13 février à 19h à la Gaité Lyrique. Un événement accessible gratuitement sur inscription ici.

L’opportunité d’un regard à la fois critique et constructif sur le traitement médiatique de l’Europe, par un expert de l’Europe et du journalisme, qui échangera et débattra avec les journalistes réunis lors de cette soirée, parmi lesquels Mémona Hintermann, grand reporter, figure du JT de France 3, qui a couvert les grands événements européens de ces trente dernières années, Paolo Levi correspondant des médias italiens La Stampa et Ansa, ou encore Alexia Kefalas, correspondante de France24 et du Figaro à Athènes.

L’occasion aussi d’un échange avec les 7 lauréats du Prix européen du jeune reporter, âgés de 23 à 30 ans, en provenance de toute l’Europe.

A propos de Bernard Guetta

Après avoir couvert la naissance de Solidarność en Pologne, l’essor du néolibéralisme dans l’Amérique reaganienne et l’effondrement communiste dans l’U.R.S.S sous Gorbatchev en tant que correspondant pour Le Monde, Bernard Guetta fut durant 27 ans chroniqueur à France Inter. Il a été également directeur de la rédaction de l’Expansion et du Nouvel Observateur et éditorialiste à l’Express, au Temps et à Libération.

Au cours de sa carrière, il a reçu 6 prix de journalisme, dont le prestigieux Prix Albert-Londres en 1981. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages traitant de géopolitique dont le dernier, « La Nation européenne », est paru chez Flammarion en avril 2023.

Il est élu député européen, membre du groupe Renew Europe, depuis 2019. Il est le premier vice-président de la sous-commission Droits de l’Homme (DROI), membre de la commission des affaires étrangères (AFET) et de la délégation à la commission de coopération parlementaire UE-Russie, de la délégation pour les relations avec les pays du Machrek et de la délégation à l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée. 

Au Parlement comme dans ses interventions publiques, Bernard Guetta concentre ses efforts sur la nécessaire concrétisation d’une Europe-puissance en défendant ses valeurs et en décryptant les rapports de forces d’un monde en totale et rapide mutation.

 

13.2.2024 : Soirée « Médias : donnez-nous envie d’Europe ! » à la Gaité Lyrique

By Agenda, Home, Prix, Prix EUNo Comments

A l’approche des élections européennes, à l’occasion de son 20e anniversaire et de son 3e Prix européen du jeune reporter, Reporters d’Espoirs ouvre le débat sur la couverture médiatique de l’Europe, les dysfonctionnements comme les avancées permises par les institutions, les initiatives rendues possibles par la coopération des peuples et des nations. Elle s’associe à la Gaité Lyrique, lieu culturel de la ville de Paris, qui organise un cycle « Eu.topia » pour questionner les enjeux de notre temps et imaginer des solutions.

 

Le temps d’une soirée, venez participer à la conférence de rédaction d’un journal qui se construit en direct avec :

  • les lauréats de notre « Prix européen du jeune reporter » en provenance de l’Europe entière, dévoilés ce soir-là
  • des journalistes de talent, correspondants en provenance d’Italie et de Grèce, globe-trotters, femmes et hommes de terrain
  • des invités surprise
  • … Et avec vous, qui pourrez participer !

 

Une soirée placée sous le thème de « l’Europe des solutions »

A l’approche des élections européennes, les débats sur l’Europe, les atouts et dysfonctionnements de ses institutions, vont s’intensifier.
Avec au cœur de la « machine médiatique », c’est attendu, affrontements de postures politiciennes, commentaires d’éditorialistes, amplification des désaccords…

Un autre scénario est-il possible ?
Et si les journalistes -mieux placés que quiconque pour donner à voir ce qu’il se passe sur le terrain- relevaient le défi de nous donner envie d’Europe ?
Sans positivisme ni catastrophisme, quelles initiatives concrètes et solutions rendues possibles par la coopération des peuples et des nations peuvent-ils nous donner à voir ?

Avec des invités et intervenants en provenance de France et bien sûr d’Europe !

  • La correspondante venue d’Athènes : Alexia Kefalas, journaliste, correspondante en Grèce de France 24 et du Figaro.
  • La grand-reporter des terrains de guerre et de conflits : Mémona Hintermann, journaliste, ex-présentatrice du JT de France 3, elle a au cours de sa carrière couvert les grands événements européens et rencontré « des gens qui relèvent la tête ».
  • Le correspondant venu d’Italie : Paolo Levi, journaliste, correspondant en France des médias Italiens La Stampa et ANSA.
  • Le rédacteur en chef  : François Vey, du Parisien Magazine à The Conversation, en passant par Zadig, le magazine qui raconte les passions françaises.
  • Les 7 lauréats du Prix européen du jeune reporter d’espoirs : elles et ils ont entre 23 et 30 ans, et viennent d’Autriche, de Suisse, des régions de France, et même du Sénégal !
  • …et d’autres invités surprise.
> Je m'inscris !
  • Mémona Hintermann Affejee
    Mémona Hintermann Affejee
    Journaliste . Grand reporter
  • Bernard Guetta
    Bernard Guetta
    Député européen . Journaliste
  • Éléonore Gay
    Éléonore Gay
    Journaliste, présentatrice de "Nous les européens" sur France TV
  • Francois Vey
    Francois Vey
    Rédacteur en chef, Zadig
  • Alexia Kefalas
    Alexia Kefalas
    Journaliste à Ta Nea - correspondante en Grèce pour Le Point, France 24, Le Figaro
  • Paolo Levi
    Paolo Levi
    Journaliste Correspondant La Stampa (Italie)

Un événement et un Prix européen du jeune reporter rendus possibles grâce à nos partenaires – qu’ils en soient vivement remerciés !

Nos mécènes

  • Fondation du Crédit Mutuel pour la lecture : notre mécène fondateur, fidèlement à nos côtés depuis 3 éditions
  • CFC Droit de copie
  • Fondation Hippocrène
  • Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

Nos médias partenaires

  • Le Figaro
  • Euradio
  • Voxeurop

Nos réseaux partenaires

Le Figaro / Jeune Afrique / Fondation Alliance Française / La Revue Demos / Mouvement Européen France / Le Taurillon / Maison de l’Europe Paris / VoxEurop / La revue européenne des médias et du numérique / Français du monde / Euradio / Université du Québec à Montréal / Press Club de France / Institut Français / Maison Française d’Oxford / New6s / European Youth Press / On dit quoi ? / Made in France / Gabon4You / Topolitique / Association des enseignants de français du Cameroun / Association suisse des professeurs de français / Réseau presse / Fédération professionnelle des journalistes du Québec / Le petit journal / Club de la presse Occitanie / Club presse 06 Méditerranée / Réseau des journalistes scientifiques d’Afrique francophone / L’économiste / Press Club Brussels Europe / Association des journalistes indépendants du Québec / Association des étudiants francophones / Agence universitaire de la francophonie / Fédération internationale des professeurs de français / Club de la presse de Bretagne / PressK / Europe Média Lab / Stars4Media

 

Quand ? Mardi 13 février à 19h
Où ? A la Gaité Lyrique, 13 bis rue Papin 75003 Paris
C’est gratuit, sur inscription en cliquant ici (attention : limité à 100 places !)

 

> Je m'inscris sur le site de la Gaité Lyrique