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Comment aborder la COP17 dans les médias ?

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Du 19 au 30 octobre, la 17e Conférence des Parties (COP) sur la Convention de la diversité biologique (CDB) se déroulera à Yerevan, en Arménie. Les 196 pays qui font partie du traité évalueront les progrès accomplis sur la mise en application de cette convention, incluant ses objectifs de protéger la biodiversité et de gérer l’utilisation des ressources naturelles. Voici ce que vous devez savoir avant le début de la conférence. 

Tous les mots suivis d’un * sont dans notre glossaire de la biodiversité.

Une COP, c’est quoi ? 

Une Conférence des Parties* (COP) est un sommet international dédié à une convention où plusieurs Parties — les membres de la convention — se retrouvent pour négocier et adopter des termes, conditions et objectifs liés à la convention. La COP la plus connue est celle qui rassemble des États membres de l’ONU sur le changement climatique et qui a lieu chaque automne (aussi surnommée “COP Climat”). 

Ces rassemblements sont l’émanation de la Conférence des Nations unies sur l’environnement et le développement qui s’est tenue à Rio de Janeiro en 1992. Plusieurs conventions y ont été établies, incluant la Convention sur la diversité biologique (CDB). Les premières COP se sont déroulées au cours des cinq années suivantes. 

Au-delà du climat et de la biodiversité, il existe des COP pour d’autres accords environnementaux comme la Convention sur la lutte contre la désertification et la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. La première COP Océans se tiendra du 11 au 22 janvier 2027 à New York. Elles sont toutes liées en structure mais distinctes en sujet.

Les COP, quel intérêt ?

Les COP fonctionnent comme des forums où presque tous les pays du monde se réunissent autour d’un même sujet : chaque État membre a une voix, qu’importe sa taille, sa visibilité ou son envergure sur la scène géopolitique mondiale. Ces événements sont des tribunes permettant aux pays vulnérables ou aux petits États d’accroître leur influence, ainsi que des espaces où les communautés autochtones, le monde scientifique et la société civile peuvent se manifester et faire pression sur les décisionnaires. 

Les principales missions des COP consistent à élaborer et adopter des traités, allouer des financements à certaines questions prioritaires, évaluer les progrès accomplis par rapport aux objectifs fixés lors des COP précédentes, et s’appuyer sur ces conclusions pour définir les objectifs futurs. Cependant, l’une des critiques récurrentes à leur encontre est que la COP manque de pouvoir : elle ne peut pas imposer le respect des décisions, car celles-ci sont prises par consensus et ne sont pas juridiquement contraignantes. De plus, cette exigence d’un consensus absolu signifie, dans de nombreux cas, qu’un seul pays dissident peut bloquer le processus et freiner les avancées. 

La COP17 : quels enjeux ?  

La prochaine COP dédiée à la Convention sur la Diversité Biologique* (CDB) sera la 17e du genre et se tiendra en Arménie du 19 au 30 octobre 2026. La CDB est un accord qui a pour objectifs la conservation de la biodiversité, l’utilisation durable des ressources naturelles et le partage juste et équitable des avantages venant des ressources génétiques. Ces concertations biennales réunissent les signataires de la CDB pour examiner les progrès internationaux dans la mise en œuvre du traité et déterminer les objectifs des années à venir. 

La COP17 se concentrera sur la mise en œuvre du Cadre mondial de Kunming-Montréal pour la biodiversité, une politique adoptée lors de la COP15 qui vise à enrayer et à inverser la perte de la diversité biologique avant la fin de la décennie. Cette année sera la première fois que les Parties procèdent à un bilan global des progrès collectifs accomplis dans la mise en œuvre de l’accord de Kunming-Montréal. Mais il y a déjà des frictions, plusieurs pays étant en retard pour soumettre leurs plans d’action. Il risque d’y avoir un grand écart entre les engagements pris et l’objectif de faire que 30 % des terres et 30 % des écosystèmes marins deviennent des aires protégées d’ici à 2030, enjeu majeur des dernières COP. 

« Implémentation » sera le maître mot, avec plusieurs discussions visant à traduire les cibles globales en action nationale et concrète. Mais historiquement, la question de savoir qui doit payer figure parmi celles qui génèrent le plus de tensions. L’accord de Kunming-Montréal prévoit qu’au moins 200 milliards de dollars américains soient mobilisés chaque année avant 2030. Il demande également aux pays développés d’augmenter d’au moins 30 milliards de dollars américains leurs dons annuels aux pays ayant besoin d’un soutien financier d’ici à la fin de la décennie. 

Autre sujet central : qui bénéficie des connaissances sur la génétique, telles que le fonctionnement des génomes et de l’ADN, par exemple ?  

La COP16 a établi le Fonds Cali*, une enveloppe financière gérée par l’ONU et alimentée par les grandes entreprises et acteurs qui dépendent fortement des données et des ressources génétiques (industries pharmaceutiques, cosmétiques, etc.). Ce fonds a été créé à la suite des revendications des pays en développement, qui abritent une grande partie de la biodiversité mondiale. Ils ont estimé que, puisque la majorité des ressources génétiques se trouve dans les pays du Sud et est détenue par des communautés autochtones, les revenus générés par leur exploitation doivent revenir à ces peuples. De leur côté, des pays développés considèrent que cette réorientation des fonds va suffoquer l’innovation scientifique et que les données génétiques doivent rester gratuites et en accès libre. 

Seul l’avenir dira comment toutes ces questions seront résolues dans les couloirs de la conférence. 

Journalistes : comment couvrir la COP17 sans greenwashing ?

Les COP offrent de nombreuses pistes à explorer pour leur traitement médiatique. Mais cela suppose de dépasser les annonces pour aller plus loin.

 Quelques conseils : 

  • Les annonces ne correspondent pas nécessairement aux décisions qui ont été prises. Parfois les délégations annoncent qu’il y a du « mouvement » ou du « progrès » sur un traité : ça ne signifie pas toujours qu’une nouvelle politique est créée. → Creuser pour voir ce qu’il en est concrètement.
  • Sur un sujet similaire : les engagements annoncés par les gouvernements peuvent différer — et c’est souvent le cas — de ce qui a été effectivement convenu. → Identifier les points de divergence et d’alignement, puis approfondir la question.
  • Les chiffres des financements dans les politiques mises en œuvre diffèrent-ils de ceux annoncés dans les engagements pris ? → Se pencher sur les dépenses annoncées et celles effectuées.
  • Regarder qui est représenté dans les négociations : quelles voix sont les plus audibles, quels intérêts sont reflétés, quelles langues sont utilisés et qui bloque ou inspire le progrès. → Explorer les intérêts (économiques, sociaux, environnementaux) qui ressortent des négociations.
  • Analyser les progrès qui viennent de la conférence, ainsi que les possibilités qu’ils ouvrent et les écueils potentiels. → Mobiliser le journalisme de solutions pour évaluer l’impact réel des COP.

  Source de l’image : « COP16 -PLENARY 1NOV 76 » par UN Biodiversity, CC BY 2.0

03.11.2026 – Reporters d’Espoirs au Forum Biodiversité et Economie 2026

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Reporters d’Espoirs anime un atelier dans le cadre du Forum Biodiversité et Economie, porté par l’Office français de la biodiversité, le 3 novembre 2026 (16h15-17h15), à Paris.

Sujet de la conférence : Entreprises : vos actions méritent-elles d‘être médiatisées ? Regards croisés de journalistes, scientifiques, et dirigeants

Avec la participation de :

  • Mathieu Viviani, journaliste économie et transition écologique
  • Diana Mangalagiu (SciencesPo, Neoma Business School)

 Informations et inscriptions

Cet atelier s’inscrit également dans le cadre du Lab Reporters d’Espoirs Biodiversité.

La couverture médiatique des canicules a besoin de plus de (bio)diversité

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Fin juin, la France a enregistré la température moyenne nationale la plus élevée depuis le début des relevés en 1947 ; à peine un mois auparavant, une semaine de chaleur de niveau exceptionnel a déclenché la première alerte canicule de l’année et la première à avoir jamais été annoncée en mai.
Et c’est toute la biodiversité – flore, faune et donc…humains – qui en pâtit. Mais des solutions fondées sur la nature existent pour nous protéger des impacts des canicules, notamment en ville.

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“Combien” les médias ont-ils couvert la biodiversité lors des élections municipales de 2026 ?

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Durant la campagne des élections municipales de 2026, la biodiversité disparaît des radars médiatiques. Éclipsée par les enjeux politiques et toujours moins traitée que le climat, sa couverture fluctue au rythme de l’actualité et baisse entre les deux tours des élections. Reporters d’Espoirs a analysé les données de l’Observatoire des Médias sur l’Écologie (OME) pour déterminer quel a été le traitement médiatique du sujet.

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homme dans un foret enneigé

Et si le sport changeait les règles du jeu pour la biodiversité ?

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Randonnée, ski, trail : des millions de personnes pratiquent ces sports chaque année, souvent au cœur d’écosystèmes sensibles. À première vue, ces activités semblent sans conséquence, mais elles s’inscrivent dans des milieux vivants complexes où la présence humaine peut influencer, parfois de manière discrète mais durable, la faune et les équilibres naturels.

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Doute, baby doute

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Un chronique signée Floriane Vidal

Quels sont les points communs entre un journaliste et un scientifique ? Je pourrais mentionner la rigueur et la méthode inhérentes à ces deux professions. Je pourrais évoquer les tristes attaques menées par divers acteurs afin de les décrédibiliser. Mais s’il y a une chose qui m’intéresse particulièrement aujourd’hui, c’est leur sentiment commun d’illégitimité quand il s’agit d’aller l’un vers l’autre.

Et c’est là qu’est l’enjeu : dans une époque où la démocratie est ébranlée, ces deux grandes professions sont essentielles à des prises de décision pertinentes pour notre avenir. Plus que jamais, nous avons besoin qu’elles s’allient, coopèrent, débattent, pour faire s’exprimer la connaissance et développer l’esprit critique, informer sur ce que nous ne savions pas jusqu’alors, et remettre en question nos certitudes.

Nous avons besoin que les scientifiques et les journalistes doutent…ensemble.

Se sentir illégitime, c’est douter de ses capacités, de son pouvoir d’agir, quand on a l’impression de sortir de son champ de compétences. Mais il faut parfois regarder les choses autrement pour dépasser ce blocage.

Prenons un exemple concret : chers et chères journalistes, vous arrive-t-il de traiter de ce que nous mangeons, des infrastructures que nous bâtissons, des produits que nous fabriquons et consommons, de l’énergie que nous dépensons, des loisirs que nous pratiquons, des maladies que nous attrapons et des médicaments que nous prenons pour nous soigner, des voyages que nous faisons, des investissements que nous réalisons pour l’avenir, du changement climatique auquel nous nous adaptons tant bien que mal, de la qualité de l’eau que nous buvons et de l’air que nous respirons ?

Si la réponse est oui, c’est une très bonne nouvelle : vous êtes donc tout à fait légitimes à parler de biodiversité – ou de nature, si vous préférez. Car la liste ci-dessus fait référence sans le citer à ce vivant dont nous faisons partie et dont nous dépendons. Sur ce constat, je vous rassure (ou pas) :  il n’y a plus aucun doute. Les scientifiques ont établi tous ces liens depuis bien longtemps.

Si vous doutez de mes propos – ou au contraire, si vous en êtes déjà convaincus – je vous invite à jeter un œil au MOOC que Reporters d’Espoirs vient de lancer, « Bien informer sur la biodiversité ». Certes, en 3 heures, nous ne révolutionnerons pas votre pratique du métier : c’est vous les pros. Par contre, nous vous y proposons de faire un pas de côté pour voir les choses sous un autre angle. Nul besoin d’une remise en question totale, juste d’un changement de point de vue, pour prendre conscience que la biodiversité peut enrichir la grande majorité de vos sujets. Et j’espère sincèrement que ce cours vous fera repartir avec plus de questions que de réponses.

Quel intérêt, me direz-vous, quand on manque déjà de temps pour traiter tout le reste ? 

Eh bien, si vous tenez à votre santé et celle de vos proches, à votre pouvoir d’achat, au plaisir de vos promenades dans la nature, ou encore à nos fromages, nos pains et nos vins, je ne peux que vous recommander de vous pencher sérieusement sur le sujet. Je ne doute pas que vous en ressortirez surpris, étourdis peut-être, mais surtout grandis.

Certains journalistes ont déjà entamé cette réflexion. Et c’est pour valoriser leur pas de côté que nous lançons notre Prix Reporters d’Espoirs Biodiversité. Ils montrent une autre voie, entre science et initiatives pour répondre aux problématiques de notre époque. Ils sont la preuve que se frotter à une thématique complexe en n’étant pas spécialiste est possible, que l’information est d’autant plus pertinente – pour eux comme pour leur audience – quand ils s’intéressent sincèrement aux scientifiques qui connaissent un sujet et aux acteurs qui se bougent pour résoudre les défis qu’il soulève. Qu’un journalisme rigoureux ET constructif impliquant les questions environnementales existe, et peut s’avérer désirable.

Peut-être ont-ils douté au moment de se lancer. Mais ils l’ont fait. Et c’est probablement ce dont nous avons le plus besoin aujourd’hui dans nos médias : douter – après tout, c’est le fondement-même de la science – et se servir de cet inconfort intellectuel comme d’un moteur pour aller à la rencontre de l’Autre, qu’il soit scientifique et/ou porteur de solutions. Créer du lien dans son information entre la connaissance et l’action. Évaluer l’impact. Remettre en question. (S’)Inspirer.

Et se demander si la désinformation ne prend pas justement racine là où nous préférons l’immobilisme et le silo des sujets bien rubriqués aux pas de côté qui nous feraient entrer dans une illégitimité supposée.

Chers journalistes, chers scientifiques, du fond du cœur : merci d’être ceux qui, par vos doutes, sont nos remparts face au simplisme et à la stupidité. Et de nous prouver que nous sommes toutes et tous légitimes à agir pour le monde que nous souhaitons.

25.09.2025 : Syntec décerne deux Prix à Reporters d’Espoirs & iligo pour le Lab Biodiversité !

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Ce jeudi soir, en clôture du « Printemps des études », Reporters d’Espoirs et iligo, agence d’études avec laquelle l’association a réalisé ses études qualitative et quantitatives sur le traitement de la biodiversité par les médias, a été doublement primée. Elle remporte le « Prix or » dans la catégorie « mobilisation des publics » et le « Grand Prix » toutes catégories confondues. Ces Prix sont décernés par Syntec Conseil, le syndicat professionnel représentatif des sociétés de conseil en France qui rassemble près de 250 entreprises. Un Prix que Reporters d’Espoirs partage aussi avec l’Office Français de la Biodiversité et la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale, pour leur soutien financier et mécénat sans lesquels le Lab Biodiversité n’aurait pas pu accomplir ces travaux.

 Une partie des équipes Reporters d’Espoirs et iligo entourées des membres du jury du Prix.

Faire de la biodiversité un sujet médiatique incontournable : immersion au cœur du Challenge de Reporters d’Espoirs

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par Théo Criscuolo et Emma Baraban, volontaires en service civique chez Reporters d’Espoirs

Jeudi 19 juin 2025, dans le cadre du lancement de son Lab Biodiversité, Reporters d’Espoirs réunissait, lors d’un Challenge inédit, soixante personnalités aux profils variés : scientifiques, journalistes politiques et économiques, éditorialistes, influenceurs et dirigeants de rédactions. Objectif : réfléchir ensemble aux leviers qui permettront de faire davantage de la biodiversité un sujet d’intérêt pour les acteurs des médias : quels angles éditoriaux nouveaux la biodiversité offre-t-elle ? Dans quelles conditions peut-elle être un levier de fidélisation et d’audience ? En quoi mérite-t-elle d’être plus largement couverte et diffusée… ?

Pour nourrir cette réflexion, Reporters d’Espoirs s’est associé au collectif Making Tomorrow et à sa méthode innovante de design fiction. Répartis en ateliers thématiques – autour de deux questions : “Comment faire de la biodiversité un sujet d’actu politique ?” et “Comment faire de la biodiversité un sujet d’actu économique ?” – les participants ont été invités à imaginer des scénarios éditoriaux originaux et porteurs d’angles pertinents.

Point de départ de chaque atelier : le visionnage d’extraits de films, séries ou publicités. Dans les deux groupes observés, les séquences abordaient deux sujets actuels : le climato scepticisme, et l’utilisation de l’intelligence artificielle dans le cadre de la préservation de la biodiversité. Ces images ont servi de déclencheurs pour libérer la parole et recueillir les réactions spontanées des participants – positives comme dubitatives. À partir de ces échanges, les animateurs ont construit, avec le groupe, des scénarios prospectifs et créatifs.

Ce qui frappe, dès les premières minutes, c’est la force de la fiction pour rendre tangibles les enjeux et illustrer les paradoxes du traitement médiatique de la biodiversité. Les débats ont rapidement mis en lumière un constat partagé : les jeunes générations, plus sensibilisées et souvent plus radicales dans leurs engagements pour l’environnement en général et la biodiversité notamment, semblent délaisser les médias qui n’accordent pas assez de place à ces sujets.

Autre objet qui a animé les discussions : la montée en puissance des influenceurs et des journalistes qui se sont imposés sur les réseaux sociaux comme nouveaux médias à part entière. À l’image d‘Hugo Clément ou d’Hugo Décrypte qui reviennent dans nombre de discussions, ces figures incarnent la lutte climatique -de manière évidente pour le premier en tout cas- et captent un large public jeune grâce à des formats courts, engageants et percutants. Cette dynamique crée une forme d’opposition avec les médias traditionnels, qui peinent parfois à rivaliser en termes d’impact et de proximité. Bien que les journalistes soient désormais formés à ces nouveaux codes et formats numériques, plusieurs défis subsistent, notamment celui de la surinformation. Les jeunes, eux, réclament plus de contenus sur la biodiversité, mais attendent surtout qu’on leur donne la parole et qu’on crée un dialogue authentique.

Dès lors, plusieurs pistes émergent : créer des formats plus interactifs et immersifs, encourager un dialogue plus direct entre journalistes et jeunes publics, et inventer de nouveaux angles éditoriaux où la biodiversité devient un levier de fidélisation et d’audience. En résumé, replacer la biodiversité au cœur du récit médiatique, non pas comme une contrainte, mais comme une opportunité de réinventer la relation entre médias et citoyens.

Ce Challenge, en conjuguant expertise scientifique, créativité éditoriale et design fiction, aura permis d’esquisser des pistes concrètes pour que la biodiversité cesse d’être cantonnée aux rubriques spécialisées et devienne enfin un sujet central et fédérateur.

Témoignages des participants

Olivier Pirot, journaliste à la Nouvelle République du Centre Ouest
J’ai trouvé très pertinent et intéressant de pouvoir confronter notre travail à d’autres considérations, d’autres acteurs de l’environnement et entendre, aussi, leurs arguments et leurs positions. Cela a permis, aussi, à tous de faire tomber quelques clichés sur le métier des uns et des autres.

Pierre Viard, Consultant & éditeur, participant au Challenge 2025
Merci d’avoir rassemblé ces professions différentes pour comprendre les interprétations de chacun sur ce sujet commun … dans une période où le rôle des médias et de l’influence est de plus en plus primordial !


Serge Tisseron, Psychiatre
De telles rencontres contribuent à définir un langage commun qui puisse être porté dans nos diverses sphères d’influence, avec l’espoir de démultiplier l’impact de formulations fortes.


Céline Bellard, chercheuse au CNRS
J’ai trouvé l’approche vraiment très intéressante et originale. Reporters d’Espoirs a organisé une belle matinée vraiment enrichissante. Les discussions ont aussi montré qu’il y a un réel besoin de rapprocher chercheurs et journalistes pour parler de la crise de la biodiversité, et aider ces derniers à mieux maîtriser les angles sur le sujet.

01.07.2025 : Webinaire : « Combien les journalistes traitent de biodiversité, et comment aller plus loin ? » Présentation de notre étude, avec Audrey Cerdan et Simon Rozé

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Journalistes : Reporters d’Espoirs, l’Observatoire des Médias sur l’Ecologie (OME) et l’agence d’études iligo vous convient à un webinaire mardi 1er juillet de 11h à 11h45 pour vous présenter les résultats de leur étude menée avec le soutien de l’OFB – Office Français de la Biodiversité et de la Fondation Crédit Mutuel Alliance Fédérale.
Quelle part d’antenne est dédiée à la biodiversité ? Les médias abordent-ils plutôt les causes ou les solutions ? Sous quels angles ?

Nous nous sommes associés à l’OME, dont les données nous permettent de suivre l’évolution du traitement médiatique de la biodiversité au fil des années.
En 45 mn top chrono, nous vous proposons un regard en miroir via les principaux résultats de notre baromètre.

Venez échanger avec nos experts et acteurs des médias qui partageront des retours d’expérience et conseils à votre attention, et répondront à vos questions :

  • Céline Pasquier, Directrice adjointe, coordinatrice de l’étude, iligo
  • Audrey Cerdan, Rédactrice en chef pour le climat, France Télévisions
  • Simon Rozé, Chef du service environnement-climat, RFI
  • Cyrille Frank, Consultant, spécialiste des contenus et formateur en journalisme

Cette étude quantitative complète l’étude qualitative publiée en mai 2025.

Inscriptions ici pour recevoir le lien de connexion