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Interviews

sabrina gaba

« L’agriculture est une problématique sociétale majeure, mais elle peut aussi apporter des solutions »

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Sabrina Gaba est écologue, directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (NRAE) et co-directrice d’une infrastructure de recherche, la Zone Atelier Plaine & Val de Sèvre. 

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Comment l’AFP s’est réorganisée pour mieux traiter les enjeux environnementaux

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À l’occasion du prix européen jeunes Reporters d’Espoirs, nous avons pu échanger avec deux journalistes de l’Agence France Presse (AFP), Marianne Barriaux, adjointe au rédacteur en chef Europe et Juliette Michel, adjointe à la cheffe du pôle Planète, pour comprendre comment l’agence internationale a réorganisé sa rédaction pour mieux couvrir les enjeux environnementaux. 

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AFP : voici comment la plus grande agence de presse s’approprie le journalisme de solutions

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À l’occasion du dernier prix européen jeunes Reporters d’Espoirs, nous avons pu échanger avec deux journalistes de l’Agence France Presse (AFP), Marianne Barriaux, adjointe au rédacteur en chef Europe et Juliette Michel, adjointe à la cheffe du pôle Planète, pour comprendre comment l’agence internationale développe le journalisme de solutions dans sa production d’informations. 

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Le prix Reporters d’Espoirs, un  « fortificateur de confiance » pour Pierre Terraz, journaliste de 28 ans déjà multiprimé

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Crédit photo Pierre Terraz

Lauréat du Prix européen jeunes Reporters d’Espoirs pour « Nommer, c’est faire exister » : sur la trace des morts anonymes, ce qui lui a valu d’être publié dans Le Figaro et de recevoir un prix de 2500 euros, Pierre Terraz a depuis été distingué, en octobre 2025, du prix Bayeux des correspondants de guerre pour une série de reportages intitulée « Birmanie : plongée clandestine dans la guerre civile ». 

Le jeune journaliste de 28 ans, qui cumule les distinctions -il a également reçu le Prix de la Fondation Lagardère-, s’est spécialisé dans les reportages à l’étranger, notamment au Bangladesh, en Thaïlande, en Malaisie, en Birmanie et en Indonésie. Il nous livre sa vision du journalisme de solutions et du prix Reporters d’Espoirs. 

Pierre Terraz : Les prix et les bourses de ce type sont des “fortificateurs de confiance”. C’est vraiment ça que j’ai ressenti en recevant le Prix européen jeunes Reporters d’Espoirs. Ça apporte de la crédibilité à notre travail, et de la visibilité aussi certainement. On se dit qu’on est sur la bonne voie, et c’est d’autant plus important que notre métier n’est pas facile. Recevoir un prix, ça aide à vraiment se lancer avec confiance. A la dotation financière qui est forcément très sympa à recevoir, s’ajoute la satisfaction d’être validé par des pairs. Ce qui m’a fait le plus plaisir en recevant le prix, c’était que le jury comportait des professionnels de l’AFP, du Figaro, et des journalistes étrangers comme Paolo Levi aussi. Que mon travail soit validé par des gens plus âgés, plus installés, plus expérimentés que moi, c’est très stimulant !

« Quand vous êtes amené à couvrir un conflit sur le temps long, le journalisme de solutions devient une bonne option »

Pierre Terraz : A l’époque, j’étais déjà orienté sur les reportages à l’étranger, je ne le faisais pas régulièrement mais c’est ce que je voulais faire. Après le prix ça s’est un peu intensifié, j’ai eu plus de commandes pour partir à l’étranger, et notamment en Asie. De fait, en couvrant des zones de conflits, le journalisme de solutions, ce n’est pas le genre de reportages que je fais le plus souvent, mais il m’est arrivé d’en réaliser à plusieurs reprises, et de repenser à Reporters d’Espoirs. Par exemple, l’été dernier j’étais en Ukraine, où il y a énormément de soldats et de civils amputés, qui n’ont plus qu’une jambe ou qu’un bras. C’est un sujet un peu glauque, que je couvrais pour un magazine Suisse. J’ai tout de même opté pour un angle solutions. En Ukraine, avec la guerre, de nombreux clubs de foot pour amputés se sont montés dans les grandes villes du pays, pour les aider à surmonter les douleurs fantômes, à réapprendre à se servir de leur corps, et à le revaloriser. Il y a même désormais un tournoi national et international. Ce reportage a été complètement inspiré par le journalisme de solutions. 

Pierre Terraz : Quand on couvre un conflit, c’est assez compliqué de trouver des angles de solutions. Mais ils existent quand même. Les personnes victimes du conflit ou qui en pâtissent n’attendent pas la fin de la guerre pour commencer à se reconstruire. Tout cela se fait en même temps. Dans les médias classiques, le journalisme de solutions, ce n’est pas encore un réflexe, surtout pour couvrir les guerres. Mais j’observe que cela devient une manière intéressante de traiter les conflits sur le temps long. Au début du conflit, les médias sont très intéressés par ce qui se passe dans le pays. Mais après trois ou quatre années de guerre, il y a un espèce d’essoufflement de l’intérêt des médias, ou du public. Ils en ont assez. Donc quand vous êtes amené à couvrir le conflit sur le temps long, le journalisme de solutions devient une bonne option. Il permet de mettre en avant des initiatives locales pour faire face à la guerre, pour se reconstruire. Quand on a déjà beaucoup parlé des problèmes, c’est un bon moyen de continuer à capter l’attention médiatique sur la situation.

« La science n’est ni plus ni moins complexe à aborder que l’économie »

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Carole Chatelain nous a partagé en quoi ses études en littérature et en logistique internationale l’ont amenée au journalisme scientifique, comment les médias doivent adapter leurs métiers face aux défis environnementaux et pourquoi être sur le terrain est l’une des choses les plus importantes pour être journaliste à l’ère de l’intelligence artificielle.

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Philippe Grandcolas à Bayard

« Il faut un changement culturel profond face à la crise de la biodiversité » – Philippe Grandcolas

By Biodiversité Contenus, Comité scientifique, Home, Interviews, Le Lab Biodiversité, SociétéNo Comments

Philippe Grandcolas nous livre sa vision sur la manière dont nous pourrions créer des ponts entre scientifiques et journalistes, le rôle des médias face à la perte de la biodiversité et pourquoi nous avons besoin d’un changement culturel pour réduire cette crise.

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« La fiction peut être anxiogène, mais les scénarios font intervenir des héros, ce qui crée une distance salutaire » Jean-Victor Blanc, médecin psychiatre, fondateur du Festival Pop&Psy

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Jean-Victor Blanc, photo Copyright Florent Vanoni

Nous l’avons entendu vendredi soir sur le plateau de Quotidien sur TMC. Jean-Victor Blanc est médecin psychiatre à l’hôpital Saint Antoine (AP-HP), enseignant à Sorbonne Université, chroniqueur au Mag de la Santé sur France 5, et écrivain. Il vient de faire paraitre l’ouvrage Pop&Psy : addicts aux éditions Points. Nous avons souhaité l’interroger, lui qui analyse les relations entre fiction et santé mentale, alors que s’ouvre ce vendredi à Saint-Ouen (93) le Festival Pop&Psy, « le festival pop de la santé mentale » qu’il a créé.

Gilles Vanderpooten : Vos travaux portent sur la représentation des troubles mentaux dans les films et séries. Avez-vous aussi examiné comment le journalisme s’en empare ?

Jean-Victor Blanc : Mon travail porte d’abord sur l’analyse, ce pourquoi j’aime bien la fiction. Elle me permet d’assortir les représentations qu’elle véhicule à mes connaissances scientifiques et cliniques, et cela au service d’une cause. Je fais un peu le même travail avec les prises de parole de célébrités pour illustrer des propos scientifiques. Mais pour ce qui est du reportage journalistique, je ne me prononce pas sur la qualité ou l’exactitude de l’information. C’est un autre domaine. Je recommande de ce point de vue le travail de l’association Papageno, qui fournit des conseils aux journalistes notamment sur la question de la prévention du suicide.

GV : Les mots utilisés dans les médias ont un impact. Avez-vous remarqué un mésusage de certains termes sur lesquels il faut attirer l’attention des journalistes ?

En santé mentale, beaucoup de problèmes sont liés au traitement des fait divers, souvent inexact lorsqu’il établit des raccourcis entre troubles psychiques et violences, un mésusage des termes comme « schizophrénie » ou « autisme », ou une confusion sur le rôle des psychotropes.

GV : En matière de films et séries, avez-vous un exemple de production réussie ?

L’ouvrage du Dr Jean-Victor Blanc paru le 3 octobre en version poche.

JVB : La série canadienne Empathie [NDLR : diffusée depuis septembre, et dans laquelle joue notamment l’acteur et humoriste français Thomas Ngijol], raconte le quotidien d’une psychiatre. Elle est très documentée et regarde les personnages avec beaucoup d’humanité sans les réduire uniquement à leur trouble. Elle se déroule dans le contexte assez spécifique d’une unité médico-légale avec des patients qui sont en général amenés par la Justice. C’est une petite partie du sujet, néanmoins je l’ai trouvée très juste et elle a été bien reçue dans la profession.

GV : On reproche à l’information son caractère anxiogène : catastrophes, angoisse, peurs, monde qui tombe. Peut-on faire le même reproche à la fiction ?

JVB : La fiction peut être anxiogène, mais les scénarios font intervenir des héros, ce qui crée une distance salutaire. Un sondage Odoxa-Doctolib réalisé avec nous en 2023 témoigne que 25% des Français considèrent films et séries comme une source d’information fiable sur la santé mentale, devant les reportages de presse et télévision qui ne sont cités ainsi qu’à 24%. C’est étonnant… En tout cas cela témoigne que la fiction peut être perçue comme informative.

GV : Quel est votre rapport aux médias ? Avez-vous une discipline particulière dans votre consommation d’information ?

JVB : Cela pourra paraitre préhistorique mais je m’informe essentiellement avec Le Monde, dans sa version papier, et que j’ai décidé de lire le matin. Parce que le soir je rentre chez moi trop tard, et parce que je me suis rendu compte durant le confinement à quel point la lecture des nouvelles retardait mon endormissement et donc la qualité de mon sommeil. Je m’informe très peu via la télévision, et j’ai désactivé mes notifications autant sur les applications des journaux d’information que sur les réseaux sociaux. L’information en continu et les alertes sont trop anxiogènes.

GV : La question de l’information revient-elle fréquemment chez vos patients ?

JVB : Elle revient parfois dans mes consultations, sans être centrale. Certains patients font le choix de prendre de la distance d’avec l’information, surtout lorsqu’ils sont sujets à une dépression et que cette dépression se teinte de l’environnement médiatique dans lequel on est. Il faut dire qu’en ce moment il est plutôt sombre. C’est un choix complexe, car il est important de s’informer.

GV : Le festival Pop&Psy que vous avez créé se déroule ce week-end du 10 au 12 octobre à Saint-Ouen-sur-Seine près de Paris. Avec du beau monde, des concerts, des conférences, et aussi un « Village des solutions ». Penser solutions, c’est important dans votre démarche ?

JVB : Oui, car en psychiatrie il faut apporter de l’espoir. Pop et Psy montre des exemples de rétablissement et des solutions, même si le secteur psychiatrique ne se porte pas bien. L’idée est d’être positif sans être naïf.

GV : Voyez-vous le traitement médiatique de la santé mentale progresser ?

Depuis 2018, la couverture médiatique de la santé mentale s’est améliorée, en partie grâce aux réseaux sociaux et à la pop culture, qui ont donné de la visibilité au sujet.

Pour aller plus loin

  • L’ouvrage de Jean-Victor Blanc, Pop & psy : addicts. Prendre soin de soi et identifier les comportements toxiques avec la pop culture, vient de paraitre en poche aux éditions Points au prix de 9,30 €.
  • Le festival Pop&Psy se tient ce week-end du 10 au 12 octobre à Saint-Ouen (93). Programme et informations sur www.popetpsy.fr

UNOC : Nice-Matin nous fait rencontrer  les « vigies de l’océan »

By Biodiversité Contenus, Environnement, Interviews, L'actu des médias, Le Lab BiodiversitéNo Comments

A l’approche de la 3e Conférence des Nations unies pour l’océan (Unoc-3), qui se tient à Nice du 9 au 13 juin 2025, la rédaction de Nice-Matin prend le large. Avec « Les vigies de l’océan » elle propose une série de dix portraits de personnalités azuréennes. Skipper, apnéiste, océanographe ou photographe y racontent leurs passions, constats et espoirs. Objectif : parler de mer autrement. L’initiative mêle sensibilisation, participation citoyenne et journalisme de solutions. Explications par Sophie Casals, responsable des projets éditoriaux du journal.

Propos recueillis par Emma Baraban/Reporters d’Espoirs

photo : Sophie Casals interroge le biologiste et photographe Jean-Vincent Vieux-Ingrassia, l’une des dix vigies de l’océan, sur la plage de Beaulieu-sur-Mer. Crédit photo : Camille Devisi.

Emma Baraban : Comment est née cette série, et pourquoi avoir choisi de la construire autour de dix personnalités du monde marin?

Sophie Casals : Les grands sommets internationaux, comme celui de l’ONU sur l’océan, paraissent souvent lointains, techniques, voire déconnectés du quotidien. Aussi nous avons voulu rendre ce sujet plus proche, plus incarné. Comment parler de la mer à nos lecteurs ? Et surtout, comment le faire à partir de notre territoire, la Méditerranée, ses habitants, ses usages ? La réponse est venue naturellement : en donnant la parole à celles et ceux qui vivent la mer au quotidien, ici, sur nos rivages. Apnéiste, réalisateur, photographe, chercheur. Nous avons bâti une galerie de portraits à la fois variée et incarnée. Pas seulement des experts mais des voix capables de transmettre un attachement sensible, une émotion. On voulait parler à l’intellect et aussi donner à ressentir la mer, sa beauté, sa fragilité. Chaque entretien commence par une entrée intime : comment est née leur passion pour la mer ? Ensuite, on les amène vers les menaces qu’ils perçoivent et les solutions qu’ils imaginent.

Votre série adopte une posture constructive. Pourquoi ce choix ?

Nous faisons du journalisme de solutions depuis bientôt dix ans chez Nice-Matin. Cela ne veut pas dire qu’on nie les problèmes : au contraire, on les documente avec précision. Mais on sait que le constat seul ne suffit plus. Trop d’informations anxiogènes finissent par détourner les lecteurs. Pour qu’ils restent engagés, il faut leur donner le sentiment qu’ils peuvent, à leur échelle, avoir prise sur les événements. Nos vigies alertent sur la pollution plastique, la surpêche, la dégradation des petits fonds… Mais on ne s’arrête pas là. On leur demande aussi de formuler des propositions, de raconter ce qu’ils font déjà, et ce qu’ils attendent des décideurs, notamment à l’approche du sommet. Mieux consommer, mieux se déplacer, s’engager localement, se reconnecter à la mer. On ne minimise pas mais on ne désespère pas.

Pour aller plus loin, nous avons lancé, en parallèle, l’initiative participative « Ma proposition pour l’océan ». On a demandé aux lecteurs ce qu’ils proposeraient s’ils étaient à la table des décideurs. Et là encore, surprise : plus de 300 contributions, d’une grande qualité, venues de lecteurs de 15 à 80 ans, parfois très documentées. On a senti une attente forte : être écouté, pris au sérieux, participer.

Comment articulez-vous cette série avec le sommet de l’UNOC ?

Nous avons souhaité travailler en amont du sommet. Préparer le terrain, sensibiliser les lecteurs avant que l’actualité ne soit prise en charge par la couverture plus classique – les discours, la signature des traités. Pendant plus de deux mois, on a publié un portrait par semaine. À cela s’ajoutent un documentaire et une soirée de projection avec nos abonnés et les vigies. Tout cela pour inscrire les grands enjeux du sommet dans une réalité locale, concrète, méditerranéenne.

Nice-Matin est un média local, ancré sur une façade maritime. Cela nous donne une responsabilité particulière : ici, la mer est tangible, vécue. C’est un espace commun. Et lorsqu’on a demandé ce qui préoccupait nos lecteurs et leurs idées pour protéger la Méditerranée, ils ont répondu avec précision : pollution plastique, sur-tourisme, bétonisation du littoral et aussi création d’aires marines protégées, école de la mer itinérante, robots nettoyeurs pour les ports… Ce sont des enjeux à la fois locaux et globaux, qui figurent dans les priorités du sommet. C’est aussi pour ça qu’on a voulu exposer leurs propositions dans notre espace à l’UNOC. Il y aura les portraits de nos vigies et les contributions citoyennes les plus plébiscitées par les lecteurs – qui votent. On veut que ces paroles locales pèsent. Montrer que ce qui se dit ici a sa place dans un débat international. Et on souhaite que nos lecteurs, en retrouvant leurs préoccupations dans l’agenda du sommet, se sentent pleinement légitimes à participer, à s’exprimer, à interpeller. Un lecteur bien informé est un citoyen plus exigeant. C’est aussi ça, notre rôle.

Ce projet a-t-il changé votre regard sur le métier de journaliste ?

Oui. Il nous rappelle qu’on ne peut pas se contenter de transmettre des faits. Il faut aussi parler au cœur, montrer ce qui est beau, pas seulement ce qui est abîmé. Le biologiste et photographe Jean-Vincent Vieux-Ingrassia révèle aux lecteurs la vie insoupçonnée des petits fonds marins. Il montre qu’il y a de la vie dès les premiers centimètres d’eau. Ce type de récit surprend, émerveille, change les regards – et, parfois, le rapport à l’environnement. 

Ce projet renforce aussi notre conviction : le journalisme de solutions n’est pas un supplément. C’est une manière responsable d’informer, d’impliquer, de relier. Si l’on désespère nos lecteurs, on désespère aussi leur capacité à agir, à voter, à se sentir concernés. 

Enfin, on croit de plus en plus au journalisme participatif. Sur des sujets très concrets comme l’océan, associer les lecteurs permet de mieux comprendre les enjeux locaux, de recueillir leurs préoccupations et de valoriser leurs idées. Ils répondent présents. Et ils veulent être partie prenante de l’information.