Diversité biologique et diversité linguistique vont souvent de pair : près de la moitié des langues du monde sont parlées dans seulement 35 « hotspots » de biodiversité*.
Diversité biologique et diversité linguistique vont souvent de pair : près de la moitié des langues du monde sont parlées dans seulement 35 « hotspots » de biodiversité*.
Un guide récemment publié en anglais par l’UNESCO et le Représentant pour la liberté des médias de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), intitulé « Reporting the Environment : A Practical Manual for Journalists » (Couvrir l’environnement : un manuel pratique pour les journalistes), explique comment les journalistes peuvent aborder les problèmes courants rencontrés dans le journalisme environnemental.
La science est un langage qui doit être traduit pour être compris. Aussi, les journalistes traduisent chaque jour des connaissances scientifiques complexes pour les rendre accessibles au grand public. Les mots qu’ils choisissent, les récits qu’ils façonnent et les sources qu’ils mobilisent influencent la manière dont la biodiversité est perçue.
Comment trouver le bon équilibre pour rendre la science accessible tout en respectant sa rigueur ? Voici quelques pistes pour explorer différentes manières de parler de la biodiversité.
Fin juin, la France a enregistré la température moyenne nationale la plus élevée depuis le début des relevés en 1947 ; à peine un mois auparavant, une semaine de chaleur de niveau exceptionnel a déclenché la première alerte canicule de l’année et la première à avoir jamais été annoncée en mai.
Et c’est toute la biodiversité – flore, faune et donc…humains – qui en pâtit. Mais des solutions fondées sur la nature existent pour nous protéger des impacts des canicules, notamment en ville.
Randonnée, ski, trail : des millions de personnes pratiquent ces sports chaque année, souvent au cœur d’écosystèmes sensibles. À première vue, ces activités semblent sans conséquence, mais elles s’inscrivent dans des milieux vivants complexes où la présence humaine peut influencer, parfois de manière discrète mais durable, la faune et les équilibres naturels.
Dans les médias, la biodiversité est encore majoritairement présentée comme une contrainte ou traitée à travers le prisme de la protection, de la perte ou de la réglementation.
Mais un autre cadrage est possible, nécessaire et particulièrement puissant aux yeux du grand public : celui de la santé et de l’économie. Pour l’implémenter, il faut repenser la narration de ces thématiques et de leurs enjeux en y reliant le rôle que la biodiversité détient dans notre quotidien. Explications.
D’après les conclusions d’une étude de l’Office international de l’eau (OIEau), « Les milieux humides dans les médias de 1949 à 2022 », les médias privilégient certains angles et types de zones humides dans leur couverture et laissent tomber les autres à l’eau.
Que vous soyez journaliste ou profane, décrypter les rapports d’experts (scientifiques, économiques, etc.) peut être exigeant voire très complexe.
Pour beaucoup d’entre nous, comprendre, analyser et appliquer les conclusions des rapports est une partie importante de nos quotidiens professionnels. Nous avons donc pensé cet article comme une boîte à outils pour vous accompagner dans ce processus.
Sabrina Gaba est écologue, directrice de recherche à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (NRAE) et co-directrice d’une infrastructure de recherche, la Zone Atelier Plaine & Val de Sèvre.
À l’occasion du prix européen jeunes Reporters d’Espoirs, nous avons pu échanger avec deux journalistes de l’Agence France Presse (AFP), Marianne Barriaux, adjointe au rédacteur en chef Europe et Juliette Michel, adjointe à la cheffe du pôle Planète, pour comprendre comment l’agence internationale a réorganisé sa rédaction pour mieux couvrir les enjeux environnementaux.