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Rédaction

« Télé, ordi, console : et si on débranchait ? » (27 mai 2011)

By Revue de presseNo Comments

Une semaine sans écran pour les enfants, c’est le défi lancé par l’école Condorcet de Liévin. Il ne s’agit pas de dire qu’il faut en finir à jamais avec ces activités mais de prendre conscience que d’autres bons moment peuvent exister loin des télés, consoles et ordinateurs. Les petits pendant une semaine redécouvrent le plaisir de jouer, de lire, de sortir. Et ils aiment ça !

Article paru dans la Voix du Nord

ACTUALITÉ RÉGION

Télé, ordi, console : et si  on débranchait ?

vendredi 27.05.2011, 05:21 – PAR CLAIRE LEFEBVRE

| SEMAINE SANS ÉCRAN |

À Liévin, l’école Condorcet tente la Semaine sans écran pour la première fois : pas si facile, surtout quand on est fans de la série « Les Experts » ! Sauf qu’au lieu d’allumer télé, ordinateur ou console, les élèves ont eux-mêmes suggéré plein d’autres activités. Cure de sevrage avec les CM1.

« D’habitude, je ne manque jamais Les Experts à la télé. Mais hier soir, j’ai lu et joué avec mon frère », s’enthousiasme Caitline, neuf ans. Ce qui ne va pas de soi pour des digital natives (1) vivant dans des maisons où on dénombre parfois plus de dix écrans – sans compter les smartphones. Comme chez Mike, 10 ans : « Il y a la télé au salon, dans la cuisine. Dans les chambres, on a la télé et la console. » Dans cette classe de vingt-trois élèves, seuls cinq n’ont pas de télé dans leur chambre. Les autres avouent la regarder seuls « très souvent ».

« Il n’est pas rare que nos élèves regardent dès le matin les dessins animés et qu’ils nous racontent le troisième épisode des Experts ! », assure Thérèse Chiarello, dynamique directrice de cette école du bassin minier où tous les enfants mènent l’expérience : depuis le début de la semaine, on débranche tous les écrans de la maison. Lire l’article sur le site de la Voix du Nord

Urgence environnementale, urgence sociale : faut-il choisir ?

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

Un débat inédit et sans concession entre deux personnalités de premier plan : Jean-Marc Jancovici (ingénieur de l’Ecole polytechnique, enseignant, consultant et spécialiste dans le domaine de l’énergie et du climat), et Jean-Marc Borello (délégué général du Groupe SOS et Président du Mouvement des Entrepreneurs Sociaux).

Le ralentissement d’activité consécutif à la crise de 2009 aura au moins eu une conséquence dont personne ne se plaindra : les émissions de gaz à effet de serre ont notablement diminué, permettant sans doute à l’Europe d’atteindre les objectifs fixés par le protocole de Kyoto. Voilà un des paradoxes d’une crise dont on ne compte plus les répercussions sociales et qui nous renvoie à la difficulté à arbitrer entre deux sujets à l’incompatibilité manifeste. Urgence sociale, urgence environnementale, faut-il choisir ?

La connaissance scientifique est suffisamment avancée et claire sur le sujet pour ne plus nous permettre de douter de la gravité de la crise écologique actuelle. Si les scientifiques s’emploient depuis bien longtemps à alerter les décideurs et l’opinion (conférence de Stockholm, Club de Rome, GIEC…), Copenhague a constitué un sérieux coup d’arrêt pour tous ceux qui l’envisageaient comme le tournant à ne pas rater pour l’humanité. L’augmentation irréversible du prix du pétrole siffle la fin de l’ère de l’énergie bon marché sans que nous ayons pour autant conscience de la dépendance énergétique de nos sociétés. Les écosystèmes, notamment océaniques, sont gravement menacés par les nuisances inhérentes à la suractivité humaine, et la question du changement climatique a fini d’inquiéter les seuls bobos. La crainte des climatologues concerne le risque actuel d’atteinte d’un seuil où la situation serait irréversible. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, nous rencontrons les limites de la biosphère. Le caractère d’urgence, plus facilement associé aux thématiques sociales, s’étend à la sphère écologique.

Plus visible, la crise sociale n’est pas moins grave. Si les 30 glorieuses ont consacré l’avènement d’une économie de la redistribution, depuis les années 80, on assiste à une rupture au détriment de la majorité de la population. Les inégalités sont incroyablement plus prégnantes et le renouvellement social s’épuise. Les pays en développement peinent à sortir de leur condition, et persistent dans le work in progress. Quand aux pays dits développés, ils assistent, stupéfaits, au retour de la grande pauvreté.

Ces crises écologiques et sociales ont-elles des origines communes ? Capitalisme décomplexé, ultra-libéralisme, impuissance des Etats, limite des organisations internationales… Les dérives de surconsommation, de gaspillage, présentés comme modèle à l’ensemble de la société , alimentent la crise écologique, en même temps qu’elles soulignent les inégalités. Mais baisser la consommation matérielle implique un changement de modèle culturel, un changement de notre approche du progrès également…

Taxe carbone, taxe Tobin, salles d’injections : autant de mesures d’une évidente nécessité qui ne sont pourtant pas mises en œuvre. Pourquoi le populisme, l’obscurantisme et l’électoralisme, prennent-ils parfois le pas sur des décisions d’avenir et d’intérêt général, comment y remédier ? Les citoyens/consommateurs sont-ils les victimes ou les coupables ? Les entreprises, alliées ou adversaires de la préservation de l’environnement et du progrès social ? Le changement passe-t-il par l’incitation et la sensibilisation, ou par la contrainte ? A quand la fin d’indicateurs obsolètes (PIB) ? Fiscalité environnementale ou pouvoir d’achat ? Crise environnementale, crise sociale ou plutôt crise de sens ?

Autant de questions qu’aborderont sans tabou nos deux invités : Jean-Marc Jancovici et Jean-Marc Borello. Deux histoires, deux personnalités, deux modes d’action et deux visions du présent et du futur pour une confrontation sans concession où nos deux hommes tenteront de faire émerger des solutions nouvelles.

mardi 31 Mai de 19h00 à 21h
à Sciences Po Paris, Amphithéâtre Boutmy
27 rue Saint Guillaume 75007 Paris
Métro Rue du Bac / Sèvres-Babylone.

Inscription gratuite mais obligatoire en cliquant ici

Justice, solutions pour une indépendance restaurée

By Non classéNo Comments

Au jeu des pouvoirs et des forces dominantes, la petite dernière, la Justice, s’essouffle. Le 44ème « Alter-Mardis : Parlons Solutions » a décidé de redonner de l’ambition au 3ème pouvoir en France, en présentant le rapport de Terra Nova « La justice, un pouvoir de la démocratie ». Ses signataires, Dominique Rousseau, professeur de droit constitutionnel, et Daniel Ludet, magistrat et conseiller à la Cour de cassation, ont plaidé pour une rupture fondamentale : la reconstruction totale d’un système judiciaire affranchi de l’exécutif. Mais plus encore, la série de réformes constitutionnelles proposée s’inscrit dans une réflexion globale sur la démocratie. Captivant et innovant, le débat a ouvert des pistes pour garantir l’indépendance de notre système judiciaire, repositionner le juge au cœur du jeu démocratique, et associer les citoyens à l’exercice de la justice. Garante de notre liberté, l’avenir de l’autorité judicaire nous vise tous.

La Constitution de la Vème République ne fait pas la part belle à la justice. Elle la définit comme une autorité, non comme un pouvoir, et sa légitimité n’étant pas conférée par le suffrage universel, elle se trouve reléguée au bas de l’échelle démocratique… D’autre part, l’institution souffre des secousses des réformes gouvernementales, d’un manque de lisibilité et d’une faiblesse budgétaire, alors que le XXIème siècle, inondé d’affaires judiciaires, se présente comme le siècle du juge. Repenser et imaginer une justice à l’image de notre société, à l’opposé de celle prônée par Michel Debré à l’image de l’Etat, s’impose pour Dominique Rousseau et Daniel Ludet :« nous considérons la justice comme le signe de civilisation de la société, la garantie des citoyens, et une institution d’équilibre ». La justice devient un instrument laïc de civilisation indispensable face au déclin de l’Etat, dont l’indépendance protège la liberté de chaque citoyen et qui par sa présence stabilise les pouvoirs et les émotions. Dans une société de vitesse et de précipitation, l’institution serait un lieu de réflexion et de respiration, à l’heure où les débordements d’émotions permettent à chaque crime d’accoucher d’une loi.

Pas de rafistolage incertain, ni d’une énième réforme judiciaire ponctuelle. Les magistrats, avocats et universitaires du groupe de travail « Justice et pouvoirs » de Terra Nova ont planché pendant 2 ans pour asseoir la justice au cœur de notre démocratie. Le rapport final préconise de faire de la justice un vrai pouvoir indépendant. Comment ? Grâce à la création d’un Conseil supérieur de la justice indépendant (CSJ) et d’un Procureur général de la République dirigeant l’action publique. Il suggère également d’asseoir la légitimité du pouvoir judiciaire sur des nominations parlementaires transpartisanes, de resserrer les liens entre la justice et les citoyens à travers l’échevinage et d’assurer la pleine responsabilité des magistrats (sanction, prévention, transparence).

Gardien de l’indépendance de la justice, le CSJ, autorité constitutionnelle indépendante composée de magistrats élus et d’éminences aux qualités reconnues par la société, se verrait transférer l’intégralité des compétences de nomination et de gestion de la carrière des magistrats, du siège comme du parquet, et serait également compétent en matière de gestion du budget. D’autre part, afin d’échapper à une justice à plusieurs vitesses et aux risques d’influences, le ministre de la Justice ne devrait plus être en mesure de donner des instructions individuelles aux magistrats du parquet, ni rester le chef de l’action publique. Ces fonctions seraient transférées à un Procureur général, magistrat choisi pour son indépendance, sa compétence et son intégrité, et dont le statut serait reconnu constitutionnellement. Un principe d’impartialité des investigations serait introduit : les enquêtes et les instructions seraient menées à charge et à décharge. Ainsi, le ministère se recentrerait sur la définition de la politique pénale, à travers les circulaires générales qui continueraient d’être élaborées par le Garde des Sceaux, et demeurerait pleinement compétent sur ses autres fonctions actuelles. Enfin, pour être légitime, la Justice doit créer un pacte de confiance avec les citoyens en réintroduisant la collégialité dans l’action de juger. L’introduction de l’échevinage aboutirait à un modèle de justice mixte où des juges citoyens, non professionnel, rendraient la justice aux côtés des juges professionnels. Cette proposition phare rapprocherait la sphère de la justice du monde des justiciables, favorisant ainsi l’accès à la justice et le contrôle de son bon fonctionnement.

En ces temps de révoltes et de crises de confiance, ces propositions innovantes ont le mérite de positionner l’intérêt des citoyens au cœur de la réflexion démocratique qu’elles soulèvent. La légitimité électorale ne suffisant plus, qu’est ce qui peut restaurer la confiance des citoyens en leurs institutions? Trois conditions doivent être réunies, assure Dominique Rousseau: « que l’institution soit impartiale, proche d’eux et source de réflexion ».

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la Fête des Voisins célèbre sa 12e édition

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

Placé sous le double parrainage de Madame Roselyne Bachelot-Narquin, Ministre des Solidarités et de la Cohésion Sociale et de Monsieur Benoist Apparu, Secrétaire d’Etat chargé du Logement et de l’Urbanisme, ce rendez-vous citoyen créé en 2000 à Paris a fait le tour de la planète. Il est dorénavant la plus importante manifestation populaire en France et en Europe avec plus de 11 millions de participants européens en 2010, dont 6,5 millions en France.

La Fête des Voisins, un remède à l’individualisme et au repli sur soi

Dès 1990, Atanase Perifan, déjà sensibilisé par les questions de solidarité de proximité, créait, dans le 17e arrondissement de la capitale, l’association « Paris d’Amis » avec le slogan « Pas de quartiers pour l’indifférence ». Renforcer les liens de proximité, développer le sentiment d’appartenance à un même quartier, se mobiliser contre l’exclusion et l’isolement, tels étaient les défis que souhaitait relever celui qui allait lancer la 1e Fête des Voisins.

Ainsi, persuadé que le lien social passe aussi par les solidarités de voisinage, il a lancé il y a 10 ans ce qui est devenu l’un des rendezvous citoyen incontournable. La Fête des Voisins se veut un moment de partage, de convivialité et d’échange, en réponse à la morosité ambiante et à l’individualisme grandissant.

Pour en savoir plus sur la fête des voisins, cliquez ici

Avec Voisins Solidaires, la dynamique se décline au quotidien Développé en partenariat avec le Ministère des Solidarités et de la Cohésion Sociale, les mairies, les bailleurs sociaux et les associations, le programme « Voisins Solidaires » offre à chacun l’opportunité de s’inscrire dans un mouvement positif, créateur de valeur sociale. Il a pour objectif de développer les solidarités de proximité en complément des solidarités familiales et institutionnelles. « Voisins Solidaires, c’est la Fête des Voisins toute l’année : stimuler les petits services, l’entraide tout simplement », souligne Atanase Perifan.
Ainsi, de nombreuses initiatives ont vu le jour afin de donner à tous l’occasion d’agir pour construire une
ville plus humaine et plus solidaire. « Il est important qu’on inscrive la solidarité dans une démarche de
réciprocité. Chacun a de la valeur, chacun peut être utile à l’autre, il faut que chacun puisse exprimer ce
qu’il a envie de donner à l’autre », renchérit le créateur de la Fête des Voisins.
Objectif : mobiliser 1 million de Français sur les 5 prochaines années.

Pour devenir Voisins Solidaires : www.voisinssolidaires.fr

« Anna Heringer, une architecte qui croit en la terre crue » (26 mai 2011)

By Revue de presseOne Comment

En voulant depuis le début de sa carrière allier architecture et développement, Anna Heringer est déterminée à refuser le tout béton. Au Bangladesh, elle remet à l’honneur les méthodes de construction traditionnelles. Son matériau de prédilection est la terre crue. Elle démontre aux habitants qu’il permet d’ériger des bâtiments modernes, agréables et durables. Les chantiers sont écologiques. Tout se fait grâce aux hommes. « on a réalisé les travaux sans électricité (…) presque tout le budget a servi à payer les gens et non à enrichir des industriels. »

Article paru dans le Monde

Anna Heringer, une architecte qui croit en la terre crue

LE MONDE | 25 mai 2011 | Grégoire Allix | 560 mots
Elle a 34 ans à peine, mais ses premiers bâtiments sont applaudis dans le monde entier. L’architecte allemande Anna Heringer n’a pas dessiné un opéra ou un musée défiant les lois de la gravité. Elle est l’auteure, dans un village reculé du nord du Bangladesh, d’une modeste et formidable « école faite main »… Lire la suite de l’article sur lemonde.fr (accès abonnés)

Rencontre : une économie non-violente est-elle possible ?

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

Notre modèle occidental de croissance, on le sait, conduit à des impasses tragiques : krachs financiers, crises économiques à répétition, effondrement de l’emploi, augmentation des inégalités, exclusion des plus fragiles, déficit alimentaire.

Une économie non-violente peut être définie comme une économie dans laquelle les acteurs gèrent leurs relations et résolvent leurs conflits dans le respect de l’autre, dans une dynamique d’équilibre optimal en vue de l’intérêt général : intérêt de tous les acteurs de l’entreprise, bien commun de la société, avenir de l’humanité, respect et restauration de la biosphère.

Cette rencontre organisée par Gandhi International en partenariat avec Ekta Europe et Non-violence XXI vise toutes les personnes et tous les groupes francophones désireux de réfléchir à un autre modèle économique.
Avec Geneviève Azam, Marc Dufumier, David Eloy, Jacky Blanc, Wojtek Kalinowski, Hervé Kempf…

La rencontre aura lieu du vendredi 10 juin 2011 à 19 h 00 au lundi 13 juin 2011 à 17 h 30, dans la maison d’accueil et de formation de l’Arche de Lanza del Vasto (www.arche-de-st-antoine.com), dans le village de St Antoine-l’Abbaye (Isère), à 12 km de la gare de St Marcellin, entre Grenoble et Valence.

Pour en savoir plus cliquez ici

« La Tunisie se tourne vers la microfinance » (25 mai 2011)

By Revue de presseNo Comments

La Tunisie compte près de 700 000 demandeurs d’emploi. Le micro crédit permet de développer une activité économique viable grâce à la création d’entreprises. Une solution particulièrement intéressante pour les jeunes tunisiens, les plus touchés par le chômage. Reste à définir le futur cadre légal de l’activité des instituts de micro finance.

Article par sur Youphil.com

La Tunisie se tourne vers la microfinance

Rédaction | Julie Schneider | 25/05/2011

La microfinance pourrait favoriser le développement de certaines régions en Tunisie. Mais cet instrument est à manier à bon escient.

Au lendemain de la révolution, les défis à relever en Tunisie sont énormes. Le choc politique, incarné par le départ du président Ben Ali le 14 janvier, a laissé place à un choc économique violent: les touristes ont déserté, l’activité a été stoppée pendant les grèves, les investisseurs ont fui… Et le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter. Selon le ministre tunisien de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Saïd Aydi, d’ici juillet 2011, près de 700.000 Tunisiens pourraient être demandeurs d’emploi, contre 562.000 estimés en avril.

Rapidement, le microcrédit est apparu comme la solution pour relancer la machine. A l’approche des élections de l’Assemblée constituante, prévues pour le 24 juillet, la microfinance est un chantier prioritaire du gouvernement de transition: la loi actuelle bride le secteur et empêche les institutions de microfinance de grandir. Mais les acteurs du secteur insistent sur la mise en place de garde-fous pour éviter des dérives. Lire la suite de l’article sur Youphil.com

La fête des solidarités locales le 4 Juin à Paris !

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

La fête des solidarités locales débarque à Paris, place Stalingrad, de 12h à 18h !

Au programme ? Concert gratuit, village associatif, Hip-Hop, danse, une scène ouverte, un repas de quartier ouvert, bref c’est la fête dans vos coeurs. Rendez-vous donc au métro Jaurés ou Stalingrad.

En gros, c’est simple, le 4 juin, sortez vos crayons quatre couleurs et notez d’une croix rouge cette date. le tout pour une jeunesse sans frontière.

Pour en savoir plus, le site de la fête des solidarités

Eco-habitat, l'urbanisme du futur

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

Construire la maison voire le quartier de demain, édifier les enjeux de l’éco-construction : le 43ème « Alter-Mardi : Parlons Solutions» a fait la part belle aux bâtisseurs d’un monde plus sein et durable. Alors que les logements font défaut à mesure que la population augmente, que la qualité du bâti s’altère malgré un contexte d’urgence écologique, miser sur un habitat bioclimatique basse énergie composé de matériaux nobles devient un enjeu incontournable. Après l’inspirante projection de l’épisode 3 du cycle « Artisans du changement » intitulé « Eco-habitat : l’urbanisme du futur », Fabrice Blais et Régis Faguelin ont démontré que l’habitat à énergie propre est une urgence à la portée de tous. Animée par Thomas Philippon, coordonnateur d’Ekopolis, cette table ronde a révélé une forte mobilisation des citoyens, soucieux d’améliorer leur cadre de vie.

Comment se procurer de l’électricité à 2 ou 3 000 mètres d’altitude? Que faire de ses poubelles et comment retraiter les eaux usées ? Autant de questions auxquelles Fabrice André a répondu en construisant le refuge de Sarenne. Le premier « artisan du changement » présenté dans le documentaire, a imaginé des solutions pragmatiques en créant un laboratoire grandeur nature de la maison de demain. Four solaire, éoliennes à axe vertical, système original de retraitement des eaux, microcentrale hydro électrique… Ces différentes sources d’énergies renouvelables se marient à merveille en fonction de la météo et des apports. Le défi de ne produire aucun déchet semble lui aussi relevé grâce à une mini station d’épuration, ainsi qu’une chaudière à cogénération : d’un côté elle fabrique de l’eau chaude sanitaire et de l’autre de l’électricité. Quant à Rolf Disch, ses innovations se mesurent à l’échelle d’un quartier. « Energie plus », dans la ville de Fribourg-en-Brisgau, devient la première expérience au monde d’un quartier qui produit plus qu’il ne consomme. Près de 800 personnes vivent dans ces immeubles colorés en bois de la forêt Noire, qui ont la particularité de dégager un surplus moyen de 36 kilowatt/heure par mètre carré. Un immense progrès par rapport à une maison passive qui en consomme 15 pour le chauffage et aussi pour l’eau chaude. Enfin, l’exemple de Curitiba, au sud du Brésil, prouve qu’une métropole de plus de 2 millions d’habitants peut devenir le symbole d’une cité verte. Un paradoxe dans un pays en développement où la plupart des grandes villes subissent 3 fléaux : surpopulation, pauvreté et pollution record. Jaime Lerner a su concrétiser un rêve collectif : participation citoyenne dans la gestion des espaces verts, programme d’éducation pour la gestion des déchets, système de troc des détritus contre des fruits et légumes et invention du métro bus dont la capacité de transport hebdomadaire dépasse les 12 400 000 passagers.

L’éco exemplarité de nos maisons, de nos quartiers et de nos villes semble loin d’être à notre portée ? L’action de Fabrice Blais, qui développe à Sénart (Seine-et-Marne) un concept de co-construction d’habitat groupé écologique à très haute performance et à coût modéré, tend à nous prouver le contraire. En restaurant l’esprit de coopération présent au coeur de nos villages d’antan, le lauréat CréaRîF 2010 pallie au besoin criant de logement et au coût de l’accès à la propriété, devenu insurmontable pour de nombreux ménages. Mettre en commun des biens, des équipements et des compétences dans le but de créer un habitat écologique et chaleureux est désormais possible grâce à la promotion et au développement de l’auto construction accompagnée. En échange d’un prix du mètre carré faible, les familles, encadrées par différents corps de métiers de la construction, participent au chantier. L’accessibilité et la durabilité restent au coeur de la démarche de Fabrice Blais: « Quand nous élaborons un projet immobilier, nous essayons de respecter les critères écologiques dont celui de l’abordabilité, qui comprend le coût du producteur, de l’artisan qui pose les matériaux, des futurs acheteurs, mais aussi le coût pour les générations futures ». Le prix à payer ? 1850 euros TTC par mètre carré (construction + foncier). Aussi, pourquoi ne pas analyser le cycle de vie de chaque matériau ? De l’extraction des matières premières, jusqu’à sa fin de vie (recyclage, réutilisation ou valorisation), en passant par son utilisation, cet indicateur pèserait dans la balance, en permettant d’inscrire notre bâti dans la durée et le respect de l’environnement. Economies garanties !

Quant à Régis Faguelin, il propose à quiconque souhaite vivre d’un savoir-faire, de créer progressivement son propre emploi salarié au sein d’une entreprise coopérative qu’il partage avec d’autres entrepreneurs, et dont il peut devenir l’associé. Alternative à l’entreprise classique, sa société coopérative et participative permet de tester, développer et pérenniser une activité économique, en sécurisant sa démarche, et en bénéficiant d’un accompagnement dans la durée. Propice au développement local et à l’innovation sociale, Alter-Bâtir réalise un chiffre d’affaire de 750 000 euros. Sa vision de l’éco-habitat? « L’éco-habitat fait référence à l’écologie, mais également à la santé. C’est très important, alors que la pollution de l’air intérieur reste la grande responsable de nombreux cancers ».

De l’avis de nos invités, l’habitat de demain passera par une prise de conscience et une volonté de construire ensemble un cadre de vie harmonieux.

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Les Fondations Schneider Electric et Vinci pour la cité reçoivent l’Oscar ADMICAL du Mécénat d’entreprise 2011

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

L’Oscar ADMICAL du Mécénat d’entreprise 2011 a été remis le lundi 9 mai 2011 à la Fondation Schneider Electric et à la Fondation Vinci pour la Cité, à l’occasion des 20èmes Assises Internationales du Mécénat qui se déroulaient à Marseille les 9 et 10 mai 2011.

Les Oscars ADMICAL

Depuis plus de trente ans, ADMICAL organise les Oscars du mécénat d’entreprise, qui récompensent des entreprises françaises ou implantées en France pour leur politique de mécénat originale et exemplaire en faveur de tous les domaines de l’intérêt général : social, éducation, santé, culture, sport, environnement, recherche, solidarité internationale… Le jury, indépendant d’ADMICAL, est composé de personnalités qualifiées issues des mondes de l’entreprise, de l’intérêt général, de l’univers des médias et de la communication.

«Nous sommes très heureux de recevoir ce prix.» précise Gilles Vermot Desroches, directeur développement durable de Schneider Electric et délégué général de la Fondation Schneider Electric. « Il met à l’honneur les actions que nous développons. Il nous donne également l’occasion d’affirmer notre vision particulière du mécénat, sa forte inclusion dans l’entreprise, à travers l’engagement des délégués de la Fondation et des collaborateurs de Schneider Electric, mais aussi sa contribution directe et originale au programme d’accès à l’énergie BipBop.»

En 2003, la Fondation Schneider Electric recevait déjà l’Oscar ADMICAL du Mécénat d’entreprise.

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