Une douce chaleur règne chez 4 MTec, à Montrouge. Ici, pas de chauffage central, mais une quinzaine de Q.rad, les « radiateurs numériques » de la start-up Qarnot Computing, hébergée dans les locaux de ce bureau d’études. A l’origine de cette invention, Paul Benoît, ingénieur polytechnicien aux faux airs de Harry Potter, croit beaucoup dans son système « économique et écologique ».
Avec ses trois associés, dont le médiatique avocat Jérémie Assous, très investi dans la promotion du projet, une vingtaine de personnes planchent aujourd’hui sur sa mise en œuvre.
Le principe, que comprendront tous ceux qui ont déjà travaillé avec un ordinateur portable sur les genoux : utiliser la chaleur dégagée par des processeurs informatiques installés dans le radiateur. Vendue à des entreprises, des particuliers, des centres de recherche pour traiter des données ou faire du calcul intensif, leur utilisation suffit largement à couvrir la dépense en électricité. Avantage pour l’habitant du logement ainsi chauffé : c’est gratuit! Et pour les clients des serveurs informatiques, la garantie de tarifs bien inférieurs à ceux des coûteux data centers. Mais l’atout est aussi écologique : « notre système gaspille cinq fois moins d’énergie pour le même résultat », affirme Paul Benoît.
Du côté des utilisateurs informatiques, c’est la question de la sécurité qui prime : là encore, Paul Benoît est sûr du résultat. « Nos systèmes ne stockent pas de données, elles ne font qu’y transiter de manière cryptée et à travers des calculateurs disséminés un peu partout. » Et si l’on tente d’ouvrir la machine, « elle s’arrête », prévient l’inventeur.
Des arguments qui ont déjà convaincu : le mois prochain, 25 radiateurs viendront chauffer l’école d’ingénieurs Télécom Paris Tech. Et à partir de cet été, ce sont quelque 300 Q.rad qui vont être installés dans la centaine de logements d’un HLM du XVe arrondissement parisien, à Balard. « Une première expérimentation à grande échelle, salue Jean-Louis Missika, l’adjoint parisien chargé de l’innovation et de la recherche, pour un projet qui pourrait être révolutionnaire! »
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Prix Nobel de chimie et pionnier Shamengo, Alan Heeger a créé un panneau solaire flexible, une révolution technologique !
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Voici l’histoire digne d’un conte ou d’une vieille légende indienne. C’est celle de Payeng, un homme qui n’a jamais voulu renoncer. Depuis plus de 30 ans, il fait pousser des arbres sur un simple banc de sable. Devenu une véritable arche de Noé, le petit havre de paix de Johrat s’est transformé en refuge pour plusieurs animaux, dont des tigres du Bengale et des rhinocéros menacés d’extinction.
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Güssing, c’est avant tout l’histoire d’une reconversion. Il y a vingt ans, cette ville de 4 300 habitants de l’Est de l’Autriche comptait deux tiers de sa population active au chômage. Une situation d’autant plus difficile à gérer du fait du coût élevé des énergies fossiles. Mais grâce à l’aide financière de l’UE et à l’impulsion du maire Peter Vadasz, la création d’un Centre Européen des Energies Renouvelables en 1995 a marqué le tournant de la politique énergétique de Güssing.
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San Francisco s’est positionnée comme un leader de la gestion des déchets en réduisant de 77% la part de ses déchets qui terminent dans des décharges ou des incinérateurs. La ville a obtenu une reconnaissance au niveau national au travers d’une approche à trois axes: l’établissement d’une législation forte en vue de réduire la quantité de déchets produits, un partenariat avec une compagnie de gestion des déchets partageant les mêmes objectifs et avec laquelle elle a pu initier des programmes innovants, et la création d’une culture du recyclage et de compostage.
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Au Rajasthan, dans le nord de l’Inde, une école accueille des femmes venues d’Afrique, du Pacifique ou d’Amérique latine, dont les villages sont sans électricité.
À l’issue d’une formation de six mois, elles deviendront ingénieurs en énergie solaire. Grâce à elles, leurs communautés pourront cuisinier, lire ou travailler le soir venu. Nos reporters sont allés à leur rencontre.
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Convaincu qu’en s’inspirant de la nature, la technologie doit être au service de l’environnement en réparant les désastres causés par les humains, César Harada est à l’origine d’un projet ambitieux : la conception d’un drone marin innovant, permettant notamment l’écrémage du pétrole déversé par les marées noires.
Fils d’un père japonais et d’une mère française, César Harada est à la croisée de courants émergents : open-source, open hardware, recherche collaborative, biomimétisme et écologie. Il les emploie pour mettre en action sa conviction que « les courants marins, le vent et les autres phénomènes naturels peuvent fournir des solutions uniques et novatrices aux pires catastrophes de l’humanité, comme les déversements de pétrole et les fuites radioactives ».
Il y a quelques années, César Harada s’est retrouvé coincé dans un laboratoire du MIT (Massachusetts Institute of Technology), attelé à la construction d’un drone de nettoyage de marées noires. Mais pour y arriver, il est contraint d’utiliser la technologie propriétaire des entreprises finançant le laboratoire. Celle-ci n’étant pas optimale et protégée par des brevets, il démissionne. « Quand on veut développer de la technologie au service de l’environnement, on veut être certain que celle-ci va servir le plus grand nombre au moindre coût possible », expliquait-il en novembre dernier, lors du neuvième OuiShare Talk à Paris.
Il se dirige alors vers la Nouvelle-Orléans, où il travaille avec la Louisiana Bucket Brigade afin de cartographier la nappe de pétrole du Golfe du Mexique. Et au même moment, il commence à imaginer Protei, un drone-bateau open-source.
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