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La maison écolo en carton

By Environnement, Revue de presseNo Comments
  • Comment cela fonctionne ?

Le principe, d’ores et déjà breveté, est simple et novateur : une maison entièrement construite grâce à des structures en bois accueillant 20 cm d’épaisseur de plaques en carton, imperméabilisées et ignifugées avec un film polymère.
Ecologique et résistant, le carton possède des qualités d’isolation thermique et phonique qui laissent entendre un très bon rendement énergétique et un faible impact environnemental. De plus, la batterie de tests effectués sur une maison « prototype » courant 2010 a permis de valider le concept en conditions réelles. L’année 2011 sera, sans aucun doute, une année charnière pour ce projet qui devrait être étendu à la phase industrielle.

  • Un concept novateur sous tout point de vue

Ecologique, sociale et bon marché, la maison en carton répond à tous les objectifs fixés par le principe dudéveloppement durable.
Sur le plan écologique, le carton ondulé provient à 80 % du papier recyclé. De plus, la maison possède d’excellentes qualités d’isolation et correspondra parfaitement aux normes de construction des nouveaux bâtiments basse consommation (BBC) énergétique qui fixe une exigence de 50 kW/m²/an. La maison en carton devrait consommer encore moins d’énergie ; « on pourrait se contenter d’une dizaine de kW/m²/an pour maintenir une température ambiante de 20 degrés dans une maison de 120 m² en plein hiver malgré des températures extérieures très basses », explique Mr Lê.
D’un point de vue économique, la construction de la maison nécessite des matériaux peu onéreux qui stabiliseront le prix d’achat. L’objectif ici est de favoriser l’accès à la construction pour le plus grand nombre, y compris les personnes en difficulté financière. Pour la construction d’une maison de 65m², on estime un prix n’excédant pas les 100 000€ !
N’oublions pas la dimension sociale puisque les maisons en carton brevetées pourraient être en partie construites par des salariés handicapés.

Lire l’article sur Sequovia.com

Les énergies renouvelables : l’après-pétrole se prépare aujourd’hui

By EnvironnementOne Comment

Nul n’est censé ignorer la loi… de la Nature. Cette même Nature qui ordonne que l’homme en finisse avec l’épuisement des réserves d’énergies fossiles et interrompe toute dégradation de la qualité de l’air, quand elle ne gronde pas à grands renforts de changements climatiques. Ajoutez à la colère de dame Nature l’augmentation de la consommation énergétique et la hausse continue des prix du pétrole depuis plus de 10 ans et vous obtiendrez une certaine idée de l’urgence de la situation. Aussi, des débats actifs qui réveillent les consciences, posent la question des énergies nouvelles et renouvelables (ENR) et tendent à apporter des solutions, semblent au minimum indispensables, à l’image de celui qui se tenait mardi 25 janvier à l’ESCP.

Christian de Perthuis, économiste et conseiller scientifique à la Mission Climat de la Caisse des Dépôt, Arnaud Gossement, avocat en droit de l’environnement, membre du Syndicat des énergies renouvelables et participant au Grenelle, Hélène Gassin, vice-présidente de la région IDF chargée de l’environnement, de l’agriculture et de l’énergie, Raphaël Claustre, directeur du CLER (Comité de liaison énergies renouvelables), Patrick Behm, fondateur de Enercoop et Jerôme Mouterde, fondateur de Solaire2G, tous ont répondu présent à l’appel des énergies renouvelables.

Une première constatation s’impose: souffririons-nous d’hypermétropie? Christian de Ponthuis répond par l’affirmative: « les économistes du climat se trompent en regardant 2050! C’est aujourd’hui! ». Appréhender nos ressources énergétiques demande à y voir très bien de près, pour ensuite envisager le long terme! Car les chiffres d’aujourd’hui parlent d’eux même: plus de 80 % de notre énergie provient du fossile, quand les experts prévoient son essoufflement voire sa disparition dans les années futures. Le soleil, l’eau, le vent, le bois s’imposent comme l’opération de la dernière chance, avec l’avantage de ne pas dépendre de réserves fossiles chères et limitées, d’avoir un impact nul ou faible sur l’environnement et d’être inépuisables selon la localisation géographique et les facteurs climatiques. Que demande le peuple?

Lente, hypocrite, attentiste, passive… Autant de qualificatifs pour le moins désolants qui décrivent le comportement de la France face aux ENR. Est-ce bien mérité? Malgré l’urgence d’une situation que personne ne veut voir, et qui n’arrange personne?, notre pays reste le grand retardataire Européen du développement des énergies vertes. Pointés du doigt: la prédominance du nucléaire, une bureaucratie omniprésente ainsi qu’un cadre juridique aux contours flous et éphémères. Maître Arnaud Gossement évoque un « paradoxe entre les objectifs et les moyens ». En effet, les objectifs plancher de développement durable, signés par Jean-Louis Borloo, semblent interprétés comme des objectifs plafond. Celui qui a participé au Grenelle ajoute à ce manque d’ambition : « une avalanche de textes qui changent tout le temps, contraignants les entrepreneurs qui souhaitent vendre leur énergie  à EDF à être des spécialistes du droit et à s’adapter aux changements constants des textes de loi. Plus on a de texte, plus le droit bégaie, plus l’administration est perdue (…) ».

Comment sortir de ce marasme et accélérer l’utilisation des ENR? Chacun apporte un bout de solution. Pour Christian de Perthuis le changement se nomment « prix carbone » et politiques publiques ». Hélène Gassin prône l’invention de solutions collectives à l’échelle des territoires, en rappelant le rôle de planificateur et d’accompagnateur des régions. Développer une politique et une production locales des ENR, par le biais des collectivités territoriales, constitue la vision défendue par Raphaël Claustre : « Nous devons décentraliser et faire de l’énergie du terroir.». Quant à Patrick Behm, replacer le citoyen au cœur de la question énergétique paraît indispensable. L’innovation reste pourtant présente sur notre territoire, à l’image de Jérôme Mouterde parent d’un panneau solaire nouvelle génération qui peut fournir électricité et eau chaude.

Tous ont les yeux rivés sur demain. Prochaine échéance le 11 février 2011 : Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, se prononcera sur l’avenir de l’énergie solaire en France.

Aude Serra (Alter Mardis – Parlons solutions)

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