Pas toujours facile quand on est citadin d’avoir accès à des produits frais directement issus de la ferme, qui plus est quand on habite des zones reculées ou défavorisées. Œuf, viande, lait, fruits et légumes frais, tous ces produits sont accessibles dans la plupart des magasins, mais ceux-ci ne sont pas implantés partout. C’est pourquoi en août 2012, deux étudiantes américaines ont lancé Stockbox, une épicerie-container implantée dans le quartier de South Park à Seattle, aux Etats-Unis. Cette zone urbaine est qualifiée de désert alimentaire, phénomène largement répandu outre-Atlantique, et qui contraint les habitants à prendre leur voiture ou faire de longs trajets en bus pour faire leurs courses et se rendre dans des points de vente souvent éloignés de leur domicile. En centre-ville, certains habitants à faibles revenus se nourrissent de chips, sodas, conserves et confiseries, plus faciles d’accès. L’idée de Stockbox est d’ouvrir un endroit familier où se rendre pour redonner du lien à la communauté locale, tout en proposant des légumes du potager, des œufs frais, de la viande et des produits d’épicerie livrés directement par les producteurs locaux. Pour implanter facilement ces points de vente, les deux américaines ont choisi de réutiliser des containers à bateaux, pouvant se déplacer et s’installer assez facilement au cœur des déserts alimentaires, tout en donnant une seconde vie à ces vieux matériaux voués à la décharge. Le voisinage est séduit et le concept marche, puisque l’ouverture d’une deuxième boutique est également prévue dans un autre quartier de Seattle.
Pour éviter d’acheter des fruits et légumes chers, sans saveur et cultivés à des milliers de kilomètres, de plus en plus de consommateurs se tournent vers les producteurs locaux. Une tendance favorisée par la prise de conscience écologique mais aussi par les nouvelles technologies, qui facilitent la mise en relation entre consommateurs et petits agriculteurs.
Les « locavores » peuvent par exemple utiliser l’application Facebook 200 Kilomètres à la Ronde pour trouver les producteurs les plus proches de chez eux. Sur les sites Bienvenue à la Ferme ou Ecopousse, ils pourront directement commander des produits, à venir chercher sur place ou livrés dans un commerce.
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Outre-manche, People’s Supermarket, une coopérative alimentaire, propose de consommer des produits locaux en les recyclant durablement pour éviter tout gaspillage.
«Éviter les déchets et tout recycler», telle pourrait être la devise de People’s Supermarket, un supermarché coopératif situé dans le quartier de Holborn, à Londres. «Une de nos ambitions est la réduction des déchets alimentaires générés par la grande distribution et qui finissent dans les décharges», peut-on lire sur le site. L’objectif est double: protéger l’environnement et générer des profits en prolongeant la vie des aliments.
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Le collège de Veauche, dans la plaine du Forez, est un collège exemplaire en terme d’éco-construction. Le bois y est omniprésent pour ses qualités esthétiques, mais aussi thermique et phonique. Il est également utilisé pour chauffer l’établissement avec des granulés de bois comme combustible. Des puits de lumière servent d’éclairage naturel dans les salles de classe et les couloirs. Sur le toit, des panneaux photovoltaïques pour produire la quasi-totalité des besoins électriques de l’établissement et une toiture végétalisé pour récupérer les eaux de pluie.
Le collège de Veauche ouvre ses portes pour sa première rentrée en septembre.
Pour revoir le JT Local 19-20 – Saint-Etienne, du lundi 03 septembre 2012 à 19h15
A Marseille, la pollution ne prend pas de vacances. Les collectivités locales (la région PACA, Marseille Provence Métropole et la ville de Marseille), le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), les universités d’Aix-Marseille et de Grenoble, et enfin Airpaca ont mis leurs moyens en commun pour financer une mission scientifique originale: le voilier Zéro Co2. Long de 12 mètres, ce bateau et son équipage sillonneront tout l’été le littoral marseillais pour recueillir et analyser l’air des calanques.
Les polluants se forment sur les zones d’activités industrielles autour de l’étang de Berre, dans les Bouches-du-Rhône, et dans les aires urbaines qui concentrent le trafic routier. Poussés par les vents, ces deux «nuages» finissent par se rencontrer et se mélanger. Se forme alors une «soupe chimique» qui, sous l’effet du rayonnement solaire, donne naissance notamment à de l’ozone. Si la nuit, la brise de terre repousse cette joyeuse mélasse vers la mer, le jour, la brise de mer la ramène vers le littoral, ses habitants… et ses vacanciers.
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20minutes.fr –Mickaël Penverne-16/06/2012
Réponse alternative au réchauffement climatique et au défi énergétique depuis 2009, TransOceanic Wind Transport est une société de transport à la voile.
Précurseur, TOWT – Transport à la voile anticipe, dans le domaine du transport maritime, un changement de paradigme énergétique et offre la possibilité à chacun de réduire son bilan carbone avec des produits de provenance lointaine.
L’énergie éolienne s’exploitant, aussi, avec des voiles, elle est appelée à terme à remplacer les sources d’énergie finies. TOWT travaille à une meilleure connaissance du transport à la voile, propre et durable. Le trajet, accompli sans pétrole, ne contracte pas la dette environnementale que les transports classiques creusent chaque jour. Towt – Transport à la voile propose une réponse concrète et immédiate.
Ce projet international contribue à remplir les objectifs fixés par le Traité de Kyoto et Europe 2020. Il s’adresse à des producteurs, des Distributeurs, des clients, des citoyens en mettant à disposition une flotte de voiliers de transport. Il ambitionne un développement de la flotte et du savoir-faire maritime ainsi que la participation à un consortium de constructiondes Eco-Voiliers de demain.
Crédit photo : Michel Floch – TOWT
La Vie – Olivier Nouaillas – le 20/06/2012
[DIAPORAMA] A 50 km de Rio dans un quartier déshérité de la ville de Nova Iguaçu, loin de l’attention médiatique portée au Sommet de la Terre, notre envoyé spécial est parti à la rencontre d’un groupe de femmes qui cultivent des légumes et des fleurs sur des terres en friche, où passe un oléoduc. Un bel exemple de développement durable local.

Alzoni da Salva Fausto, présidente de la coopérative Univerde
Elles s’appellent Alzoni, Joice, Ivonete, Laudiceia ou encore Conceiçao. Mères de famille, elles habitent toutes un quartier déshérité de Nova Iguaçu, une ville de la banlieue de Rio, à 50 km. Ici les routes sont défoncées, le tout-à-l’égout une exception et les ordures jamais ramassées…
Pourtant, l’ère Lula avec son programme « Faim zéro » a amené des améliorations: l’électricité est désormais présente dans chaque foyer, les petits magasins d’alimentation du centre ville sont bien achalandés et les transports publics de bus relativement fréquents. Mais la misère est encore palpable à chaque coin de rue.
Rio + 20 ? Alzoni da Salva Fausto, fille d’agricultrice et la cinquantaine combative, en a entendu parler mais sans plus. « Il ne faut pas que cela soit du papier mais des actes. » Les actes pour elle c’est la coopérative Univerde qu’elle a fondée avec un groupe de femmes en 2008. L’idée en est particulièrement ingénieuse : cultiver des parcelles en maraîchage agroécologique sur des terres en friche, une bande de 50 mètres de large qui recouvre l’oléoduc de Pétrobras, où le pétrole transite du port de Rio à une raffinerie voisine.
Contacté à l’époque, Pétrobras, une entreprise publique, a dit oui et gratuitement à une seule condition : que les plants n’aient pas des racines qui dépassent une profondeur de 30 cm pour ne pas endommager l’oléoduc, creusé à un mètre de profondeur et surveillé en permanence par un monitoring pour éviter toute fuite. Au bout du compte, une dualité environnementale assez osée : en sous-sol, le transport d’une énergie fossile (le XXe siècle) et en surface, l’agroécologie (le XXIe siècle ?).
Pour mener à bien ce projet un peu fou, la coopérative Univerde a reçu à la fois le soutien de l’AS-PTA, l’association brésilienne pour l’agriculture familiale et agroécologique, et du CCFD Terre Solidaire. « L’agroécologie c’était la méthode de nos parents et de nos grands-parents. L’industrie agroalimentaire, elle, veut nous vendre ses produit chimiques. Mais nous n’avons pas besoin ni d’engrais, ni des pesticides, seulement d’un bon compost ».
JEU – Ce n’est qu’un jeu mais les décisions prises pourraient être significatives…
Votre mission: en sept jours, reconstruire la ville de Rio pour la rendre plus écologique, plus équitable et plus agréable à vivre. Pendant une semaine, du 15 au 21 juin, le jeu en ligne «Forward+50 Rio» vous transporte dans la ville brésilienne pour donner une leçon aux dirigeants réunis au sommet Rio+20 sur le développement durable.
Lancé par le Programme des nations unies pour l’environnement, le jeu «Foward Rio+50» rassemblera les joueurs pendant la durée du sommet Rio+20 autour d’un challenge de taille: construire une ville plus verte. Chaque jour, les joueurs devront ainsi prendre des décisions sur différents thèmes (énergie, bâtiments, transports, déchets…) et appuyer ou contrecarrer celles des autres en votant via Twitter ou sur le site du jeu. Chaque jour, des experts apporteront des commentaires et analyses sur les choix des joueurs.
Boutures, produits de jardin et de jardinières, confiseries, confitures ou tout naturellement sourires ont pu également constituer monnaies d’échange. Comme le font parfois quelques voisins par-dessus leur clôture commune, ils ont partagé leur passion et révélé leurs secrets d’apprentissage.
Pour résoudre toutes « Questions Vertes « , un comptoir, composé de spécialistes en botanique, voire de paysagistes, a identifié de nombreuses plantes afin de dispenser en toute amitié de bons conseils de jardinage.
Crise ou non, le Troc Vert promeut l’interactivité : échanges de plantes, initiation au jardinage autour de la biodiversité et du BIO, entre générations et populations.
Voici une manifestation qui ne demanderait qu’à devenir nationale !