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Les ateliers Orange solidarité numérique

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Quand des bénévoles salariés d’Orange accompagnent aux usages numériques des stagiaires d’associations dans les locaux de l’entreprise.

De Lille à Marseille, d’Orléans à Bordeaux, de Lyon à Rennes, et bientôt dans plus de 30 villes en France les ateliers Orange solidarité numérique s’activent.

Comment ça se passe ?

Les bénévoles arrivent en début de soirée dans la salle de formation, ils sont dans la journée conseillers clients, chefs d’équipes technique ou commercial, formateur produit, responsables marketing ou RH , … et connaissent déjà les lieux, ils retrouvent des collègues d’autres équipes. Les stagiaires arrivent peu après, ils sont accueillis par les bénévoles, c’est souvent pour eux un rendez-vous important et un espace à découvrir.

Au début c’est la prise de contact, chacun se présente découvre l’autre, très vite une ambiance conviviale et studieuse s’installe. On échange sur les attentes des stagiaires, puis un bénévole projette sur un écran le déroulement de la soirée, 2 heures ensemble pour apprivoiser cet univers numérique.et ça démarre.

Lire la suite sur le blog de la Fondation Orange

La responsabilisation socio-environnementale des entreprises décolle

By Economie, EnvironnementNo Comments

L’agence de notation extra-financière Vigeo a rendu les conclusions de son audit en attribuant un score de niveau 3 (le niveau 4 est l’indice d’excellence), qui correspond à un niveau d’engagement probant, pour le Groupe Aéroports de Paris en matière de responsabilité sociétale et environnementale. Aéroports de Paris est le seul groupe aéroportuaire européen majeur à se soumettre à la notation extra-financière, et ce depuis 2003. L’évaluation a porté sur Aéroports de Paris SA, et pour la 1ère fois en 2010, sur ses quatre principales filiales : Aéroports de Paris Management, ADPI, Alyzia Holding et Hub télécom.

Le rapport de Vigeo souligne qu’Aéroports de Paris SA a progressé dans les six domaines stratégiques en matière de développement durable – la gouvernance d’entreprise, l’environnement, les ressources humaines, les droits de l’homme, les achats et l’engagement sociétal.

L’environnement
« La performance d’Aéroports de Paris sur ce domaine est élevée et proche de la zone d’excellence »*
– Parmi les principales actions environnementales, Aéroports de Paris a initié un important programme de maîtrise des consommations d’énergie, et de production d’énergies renouvelables. L’objectif de l’entreprise est la réduction de consommation d’énergie interne par mètre carré fixé à 12,4% entre 2009 et 2015. Par ailleurs, la mise en service en 2011 de la centrale géothermique à Paris-Orly, et le projet de chaufferie à bois à Paris-Charles de Gaulle prévu pour 2013, permettront de porter à 20% la part des énergies renouvelables dans la production d’énergie (l’objectif du Grenelle de l’Environnement étant fixé à 23% pour 2020).
– La baisse des émissions de CO2 a permis à Aéroports de Paris d’obtenir en 2010 le niveau 2 de l’Airport Carbon Acreditation. Dès à présent, l’entreprise s’engage pour atteindre le niveau 3 de cette accréditation européenne.

L’engagement sociétal
« Nous constatons que l’entreprise a développé des processus d’intervention efficients et partenariaux »*
– Aéroports de Paris s’est engagé depuis de nombreuses années en faveur de l’emploi local et de la formation. L’entreprise se distingue comme l’un des acteurs essentiels de la promotion des métiers aéroportuaires et des forums pour l’emploi. Sa capacité à sensibiliser et à mobiliser les différents partenaires a permis d’offrir une crèche interentreprises et interdépartementales à Paris-Orly en 2009, et d’agrandir celle de Paris-Charles de Gaulle en 2010.
– En 2010, l’association Papa Charlie, créée en 1997 à l’initiative d’Aéroports de Paris, donne un nouveau coup de pouce à l’insertion sociale et professionnelle en élargissant son offre de prêt de véhicules, en proposant la mise à disposition de voitures sans permis. Elle a aussi mis en place un partenariat avec un organisme bancaire et un constructeur automobile pour faciliter l’achat d’une voiture aux utilisateurs de Papa Charlie, employés dans l’une des 700 entreprises situées sur de les plates-formes aéroportuaires.

Les ressources humaines
« La gestion des ressources humaines est robuste et très homogène »*
– Le rapport salue la volonté de l’entreprise d’accorder une importance centrale à la formation dans son plan opérationnel 2010-12, pour accompagner son évolution, et celle de ses salariés. Dans cette perspective, la direction des ressources humaines a effectué pour la première fois une analyse permettant de déceler les salariés qui n’auraient pas eu de formation pendant trois ans.
– Aéroports de Paris continue d’associer ses salariés aux résultats de l’entreprise :
après le succès de l’actionnariat salariés en 2006, avec près de 80% d’entre eux qui ont souscrit à l’offre d’actions qui leur était réservée, différents accords concernant les rétributions financières ont été signés, dont le dernier qui complète l’offre avec un dispositif d’épargne retraite (PERCO).

« En matière de responsabilité sociétale, Aéroports de Paris a l’ambition d’être une référence européenne dans son secteur d’activité. Cette année encore nous avons réalisé notre objectif de progresser dans tous les domaines de notre politique de développement durable, avec des actions concrètes et notables, comme par exemple le recours aux énergies renouvelables telle que la géothermie » souligne Pierre Graff, Président directeur général d’Aéroport de Paris.

Pour en savoir plus sur l’engagement d’Aéroports de Paris

*selon le rapport de l’agence de notation extra-financière Vigeo

Assoclic équipe les assos en ordinateurs

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Ateliers Sans Frontières organise, avec le soutien de la Fondation RATP, ASSOCLIC, un appel à projets pour équiper gratuitement des associations en matériel informatique. 2 000 ordinateurs seront distribués aux projets d’éducation, de formation et d’intégration sociale et professionnelle les plus aboutis en 2011.

Cet appel à projets est destiné aux associations situées en Ile-de-France, dans le Nord-Pas-de-Calais ou en Rhône-Alpes.

Créée en 2003, Ateliers Sans Frontières favorise l’insertion sociale et professionnelle des personnes en situation d’exclusion, à travers la récupération puis la remise à neuf de matériel sportif et informatique, destiné à équiper des projets de solidarité.

L’association renforce sa lutte contre la fracture numérique en permettant aux projets favorisant l’accès à l’informatique pour tous, de bénéficier d’ordinateurs gratuits. Mis en place en 2008, ASSOCLIC a déjà permis à 335 projets de bénéficier de 3 000 packs informatiques complets !

Le dépôt des candidatures est possible jusqu’au 27 juin sur le site www.assoclic.org et les ordinateurs seront distribués en octobre.

Pour en savoir plus…

Solidarauto49, la mécanique solidaire

By Economie, Revue de presse, SociétéNo Comments

La mobilité, par un transport individuel et adapté reste une problématique actuelle pour les personnes en situation de précarité, pour qui les finances du foyer ne permettent plus de posséder un véhicule ou de réaliser les réparations nécessaires pour circuler en toute sécurité.
Disposer d’un véhicule est fondamental pour accéder à un métier ou le conserver, surtout quand les offres d’emploi ne correspondent pas aux horaires des moyens de transports traditionnels. L’exclusion sociale et l’isolement sont parfois la résultante des problèmes de mobilité rencontrés par les populations les plus démunies.

S’appuyant sur ce constat, le Secours Catholique a créé l’association Solidarauto 49 avec pour projet de faciliter l’accès à la mobilité des plus démunis. Cette association a ouvert début octobre 2010 un garage social et solidaire, situé dans l’agglomération d’Angers (49), qui propose l’entretien, la réparation et la vente de véhicules à tarif préférentiel aux personnes à faibles ressources. Solidarauto 49 est aussi une entreprise d’insertion qui donne la possibilité à des personnes en rupture avec le monde du travail de retrouver une situation stable et durable.

Pour permettre à son activité de se dévelloper, Solidarauto est à la recherche de dons de véhicules. Les voitures usagées seront remises aux normes par les mécaniciens en insertion du garage et attribuées à des personnes en difficulté. L’association est reconnue d’intérêt général, les donateurs peuvent donc bénéficier d’une déduction fiscale.

Pour en savoir plus…

Acumen Fund, un fonds d'investissement à but non lucratif

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Jacqueline Novogratz a créé en 2001 Acumen Fund, un fonds d’investissement basé sur la recherche du bénéfice social et non pas financier. Lundi 28 mars 2011, les fondations Edmond de Rothschild, qui soutiennent ce fonds, l’ont invitée à en faire la présentation.

Jacqueline Novogratz est convaincue qu’aujourd’hui, dans la crise actuelle que nous vivons, nous sommes obligés de compter les uns sur les autres pour construire et imaginer ensemble de nouveaux modèles économiques.
Son fonds développe un nouveau modèle économique : le « Patient Capital », un investissement de long terme, et compte aujourd’hui 57 millions de dollars investis dans une cinquantaine d’entreprises. Acumen Fund investit dans des « game-changing companies », des leaders et des entrepreneurs qui innovent. Il joue le rôle d’intermédiaire entre une solution innovante repérée ici ou là et les investisseurs privés et publics des pays qui ont besoin de cette solution. L’effet de levier du fonds est très important : pour 1 dollar investi par Acumen Fund, 4 dollars sont investis par d’autres entreprises internationales ou locales.

Ce fonds est un laboratoire : développement de petites solutions au niveau local qui doivent être ensuite portées à grand échelle. Plus que sur des leaders ou sur des entrepreneurs, le fonds essaie maintenant d’investir sur des idées qu’il pourra démultiplier à grande échelle. La formation est un des aspect les plus important d’Acumen : le fonds dispose d’un programme de formation très poussé qui cherche à détecter et à promouvoir « l’imagination morale » des fellows pour faire naître de nouveaux talents.

Pour Jacqueline Novogratz, la « dignité est plus importante pour l’homme que la richesse ». Il faut absolument que l’homme puisse conserver sa liberté de choix, et préfère être pauvre plutôt que ne plus pouvoir choisir son destin.

http://www.acumenfund.org/

crédit photo : Acumen Fund

Le réseau des clubs de troc en Argentine

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Née en 1995, à Bernal, province de Buenos Aires, puis étendue au fil des ans à l’ensemble de l’Argentine, la dynamique du troc s’est imposée comme une véritable économie parallèle, un système informel de production et d’échange de biens et services conçu comme ouvert à tous, et notamment aux nombreux exclus ou déçus de l’économie officielle. A partir de 1998, le Groupe Promoteur du Réseau commence à développer le système en Uruguay, Brésil, Bolivie, Chili, Équateur et Colombie.

Le milieu de l’année 2002 marque son apogée avec 5 000 clubs pour environ 2,5 millions de participants actifs, peut être quelques 6 millions de bénéficiaires, représentant près de 10% des échanges de biens et de service du pays. Mais quelques mois plus tard, le « miracle argentin » s’effondre.

Le système a tout de même survécu, il existe encore beaucoup de clubs de troc, mais il est aujourd’hui difficile d’évaluer son influence et son efficacité, les informations et données n’étant pas disponibles.

Nos actions

– Dresser une liste exhaustive des clubs de troc toujours actifs en Argentine et au Chili
– Faire une étude qualitative, recueillir les témoignages des acteurs d’hier (qui ont connu l’apogée puis l’effondrement du réseau de troc) et des acteurs d’aujourd’hui

Lire la suite de l’article sur le site de Taoa…

Et si les internautes devenaient des banquiers solidaires ?

By Economie, Partenariat Rue89No Comments

1976, au Bangladesh. Le professeur d’économie Muhammad Yunus, vient en aide aux petits paysans victimes de la famine qui frappe le pays, en leur permettant d’emprunter quelques dollars pour développer une activité économique. Le tout à des taux d’intérêt bien inférieurs à ceux des usuriers. Le microcrédit était né.

L’idée

Le concept prendra son essor avec la naissance de la Grameen Bank, la « banque des pauvres », qui vise à faciliter l’autonomie des exclus du système bancaire. Avant de se généraliser dans la plupart des pays en voie de développement.

Depuis trente ans, 10 000 institutions de microfinance – chaque IMF peut avoir un statut juridique différent : ONG, association, coopérative d’épargne et de crédit, banque non commerciale, société anonyme… – accompagnent les petits entrepreneurs à travers le monde. On estime qu’elles aident plus de 150 millions de personnes – dont 79% de femmes – dans 85 pays.

Le principe a été introduit dans un second temps dans les pays développés, en France en particulier, grâce à des organismes comme l’Association pour le droit à l’initiative économique (Adie), Créa-Sol ou France Active qui se sont spécialisés dans le microcrédit personnel accompagné auprès de chômeurs ou bénéficiaires de minima sociaux. En vingt-deux ans d’activité, l’Adie a octroyé plus de 81 000 microcrédits qui ont permis de financer près de 65 530 entreprises.

Si l’utilité économique et sociale du microcrédit est incontestable, le système a cependant connu récemment un certain nombre de dérives :

taux usuraires,
pratiques de recouvrement abusives,
surendettement alarmant,
inflation des crédits à la consommation (huit prêts sur dix, en Inde),
pratique dite de « cavalerie » consistant à emprunter à X pour rembourser Y avec la complicité des agents de crédit, etc.
Le 28 juillet 2010, l’introduction en bourse de la plus grande IMF, l’indienne SKS (près de 6 millions de clients), a fait éclater au grand jour le débat sur la compatibilité de la mission sociale de la microfinance avec des objectifs de profit, propres à une logique commerciale et financière. La crise financière, de son côté, a provoqué un assèchement des liquidités sur les marchés financiers, puis amené les bailleurs de fonds à réduire leurs dons aux IMF et fragilisé les banques commerciales.

Méfiance vis-à-vis des institutions financières, volonté de retrouver la vocation première du microcrédit, recherche d’une plus grande transparence dans la gestion des sommes prêtées, valorisation de l’engagement solidaire, humanisation de la relation de prêt, autant de facteurs qui contribuent au développement des plateformes solidaires de « peer to peer lending », de prêts de personne à personne.

Lire la suite de l’article sur le site de Rue89

En savoir plus sur les Passages à l’acte

Le microcrédit peut-il tenir ses promesses ?

By EconomieNo Comments

Sujet très en vogue, tantôt pointé d’un doigt accusateur, tantôt divinisé, le microcrédit déchaîne les passions et soulève les foules. Et foule il y avait au Comptoir Général, en ce mardi 18 janvier, pour la première conférence consacrée au thème de « L’argent et l’autonomie ». Jean-Luc Perron, délégué général de la Fondation Grameen Crédit Agricole, Arnaud Poissonnier, fondateur du site Babyloan.org, Frédéric Tailler, secrétaire général de Crédit@People et François Dechy, directeur délégué de France Active Financement, ont tenté de faire la lumière sur le bien-fondé et les enjeux de cet outil révolutionnaire.

Nos quatre invités ont choisi de répondre en premier lieu aux inquiétudes que le microcrédit soulève et aux amalgames qui s’y mêlent. A la question : la crise financière a-t-elle affecté la sphère de la microfinance ?, nos spécialistes rappellent que les institutions de micro finance (IMF), subventionnées aux 3/4 par le système local, et agissant régionalement dans l’économie rurale, sont protégées des pressions extérieures. Pas d’effet domino, de contagions des dysfonctionnements d’un pays à un autre, puisque chaque marché de la microfinance se fonde sur l’autonomie. Le spectre des subprimes se retrouve quant à lui bel et bien écarté par la nature même du microcrédit qui prône une connexion entre financeurs et bénéficiaires.

Cependant, tout n’est pas rose et replacer l’outil dans sa réalité géographique permet d’appréhender les difficultés auquel il se heurte. François Dechy insiste : « c’est une technologie du Sud reprise au Nord ». Les dérives Indiennes, teintées d’introduction en bourse, de détournement en crédit à la consommation, de surendettement et de suicides en série ne pourraient se produire dans nos pays du Nord. Tout simplement parce qu’à des banques peu présentes, voire inexistantes pour les catégories sociales les plus fragiles, s’oppose une économie du Nord, dépendante d’un système bancaire très puissant. À l’emploi plus ou moins informel s’oppose l’emploi salarié des pays occidentaux. La concurrence se fait donc féroce pour les IMF du Sud et tend à dénaturer l’objectif  initial du micro-crédit, pensé il y a plus de 30 ans par l’économiste bangladais et prix Nobel de la paix Muhammad Yunus: prêter aux plus démunis pour concrétiser des microprojets et favoriser la création de richesse.

Mais comment expliquer que les plus démunis voient leurs taux d’intérêts atteindre en moyenne 25% alors que ceux des pays développés ne dépassent pas, bien souvent, les 3% ? Nos quatre experts parlent de « composition en mille feuille », de « raisonnement en termes de supportabilité et non en valeur absolue ». La constitution même du microcrédit varie entre le Nord et le Sud. Les taux élevés des pays du Sud s’expliquent par le coût de refinancement des institutions, renforcés par des taux d’inflation importants, le coût de la main d’œuvre (suivi des  clients vivant dans des zones parfois éloignées), et les coûts de fonctionnement (biens et besoins matériels souvent importés).

Comment panser le microcrédit d’aujourd’hui et penser celui de demain ? Tendre à une réponse complète, qui passe à la fois par le crédit et à la fois par la microépargne et la microassurance, limiteraient les dérives. Le microcrédit ne peut se faire appeler comme tel sans connaissance et accompagnement de l’emprunteur. L’approche sociale sera au cœur des débats des prochaines années, alors que des formes ingénieuses de microprêt s’épanouiront, à l’image des «peer-to-peer lending», tel le français Babyloan.org.

Aude Serra (Alter Mardis – Parlons solutions)

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Le Crédit Coopératif s'applique à lui même une "taxe Tobin"

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Taxer les transactions financières à un taux très faible, c’est l’idée lancée en 1972 par l’économiste américain James Tobin pour lutter contre la spéculation. Son idée a depuis été reprise par de nombreux économistes comme Joseph Stiglitz ou Lawrence Summers, ainsi que par l’association altermondialiste ATTAC. Une telle taxe, si elle était instituée à un niveau international, comporterait le double intérêt de lutter contre une trop grande liquidité des marchés financiers, et de dégager des fonds pour l’aide aux citoyens. Avec la crise économique de 2008, cette idée a connu un retour en force, mais de nombreux pays, à commencer par les Etats-Unis, se sont opposés à la mise en place d’une telle taxe.

Dans son programme d’émission déposé à l’AMF (Autorité des Marchés Financiers) en mai 2010, le Crédit Coopératif a inscrit la possibilité de mettre en place un système de « quote-part solidaire », c’est à dire de reverser un très faible pourcentage de ses opération financières à des organismes d’intérêt général. Ainsi, sur l’emprunt obligataire de plusieurs dizaines de millions d’euros qu’il vient de réaliser, le Crédit Coopératif a reversé 0,02 % du montant récolté, soit 10 000€ au CCFD-Terre Solidaire, par ailleurs partenaire de la banque depuis près de 30 ans.

Cette contribution de la part du Crédit Coopératif est volontaire et n’est donc pas assimilable à une taxe. Néanmoins, elle reprend un des principes de la taxe Tobin : en prélevant une minuscule part de transactions financières au volume énorme, on peut dégager de sommes conséquentes pour soutenir l’action des organismes d’intérêt général.

Espérons que l’initiative du Crédit Coopératif fasse des émules, et que cette pratique se généralise.

Lire le communiqué du Crédit Coopératif