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L’actu de Reporters d’Espoirs

Mardi de l'Atelier : l'émergence d'une ressourcerie

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Vous êtes porteur d’un projet de réemploi/recyclage? Vous souhaitez introduire une composante insertion professionnelle dans ce projet?

Venez assister à l’atelier présentant l’émergence d’une ressourcerie en Seine-Saint-Denis. Le porteur de projet de expliquera les principaux facteurs ayant permis sa création.

Le syndicat local de collecte des déchets, partenaire décisif du projet apportera un éclairage complémentaire sur la mobilisation des acteurs, l’étude de marché et les modalités de contractualisation avec la ressourcerie.

Si vous souhaitez participer à cet atelier, nous vous remercions de vous préinscrire en completant le formulaire sur le site de l’Atelier.

L'eau: une ressource, un défi

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Après la course au pétrole, la bataille de l’eau ? Cette denrée alimentaire est tellement indispensable à notre quotidien, vitale même, qu’il paraît impensable d’en manquer. Pourtant certains experts tirent la sonnette d’alarme. Gaspillée, polluée et monopolisée par les uns, cette ressource aussi rare qu’un métal précieux fait défaut à 1,2 milliard d’individus. Plus de 8 millions de personnes meurent chaque année de maladies liées à l’eau. Sa gestion durable et équitable constitue l’un des grands défis de l’humanité. 
Ce 37ème « Alter mardis : Parlons Solutions » s’interroge sur l’avenir de « l’or bleu » en donnant un coup de projecteur sur des solutions innovantes présentées dans l’épisode 12 de la série documentaire « Artisans du Changement II », suivi d’un débat en présence de :
• Emmanuel Poilane, Directeur de France Libertés
• Jean-Fabrice Mathieu, représentant de 1001 Fontaines pour demain
• Frédéric Naulet, Chargé de projets/ Etudes Eau Potable et Assainissement au Gret
• Rencontre animée par Sylvain Braun, réalisateur du documentaire

Inscription gratuite mais obligatoire en cliquant ici

Retrouvez la nouvelle page Facebook des « Alter mardis: Parlons Solutions » pour toujours plus d’infos sur nos rencontres (programme, podcasts, vidéos et actu du secteur…) et notamment le compte-rendu du dernier événement « Quelles convergences pour un plus grand impact social ? »

Après les divers chocs pétroliers subis depuis les années 70, le prochain siècle pourrait malheureusement connaître des états d’hydroconflictualités partout où l’eau se fait rare. La pression industrielle, agricole et touristique, la croissance démographique, la forte urbanisation des pays en voie de développement et le changement climatique… Tous ces facteurs entremêlés conduisent au pillage de l’eau, à la pollution de certaines nappes phréatiques et des gaspillages annonciateurs de sévères pénuries. Ces problèmes liés à l’eau touchent tant les pays riches que les nations pauvres. Malheureusement les gouvernements ferment les yeux et n’intègrent pas la gestion de l’eau dans leurs politiques. De plus, face aux manoeuvres de certaines multinationales pour faire main basse sur cette ressource, les populations les plus démunies n’ont pas accès à l’eau potable. Les enfants sont les premières victimes de cette injustice. 400 millions, soit un cinquième des enfants dans le monde, ne disposent pas du minimum vital en eau potable. Capter l’eau dans les profondeurs du sol, construire des barrages pour la stocker, creuser des canaux et détourner les cours d’eau : un luxe que les pays pauvres ne peuvent s’offrir.

Certains apportent déjà des réponses à cette crise bleue. Sylvain Braun présente trois pionniers du changement qui défient par leurs innovations l’accessibilité et la gestion de notre ressource numéro 1. Le Péruvien Juan Carlos Calizaya Luna a inventé un système de toilettes écologiques, tout en permettant l’établissement d’une chaîne de compétences au niveau local, la création de nouveaux emplois et la formation de maîtres d’oeuvre au niveau local. Quant au Français Thierry Jacquet, il pallie au coût du traitement des eaux usées grâce à sa société Phytorestore qui transforme les eaux usées en eau potable, dépollue l’air et change les boues d’épuration en compost, par le biais de jardins filtrants économiques, écologiques et esthétiques. Enfin Lo Chay a rendu l’eau potable accessible aux populations cambodgiennes, tout en leur offrant la formation et les outils nécessaires à l’établissement de centres de production et de distribution d’eau potable.

Quant à nos quatres invités ils se poseront la question de l’accès, de l’utilisation, de la gestion et du coût de l’eau. Emmanuel Poilane expliquera son combat pour faire de l’accès à l’eau pour tous un droit fondamental et inaliénable de l’homme. Il posera la question du prix et de la transparence de sa gestion. Jean-Fabrice Mathieu, associé de Lo Chay, rebondira sur les images présentant le modèle vertueux de 1001 Fontaines qui permet à 30 000 personnes de bénéficier d’une eau potable à leur domicile et dans les écoles. Quant à Frédéric Naulet, il nous expliquera comment le Gret met en oeuvre des programmes d’accès à l’EPA (Eau potable et Assainissement) dans des pays du monde entier.
Quelles politiques à échelle internationale et nationale doivent-être mises en oeuvre ? Quels comportements individuels adopter ? Comment financer sa distribution et son assainissement ? Est-ce qu’une guerre de l’eau aura lieu? Venez nombreux répondre à l’appel du défi de demain !

Appel à projets 2011 des Espoirs du Management

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Les Espoirs du Management sont décernés chaque année à des managers convaincus que le bien être des salariés accroît les performances de l’entreprise. Les initiatives primées dans des entreprises publiques et privées doivent représenter un bénéfice économique pour l’entreprise, pour les collaborateurs, et être transposables.

Le jury, présidé par Jacques Rigaud et composé d’experts en ressources humaines et management, retiendra quatre initiatives. Elles seront présentées le 16 juin 2011 sous forme de courts films au public qui votera en direct pour désigner le lauréat.

Plus d’informations sur www.lesespoirsdumanagement.com

Circuits courts et relocalisation : la proximité est-elle la clé d'une ville durable ?

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Mordus de la ville durable ? Ce 36ème « Alter Mardis : Parlons Solutions » consacré aux circuits courts était fait pour vous ! Sous le chapiteau de la Ferme du Buisson en Seine-et-Marne, le débat en lui-même illustrait un circuit de proximité d’idées. Le rapprochement géographique des producteurs et des consommateurs, les nouvelles formes de cohésion villes-campagnes : un caprice de bobo en mal d’authenticité ? Bien plus que ça ! Les préoccupations liées aux bouleversements climatiques, la quête de produits du terroir, la revalorisation des paysages, le consommer juste et mieux, sont autant de comportements qui nous chatouillent et qui matérialisent une prise de conscience écologique et une crise de confiance économique. Et si les circuits courts étaient la solution aux maux de notre société sur-consommatrice? Animée par le journaliste Eric Larpin, cette table ronde qui a réuni Grégory Gendre, Fellow Ashoka et fondateur de Roule ma frite 17, Thierry Vincent, Responsable du développement de l’Arene Île-de-France et Sylvain Péchoux, chargé de mission pour l’AMAP Île-de-France, a fait toute la lumière sur ce pilier du développement durable.

Le compteur kilométrique de nos productions, consommations et déplacements quotidiens, explose. Face à ce gaspillage énergétique, les circuits courts s’imposent comme une alternative des plus sérieuses. Un rapprochement géographique entre producteurs et consommateurs, ainsi qu’une restriction des intermédiaires, qui connaît des retombées positives. Il permet de réduire la consommation d’énergie et l’empreinte écologique, de favoriser l’emploi et les activités locales, de restaurer le lien social, d’assurer une meilleure traçabilité des produits, et de développer la souveraineté alimentaire, énergétique et industrielle.

Si certains sombrent passivement dans un catastrophisme écologique et économique, d’autres portent des solutions innovantes en s’appuyant sur ces circuits courts. C’est le cas de Sylvain Péchoux. Avec le réseau de l’Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMPAP), il crée en Ile-de-France un partenariat de proximité et de longue durée entre des agriculteurs et des groupes de consommateurs. Mais une AMPAP ne se limite pas à un panier. Les uns obtiennent une meilleure rémunération et une reconnaissance de leur travail, en rompant le lien avec la grande distribution ou les intermédiaires. Les autres retrouvent le goût et la qualité du terroir dans leurs assiettes, tout en reconsidérant les réalités de la production agricole. L’association ne s’arrête pas en si bon chemin. Elle propose des formations aux métiers agricoles, un accès solidaire au foncier et un travail d’éveil de vocations au cœur des lycées agricoles. Elle dispose également d’une couveuse d’activités sur une période de 1 à 3 ans, avec l’accompagnement et la mise en situation réelle des personnes en test de création d’entreprises. Ce système viable et équitable connaît un franc succès : « La demande est très forte. Les producteurs d’Ile-de-France sont tellement sollicités par les consommateurs de leurs villages qu’ils n’ont plus assez de paniers pour les Parisiens ! », avoue Sylvain Péchoux.

Même la gestion de nos déchets peut revêtir une notion de proximité. C’est le pari relevé par Grégory Gendre. Son association « Roule ma Frite » valorise localement les déchets d’un territoire. Sur une île marquée par le tourisme et la pêche, passant de 30 000 habitants l’hiver à 300 000 l’été, ce jeune entrepreneur social oléronais a eu l’idée de récupérer l’huile utilisée par les restaurateurs locaux, de la filtrer et de la transformer en biocarburant. Fort de cette expérience pilote de collecte et de recyclage de proximité, il a su mettre en place un modèle reproductible aux autres déchets et adaptable aux spécificités locales d’un territoire, comme la graisse de canard en Dordogne. Former et fédérer les acteurs sur d’autres territoires devient son principal enjeu.

Il ne reste plus qu’à inventer la ville durable! L’Arene Île-de-France en fait l’expérience depuis le mois de janvier. En partenariat avec la ville de Fontainebleau, l’agence a lancé une étude de définition d’une stratégie de ville post carbone. Elle anticipe le changement climatique et la limite des ressources en proposant de nouvelles formes d’habitation, de déplacement, de consommation, d’occupation de loisirs, de communication. La géothermie et la forêt sont notamment envisagées comme alternatives énergétiques. Toutes les ressources et possibilités du territoire sont envisagées. « 85% de l’Ile-de-France est composé d’espaces naturels, alors que l’urbain se coupe de ce monde. Il ne sait même plus comment un produit est produit ! » s’impatiente Thierry Vincent.

Si la confiance liée à la proximité demeure un gage de succès, une mobilisation citoyenne conséquente est impérative pour que le changement s’opère. Longue vie aux circuits courts !

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L'entrepreneuriat social européen à l'honneur au Salon Entreprendre de Bruxelles

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Pour la première fois au Salon Entreprendre de Bruxelles (10 000 visiteurs, dirigeants et créateurs d’entreprises), une Conférence est dédiée le 30 mars à l’entrepreneuriat social européen. Objectif : montrer qu’il est possible d’entreprendre au service de l’intérêt général, et de réussir partout en Europe !

Des entrepreneurs sociaux innovants et inspirants témoigneront de leurs expériences, pour donner envie d’entreprendre autrement, en conciliant efficacité économique et utilité sociale. La Conférence sera aussi marquée par une intervention de Michel Barnier, Commissaire européen pour le marché intérieur et les services, sur les orientations de l’« Initiative pour l’Entrepreneuriat Social », qui vise à donner aux entreprises sociales les moyens de grandir et de se multiplier, à l’échelle de l’Europe.

Pour Jean-Marc Borello, président du Mouvement des entrepreneurs sociaux : « Le développement de l’entrepreneuriat social en France passera nécessairement par l’Europe. C’est à ce niveau que se trouvent désormais les leviers pour changer d’échelle. Le contexte est favorable : JM Barroso a lancé la Social Innovation Europe Initiative le 17 mars dernier. Le Single Market Act, plan de relance du marché intérieur européen, en fait une priorité. Et M. Barnier, commissaire européen en pointe sur ces sujets, prépare des mesures concrètes et un évènement pour l’automne 2011. Plus que jamais, entrepreneurs sociaux de tous pays européens, unissons-nous ! »

PLUS D’INFORMATIONS ICI. ACCEDEZ AU COMMUNIQUE DE PRESSE

L'université de la terre

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L’Université de la Terre, créée à l’initiative de François Lemarchand, Président de la Fondation Nature & Découvertes, a été inaugurée en novembre 2005 à l’Unesco.
Trois éditions s’y sont d’ores et déjà déroulées et ont réuni des milliers de personnes formant un large public, de plus en plus nombreux.

Rendez-vous de la connaissance, elle invite des dirigeants d’entreprise, des scientifiques, des économistes, des politiques, des hommes de religion, des sociologues, tous conscients des défis majeurs qui menacent notre planète, à témoigner et à partager leur expertise, leur vision du monde d’aujourd’hui et de demain.

L’Université de la Terre est un forum d’échanges entre les experts conviés et le public qui participe aux discussions.

Plus d’informations sur http://www.universitedelaterre.com/

Circuits courts et relocalisation : la proximité comme solution pour une ville durable ?

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C’est une première. Mardi 29 mars, le 36ème « Alter Mardis : Parlons Solutions » se déplace en Île-de-France. Organisée par Ashoka, le Groupe SOS et l’Atelier, cette conférence seine-et-marnaise aura lieu à la Ferme du Buisson. Au cœur du débat : la proximité comme clef d’une ville plus durable pour lutter contre le réchauffement climatique, la pollution à outrance et la dégradation de la biodiversité. Notre alimentation, notre mobilité, notre gestion des déchets et nos énergies peuvent-elles devenir plus locales ? Comment encourager les initiatives citoyennes qui agissent en ce sens ? Quel est leur véritable impact ? Animée par le journaliste Eric Larpin et en présence de Grégory Gendre, Fellow Ashoka, coordinateur de l’association Roule ma frite 17, Thierry Vincent, responsable du développement pour l’Agence Régionale de l’Environnement et des Nouvelles Energies (Arene) Île-de-France et Sylvain Péchoux, Chargé de mission pour le réseau de l’Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) Île-de-France, la rencontre pèsera les « pour » et les « contre » de ces nouveaux modèles de production et de consommation, pensés par certains comme une réponse à la crise écologique. Vous aussi devenez acteur de la ville de demain !

Produire, consommer, se déplacer et gérer nos déchets représentent des milliers de kilomètres, des centaines d’intermédiaires, une pollution et un gaspillage énergétique. Inhérente à la libéralisation des échanges, la crise écologique dégénère face à l’explosion des transports de marchandises, producteurs de gaz à effet de serre. Comment répondre efficacement à cette urgence? En relocalisant certaines productions et en préférant des circuits courts, dans une logique de rapprochement géographique entre producteurs et consommateurs et de restriction des intermédiaires commerciaux. Pilier du développement durable, cette proximité permet de réduire la consommation d’énergie et l’empreinte écologique, de favoriser l’emploi et les activités locales, de restaurer le lien social, d’assurer une meilleure traçabilité, de développer la souveraineté alimentaire, énergétique et industrielle, au Nord comme au Sud.

Les circuits courts ne datent pas d’hier. L’agriculture périurbaine était une fonction ancienne d’approvisionnement des villes. Des villages maraîchers entourant la capitale approvisionnaient quotidiennement les Halles et les marchés. Avec l’étalement urbain, le développement des transports, et l’internationalisation des marchés et des structures industrielles, ils ont décliné au XXème siècle, avant de retrouver un regain d’intérêt depuis les années 2000. Aujourd’hui il font l’objet de recherches très poussées par certains scientifiques et économistes et sont le moteur d’entrepreneurs sociaux innovants. Gregory Gendre est de ceux-là. Son coup de génie? Valoriser localement les déchets d’un territoire. Sur une île marquée par le tourisme et la pêche, ce jeune entrepreneur social oléronais a eu l’idée de récupérer l’huile utilisée « pour les frites des touristes » auprès des restaurateurs locaux, de la filtrer et de l’utiliser comme biocarburant pour les transports touristiques et les engins du port. Fort de cette expérience pilote de collecte et de recyclage de proximité, il a su mettre en place un modèle reproductible aux autres déchets et adaptable aux spécificités locales d’un territoire. Former et fédérer les acteurs sur d’autres territoires devient son principal enjeu. En plus de modifier notre gestion des déchets, les circuits courts transforment nos infrastructures et repensent nos modes de vie. L’Arene Île-de-France en fait l’expérience. En partenariat avec la ville de Fontainebleau, l’agence a lancé une étude de définition d’une stratégie de ville post carbone. Elle anticipe le changement climatique et la limite des ressources en proposant de nouvelles formes d’habitation, de déplacement, de consommation, d’occupation de loisirs, de communication. Enfin les circuits courts modifient en profondeur notre consommation alimentaire et nos modes de production, à l’instar de l’AMAP, créateur d’un lien direct entre paysans et consommateurs. L’association favorise l’agriculture paysanne et biologique mise à mal par l’agro-industrie.
Et vous, êtes vous prêts à passer à la ville durable?

En présence de :
• Grégory Gendre, Fellow Ashoka, fondateur de l’association Roule ma frite 17
• Thierry Vincent, Responsable du développement de l’Agence Régionale de l’Environnement et des Nouvelles Energies (Arene) Île-de-France
• Sylvain Péchoux, Chargé de mission pour le réseau de l’Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP) île-de-France
La rencontre sera animée par Eric Larpin, journaliste notamment pour La Croix et spécialiste de l’économie sociale et solidaire.
Ce rendez-vous sera ouvert par Jean-Marc Brûlé, Président de l’Atelier et conseiller régional d’Île-de-France (sous réserve).

L’organisation de ce premier événement en Île-de-France est rendu possible grâce à la Ferme du Buisson, partenaire de cette rencontre seine-et-marnaise.

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Découvrez la première campagne de communication du Groupe SOS avec le film 55s « Le pot de départ » et faites la circuler autour de vous. Nous faire connaître, c’est déjà nous aider!

Quelles convergences pour un plus grand impact social ?

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L’union fait la force. Cette maxime ne représente pas un constat léger, mais plutôt un tour de force ! Elle illustre admirablement la clef de voûte d’une économie sociale et solidaire aux multiples parties prenantes. Acteurs de l’économie capitaliste, représentants des pouvoirs publics et associations, fédérés autour d’un projet commun : une utopie ? Il n’en est rien, comme nous le prouve ce 35ème « Alter Mardis : Parlons Solutions ». En s’appuyant sur l’exemple réussi du chantier d’insertion « les Jardins de la voie Romaine », nos invités tous azimuts se sont interrogés sur leur rôle à jouer et les leviers à exploiter pour changer l’échelle d’action et multiplier les partenariats à fort impact social. Co-organisée avec Convergences, une initiative visant la synergie des différents acteurs afin de définir et mettre en œuvre des projets innovants et porteurs, la rencontre a mis tout le monde d’accord. Les alliances hybrides bâtissent les stratégies puissantes. Démonstration.

Prenons une entreprise du CAC 40 numéro 1 des concessions et de la construction, un maire d’une commune du Loiret et une association vouée à l’insertion professionnelle. Vous pensez, à tort, que ce joli monde ne peut pas s’entendre. L’ambition de l’innovation sociale n’est plus l’apanage du secteur de l’économie sociale et solidaire. Pour Vinci, ce n’est pas le tout de construire des cités et de rapprocher les territoires en édifiant des autoroutes. Le géant industriel s’est investi dans le chantier d’insertion « les Jardins de la voie Romaine » du réseau Cocagne. Comment ? En mettant les terrains vacants proches de ses aires d’autoroutes à disposition des acteurs de l’innovation et de la lutte contre l’exclusion. Sur l’autoroute, maraîchage biologique et vente de paniers de fruits et légumes bio coulent des jours heureux. En activité depuis 6 mois, le projet qui s’est installé dans le Pays Beauce Gâtinais en Pithiverais compte 8 personnes en insertion et prévoit la production de 50 paniers pour le mois de juillet. Des simulations d’entretien et des préparations de projets professionnels sont également à l’ordre du jour pour offrir aux jardiniers de nouvelles perspectives d’emploi.

Si cette initiative connaît un franc succès, c’est qu’elle ne dépend pas que de la volonté d’un seul acteur. Vinci, par exemple, a alloué ses compétences, sa gouvernance et sa puissance financière. L’entreprise confie également des prestations connexes à l’association, comme l’élagage et l’entretien des autoroutes, pour stimuler son économie. Chantal Monvois, déléguée générale de la Fondation Vinci, rappelle : « notre idée n’était pas de faire le 111ème Jardin de Cocagne mais de donner un outil d’insertion aux zones rurales, de diversifier les parcours d’insertion professionnelle en frottant les jardiniers à d’autres métiers présents sur nos aires d’autoroute ». Quant aux Jardins de Cocagne, ils ont su apporter leur connaissance du terrain, aborder le territoire avec délicatesse et mobiliser des publics en difficulté. Leur expérience du jardin vecteur d’intégration professionnelle ne date pas d’hier. Le premier Jardin de Cocagne, précurseur des circuits courts, voit le jour en 1990 dans l’Est de la France. Aujourd’hui le réseau compte 110 jardins en activité, 15 jardins en projet, 3 500 jardiniers, 20 000 familles d’adhérents, 600 encadrants et 1 500 bénévoles. Un succès à faire partager ! Enfin la place des pouvoirs publics reste indispensable, ils trouvent là un projet politique fort pour les territoires où les services de proximité de qualité font leur grand retour. Pour Denis Thion, Maire de Courcelles, l’initiative fait écho au schéma de cohérence territoriale des 96 maires du Nord du Loiret : « le Pays Beauce Gâtinais en Pithiverais a financé le projet car il correspond à l’ambition que peut avoir un pays pour son territoire ».

Ce partenariat pluri-acteurs s’est-il construit sans difficulté ? Passée la période des méfiances, des préjugés et des opérations de communication répétitives, les intérêts collectifs et personnels se sont mis au diapason et la mayonnaise a pris. Avec 6 projets sur ses autoroutes, Vinci prend goût à la lutte contre le cloisonnement des zones rurales et la précarité. Et c’est tant mieux ! Car si le rythme de l’entreprenariat social s’accélère depuis une vingtaine d’années avec la naissance de nombreux projets, les innovations tardent à s’imposer à plus grande échelle. Olivier Kayser, Directeur d’Hystra Consulting, insiste : « les grandes entreprises sont des leviers de l’innovation, elles font en sorte de toucher des milliers voire des millions de personnes ». Jean-Guy Henckel, Fondateur du Réseau Cocagne conclut : « la société n’est forte que par la place qu’elle peut laisser aux plus fragiles ».

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Entreprise & Handicap : pourquoi ça coince ?

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

Il y a des débats qui ne devraient plus être. Pourtant face à l’inertie de certaines situations, l’interrogation persiste afin d’extraire des solutions durables et efficaces. C’est le cas du handicap au travail. Au cœur du 34ème « Alter Mardis : Parlons Solutions », le défi du monde professionnel face au handicap a réuni Cédric Lorant, président de l’UNISDA, Gérard Lefranc, directeur de la mission Insertion chez Thales, François Goudenove, dirigeant de Websourd, Véronique Dubarry, adjointe au maire de Paris chargée des personnes en situation de handicap et Seybah Dagoma, adjointe au maire de Paris chargée de l’économie sociale et solidaire. Animée par Olivier Le Mab, réalisateur du documentaire « S’entendre avec les sourds » projeté pendant la conférence, la rencontre a mis l’accent sur l’acceptation de la différence au travail et a soulevé les freins et les solutions à mettre en œuvre pour faire du handicap un atout majeur de l’entreprise.

Le premier défi à soulever réside dans la perception du handicap. « L’handiphobie est extrêmement présente et violente », rappelle Véronique Dubarry. Approximative dans la vie quotidienne, son appréciation trouve des conséquences méconnues, mais pas moins douloureuses, dans le monde professionnel. Le portrait de la Laetitia Cohen, mis en scène dans le documentaire d’Olivier Le Mab, illustre à merveille toute l’incompréhension et la méconnaissance qui entourent la surdité. En effet, certains handicaps restent invisibles au premier abord. La podologue insiste : « une personne sourde ça ne se voit pas, contrairement à une personne aveugle. Elle est perçue comme quelqu’un qui ne capte pas l’information. On nous prend pour des idiots avant d’être sourds ». Après l’échec du rachat de la clientèle d’une podologue parisienne pour cause injuste de surdité, ses années d’orthophonie, sa motivation décuplée et la confiance de ses patients ont participé à sa réussite professionnelle.
L’ennemi à abattre n’est pas le handicap mais plutôt la stigmatisation, la méfiance et l’inquiétude qu’il engendre… Car les préjugés ont la peau dure dans les entreprises, notamment du côté des salariés valides. D’après un sondage Adia-Ifop réalisé en 2009, 55 % d’entre eux considèrent que les personnes handicapées connaissent des difficultés à accomplir leur tâche (cadences, absences…). Certaines entreprises préfèrent encore payer plutôt que d’accueillir le handicap ! Elles contournent ainsi la loi du 10 juillet 1987, imposant 6% de travailleurs handicapés au sein de l’effectif des entreprises, et s’arrangent avec celle du 11 février 2005, qui prévoit des sanctions financières pour les entreprises ne respectant pas les quotas. D’autres ont fait le choix de la responsabilité face à l’égalité des chances à l’instar de Gérard Lefranc : « c’est très enrichissant, nos approches et nos solutions varient, du coup nos processus d’innovation se diversifient ». François Goudenove insiste sur la bonne santé de l’entreprise grâce aux mentalités qui s’améliorent. Pour dédramatiser le sujet, ces entreprises multiplient les opérations de sensibilisation et d’information auprès de leurs salariés et recruteurs.

Le deuxième enjeu concerne la formation des personnes en situation de handicap. En effet, leur manque de compétences est souvent évoqué par les entreprises comme principal frein à leur embauche. Avec seulement 4% des personnes handicapés diplômés des grandes écoles, les entreprises doivent développer des systèmes d’apprentissages innovants pour recruter des candidats qualifiés. Thalès, qui accueille 1500 personnes en situation de handicap, montre l’exemple en favorisant l’emploi des personnes handicapées, mais aussi de le pérennisant. Comment ? En intervenant le plus en amont possible, au niveau de la formation des jeunes. Ainsi, l’entreprise n’a pas hésité à mettre en place des partenariats avec des CRP (Centres de reclassement professionnel), des IUT, des universités et des grandes écoles, pour atteindre des niveaux de formation satisfaisants. Objectif: réfléchir avec les enseignants sur l’organisation des formations, proposer un soutien individuel à des étudiants par le biais de parrainages et développer l’alternance. Enfin, la création de l’association Hanvol favorise considérablement l’insertion, la formation et l’emploi des personnes handicapées dans l’aéronautique.

Le dernier challenge est celui de l’innovation. Le documentaire d’Olivier Le Mab prouve la nécessité d’apporter des moyens de communication adaptés aux personnes handicapées, notamment un système de téléphonie. François Goudenove a pensé l’autonomie des sourds et malentendants grâce à la technologie. Pionnière dans le développement de l’accessibilité et de la citoyenneté des sourds via les technologies de l’information et la langue des signes, sa plateforme Websourd facilite leur quotidien. Communiquer, téléphoner et s’informer devient possible grâce à un opérateur qui traduit les propos en langue des signes. Cependant la majorité des petites entreprises n’ont pas les moyens d’accéder à la technologie. Aussi le rôle des associations, des bassins d’emploi et des grandes entreprises reste primordial pour faciliter l’insertion des personnes en situation de handicap dans des structures de toutes tailles. Le handicap n’est pas l’affaire des seuls handicapés, il doit tous nous concerner et nous mobiliser.

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Pionnières du changement : l'espoir au féminin

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

Dans le monde pugnace de l’entreprenariat social innovant, la journée de la femme prend tout son sens. Pendant que certaines ont guetté mollement le bouquet de fleurs de circonstance, d’autres ont continué à retrousser leurs manches pour une noble cause : changer le monde. Ce sont à ces pionnières porteuses de nouveaux modèles de croissances stables, durables et responsables que le 33ème « Alter-Mardis : Parlons Solutions » a voulu rendre hommage en ce mardi 8 mars. Projeté en préambule de la conférence, le documentaire « L’espoir au féminin » a révélé trois portraits poignants de femmes engagées d’un bout à l’autre du globe. Tandis que nos trois invités ont offert leur vision de la place et du rôle des femmes dans l’action sociale en France. Il en va de la santé, de la sécurité et de l’indépendance de toutes les citoyennes du monde. « La femme est l’avenir de l’homme », comme l’a souligné l’écrivain visionnaire Louis Aragon. Ici, plus que jamais !

La rue, le tourisme sexuel, les violences conjugales… Autant de maux qui enchaînent les femmes, dans de nombreuses régions du monde, à un destin qui leur échappe, pour ne pas dire à une vie sans avenir. L’épisode 19 de la série documentaire « Artisans du Changement II » dresse un bilan alarmant, presque insoutenable, de la situation de ces mères, filles, enfants, jeunes et moins jeunes femmes. Elles survivent au Brésil, en Turquie et au Cambodge. Pourtant, d’autres femmes ont entendu leur détresse. Elles connaissent comme leur poche le terrain, les vices et les injustices de leurs pays et la condition des femmes qui y vivent.
La psychologue Dilma Felizardo Ferreira travaille depuis 30 ans avec les enfants de la rue. Elle s’intéresse tout particulièrement à la situation des adolescentes et des jeunes femmes défavorisées et peu instruites, qui doivent souvent avoir recours à la prostitution pour subvenir à leurs besoins ou à ceux de leurs familles. Car dans la station balnéaire de Natal, de nombreux vacanciers ont pour principale motivation le tourisme sexuel. Une institution difficilement ébranlable… La militante Turque Halime Güner se confronte elle aussi à un environnement peu favorable, l’Anatolie du Nord, une des régions les plus traditionalistes de Turquie où les «crimes d’honneur» font loi. Tandis que la Cambodgienne Somaly Man, ancienne esclave sexuelle de l’enfer des bordels agit pour empêcher que 2 millions de femmes soient vendues chaque année, dans un pays rongé par la corruption et le trafic d’êtres humains.

Les outils les plus efficaces pour rompre le cercle vicieux et destructeur de la pauvreté, qui se « transmet » de mères en filles ? C’est en retrouvant leur autonomie, par le biais de l’instruction et du travail, que les femmes parviennent à augmenter leur qualité de vie et à contribuer au développement économique de leurs pays. Dilma fonde la Casa Renascer, un refuge pour les prostituées et leurs enfants, puis met sur pied un centre de formation quelques années plus tard. Celui-ci encourage les femmes à travailler de leurs mains, en plus de leur fournir une éducation de base et un soutien psychologique. Halime a créé quant à elle un réseau local de journalistes femmes. Sa mission : venir à bout de l’analphabétisme et de l’image négative de ses concitoyennes véhiculée dans les médias. Enfin, Somaly a mis sur pied l’AFESIP, association qui permet le sauvetage et la réinsertion sociale des jeunes filles prostituées.

En France, si les discriminations prennent un autre visage, elles ne demeurent pas moins présentes et analogues. Nos invités ont pointé du doigt un manque d’autonomie, et de reconnaissance et des inégalités en termes d’accès à l’emploi et de carrière.
Mariam Khattab déplore la féminisation de certaines tâches dans l’entreprise, comme les métiers de la communication et des ressources humaines. Et inversement. Elles se battent constamment et travaillent plus dur pour prétendre au même salaire que leurs confrères masculins ! Certaines vont même jusqu’à pratiquer l’autocensure pour espérer décrocher un poste, quitte à sous-évaluer leurs compétences et leurs prétentions salariales. Avec le programme Passer’Elles, Mariam détecte une trentaine de jeunes filles diplômées, travaille sur le relationnel en les mettant en réseau, les coache et les accompagne dans leurs recherches. Pour Mariam, l’enjeu est de taille : « Ces jeunes filles sont des modèles pour leurs petites sœurs, en réussissant, elles redonnent de l’espoir aux autres femmes ».
Dans le quartier de la Goutte d’Or, la créatrice Sakina M’Sa se bat pour l’alphabétisation, l’estime de soi et l’autonomie. Sa maison de couture ne se contente pas de fabriquer des vêtements. C’est un lieu où il fait bon tisser le lien social, où des femmes de tous âges et sans emploi apprennent un métier, se découvrent des talents cachés, se cultivent et s’instruisent après leur travail accompli à l’atelier. Sakina se réjouit de constater que « toutes ces femmes cultivent l’envie d’être dans l’action ».
Lindsey Nefesh-Clarke mise tout sur la femme. Sa plateforme Women’s Worldwide Web utilise l’ingénieux microcrédit pour casser le cycle de la pauvreté et permettre aux femmes du monde de suivre une formation ou de créer leur propre entreprise. « Investir dans l’éducation des femmes a des bénéfices à tous les niveaux de la société, du foyer familial jusqu’au PIB ».
A la question « en quoi le fait d’être une femme est un avantage pour votre action ? », les réponses de nos 3 invités se font d’abord timides avant de fuser . Selon Lindsey, « La communication reste plus facile face à des femmes et des filles qui souffrent ». Sakima met en avant « la persévérance arrachée » des femmes entrepreneurs. Quand Mariam parle d’une énergie redoublée face à des questions qui concernent toutes les femmes.

En France et dans certains pays occidentaux, la politique de l’autruche fait rage. Pourtant la violence, qui touche une femme sur 5, transcende la géographie, les cultures et les sociétés. La condition féminine reste une problématique universelle qui trouve bien souvent une porte de sortie grâce à l’éducation, et ce quel que soit le pays. L’éducation et la formation sont l’avenir de la femme, qui est l’avenir du monde.

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