Le 2ème Prix Entrepreneure Responsable 2012 by European PWN, « un prix pour les femmes par des femmes », qui récompense une créatrice d’entreprise ayant un impact social et environnemental, a été décerné ce jeudi 16 février à Cécile Galoselva pour son entreprise Etic. Fondée en 2010, à Vaux-en-Velin (69), Etic crée, finance et gère des espaces de bureaux et de boutiques d’entreprises socialement et écologiquement responsables. Etic se veut un soutien aux acteurs du développement durable pour une société plus juste et équitable. Cécile Galoselva rejoint le réseau EuropeanPWN France, qui regroupe 13.000 femmes et va l’accompagner et la conseiller pour le développement et la gestion de son entreprise.
Le 9 décembre 2009, Éric Besson, alors ministre de l’immigration, reconnaissait publiquement la réalité du contrôle au faciès. En 2010, une étude du CNRS venait corroborer les propos de l’ancien ministre en publiant une étude dans laquelle il était révélé que les jeunes noirs ou arabes avaient jusqu’à 11 fois plus de « chances » de faire l’objet de contrôles.
Cette étude est le point de départ d’une nouvelle action visant à abroger de telles pratiques : STOP CONTRÔLE FACIÈS. « Ce n’est pas une campagne anti police, rappelle une animatrice, nous demandons une modification de l’article 78-2. ». Cet article rend légitime un contrôle seulement s’il est jugé plausible, ou si la personne peut donner des renseignements utiles à une enquête en cours. Or, la réalité des faits est toute autre. «J’ai déjà tellement fait l’objet de contrôles d’identité que je ne pourrais pas dire précisément combien il y en a eu», confie Amine qui milite pour la reconnaissance du collectif STOP CONTRÔLE FACIÈS.
Pour endiguer le phénomène, le collectif a mis en place un système simple et audacieux qui permet aux personnes concernées de témoigner. Pour tout contrôle « hors véhicules et sans motif », il suffit d’envoyer « contrôles » par SMS au 07 60 19 33 81. Pour être inclus dans l’action, le plaignant doit également renseigner la date, l’heure, le lieu, le contexte du contrôle, le motif annoncé, le déroulement et le comportement du policier (respect, politesse, vouvoiement, etc.). L’organisation s’engage ensuite à recontacter la personne sous 24h pour l’inclure (ou pas) dans la procédure. «Chaque SMS envoyé, c’est une plainte de plus qui va embouteiller les tribunaux, renchérit un membre. Si on atteint nos objectifs, c’est une révolution. » Les responsables recensent déjà « une quinzaine d’appels par semaine ».
Loin de vouloir nuire au travail de la police, le collectif souhaite à terme l’instauration du « reçu de contrôles d’identités ». A l’instar de l’Angleterre, des États-Unis, de l’Espagne et de la Hongrie ou ce procédé a fait ses preuves. Selon les responsables, la mise en place d’un « justificatif de contrôles » contre signé par la personne contrôlée permettrait une traçabilité du contrôle.
Des rappeurs pour promouvoir l’action
Outre le bouche à oreille, le collectif compte sur d’autres canaux pour étendre la campagne au niveau national. Dernièrement, plusieurs rappeurs ont accepté de tourner dans une web série pour promouvoir l’action de STOP CONTRÔLES FACIÈS. On y retrouve Soprano et Sefyu notamment, évoquer leur premier contrôle.
Retrouvez une nouvelle vidéo le lundi et le jeudi à 18 heures sur le site Internet du collectif.
Dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, ministre de l’Écologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement, François BAROIN, ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, Laurent WAUQUIEZ, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Éric BESSON, ministre chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique, et René RICOL, Commissaire général à l’Investissement annoncent le lancement d’un appel à manifestations d’intérêt piloté par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) et dédié aux véhicules routiers à hydrogène.
Le secteur des transports est le secteur le plus consommateur de pétrole en France (70 % de la consommation totale) et le plus grand émetteur de dioxyde de carbone (34 %). Des solutions alternatives sont aujourd’hui nécessaires afin de réduire la dépendance énergétique de la France et de diminuer ses émissions de polluants. L’hydrogène constitue l’une de ces solutions.
La technologie des piles à combustible, en associant de l’hydrogène avec de l’oxygène, permet de produire de l’électricité pour propulser des véhicules électriques ou en prolonger l’autonomie. L’hydrogène peut également être utilisé comme carburant pour des moteurs thermiques à combustion interne.
L’appel à manifestations d’intérêt soutiendra les projets permettant :
· d’augmenter les performances technologiques et économiques des véhicules routiers à hydrogène (par exemple, optimisation du rendement des piles à combustible et des systèmes de stockage, optimisation de la durée de vie et du coût),
· de valider les performances obtenues en conditions réelles de fonctionnement,
· d’optimiser les aspects sécurité et sûreté de fonctionnement des solutions proposées.
Avant un déploiement à grande échelle de ces technologies, une phase préindustrielle est nécessaire. Ainsi les projets présentés devront notamment :
· s’assurer de la faisabilité technique et économique des solutions en les testant en situation réelle,
· confirmer leurs bénéfices énergétiques et environnementaux,
· préparer la phase d’industrialisation en travaillant en particulier sur les coûts de conception et de fabrication des piles à combustible,
· structurer les compétences des acteurs industriels sur le territoire en vue d’un déploiement international.
Sont inclus dans cet Appel à Manifestions d’Intérêt (AMI) :
· les véhicules routiers, du cyclomoteur jusqu’au camion,
· les véhicules équipés d’une pile à combustible,
· les travaux portant sur le système de piles à combustible dédié au véhicule ainsi que sur les composants nécessaires à son alimentation en hydrogène (réservoirs, conduites, vannes, connectiques, etc.),
· la production embarquée d’hydrogène,
· les travaux portant sur les moteurs à combustion interne utilisant l’hydrogène comme combustible, ainsi que sur leur environnement (réservoirs, alimentation, etc.).
Cet AMI complète et prolonge deux AMI déjà lancés par l’ADEME :
· l’AMI Hydrogène et piles à combustible, dont l’axe thématique n°2 concerne l’expérimentation de flottes captives (loueurs, grandes entreprises et sociétés de services) utilisant l’hydrogène comme source énergétique (permet de minimiser les coûts d’infrastructures d’approvisionnement),
· l’AMI Chaîne de traction électrique, dont l’axe thématique n°1 concerne l’utilisation de piles à combustible comme prolongateur d’autonomie.
La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 12 juillet 2012.
Télécharger l’appel à manifestations d’intérêt :
investissement-avenir.gouvernement.fr
ademe.fr
Pour en savoir plus sur les investissements d’avenir :
investissement-avenir.gouvernement.fr
Le sondage publié par le journal Le Monde le 24 novembre dernier le démontre : les clichés sur la jeunesse ont la peau dure ! Ainsi, 63% des français jugent les jeunes égoïstes, et 53% les estiment paresseux et intolérants. Cette perception va pourtant à l’encontre de faits établis par de nombreux baromètres et études, qui témoignent que les jeunes sont durablement attachés aux valeurs de solidarité, de justice et de démocratie.
Pour déconstruire les idées reçues, Animafac, réseau national de 12 000 associations étudiantes, organise le 17 mars 2012 le forum national des initiatives jeunes. Cette journée exceptionnelle sera l’occasion de prouver, à travers la vitalité et le dynamisme de nos associations, que les étudiants et les jeunes échappent à tous les stéréotypes dont ils sont l’objet, et qu’ils ne sont ni blasés, ni individualistes.
Le 17 mars prochain, 15 000 responsables associatifs étudiants venus des quatre coins de la France donneront à voir les nombreux projets qu’ils mettent en œuvre chaque année sur le terrain. Ils démontreront au grand public et aux décideurs que la jeunesse est consciente des défis qu’elle va devoir relever, et qu’elle fourmille d’idées et d’initiatives dans tous les domaines.
Pour permettre au plus grand nombre de participer à cet évènement, Animafac met à votre disposition des bus gratuits au départ de 30 villes partout en France. Le retour s’effectuera le soir même.
Toutes les infos sur www.leforum2012.fr ou forum@animafac.net
Depuis 2001 l’Association Cœur de Forêt se mobilise pour régénérer la biodiversité et venir en aide aux populations forestières menacées.
En janvier 2012, l’association s’est implantée en Bolivie pour y développer un projet visant à enrayer le déboisement de la région provoqué par la conversion des cultures fruitières et de la forêt en culture de coca.
Le projet Cœur de Bolivie se situe dans l’Ouest de la Bolivie, dans les Yungas. Un « hot spot », c’est à dire une région caractérisée par une diversité biologique très forte, mais qui se trouve menacée par la déforestation et la pollution. Des parcelles sont défrichées au profit de monocultures dont celle de coca. Cette monoculture, outre ses relations avec les narcotrafiquants, nécessite de grosses quantités d’intrants chimiques qui ont considérablement appauvri les sols et pollué les nappes phréatiques.
Coeur de Forêt Bolivie travaille avec les populations de Cedro Mayo et de Tocaña, villages peuplés de communautés Aymaras et Afro-Boliviennes. Les Afro-Boliviens constituent une minorité oubliée qui pourtant possède un patrimoine culturel important. A travers ce projet, Coeur de forêt souhaite leur offrir une alternative de développement.
D’ici fin 2013, Coeur de Forêt vise à :
- Planter 10 000 arbres afin de réhabiliter les milieux dégradés et de permettre un système d’exploitation durable des ressources naturelles forestières.
- Mettre en place des potagers familiaux afin d’assurer une certaine souveraineté alimentaire des populations participantes et leur transmettre ces connaissances.
- Extraire des huiles essentielles afin de valoriser la pharmacopée traditionnelle.
- Créer deux jardins botaniques et un sentier botanique.
L’association travaille par ailleurs avec « Santa Verde » , un refuge bolivien qui recueille des animaux issus du trafic illégal, afin de lui permettre d’être auto-suffisant en termes d’alimentation. Avec ce refuge, Coeur de Forêt souhaite étudier un nouvel angle dans ses projets : l’automédication des animaux. En effet, ces derniers possèdent leur propre façon de se soigner avec une connaissance des plantes inouïe qu’il sera intéressant d’étudier et de valoriser.
Pour en savoir plus sur Cœur de Forêt, cliquez ici.
Dans le cadre de l’Année internationale des coopératives, Coop FR organise, le mercredi 15 février , à l’initiative du Groupe parlementaire d’études de l’économie sociale, un colloque à l’Assemblée Nationale : « Les coopératives, des entreprises pour un monde meilleur ». Soulignant le poids socio-économique des coopératives en France, cette rencontre évoquera l’apport des coopératives aux politiques publiques et posera les fondements d’un nouveau dialogue avec l’Etat.
La récente publication par Coop FR du « Panorama sectoriel et Top 100 des entreprises coopératives en France » démontre l’importance du poids socio-économique des coopératives, la solidité et l’efficacité de leur modèle en temps de crise. Elles concourent à un monde meilleur et apportent une réelle plus value sociétale en développant une gouvernance démocratique et privilégiant la pérennité de l’entreprise. La force de leur ancrage territorial (les 3/4 d’entre elles ont leur siège social en région) participe de cette dynamique.
Coopératives et pouvoirs publics, les bases d’un nouveau dialogue
Porte-parole du mouvement coopératif français, Coop FR entend enrichir le dialogue entre les coopératives et les pouvoirs publics et interpelle l’Etat sur les moyens nécessaires à l’efficacité et à la vitalité dans les territoires de ce modèle économique. Insistant sur le respect d’une économie plurielle et d’une diversité des formes d’entreprises, il réaffirme la nécessité que le cadre législatif et règlementaire tienne pleinement compte des spécificités des coopératives.
Colloque
2012, Année internationale des coopératives
Les coopératives, illustrations sur le terrain :
Avec la participation de Jean-Claude DETILLEUX, Président de Coop FR, Jean-René MARSAC, Président du Groupe d’Etudes de l’Economie Sociale, député d’Ille et Vilaine, Francis VERCAMER, député du Nord, chargé d’une mission sur l’Economie Solidaire et Charles de COURSON, député de la Marne, Isabelle FERRAND, Direction Gestion Finance – Crédit Mutuel, Jean GRELLIER, député des Deux Sèvres, Jean-Jacques LASSERRE, sénateur des Pyrénées Atlantiques, Dominique LEFEBVRE, président de la Fédération Nationale du Crédit Agricole, Patrick LENANCKER, président de la CG Scop, Marie-Noëlle LIENEMANN, sénatrice de Paris, Philippe MANGIN, Président de Coop de France, Bernard MARTINEAU, vice-président d’Orcab, Caroline NAETT, secrétaire générale, Coop FR, Serge PAPIN, président de Système U,
15 février 2012 – 14h/18h
17h30 : Conclusion par Jean-Claude DETILLEUX, président de Coop FR
Assemblée Nationale
Salle Victor Hugo – 101 rue de l’Université – 75007 Paris
La Troisième Révolution industrielle. Comment le pouvoir latéral va transformer l’énergie, l’économie et le monde, de Jeremy Rifkin. Edition Les Liens qui libèrent, 415 pages, 24 euros.
L’uranium et le pétrole, « c’est fini », s’exclame Jeremy Rifkin. Trop rares, trop coûteux, trop dangereux. La ville du futur est déjà en marche : son « indépendance énergétique » repose désormais sur un modèle de « croissance économique durable et sur des marchés interconnectés ». L’homme du XXIe siècle ne sera pas seulement énergivore, mais aussi revendeur d’énergies. Il faudra une « vingtaine d’années » pour que l’Europe tourne la page de l’ère carbone. Mais ensuite, « ce sera très rapide ».
En six ans, l’Allemagne a déjà converti un million de ses bâtiments en édifices à basse consommation, créé 250.000 emplois… et le potentiel est énorme. L’Europe compte 190 millions de structures, qui pourraient toutes devenir des centrales de production énergétique : le surplus d’énergies générées, « l’énergie positive », serait alors revendu aux réseaux de distribution.
A terme, « 70% des besoins européens pourraient être issus des énergies renouvelables » : solaire, géothermie, éolien, hydroélectricité et transformation des déchets. A condition de généraliser de « nouvelles capacités de stockage, via l’hydrogène » et de « pouvoir ensuite transporter » ces énergies induites, grâce à de nouveaux réseaux dits « intelligents ».
L’installation de ces nouveaux réseaux électriques devra s’appuyer sur les réseaux déjà existants, en l’occurrence la technologie internet. « Utilisée en source ouverte, elle pourrait permettre à tous les usagers de se connecter partout et de ne payer que ce qu’ils consomment ». Réciproquement, une voiture en stationnement, par exemple, pourrait revendre son électricité résiduelle au réseau numérique local et en fonction du meilleur tarif/horaire. Les investissements nécessaires seront ainsi compensés par les gains réalisés sur les factures. Depuis mardi matin, l’Allemagne teste ce dispositif dans six régions.
« La troisième révolution industrielle ne sera ni politique, ni climatique, ni énergétique. Elle sera économique ». Elle ne fonctionnera que si l’ensemble du dispositif joue le jeu « du dégroupage total ». Les marchés ne seront plus nationaux, mais continentaux et communautaires. « L’économie verte correspond en fait à une nouvelle matrice de communication »… Utrecht, aux Pays-Bas, Rome, en Italie, ont commencé leur mutation écologique, avec le soutien de l’Union européenne. Et c’est souvent en période de crise que l’économie se réinvente le plus et le plus vite.
Olympia Nemet.
Jeremy Rifkin est en France du 6 au 9 Février. Pour en savoir plus, cliquez ici.
Jeremy Rifkin est économiste, spécialiste de prospective économique et scientifique. Son travail est principalement axé sur l’impact des changements scientifiques et technologiques sur l’économie, le travail, la société et l’environnement.
Il interviendra mercredi 8 février à 20h à la Bellevilloise, à l’occasion de la sortie de son nouvel essai : « La Troisième révolution industrielle : comment le pouvoir latéral va transformer l’énergie, l’économie et le monde » paru aux éditions Les Liens qui Libèrent. Il échangera avec Eva Joly autour de questions économiques et industrielles.
Rendez-vous à la Bellevilloise, 21 rue Boyer – Paris 20ème, le mercredi 8 février à 20h. Entrée libre.
Pour en savoir plus sur le nouveau livre de Jeremy Rifkin, cliquez ici.

