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Rédaction

Dominique Wolton : "Les journalistes doivent réinventer leur métier"

By Le LabNo Comments

Dominique Wolton, sociologue des médias, plaide pour des médias généralistes de qualité et considère la télévision comme vecteur de cohésion sociale et condition de la démocratie de masse. Retour sur son interview à France Info, par Olivier de Lagarde (Un monde d’idées).

Son diagnostic critique résumé en 3 points :

  1. Les médias sont un univers saturé d’informations.
  2. On y trouve toujours la même chose.
    • « Pourquoi le matin, dans les médias, il y a systématiquement des mauvaises nouvelles, et pas de bonnes nouvelles ? »
  3. Les journalistes sont toujours sur le même champ, saturent un événement pendant 2-3 jours, l’oublient complètement, puis aucun retour.
    • « Vous travaillez plus mal parce que vous travaillez plus vite, la concurrence est infernale. […] Que devez-vous faire pour sauvegarder la grandeur de votre métier ? »
    • « Les médias sont une oligarchie où ce sont toujours les mêmes qui tournent, que l’on retrouve d’un média à l’autre. »
    • « Il n’y a pas de rapport entre l’information et la connaissance. Pas d’accession à l’antenne de religieux, scientifiques, entrepreneurs… »

> [+] d’éléments sur le site de FranceInfo

Reporters d’Espoirs International Award : "Stand Up To Cancer" et la TV publique anglaise à l’honneur

By Actu réseaux internationaux, L'actu de Reporters d'Espoirs, L'actu des médiasNo Comments

Reporters d’Espoirs a rassemblé ses partenaires internationaux en créant le « Prix International de l’innovation ». Ce nouveau Prix a permis de mettre en avant des programmes « solutions » en provenance du monde entier, à l’occasion de la soirée Reporters d’Espoirs du 26 mai 2016 au Palais d’Iéna (Paris, France).

Europe, États-Unis, Canada : un jury international

Un jury composé de 7 membres représentant 6 nationalités s’est appliquée à évaluer les 8 programmes présélectionnés à l’aide d’une grille d’évaluation. Le Prix international a pu compter sur la participation de :

  • Keith Hammonds du Solutions Journalism Network (US)
  • Cathrine Gyldensted, directrice du département du Journalisme constructif de l’Université de Windesheim (Pays-Bas)
  • Danielle Baptist du magazine Positive News UK et du Constructive Journalism Project (Royaume-Uni)
  • Maarja Kadajane de l’Eurovision / European Union of Broadcatsing (Suisse)
  • Jorge Dobner du journal en ligne EnPositivo (Espagne)
  • Jeremy Wickemer, fondateur du Transformational Media Summit (Royaume-Uni)
  • Laurent Imbault, fondateur de GoodnessTV (Canada).

8 programmes internationaux en lice

  • My Perfect Country, une émission radiophonique en 6 parties proposée par BBC dont l’objectif était d’imaginer le pays parfait en explorant des exemples de pays étrangers ;
  • Tegenlicht (ou Backlight en anglais), une série de documentaires tournés vers l’innovation et le futur proposée par VPRO (télévision néerlandaise) ;
  • Start-Up (El Mashroua ou Le Projet en arabe) produit par Bamyan Media, une émission de divertissement sur les entrepreneurs en Egypte associée à une plateforme numérique donnant accès aux ressources utiles pour créer son entreprise ;
  • How to fix Buffalo’s schools, une série d’articles parus dans Buffalonews, destinés à analyser les bonnes pratiques existantes dans différentes écoles américaine afin que le système éducatif de Buffalo (ville américaine) puisse adapter et améliorer son fonctionnement  ;
  • Stand Up for Cancer, une émission de télévision associée à un jeu mobile permettant à des citoyens d’aider les chercheurs à faire progresser la science produite par MaverickTV et diffusée sur Channel4;
  • Energia 3D, un docu-fiction éducatif sur les énergies renouvelables, destiné au public adolescent produit par Produccions Audiovisuals Antàrtida;
  • Le Freedom Project, une série d’articles, de reportages et de documentaires réalisés avec des personnalités du monde entier sur le thème de l’esclavage moderne sur CNN;
  • Tiempo real, une chaîne youtube traitant de sujets liés à la jeunesse produite par des étudiants en partenariat avec la télévision colombienne ;

Stand-Up-to-CancerLes évaluations des membres du Jury ont permis de désigner le top 3 :

Stand Up to Cancer, lauréat de la 1ère édition du Prix International de l’innovation est une campagne de charité organisée depuis 2012 sur Channel4 (chaîne anglaise). En plus de l’émission qui a rassemblé de nombreuses stars, Channel 4 a fait appel à MaverickTV pour créer un jeu mobile permettant aux citoyens de contribuer à la recherche contre le cancer. Créé par Alex Hryniewicz en collaboration avec Cancer research UK, des programmeurs et des entreprises, « Reverse the odds » a automatisé l’analyse des données et ainsi facilité le travail des chercheurs. En savoir plus : http://www.channel4.com/reversetheodds!

 

Bamyan Media

Start-Up (ou « The Project ») est une émission d’edutainment (divertissement + éducation) qui vise un impact social. Créée par Bamyan Media pour la chaîne égyptienne El Nahar, l’émission a porté à l’écran 14 entrepreneurs en herbe afin de diffuser l’envie d’entreprendre en Égypte et d’apporter aux téléspectateurs des outils pédagogiques pour les aider à monter leur boîte. Anna Elliot et David Elliot, les fondateurs, ont associé des ONG, des entreprises locales et internationales et des personnalités égyptiennes à la réalisation du programme qui a été visionné par plus de 5 millions de personnes. En savoir plus : http://www.bamyan.org/

 

 

 

cnn freedom project

The Freedom Project – Ending Modern-Day Slavery a été lancé sur CNN en 2011 en collaboration avec des personnalités (des sportifs, des acteurs, des activistes etc.) en provenance des 5 continents. Le Freedom project est une campagne de sensibilisation contre l’esclavage moderne qui s’appuie sur plus de 400 reportages dont de nombreux documentaires. En 2015, CNN a proposé une action coordonnée sur les réseaux sociaux avec le #FlyToFreedom qui a poussé plus de 600 personnes à s’engager de manière concrète face au phénomène. En savoir + : http://edition.cnn.com/specials/world/freedom-project

[Le Monde] Désormais, le « Guardian » préfère voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide

By L'actu des médias, Le LabNo Comments

Violaine Morin (@ViolaineMorin) a publié le 8 juin 2016 dans le journal Le Monde un article dans lequel -à partir de l’exemple du quotidien britannique The Guardian, récemment converti au journalisme constructif (avec la série « Half Full« )- elle fait un point sur ce mouvement porté en France par Reporters d’Espoirs. Notons que The Guardian s’était déjà fait remarquer pour son engagement éditorial ambitieux en amont de la conférence climat Cop21, en se positionnant contre les énergies fossiles et en faveur des énergies renouvelables (« Keep in the group » campaign) .
Extrait.

« Le Guardian a mené une enquête auprès de ses lecteurs, pour savoir s’ils apprécieraient de lire plus de nouvelles positives. La réponse est tombée il y a quelques jours : « Un nombre significatif nous a répondu que nous voyions constamment le verre à moitié vide», explique le quotidien britannique.
Depuis le 1er juin, les internautes sont donc invités à proposer leurs idées, sur un formulaire disponible sur le site, pour alimenter une nouvelle série d’articles intitulée «Half full» («à moitié plein»). Sous-titrée «solutions, innovations, réponses », la série propose déjà deux articles : l’un sur les solutions imaginées par des start-up pour nourrir la planète, et l’autre sur le revenu universel.
L’initiative rouvre un débat déjà ancien dans la presse : faut-il faire de l’information positive?
En France, le «journalisme constructif » ou «journalisme d’impact » est porté par l’association Reporters d’espoir, qui souhaite relayer plus de reportages « « positifs » et collabore par exemple avec le « Libé des solutions » et le «Ouest France des solutions», des numéros spéciaux qui paraissent une fois par an. […]»

La journaliste rapporte les propos du Guardian, qui ont le mérite de confirmer la distinction entre « positif » / »bonne nouvelle » et « journalisme constructif » (ou « de solutions ») que promeut Reporters d’Espoirs depuis de nombreuses années :

« Ceux qui ont essayé de s’opposer au cours habituel des actualités ont souvent été tournés en dérision, indique le journal. On les accusait de tomber naïvement dans le piège de la futilité et du buzz, ou alors de passer à côté de l’info. Nous croyons qu’il existe un juste milieu. Ce ne sont pas des « bonnes nouvelles », mais un journalisme constructif, centré sur les solutions et les réponses, sans pour autant les approuver. »

The Guardian confirme ainsi la nécessité d’un journalisme de la complexité : analyser les problèmes et enjeux tout en analysant des « solutions » (ou plus précisément des initiatives proposant des réponses concrètes). Avec le même regard critique et distancié. Pour éclairer les citoyens et témoigner que l’action est possible et peut être productive, contre le fatalisme. Voilà notre mission.

Les lauréats du 7e Prix Reporters d’Espoirs ont été dévoilés jeudi 26 mai 2016 à l’occasion d’une grande soirée au Palais d’Iéna à Paris

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

Jeudi 26 mai, le 7e Prix Reporters d’Espoirs, organisé par l’association éponyme, a mis à l’honneur journalistes et professionnels des médias à l’occasion d’une soirée au Palais d’Iéna, siège du Conseil économique social et environnemental.

Remise des prix 2016 de Reporters d'Espoirs au CESE.

Remise des prix 2016 de Reporters d’Espoirs au CESE.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’évènement animé par Sophie Jovillard (journaliste-animatrice d’Echappées Belles sur France 5) a été l’occasion de dévoiler les sujets présélectionnés et les lauréats dans 6 catégories : Prix web, presse, radio, TV, Prix International et Prix Jeunes.

Après une analyse attentive des 19 sujets en lice au Prix, le jury composé de 15 personnalités du monde des médias s’est appliqué à départager les candidats.

Les lauréats de cette année sont :

  • l’émission radiophonique « Un jour en France» de Bruno Duvic (France Inter)
  • l’article « San Francisco, la ville zéro déchet» de Philippe Coste (L’Express)
  • le webdoc « Tamkin, les jeunesses engagées du monde arabe» de Romain Dostes, Marianne Vidal Marin et Sarah Arcache (La Netscouade, l’Institut français et Courrier International)
  • le sujet de journal télévisé « Le bureau des temps» de Louis Olivier (TF1)
  • le lauréat du Prix International est l’émission britannique Stand Up to Cancer (Channel 4) associée à l’application « Reverse the odds » imaginée par Alex Hryniewicz, un jeu mobile conçu pour aider la recherche contre le cancer.

 

Remise des prix 2016 de Reporters d'Espoirs au CESE.

Remise des prix 2016 de Reporters d’Espoirs au CESE.

La soirée s’est clôturée par le Prix Jeunes et les pitchs des 3 équipes d’étudiants en journalisme.
Chaque équipe a présenté un projet de concept média innovant et le public a voté en live pour son favori. Le lauréat 2016 du Prix Jeunes est l’équipe du Micro des ailes, représentée par Robin Serradeil et Réjane Nectoux, étudiants en journalisme au Pôle Universitaire de Vichy. Le projet associe 9 étudiants en licence professionnelle journalisme de proximité, en coopération avec RCF Allier et Radio Coquelicot, et 13 adolescents du Centre social René-Barjavel découvrent l’univers des média.
Le concept : une radio citoyenne animée par des collégiens qui construisent leurs propres émissions sur des thèmes en lien avec leur quotidien.
L’ambition des étudiants : acquérir un véhicule électrique leur permettant d’aller à la rencontre de collégiens (11-15 ans) des secteurs rural et urbain, de médiathèques ou de centres ruraux afin de créer avec les jeunes un laboratoire multimédia, de monter des émissions audio et vidéo, diffusées notamment par les radios associatives.
Grâce au soutien du « Fonds de dotation Jeunes et Innovants », Reporters d’Espoirs leur a  attribué une dotation de 2500 euros pour aider les étudiants dans le développement du projet.

Les membres du jury

Sophie Jovillard, Journaliste-présentatrice Echappées Belles, La Quotidienne, France 5

François-Xavier Ménage, Présentateur, Rédacteur en chef adjoint de Capital, M6

Aïda Touihri Journaliste, présentatrice, D8, LCP

Hugo Clément, Journaliste, Le Petit Journal, Canal+ (Jury Prix jeunes)

Ludovic Blécher, Directeur, DNI Innovation Fund, Google

Nina Dos Santos, Journaliste et correspondante, CNN International (Jury Prix jeunes)

Laurent Guimier, Directeur de France Info

Laurence Folléa, Directrice de la rédaction de Psychologies

Alexis Brézet, Directeur de la rédaction, Le Figaro

Amira Souilem, Journaliste, lauréate Prix TV 2015

Antoine Guélaud, Directeur de la rédaction, TF1

Claire Alet, Rédactrice en chef adjointe AlterecoPlus / Alternatives économiques

Benoit Raphaël, Stratégiste média, blogueur

Cynthia Fleury, Philosophe et psychanalyste

Memona Hintermann-Affejee, Journaliste, membre du CSA

Remise des prix 2016 de Reporters d'Espoirs au CESE.

26 mai – Paris : Soirée Reporters d’Espoirs

By Agenda, Les articlesNo Comments

Jeudi 26 mai 2016 . 18h30 au Palais d’Iéna Paris 16e
siège du Conseil économique social et environnemental

UNE SOIRÉE REPORTERS D’ESPOIRS
SOUS LE SIGNE DES SOLUTIONS & DE L’INNOVATION MÉDIA

 Inscription sur invitation
L’événement est dédié en priorité aux professionnels des médias
Pour toute info : events@reportersdespoirs.org ou 01 42 65 20 88

Depuis 12 ans, Reporters d’Espoirs travaille avec les médias à un journalisme critique et constructif, qui analyse les dysfonctionnements du monde tout en diffusant la connaissance d’initiatives concrètes et impactantes. Rejoignez ce mouvement qui essaime désormais dans le monde, à l’occasion d’une soirée sous le signe des solutions et de l’innovation dans les contenus médias.

Au programme :

 

PITCHS JEUNES & MÉDIAS : 3 étudiants, 3mn pour vous convaincre !
3 projets pour innover dans les médias
…A VOUS de choisir le lauréat qui remportera 2500 €.

 

REMISE DES 7e PRIX REPORTERS D’ESPOIRS : Qui seront les lauréats cette année ?
4 Prix Web, TV, Radio, Presse écrite remis par un jury de professionnels.
1 Prix décerné avec nos réseaux internationaux : Solutions Journalism Network (USA), Constructive Journalism Project (UK), En Positivo (ES), GoodnessTV (Canada), Eurovision (Europe)…

Avec les membres du jury :

Aïda Touihri Journaliste, présentatrice, D8, LCP

Alexis Brézet, Directeur de la rédaction, Le Figaro

Amira Souilem, Journaliste, lauréate Prix 2015

Antoine Guélaud, Directeur de la rédaction, TF1

Benoit Raphaël, Stratégiste média, blogueur

Claire Alet, Rédactrice en chef adjointe AlterecoPlus / Alternatives économiques

Cynthia Fleury, Philosophe et psychanalyste

François-Xavier Ménage, Présentateur, Rédacteur en chef adjoint de Capital, M6

Hugo Clément, Journaliste, Le Petit Journal, Canal+

Laurence Folléa, Directrice de la rédaction de Psychologies

Laurent Guimier, Directeur de France Info

Ludovic Blécher, Directeur, DNI Innovation Fund, Google

Memona Hintermann-Affejee, Journaliste, membre du CSA

Nina Dos Santos, Journaliste et correspondante, CNN International

Sophie Jovillard, Journaliste-présentatrice Echappées Belles, La Quotidienne, France 5

 

L’HUMOUR S’EN MÊLE : Le Professeur Rollin à quelque chose à vous dire
Surprise !

 

NETWORKING : Cocktail & musique

Les solutions se répandent en Méditerranée avec ‘Barcelone des solutions’

By Revue de presseNo Comments

Après la « France des solutions », « Marseille, capitale des solutions », les solutions se multiplient et se répandent en Méditerranée avec une nouvelle version hispanophone, « Barcelone des solutions » imaginée par l’association ‘En Positivo’, l’homologue espagnol de Reporters d’Espoirs, promoteur du journalisme de solutions.

Enpositivo

Le même constat paradoxal est à l’origine de l’événement à Barcelone qui aura lieu le jeudi 26 mai 2016. Nous n’avons jamais eu autant de connaissances, autant de ressources pour relever les défis sociétaux de notre époque. Pourtant, nous restons enfermés dans une vision catastrophiste de l’avenir. Alors que faire ? Réunir les acteurs du changement, ceux qui transforment les manières de faire. Connecter les acteurs qui veulent participer à la résolution des problèmes et qui cherchent l’inspiration ou sont porteurs d’inspiration.

Pour les organisateurs de ‘La Barcelona de les solucions’, l’événement est loin d’être une réunion entre utopistes puisqu’il s’agit de partager des expériences concrètes déjà existantes et de promouvoir des projets citoyens initiés dans de nombreux secteurs (technologie, culture, bien-être, économie, etc.).

L’événement se clôturera par un débat sur le journalisme de solutions modéré par le journaliste catalan Tomás Molina.

«Journalisme de Solution » le nouveau dress code de Nice Matin

By L'actu de Reporters d'Espoirs, L'actu des médiasNo Comments

Engagé aux côtés de Reporters d’Espoirs dans « La France des Solutions », le journal passe à la vitesse supérieure et fait du journalisme de solutions, une réalité sur le papier ou presque… !

C’est l’une des priorités de la nouvelle stratégie numérique du groupe Nice-Matin:« construire un média utile à sa communauté ». Permettre au lecteur de découvrir à proximité de chez lui, des porteurs d’initiatives qui parviennent à répondre aux problèmes quotidiens ; leur proposer une immersion sur le terrain ; financer des projets locaux : tel est le souhait de cette première édition numérique orientée « journalisme de solutions ». En plus d’analyser les enjeux sociétaux actuels, il s’agit de rendre service à ceux qui les vivent, et qui par ailleurs ont contribué à sauver le journal. Un tournant journalistique recherché, assumé, et financé à hauteur de 60 % par Le Fond Google-AIPG pour l’innovation numérique de la presse.

Il nous faut se souvenir que le quotidien était en redressement judiciaire jusqu’en novembre 2014, date où il fut autorisé par le tribunal de commerce à être reconnu comme société coopérative d’intérêt collectif. Une mutation pour le groupe Nice Matin en partie réalisée grâce à la campagne de crowdfunding,  qui avait permis de récolter en septembre 2014 près de 400 000 euros. Un an plus tard, Nice Matin récidive et met en place un financement participatif pour la création d’un journal en ligne, qui génère 620 pré-abonnements. Nice Matin veut faire honneur à ses contributeurs : experts, pouvoirs publics, société civile, tous sont consultés pour apporter des solutions concrètes, et faire de ce nouveau quotidien régional, un outil social profitable.

L’article sur la cohabitation des loups et des bergers en Italie, est une illustration de cet angle problème + solution. Les  journalistes de Nice-Matin montrent comment « Dans la province de Cunéo, où sont recensées 9 à 11 meutes, les années noires de 2001-2002 semblent révolues ». L’enquête insiste sur chaque étape qui a permis aux bergers de poursuivre leur activité sans menacer l’existence des prédateurs.

Cette manière de traiter l’information n’a toutefois pas empêché la rédaction de faire face à quelques obstacles en interne. Si un certain désintérêt a pu se manifester au départ, il était surtout lié à une faible culture du digital, ainsi qu’à la méconnaissance du journalisme de solutions. Longtemps associé à un journalisme de « bonne nouvelle », il est désormais reconnu et mis en avant pour son utilité : chercheur de solutions, moteur de lien social, il permet moyennant 9,90 euros par mois, d’être acteur de la vie locale. Sur chaque abonnement numérique, le groupe a décidé de reverser 1 euro à une cagnotte d’aide au financement de projets solidaires et innovants. Toujours dans une optique de participation, Nice Martin encourage ses lecteurs à voter pour leur projet préféré.

–  L’opération «Il faut sauver le petit Kiosque Jeannot » a permis de collecter 7152 euros

il faut sauver le kisoque

 

 

 

 

 

 

 

Donner l’opportunité d’écrire des tribunes, d’émettre une expertise, de témoigner ou encore de proposer des sujets à la rédaction…Autant d’occasions de rappeler aux abonnés qu’ils ont à faire à un « Journal qui vous appartient ». Et ça marche ! Les articles intégrant des solutions sont vus 2,8 fois plus que les articles posant uniquement les problèmes (4700 pages vues en moyenne pour ceux dit « solutions », contre 1700 pour ceux dit « problèmes »).

Anaïs DEDIEU

L’ESJ Paris Grand Lille veut mettre le « constructif » au cœur de sa formation

By Agenda, Les articlesNo Comments

Intervention ESJ Lille

Mercredi 20 avril à 18h,  Véronique Mistiaen, journaliste, formatrice (Royaume-Uni) et Gilles Vanderpooten, directeur de Reporters d’Espoirs (France) interviennent devant les étudiants de l’ESJ Lille pour une MasterClass sur « le journalisme constructif ».

 

Véronique Mistiaen est journaliste, formatrice, enseignante (bilingue français-anglais). Depuis 20 ans elle travaille comme reporter et correspondante de médias européens et américains à l’étranger. Elle a été nommée à un Prix Pulitzer, a remporté le premier prix du Reportage environnemental de la California Newspaper Publishers Association, et distinguée par le European Journalism Centre pour son innovation dans la couverture médiatique des enjeux de développement. Elle publie dans Newsweek, The Guardian, The Times, The Daily Telegraph, The Economist, BBC News, the Huffington Post, Thomson Reuters Foundation, New Internationalist, The Ecologist, Positive News, Chicago Tribune, San Francisco Chronicle, ou encore le Reader’s Digest.

Reporters d’Espoirs est partenaire du Constructive Journalism Project.
En lien avec l’Université de Southampton (Royaume-Uni), cet organisme délivre des workshops qui s’appuient notamment sur les travaux de recherche sur l’impact de l’information menés par le Dr Denise Baden (Leadership, Innovation), sur les travaux de Cathrine Gyldensted (psychologie positive appliquée au journalisme, University of Pennsylvania) et sur les expérimentations menées par Reporters d’Espoirs depuis 12 ans et ses homologues anglais de Positive News, Seán Dagan Wood et Danielle Batist.
20 cours sont donnés à titre expérimental (et offerts gracieusement aux écoles et à leurs étudiants) entre février 2015 et mai 2016, au Royaume-Uni (University of Leeds, Hull College, Regent University,), en Irlande (Griffith College), aux USA (Commonwealth University), en Ecosse (University of Strathclyde), en Allemagne (Reporter Forum Hamburg)… et en France !
Les formations ont été délivrées auprès de journalistes freelances, puis auprès de jeunes journalistes et étudiants, ceux-ci s’étant avéré être les plus preneurs.
Les formations en France sont délivrées par des journalistes, éditeurs et formateurs expérimentés, parmi lesquels Cathrine Gyldensted (en anglais et en danois) et Veronique Mistiaen (en français et en anglais), avec l’appui de Gilles Vanderpooten et de l’équipe de Reporters d’Espoirs.

Intervention ESJ Paris Grand Lille

L’ESJ Paris Grand Lille, école nouvellement créée dans la région lilloise, veut mettre le « constructif » au cœur de sa formation. Son ambition : former « des journalistes « philosophes » construits sur les trois filtres de Socrate : vérité, bienveillance et utilité. »

« Il y a un juste discernement à opérer sur le fondement de l’attractivité de l’information. Cette information va-t-elle générer de l’audience pour son aspect original, passionnant et plein d’espoir ou pour son aspect voyeuriste, sordide et terrifiant ? Dans quel état va se trouver mon lecteur ou mon téléspectateur après avoir reçu mon article ? Mon angle éditorial rend il l’information vraiment utile ? A quel arbitrage je procède entre audience et déontologie ? […] Il y a un juste discernement à opérer sur le fondement de l’attractivité de l’information. Cette information va-t-elle générer de l’audience pour son aspect original, passionnant et plein d’espoir ou pour son aspect voyeuriste, sordide et terrifiant ? Dans quel état va se trouver mon lecteur ou mon téléspectateur après avoir reçu mon article ? Mon angle éditorial rend il l’information vraiment utile ? A quel arbitrage je procède entre audience et déontologie ? » explique son fondateur, Bruno Lécluse, qui dirige également Grand Lille TV.

 

Après y avoir donné un cours au mois de mars, Gilles Vanderpooten, directeur de Reporters d’Espoirs, y revient mercredi 20 avril 2016, accompagné de Véronique Mistiaen, journaliste, formatrice, en provenance du Royaume-Uni, pour élargir la perspective aux pratiques internationales du « journalisme constructif ».

 

Au programme :

  • What is constructive journalism and why do we need it?
  • Why/How does it work?
  • Who is doing this already?
  • Tools: angles, interview, structure, language
  • Examples and exercises from International and France

 

Avec Lilo, financez des projets solidaires grâce à vos recherches internet !

By Revue de presseNo Comments

Saviez-vous que, par nos recherches internet, chacun d’entre nous génère 30€  par an, rien qu’avec l’argent de la publicité ? Tous ces liens commerciaux qui s’affichent lors de vos recherches sur internet constituent les revenus publicitaires des moteurs de recherche (Google, Yahoo, Bing, etc.). Il est aujourd’hui possible de faire quelque chose d’utile de cet argent que nous générons malgré nous. Et cela grâce à Lilo, un moteur de recherche qui reverse 50% de ses revenus publicitaires à des projets sociaux et environnementaux.

Lilo-moteur-de-recherche

Créé en 2015 par deux jeunes cofondateurs, Clément Le Bras et Marc Haussaire, Lilo permet à chaque internaute de choisir à quels projets il souhaite dédier l’argent qu’il a produit par ses recherches. En plus de permettre à chaque utilisateur d’agir gratuitement et simplement, c’est un moteur de recherche performant qui protège la vie privée et qui agit contre le tracking publicitaire. Lilo reverse également 5% de ses revenus à un programme de compensation carbone mené par la fondation GoodPlanet.

Aujourd’hui, la communauté Lilo compte près de 57 000 membres qui ont permis de collecter plus de 50 000 euros. Les projets soutenus sont de plus en plus nombreux et variés. Lilo souhaite amplifier son utilisation en France avant de l’étendre au niveau mondial.

Pour en savoir plus 

Lire l’article du Figaro Demain – Quand vos recherches sur internet profitent aux associations. 

Pour essayer Lilo et vous faire votre propre avis.

 

Mathilde PICHAN

« Nous n’avons pas demandé l’autorisation des grands de ce monde pour agir »

By Environnement, Revue de presseNo Comments

15 pays, 39 groupes de transition, 21 actions et 3 objectifs : l’autonomie intellectuelle, l’autonomie énergétique et la souveraineté alimentaire. Avant la COP21, Rob Hopkins, fondateur du mouvement des villes et villages en transition est allé à la rencontre de ces groupes citoyens qui ont décidé de mettre les paroles en actes et de vivre la transition. Ces rencontres ont fait naître un livre, « 21 histoires de transition » pensé comme une contribution citoyenne aux négociations de la COP21 et dont la visée est d’inspirer et d’engendrer d’autres groupes de transition.

 

21 histoires de transitionD’Est en Ouest et du Nord au Sud, et sans concertation préalable, des initiatives modestes et géniales émergent. Le Royaume-Uni est fortement représenté (Rob Hopkins est britannique) mais les histoires venues d’Australie, d’Afrique du Sud et d’Outre-Atlantique (Brésil, Etats-Unis) apportent le
témoignage de l’autre face du globe, le récit de leurs projets de transition.

 

Un constat partagé, des idées et une envie d’agir, il n’y avait pas besoin de demander « la permission des grands de ce monde pour agir », selon la formule de Rob Hopkins.

 

La France trouve aussi sa place dans ce mouvement avec la contribution de 2 histoires sur 21. Le groupe de Transition de Salies est à l’origine du jardin partagé « Lo Casau » dont l’un des objectifs est la protection de la biodiversité et l’échange de semences anciennes.

A Ungersheim, c’est le village même qui est labellisé « en transition ». En effet, Ungersheim n’est pas l’histoire d’une mais de plusieurs actions de transition mises en place les unes après les autres grâce au soutien durable du maire, Jean-Claude Mensch.

La piscine municipale et les habitations individuelles chauffées au solaire, les potagers excédentaires qui alimentent le marché, la centrale photovoltaïque, la monnaie locale « le radis », entre autres, ont suscité l’intérêt de la réalisatrice Marie-Monique Robin et font l’objet de son prochain documentaire « Sacré village ! » dont la sortie en avant-première est prévue le 21 avril 2016. Une version plus longue est en préparation pour les salles de cinéma.