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“Combien” les médias ont-ils couvert la biodiversité lors des élections municipales de 2026 ?

By 20 mai 2026No Comments

Durant la campagne des élections municipales de 2026, la biodiversité disparaît des radars médiatiques. Éclipsée par les enjeux politiques et toujours moins traitée que le climat, sa couverture fluctue au rythme de l’actualité et baisse entre les deux tours des élections. Reporters d’Espoirs a analysé les données de l’Observatoire des Médias sur l’Écologie (OME) pour déterminer quel a été le traitement médiatique du sujet entre le 1 janvier 2026 et le 31 mars 2026.

Les 5 grands constats à retenir de cette étude

1) La biodiversité délaissée par les médias pendant la période des élections

Le mois de mars 2026 en particulier a été celui où la couverture de la biodiversité par les médias écrits et audiovisuels a été la plus faible depuis janvier 2025. 

Plus généralement, pendant le premier trimestre 2026, la biodiversité a été moins présente dans les médias que le climat. Cette différence de fréquence est particulièrement frappante dans l’audiovisuel par rapport aux médias écrits (presse nationale et presse quotidienne régionale (PQR)). 

Dans la PQR, l’écart de couverture médiatique entre la crise de la biodiversité et la crise climatique reste faible. A titre de comparaison, la presse nationale aborde le climat deux fois plus souvent que la nature.

2) La presse nationale aborde plus souvent de biodiversité que la PQR

Parmi les 10 médias écrits qui traitent le plus souvent de la nature, huit sont des titres de presse nationale. La Provence et L’Est Républicain sont les deux titres de PQR qui tiennent respectivement le sixième et le dixième rangs. 

Parmi les trois premiers médias nationaux, deux — La Tribune et Les Échos — sont des médias économiques. Le Monde complète le podium. Ce trio est aussi celui qui a parlé le plus souvent du climat au premier trimestre 2026. 

Dans l’espace audiovisuel, RFI, Arte et France Inter sont les médias ayant le plus couvert la biodiversité, ce qui témoigne de l’importance des médias publics dans l’information sur cette thématique.

3) Les solutions et les constats sont priorisés

Méthode : Les données de la crise de la biodiversité sont organisées selon une chaîne causale : les contenus se référant aux constat (définition de la biodiversité, etc.), aux causes de la crise, aux conséquences de la crise et aux solutions pour y répondre.

Presque la moitié de la couverture médiatique de la biodiversité par la presse écrite se concentre sur les solutions. De leur côté, les médias audiovisuels évoquent majoritairement les constats. Pour les deux types de médias, les causes de la crise représentent un peu moins de 30 % de la couverture. L’audiovisuel couvre les conséquences plus souvent que la presse écrite, mais cette partie de la chaîne causale reste peu traitée.

Alors que les municipalités disposent de leviers majeurs pour préserver la biodiversité de leurs territoires, comment permettre aux publics de comprendre les enjeux et de mettre en place des solutions si l’impact de la crise sur leur quotidien ne leur est pas expliqué ?

4) Les médias situés dans le Sud de la France dominent la couverture de la biodiversité

Concernant les médias écrits, ce sont ceux situés dans le Sud-Est (en région Provence-Alpes-Côte-d’Azur) qui traitent le plus de la crise de la biodiversité. La région Grand Est arrive en deuxième, suivie par la Nouvelle-Aquitaine. 

Note : L’OME ne dispose pas encore de données concernant la Normandie, les Pays de la Loire et la Bretagne.

5) La biodiversité est plus traitée par les médias publics que privés

En moyenne, les médias publics ont traité la biodiversité plus de deux fois plus souvent que les médias privés. La différence est la plus distincte pour la radio : les généralistes publiques ont mentionné le monde vivant plus de trois fois plus que leurs homologues du secteur privé.

À l’instar de la tendance générale en matière de couverture médiatique, les médias publics ont davantage évoqué les solutions à la crise de la biodiversité que les médias privés. 


Détails de l’étude : L’étude analyse la période de 1 janvier 2026 – 31 mars 2026. Tous les graphiques ont été crées par Reporters d’Espoirs grâce aux données de l’OME. L’image est de Arnaud Jaegers sur Unsplash

Télécharger notre infographie pour comprendre rapidement les chiffres et points clés !


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