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Le BILAN de la France des Solutions 2016 | Reporters d’Espoirs

By FRSOL, L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

Cette année, La France des Solutions s’est déroulée l’après-midi du lundi 10 octobre au Palais d’Iéna. L’heure d’un premier bilan a sonné.

Plus qu’un événement, la France des Solutions s’est avérée être une expérience utile et inspirante réservée à 500 professionnels, entrepreneurs, dirigeants, managers, médias, réseaux et étudiants.

Une après-midi qui appelait à la mobilisation et qui a été ponctué par 4 temps forts : 
– Pitchs sur le réenchantement du travail, de l’emploi et du management ;
– Discussions autour d’un thème > « ruralité en transition, terre d’innovation » ;
– Pitchs et débat « Libertés, humanités, créativités » ;
– La France des Solutions Académie (offrir de la visibilité médiatique à de jeunes acteurs de solutions émergents et en devenir).

Au total, plus d’une vingtaine d’acteurs de solutions en provenance de toute la France ont participé à cette aventure totalement réussie.

La France des solutions 2016 au Conseil ƒconomique, Social, et Environemental.

La France des Solutions 2016 au Conseil Ďconomique, social, et environnemental.

Pour revenir sur la France des Solutions Académie, cette année 4 projets ont été présentés devant une assemblée remplie et un jury impliqué :
– Julie Dautel avec Zephyr Solar ;
– Eliott Lepers avec 90 Jours ;
– Léa Egret et Vincent le Daheron avec Ecosec ;
– Alexandre Valensi avec Sport pour Toit.

Julie Dautel, co-fondatrice de Zephyr Solar -concept de panneaux solaires « volants »- est celle qui a réussi à se démarquer le plus et se voit donc attribuer le Lauréat de l’Académie 2016.

La France des solutions 2016 au Conseil ƒconomique, Social, et Environemental.

Julie Dautel РZephyr Solar | La France des Solutions 2016 au Conseil Ďconomique, social, et environnemental.

Sur nos réseaux sociaux

Sur notre page Facebook, plus de 40 publications ont permis de toucher 115 000 personnes différentes en seulement une semaine !

Sur notre Twitter, l’engouement a été le même avec plus de 700 tweets reçus, 210 mentions et pas moins de 130 retweets.

La Semaine des Solutions

Pour la 2e édition, La Semaine des Solutions s’est tenue du 9 au 16 octobre, avec 30 médias partenaires de Reporters d’Espoirs qui se sont mobilisés pour diffuser des initiatives utiles aux citoyens sous la bannière commune « La France des Solutions« .

Une nouvelle édition prometteuse et inspirante qui n’aurait jamais été possible sans nos partenaires et mécènes. Merci à tous, et rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle France des Solutions !

Nos mécènes & partenaires
planche_partenaires2Nos 40 réseaux partenaires
reseaux-partenairesNos 30 médias partenaires de la Semaine des Solutions
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Concours "Infrastructures pour la mobilité et biodiversité"

By Environnement, Revue de presseNo Comments

Sous l’égide de l’Institut des Routes, des Rues et des Infrastructures pour la Mobilité (IDRRIM), le concours « Infrastructures pour la mobilité et la biodiversité » est organisé collectivement par les signataires de la convention d’engagement volontaire du 25 mars 2009.

Ce concours vise à récompenser les initiatives prises, en France métropolitaine ou Outre-mer, par les acteurs publics et privés (services de l’État, communes, intercommunalités, départements, bureaux d’études, entreprises…) impliqués dans la conception, la construction, l’entretien, l’aménagement et l’exploitation des infrastructures routières, voiries diverses, aménagements urbains, fluviales ou ferroviaires ayant un impact significatif sur la préservation ou la valorisation des espaces naturels et la biodiversité.

En 2011, le président du jury était Monsieur Philippe LAGAUTERIE, Membre permanent du Conseil général de l’environnement et du développement durable – Commission permanente des ressources naturelles Autorité environnementale.

Les résultats ont été annoncés le 18 octobre 2011 à PARIS lors de l’assemblée générale de l’IDRRIM par le président du jury, Philippe LAGAUTERIE et les prix ont été remis par le président de l’IDRRIM, Yves KRATTINGER.

Pour voir la liste des projets récompensés, vous pouvez consulter le communiqué de presse sur le site de l’IDRRIM.

Et si sauver la planète devenait amusant ?

By Revue de presseNo Comments

A l’occasion de la conférence des Nations-Unies sur le développement durable qui se tiendra à RIO du 4 au 6 juin 2012 (20 ans après le sommet de la terre à Rio de Janeiro), Tudo Bom ?, la marque de mode brésilienne engagée, organise un concours graphique sur le thème : « RIO + 20 : et si sauver la planète devenait amusant ? ».

Pour participer, il faut envoyer une illustration originale porteuse d’un message écologique et souriant. Le concours « RIO + 20 : et si sauver la planète devenait amusant ? », c’est l’inverse de l’écologie moralisatrice. Car l’image de Tudo Bom ?, c’est la couleur, l’énergie, la vie ! Le concours privilégie une écologie qui va de l’avant, heureuse de construire un monde nouveau, avec simplicité et humour.

Le lauréat gagnera un éco-voyage au Brésil pour découvrir l’Amazonie, et les meilleurs graphismes seront déclinés sur les t-shirts de la marque.

Date limite de participation : le 6 décembre 2011. Les votes auront lieu entre le 7 et le 13 décembre.

A propos :

Tudo Bom ? est une marque brésilienne engagée qui propose des collections en maille de coton pleines de vie, de couleur et d’optimisme. Les produits sont fabriqués au Brésil sur une filière biologique et équitable intégrée, créée par la marque elle-même, depuis le champ de coton jusqu’à la confection dans des petits ateliers indépendants de l’état de Rio. Chaque pièce porte la signature de la couturière qui l’a confectionné avec amour (com carinho).

Cécile Monnier

Talents des Cités, 10ème édition

By L'actu de Reporters d'EspoirsOne Comment

Chaque année depuis 2002, le concours Talents des Cités révèle et récompense de nombreux jeunes des quartiers : des femmes et des hommes qui ont créé leur entreprise ou leur association. Le concours Talents des Cités a reconnu la qualité de leur parcours personnel et professionnel, leur créativité et leur pugnacité à entreprendre.

 

9 lauréats concourent pour le Grand Prix Talents des Cités et la Mention spéciale

Parmi les 37 lauréats déjà primés en région, le jury national Talents des Cités 2011 a désigné jeudi 8 septembre les 9 lauréats nationaux. Ils recevront chacun 7.000 euros et seront parrainés par les partenaires du concours. Parmi les 9 lauréats nationaux, 5 sont en catégorie « Création » : ils ont créé leur entreprise ou leur activité entre janvier 2008 et décembre 2010, et 4 sont en catégorie « Emergence » : ils ont un projet d’entreprise ou d’association.

Le jeudi 20 octobre 2011, les 9 lauréats nationaux seront reçus au Sénat par le Jury d’Honneur. Leur audition permettra de désigner les lauréats des deux Grands Prix 2011 : le « Grand Prix Talents des Cités » et la « Mention spéciale ».

La cérémonie officielle de remise des prix se déroulera le samedi 22 octobre dans l’hémicycle du Sénat, en présence du ministre de la Ville, du Président du Sénat, des partenaires Talents des Cités et de personnalités du monde économique, culturel et sportif. Les lauréats du Grand Prix Talents des Cités et de la Mention spéciale recevront chacun une dotation de 5.000 euros.

 

Vous pouvez consulter la liste des lauréats ici.

Les inscriptions pour la prochaine édition du concours Talents des Cités seront ouvertes à partir du mois de janvier 2012.

 

Talents des Cités est une initiative du Ministère de la Ville et du Sénat. Ce concours est co-organisé par l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé), la Caisse des Dépôts et BGE (ex-Boutiques de Gestion), avec le soutien du Secrétariat général du Comité interministériel des villes, en partenariat avec l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru), la Fondation SFR, la Société Générale, le Groupe Casino, GDF SUEZ, le groupe Safran, FinanCités, le Club XXIe siècle, la Presse quotidienne régionale (SPQR), Public Sénat et France Télévisions.

8e édition des Initiatives de l'économie

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

Le Conseil Économique, Social et Environnemental accueillera, pour la 3e année consécutive, les Initiatives de l’économie.

Créé en 2004, les Initiatives de l’économie est un concours à l’échelle nationale ayant pour objectif de récompenser les actions créatrices de richesse économique, d’emplois et de cohésion territoriale, mises en œuvre par les institutions publiques et privées, dévouées aux entreprises et à l’entrepreneuriat.

Le CESE est l’un des partenaires institutionnels de l’édition 2011, aux côtés de l’ACFCI (Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie), l’APCE (Agence pour la création d’entreprises), l’APCMA (Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat), Pôle Emploi et Entreprendre pour le fluvial ; chacun des partenaires remet un trophée. Le jury composé d’une cinquantaine de journalistes s’est réuni le 14 octobre pour déterminer les gagnants de l’édition 2011.

Cette année, le thème des Initiatives de l’économie était « Valoriser le dynamisme de nos territoires ».

La cérémonie officielle de remise des prix aura lieu le 18 novembre, de 12h00 à 13h00, dans l’hémicycle du Conseil Économique, Social et Environnemental. Cette cérémonie est accessible sur invitation.

Pour plus d’information : www.initiatives-economie.com.

Agenda et appels à projets de l'économie sociale et solidaire en Ile-de-France

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

Agenda de l’Atelier Ile-de-France

L’agenda de l’Atelier Ile-de-France – Centre de ressources de l’économie sociale et solidaire, vient d’être mis à jour.

Parmi les rendez-vous les plus marquants : le Forum national des associations et fondations (27/10), la Semaine de la finance solidaire et le Salon Handicap et Emploi (03/11), la conférence « Transformons nos territoires » (04/11) et bien d’autres événements majeurs de l’économie solidaire et sociale.

L’Atelier Ile-de-France organisera et participera avec ses partenaires à diverses interventions : Mois de l’économie sociale et solidaire (01/11), rencontre de Barcamp (10/11), Atelier Recherche d’emploi seniors (03/11) ou encore Atelier « Economie sociale et solidaire, avenir des territoires durables » (23/11).

Appels à projets de l’Atelier Ile-de-France

D’autre part, l’Atelier Ile-de-France présente plusieurs appels à projets dans le domaine de l’économie sociale et solidaire :

 

A propos de l’Atelier Ile-de-France :

L’Atelier – Centre de ressources de l’économie sociale et solidaire a pour objet de favoriser le développement et la promotion de l’économie sociale et solidaire sur le territoire francilien. Cette association a été créée à l’initiative du Conseil régional d’Île-de-France, de la CRESS IDF, de diverses collectivités territoriales et de l’ensemble des acteurs du secteur.

 

Cécile Monnier

Concours « L’Alimentation autrement » de la Fondation Macif

By L'actu de Reporters d'Espoirs2 Comments

La Fondation Macif lance un grand concours, du 1er octobre au 31 décembre 2011, visant à promouvoir et récompenser des projets socialement innovants dans le domaine de l’alimentation durable et responsable.

Les lauréats distingués partout en France recevront des dotations allant de 10 à 15.000 €.

L’alimentation autrement, un enjeu d’avenir

« Malbouffe », scandales alimentaires à répétition, dommages environnementaux… Ce que contiennent nos assiettes est devenu une source de préoccupation dans l’hexagone et suscite critiques et interrogations diverses. Pourtant des initiatives à succès existent (AMAP, mouvement slow food…) et démontrent l’intérêt pour des solutions alternatives contribuant au mieux-être et au mieux-vivre.

Consciente des enjeux pour l’avenir, la Fondation Macif lance le concours « L’alimentation autrement », réservé aux acteurs de l’économie sociale et solidaire. Objectif pour les structures candidates : présenter un projet apportant un mieux-être et un mieux-vivre aux personnes sur les territoires.

Postuler au concours « L’Alimentation autrement »

Les projets admissibles au concours doivent obligatoirement s’inscrire dans l’un ou plusieurs des champs suivants :

Santé

  • Contribuer à changer les habitudes alimentaires par l’information, la sensibilisation, l’éducation ;
  • Contribuer à améliorer l’offre alimentaire.

Biodiversité

  • Contribuer à la préservation et à la reconquête de la biodiversité.

Circuits courts et accessibilité

  • Développer des circuits courts de commercialisation des produits agricoles pour une offre alimentaire accessible, favorisant des produits de saison et contribuant au développement de l’économie locale.

Les projets répondant à plusieurs de ces critères seront favorisés.

Des prix régionaux et des prix nationaux

Pour le concours national et régional, deux catégories de structures sont récompensées :

  • Catégorie 1 : les structures créées depuis plus de six mois à la date du 1er février 2012.
  • Catégorie 2 : les structures créées depuis moins de 6 mois, ou en cours de création à la date du 1er février 2012.

Chaque structure candidate concourt dans un premier temps pour un prix régional de 10.000 €, en fonction de la région dans laquelle la structure a son siège social.

Les 2 structures régionales lauréates sont automatiquement candidates aux prix national d’une dotation supplémentaire de 15.000 €.

Conditions de participation au concours

Le concours est réservé aux acteurs de l’économie sociale et solidaire. Basées en France métropolitaine, leurs activités relèvent d’initiatives colle

ctives gérées démocratiquement et dont la finalité principale n’est pas la recherche de profits ni l’enrichissement personnel.

Les organisations sont invitées à adresser d’ici le 31 décembre 2011 au plus tard, leur dossier de candidature.

Le règlement et le dossier de candidature sont téléchargeables sur : www.fondation-macif.org.

 

A propos du groupe Macif :

Entreprise socialement responsable portée par des valeurs de partage, d’humanisme et de solidarité, la Macif place le lien social au coeur de ses préoccupations. Mutuelle d’assurance sans intermédiaire, la Macif est une entreprise d’économie sociale qui se distingue par son mode d’organisation : sans capital à rémunérer, la Macif n’appartient ni à des actionnaires, ni à l’Etat, mais à ses sociétaires qui élisent leurs délégués régionaux qui, à leur tour, élisent les membres du conseil d’administration.

Le groupe Macif couvre les besoins de plus de 5 millions de clients dont 4,8 millions de sociétaires en assurances de biens, assurances de personnes, épargne, crédit, assistance, services à la personne. Gérant près de 17 millions de contrats au 1er janvier 2011, le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 6 milliards d’euros en 2010.

Appel à projets « Initiatives Jeunes Solidaires 2012 »

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

A partir d’octobre 2011 et jusqu’au 5 mars 2012, le Conseil Général des Hauts-de-Seine lance, en direction des jeunes âgés de 18 à 30 ans qui souhaitent monter un projet de solidarité internationale, l’appel à projets « Initiatives Jeunes Solidaires 2012 ».

Objectif de l’appel à projets « Initiatives Jeunes Solidaires 2012 »

L’initiative du Conseil Général vise à soutenir l’engagement de jeunes alto-séquanais en faveur de projets de solidarité internationale de 1 à 12 mois contribuant à réduire la malnutrition et l’extrême pauvreté. Une priorité est accordée aux actions se déroulant dans l’un des quatre pays visés par la politique de coopération internationale départementale : l’Arménie, le Cambodge, Haïti et le Mali.

Pourquoi participer à « Initiatives Jeunes Solidaires 2012 » ?

Le projet retenu par le Conseil Général bénéficiera d’un soutien pouvant aller jusqu’à 6 000 € maximum (dans la limite de 50 % du budget du projet).

Le dispositif propose, en complément de l’aide financière, un accompagnement permettant la mise en œuvre de projets de solidarité internationale durables. Le Département se mobilise également à travers ce dispositif pour appuyer les jeunes dans la restitution de leurs projets sur le territoire des Hauts-de-Seine et dans la valorisation de cette expérience dans leurs parcours professionnels.

Comment participer à l’appel à projets ?

Les personnes intéressées peuvent consulter en ligne sur www.hauts-de-seine.net, rubrique « Coopération Internationale », le règlement de ce dispositif et télécharger le dossier de candidature. Il doit être déposé avant le 5 mars 2012.

En 2011, 29 projets réunissant 149 jeunes alto-séquanais ont été soutenus par le Conseil général.

Renseignements : 01.41.91.25.89 ou cooperation-internationale@cg92.fr

 

Table ronde : Comment faire d’un sujet local une actualité nationale ?

By Revue de presseNo Comments

Cette table ronde organisée par Reporters d’Espoirs et la Sncf à l’occasion de la remise des prix du concours « Information et territoires », était animée par Jacques Trentesaux, rédacteur en chef adjoint à l’Express, service régions

Avec :
Lucie Montchovi, journaliste à France Info, responsable de la rubrique « initiatives »
Jean-Jacques Basier, chef du service enquêtes et reportages de France 3
Frédéric Karpyta, chef du service société au magazine Ça m’intéresse
Alain Piffaretti, rédacteur en chef de la Gazette des Communes
Claire Moreau-Shirbon, rédactrice en chef des journaux d’Amiens Métropole
Jean-François Lanneluc, directeur général adjoint en charge de la communication à la mairie de Strasbourg
et François Goudenove, directeur de la coopérative Websourd

Tous les intervenants de la table ronde partagent le même constat, celui d’une certaine incompréhension entre les journalistes nationaux et les responsables de communication des collectivités. Alors que ces professionnels devraient logiquement collaborer et se compléter, la distance, voire la méfiance priment. Mais aux antipodes du fatalisme, cette discussion entre journalistes et responsables de communication territoriale a permis de faire émerger des pistes pour surmonter le problème.

« La presse nationale française est parisianiste » : les journalistes eux-mêmes le reconnaissent, ils ont une tendance à privilégier l’actualité parisienne. Jacques Trentesaux admet volontiers que les jeux politiques par exemple bénéficient d’une priorité par rapport aux initiatives locales. Les contraintes matérielles facilitent également les reportages en Ile de France, comme le rappelle François Goudenove. Mais selon Alain Piffaretti, la raison de la myopie des médias parisiens est plus profonde : « Les journalistes pensent encore comme il y a 25 ans, ils n’ont pas pris la mesure de la décentralisation. Aujourd’hui l’Etat n’a plus d’argent pour initier les projets. Les collectivités locales représentent 70% de l’investissement public et influent énormément sur le quotidien des gens. »

Les journalistes doivent évoluer et s’intéresser davantage à l’actualité des régions, mais les chargés de communication des collectivités ont également un grand rôle à jouer pour leur faciliter le travail. Frédéric Karpyta peut en témoigner : « Je reçois des centaines d’emails des services de communication pour me donner des informations qui ne m’intéressent pas. Le lancement de l’agenda 21 d’une commune, c’est purement institutionnel, il n’y a rien d’innovant. »

Il n’est pas facile de sélectionner les infos locales dignes d’être relayées à l’échelon national. Jean-Jacques Basier donne quelques clés de succès : « Pour qu’une info locale soit reprise, il faut absolument qu’elle soit innovante, et qu’elle soit dans l’actualité. Quand Nicolas Sarkozy lance un grand chantier sur la dépendance, c’est le moment de faire remonter les initiatives sur ce sujet, car les journalistes ont besoin d’en parler. »

Jacques Trentesaux va même plus loin : « Il  faut anticiper sur l’actualité, surtout avec les hebdomadaires et les mensuels, qui bouclent très en amont leurs dossiers ».

Comment faire d’un sujet local une actualité nationale ? Partie 1

Une fois qu’on a repéré l’info qui fera mouche, encore faut-il savoir la mettre en forme. A ce titre, les conseils de Jean-François Lanneluc valent de l’or : « Il faut mettre en avant l’aspérité de votre sujet, ce qui le différencie des autres. Et il faut aller droit au fait, dès la première ligne de votre communiqué ! Ça  ne sert à rien de resituer dans le contexte de la politique générale de la collectivité, car vous délayez l’info dans la littérature et vous lâchez votre lecteur. »

Autre conseil avisé, repris par plusieurs intervenants : il est important de connaître personnellement les journalistes qui couvrent une région ou une rubrique spécialisée et d’établir avec eux, à froid, des liens qui pourront s’avérer utiles quand viendra le moment de pousser une information. Mais à ce moment là, il ne faut pas se contenter d’envoyer juste un mail, selon Jean-Jacques Basier : « Je vous conseille le harcèlement : il faut appeler et rappeler jusqu’à ce qu’on vous réponde ! »

Autre précision utile aux services de communication : selon Jacques Trentesaux « les journalistes réagissent très mal quand ils ont l’impression qu’on leur demande de faire de la publicité pour un élu local. Mais quand un journaliste parle d’un projet, il a besoin d’interroger une personne responsable. Donc vous avez tout intérêt à mettre plutôt en avant le projet lui-même, car la plupart du temps, si le projet intéresse le journaliste, ce sera l’occasion de faire s’exprimer le responsable politique. »

Comment faire d’un sujet local une actualité nationale ? Partie 2

Lucie Montchovi s’étonne cependant de ne jamais être contactée par des journalistes de presse locale pour lui faire remonter des informations. Réponse de Claire Moreau-Shirbon : « Quand vous travaillez dans un journal local, en fait vous n’avez pas besoin de faire remonter des informations au niveau national. Tant que les résidents de votre région ont l’information, ils sont satisfaits.»

Au contraire, Jean-François Lanneluc explique, en s’appuyant sur son expérience, que faire passer l’information dans les médias nationaux peut être un formidable appui pour une collectivité : «Quand Strasbourg a lancé son tramway, ça a été assez difficile à faire accepter aux habitants. Les journaux des collectivités vantaient l’innovation, et les journaux locaux relayaient les polémiques, mais on n’arrivait pas à faire tout à fait consensus. C’est au moment où la presse et la télévision nationales ont commencé à en parler que le consensus populaire s’est fait en faveur du tramway.» D’où l’intérêt que les journaux locaux et les services de communication travaillent en étroite coordination, pour repérer les initiatives locales pertinentes et les relayer à plus grande échelle.

A l’issue de cette table ronde très animée où les différents points de vue se sont complétés, chacun a pu repartir avec une conviction : il est essentiel de se connaître mutuellement et d’intégrer les contraintes respectives des uns et des autres.