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Société

Mobil'douche redonne de la dignité aux Sans Abris

By Revue de presse, SociétéNo Comments

De Tornado à la Batmobile, en passant par l’Aston Martin, chaque héros a sa monture. Ranzika Faid, elle, a la « Mobil’douche ».

Garé devant un grand portail bleu qui cache un petit pavillon des Hauts-de-Seine, le camping-car, acheté sur LeBonCoin.fr pour 20 000 euros, attend sa sortie hebdomadaire.

Depuis un an, la quadragénaire et les bénévoles de l’association Mobil’douche partent tous les dimanches soirs à la rencontre des SDF du Sud parisien afin de leur proposer des services sanitaires mobiles. Douches, savons, vêtements, rasoirs, déodorants, parfums… tout est prévu pour redonner aux habitants de la rue une part de leur dignité.

La jeune femme est alors à son bureau de la Dares (Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques), au ministère du Travail, lorsque l’idée lui vient de rendre l’hygiène mobile. Enfant battue, Ranzika a connu la rue et la pauvreté dès sa naissance :  » On était des enfants sales, on ne mangeait pas à notre faim. Je faisais les poubelles et je mangeais les chewing-gums que je ramassais par terre. « 

Une nuit, alors qu’elle n’a que 6 ans, elle fuit ce père frappeur aidée par l’une de ses aînées. La petite fille est aussitôt placée, avec trois de ses sœurs, à la Ddass (Direction départementale des Affaires sanitaires et sociales) de Corrèze : « C’était un bonheur ! C’est en partie grâce à eux que je me suis reconstruite. Je suis le fruit de la collectivité et du système social»

Il aura fallu deux ans et demi à la bénévole pour recueillir suffisamment de fonds pour acheter puis aménager le Mobil’douche ainsi que pour payer l’assurance (1 200 euros), le gazole (150 euros par mois), et les 230 litres d’eau du réservoir. Le coût d’une douche est estimé entre 17 et 19 euros : « Il y a un an, heure à laquelle François Hollande devenait président de la République, Jo, SDF, prenait la première douche de Mobil’douche à place d’Italie. Je me souviens qu’il me criait alors qu’il était encore en train de se laver : “Alors c’est quoi les résultats ?” ».

A l’intérieur du Mobil’douche, un salon où les personnes accueillies boivent un café, grignotent et discutent a été aménagé. A l’arrière, une partie complètement privatisée avec deux toilettes, deux douches (dont une accessible aux fauteuils roulants) et de la musique.

« J’ai vu les conséquences de l’effet Mobil’douche sur le terrain. Ça a non seulement permis à cinq hommes de garder leur emploi, mais aussi à deux autres d’être tellement heureux qu’ils ont décidé, après s’être douchés, de nettoyer entièrement leur camp. »

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Move for hunger, les déménageurs roulent contre la faim

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Lorsque l’on pense à « la faim », on a en tête l’image d’un enfant du tiers-monde, voire d’une file de sans-abri devant la soupe populaire. Mais rarement celle d’une famille occidentale touchée par la précarité. Pourtant, dans un pays supposé riche et prospère comme les Etats-Unis, 50 millions de personnes peinent à se nourrir, soit 1 habitant sur 6. Dans le même temps, 100 kilos de nourriture y sont gaspillés par an et par habitant.

Notamment au cours des déménagements, lorsque l’on se débarrasse à la hâte de produits encore consommables. Voila ce qui a conduit Adam Lowy à fonder Move For Hunger dans son New Jersey natal. Enfant d’une famille propriétaire d’une entreprise de déménagement depuis 90 ans, il a eu l’idée de récupérer la nourriture abandonnée lors des changements de domiciles pour nourrir les familles en difficulté. Durant l’été 2009, il réquisitionne un camion de la société familiale et s’en va collecter le contenu de placards et frigos, qu’il achemine ensuite vers les banques alimentaires locales.

Le concept a vite franchi les frontières du New Jersey : 556 entreprises de déménagement, plus de 190 professionnels de l’immobilier et des dizaines de banques alimentaires participent aujourd’hui à la collecte des excédents alimentaires des Américains. Près de 1130 tonnes de nourriture ont ainsi été récoltées dans 47 États en 4 ans (2009-2013). Move for Hunger a déjà organisé en parallèle 175 opérations de collecte et 5600 déménagements à travers les Etats-Unis.

Avant de déménager, il suffit de s’inscrire sur le site moveforhunger.org pour voir le camion du déménageur le plus proche s’arrêter devant chez soi.  L’affluence des ces événements reflète la notoriété croissante de l’association, qui collectionne les prix et dinstinctions depuis 2010. Son créateur a même intégré la branche new yorkaise de la très en vogue Global Shappers Community, un réseau mondial de hubs « développés et dirigés par des jeunes au potentiel exceptionnel ».

« Ravi » de faire partie de ce gotha, Adam Lowy entend y contribuer avec cette maxime : « quelque soit le problème mondial contre lequel nous voulons lutter, nous avons besoin de partager des idées et de collaborer. »

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« Miracle Man » : un indien construit une route de 100 km pour des paysans désemparés avec le crowdfunding

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Armstrong Pame est surnommé « Miracle Man ». Emu du sort des paysans de Tousem, un des districts les plus reculés d’Inde, ce fonctionnaire de 28 ans a réalisé un véritable exploit. Grâce à une opération de crowdfunding organisée sur Facebook et aux efforts de bénévoles locaux, il a fait construire 100 km de route pour désenclaver la région et offrir un développement économique aux habitants. Baptisée « Route du Peuple », l’axe est ouvert à la circulation depuis février 2013. 

Cette route, ils l’attendaient depuis près d’un demi-siècle. Les habitants de Tousem, district reculé de la région du Manipur située à l’extrême est de l’Inde, n’osaient plus y croire. Faute de ressources et par manque de volonté, les autorités manquaient à leur promesse vieille de 40 ans. A son arrivée dans la région, Armstrong Pame désormais surnommé « Miracle Man » s’est ému de leur sort.

« En 2012, je suis devenu sous-préfet du Tousem et voyageais dans de nombreux villages. J’ai vu comment les gens portaient pendant des heures des sacs de riz sur leur dos et d’autres personnes invalides étaient transportées sur des civières de fortune faute de voie routière. Ces villageois m’ont dit n’avoir qu’un seul désir : une route » confiait Armstrong Pame à nos confrères de IANS. C’est le déclic.

Le gouvernement ne peut financer le projet. Il faut donc chercher l’argent ailleurs. « On pensait que j’étais fou, mais j’étais déterminé » se souvient-il. C’est alors qu’en août dernier, Armstrong lance via un groupe Facebook une opération de crowdfunding. Famille, amis mettent la main au porte-monnaie. Rapidement, l’opération gagne en aura, les gens contribuent en nombre et parfois de très loin.

Fort de ce premier succès, Armstong Pame convainc ensuite les entrepreneurs locaux de lui prêter engins de terrassement et autres rouleaux compresseurs. C’est au tour des villageois de la région d’apporter leur soutien au projet. Aux commandes de véhicules de chantier et équipés des outils nécessaires, plus de 150 personnes ont ainsi pendant 7 mois tracé, ouvert, et bâti la route. Grâce à cette opération bénévole de grande envergure, les 100 km de voie n’ont pas coûté un seul dollar de main d’œuvre.

Au total, plus de 56.000 euros ont été récoltés en provenance de 25 pays différents.

Les 100 km de routes ont été construits en 8 mois.

Source : http://www.courantpositif.fr/

Les Bobines, un lieu convivial alliant gastronomie et cinéma !

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Projeté au cœur du Village Saint-Martin, situé à deux pas de la Place de la République, « Les Bobines » est un restaurant de tapas gourmandes au concept unique, qui offre aux parisiens et à ceux de passage dans la capitale, la possibilité de combiner le 7ème art et l’art culinaire.

Initié par Amel et Natalie, deux amies passionnées par la cuisine et le cinéma, le restaurant Les Bobines a vu le jour le 7 juin 2013.

Comme toile de fond, une salle de restaurant, au décor épuré et intemporel, pouvant accueillir tous les soirs une cinquantaine de gourmands venus déguster des tapas et profiter, confortablement installés dans la salle de cinéma attenante, de la projection d’un film. On descend dans la salle de projection, on se love dans l’un des canapés en dégustant un verre de vin ou une coupe de champagne et on profite sur grand écran d’un film à succès sorti depuis quatre mois ou plus.

« Les Bobines » proposent, chaque semaine au rythme de deux séances par soirée, trois films différents que l’on a manqués ou que l’on rêve de revoir ! A l’affiche ? Des films récents ou plus anciens mais toujours populaires (La Piel que Habito, Le Chat Potté, La couleur des sentiments, Le Prénom, Rebelle ou encore La Dame de Fer…), à regarder dans une véritable salle de cinéma le tout en dégustant une coupe de champagne ou un verre de vin.

Le restaurant rencontre un véritable succès et prévoit de changer sa façade courant 2014.

Les Bobines 84 rue René Boulanger, 75010 Paris, Tél. : 01 40 18 48 52

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Mes Mains en or : des outils pour l'apprentissage de la lecture des enfants déficients visuels

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Les enfants déficients visuels n’ont pas accès à la lecture. Or nous savons que beaucoup d’apprentissages passent pas la lecture, les images.

Caroline Chabaud a créé Mes mains en or, d’abord pour aider sa fille Domitille qui a perdu la vue à l’âge de 2 ans.

« Ma fille a perdu brutalement la vue à l’âge de 17 mois alors qu’elle était en pleine exploration du monde, notamment par ses livres et ses jouets. J’ai très vite cherché ce qui pourrait être adapté pour elle et j’ai été très déçue de voir qu’il existait peu de choses et à des prix très élevés. J’ai donc tout de même investi dans du matériel spécialisé pour déficients visuels,  puis j’ai été très vite limitée.  Je me suis donc mise à créer moi-même des livres. Ces créations ont eu immédiatement du succès. De là est née l’idée de l’association Mes mains en or afin de faire profiter les autres enfants déficients visuels de mon savoir-faire. » explique Caroline.

« Pour cela, nous utilisons des images en relief, différentes textures, des gros caractères, du braille. Les livres sont trés colorés pour stimuler les restes visuels des enfants malvoyants et peuvent ainsi s’adapter à tous les enfants. Par ailleurs, des albums en audio sont prévus pour 2014.« .

Tous les adhérents à l’association ont à leur disposition une bibliothèque et une ludothèque spécifique et peuvent emprunter des ouvrages et des jeux. Des créations sont possibles grâce aux dons reçus et sont disponibles à la vente aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers.

A ce jour, plus de 800 albums ont été fabriqués et diffusés, soit 9 titres.

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Pierre Pavy : il offre dans son restaurant un vrai repas pour les plus démunis

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A Grenoble, Pierre Pavy offre des repas de Noël aux plus démunis et des menus à un euro chaque samedi. Il est patron du restaurant Le 5 et du Caffé Forte à Grenoble et se définit comme un restaurateur militant.

Depuis douze ans, il mène différents projets dans l’agglomération afin de venir en aide aux plus démunis. Il tient cette philosophie depuis un séjour en Asie mineure : « Il y a quarante ans, j’étais en Afghanistan et j’ai jeté un morceau de pain. Un Afghan est arrivé et m’a injurié. « On ne jette pas le pain par terre », m’a-t-il expliqué. J’ai compris le message: quand on a un morceau de pain en trop, il peut toujours servir à quelqu’un d’autre. »

Depuis 12 ans, son « vrai » repas de Noël, offert aux plus démunis, rassemble près de 80 personnes en moyenne.

Après cette belle initiative, ce restaurateur engagé a eu une riche idée : proposer des repas à 1 euro pour les plus démunis, tous les samedis, au sein de son second restaurant, le Cafè Forté.

« C’est en discutant avec la présidente de l’association Accueil SDF (ASDF) que nous avons appris qu’il n’existait aucun service de repas ce jour-là. Nous avons donc décidé d’ouvrir le restaurant spécialement pour eux« , explique-t-il.

A partir du jeudi, les personnes démunies peuvent s’inscrire auprès de l’association ASDF en réglant une contribution « symbolique » de 1euro. En échange, le Café Forté sort ses plus belles nappes ainsi que ses couverts en porcelaine pour proposer le samedi une formule entrée-plat-dessert et café qui évolue en fonction de la marchandise achetée, et de l’inspiration des cuisiniers. « Ce sont des clients comme les autres. J’achète moi-même la marchandise auprès de mes fournisseurs et je règle la différence, de l’ordre de 4 euros par personne environ. C’est un peu mon geste pour la société« , résume Pierre Pavy.

« A raison d’une trentaine de personnes chaque samedi, nous sommes arrivés à toucher pas moins de 800 personnes entre octobre 2012 et avril 2013 », estime Anna Lavedrine, présidente de l’association ASDF.

A travers une nouvelle initiative, il souhaite, en plus, sensibiliser la population au gaspillage alimentaire : « Nous voulons récupérer dans les grandes surfaces les aliments qui arrivent à date limite de consommation, en faire des plats préparés et les reconditionner sous vide ou sous forme de plats surgelés. Grâce à cette initiative, nous pensons pouvoir apporter entre 5000 et 10.000 portions de repas par mois pour l’agglomération grenobloise. » explique-t-il.

 

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Pote-emploi.fr, le réseau solidaire pour trouver du boulot

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Aujourd’hui en France, les jeunes sont parmi les plus touchés par le chômage (24,5% parmi eux en décembre 2013).

Décrocher un emploi relève souvent du défi. Une galère encore plus marquée pour les moins diplômés et ceux qui n’ont pas eu la chance de bénéficier d’un bon réseau professionnel. Face à cette situation, Pote Emploi propose une plateforme d’échange et d’entraide, favorisant l’accès à l’emploi des jeunes les moins favorisés et les moins diplômés ainsi que la mixité sociale en faisant se rencontrer des jeunes d’horizons différents.

Cette plateforme encourage les jeunes, étudiants ou travailleurs, à tendre la main à d’autres jeunes moins favorisés ou moins diplômés pour les aider à accéder au marché de l’emploi en discutant avec eux de leur parcours ou de leur métier, en les aidant à rédiger CV et lettres de motivation, et à préparer les entretiens ou en leur faisant partager leur réseau professionnel.

1300 jeunes de moins de 30 ans ont déjà cliqué sur « Je deviens pote » sur ce site lancé en avril, qui deviendra pleinement opérationnel en janvier 2014.

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Baguette en attente, une idée simple pour les plus dépourvus

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Baguette en attente, c’est la transposition française du concept italien du « café suspendu ».

C’est un grand mouvement de générosité qui consiste à offrir aux plus démunis des baguettes de pain prépayées par un client anonyme.

«Suspendues, ça veut dire à disposition pour des gens qui sont dans le besoin», explique Noël Capron, 57 ans. Il a lancé depuis fin octobre 2013 ce concept de «baguettes suspendues» dans sa boulangerie «A la recherche du pain perdu», au 5 rue de la Cour des Aides, dans le quartier Saint-Pierre à Bordeaux.

C’est un de ses amis qui lui a donné l’idée. Il tient le bar «chez Fred», place du palais, et propose des cafés suspendus depuis cinq mois environ. «Le pain c’est un produit de base et c’est encore moins cher qu’un café, alors je me suis dit que j’allais faire pareil. En plus, pour moi c’est une bouffée d’air frais car mon métier est très répétitif. Et je me dis que ça sert à quelque chose », raconte le boulanger.

Le compte des baguettes suspendues et de celles récupérées est inscrit sur une grande ardoise, affichée à la vue de tous. « C’est une super idée qui peut aider ceux qui n’ont pas d’argent», commente François, 27 ans, qui décide de contribuer à l’opération. La boulangère dépose alors ses 0,95 cents dans un bocal, sur le comptoir. L’idée ce n’est pas que les clients donnent systématiquement mais une fois de temps en temps.

En novembre 2013, 23 boulangeries réalisent cette démarche. «Le but c’est que ce soit repris par d’autres, comme les cafés suspendus qui se répandent un peu», espère Noël Capron.

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Marinaleda (Espagne), le village où la coopération est une réalité

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Depuis 1978, dans le village de Marinaleda en Andalousie (Espagne), tout le monde gagne le même salaire, qu’on travaille au champ, à l’usine ou dans les bureaux, soit 1128 € par mois.

De quoi bien vivre, puisque tous les services et le logement sont gratuits, ou presque. Les loyers sont en effet de 15 € par mois pour une maison de 90 mètres carrés. Le droit au logement est garanti : la municipalité fournit le terrain et la personne qui souhaite s’installer est aidée pour construire elle-même sa maison.

« L’accès à la santé, à l’éducation et aux activités culturelles est gratuit ou presque, ainsi que les services comme la garderie… Marinaleda a une taxation parmi les plus faibles d’Andalousie. Il y a beaucoup de travail à Marinaleda, comparé aux autres villages du coin « , lance Eduardo Valderrama, conseiller communal de ce village d’Andalousie, à la pointe sud de l’Espagne.

« Certes, la coopérative tourne au ralenti, touchée par la crise comme toutes les entreprises espagnoles. Certes, nous voyons la demande de travail exploser avec le retour de nos jeunes qui ont perdu leur emploi, mais le village parvient à limiter la casse. « 

Humar, la coopérative municipale et premier employeur du village, s’attache aujourd’hui à répartir le travail disponible entre tous afin d’assurer un revenu à chaque famille. Ainsi, si la crise touche tout le monde à Marinaleda, personne n’est pauvre. De plus, la politique originale de logement mise en place par la municipalité est parvenue à enrayer la spéculation foncière et à protéger les candidats propriétaires des expulsions, véritables fléaux en Espagne où 500 familles sont délogées chaque jour, faute de parvenir à honorer leur emprunt hypothécaire.

Il n’y a pas de vandalisme, par exemple, parce que tout a été construit par les gens du village. Si un jeune ou son père ou un ami a installé un banc, il n’y a pas de raison de le dégrader ou d’y faire des graffitis. Le fait que les budgets soient approuvés par tous contribue également à l’absence de délinquance ».

Le taux de chômage en Andalousie était de 31 % au début de l’année, contre 22 % en moyenne en Espagne. Un jeune Espagnol sur deux de moins de 25 ans est sans emploi. Le chômage est par contre totalement inexistant à Marinaleda.

Un indien permets l'accès aux toilettes avec 8000 installations publiques !

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Bindheshwar Pathak est la preuve vivante que le progrès social et environnemental ne découle pas nécessairement d’innovations fulgurantes mais peut également être enclenché par la remise en cause des comportements les plus basiques.
Il raisonne ainsi : en Inde, seulement 30% de la population urbaine a accès à un système d’évacuation des eaux usées, et pas plus de 3% à des latrines avec chasse d’eau en milieu rural. Or, l’état du système sanitaire d’un pays est une composante critique de son développement et de sa croissance.
Il met donc au point un système de toilettes peu coûteux qui transforme les déchets organiques en biogaz, lesquels génèrent ensuite de l’électricité après avoir été traités dans une centrale de biométhanisation. Fascinant ? Son procédé inodore permet également de libérer une eau propre et évite l’émission des gaz à effet de serre.
Reconnu comme l’inventeur de la « Meilleure pratique urbaine » en 1996 par les Nations Unies, Bindheshwar Pathak a par ailleurs permis la réinsertion de milliers de « moissonneurs » des rues, en grande majorité issus de la caste des Intouchables.
Quelques 60 000 Indiens auraient ainsi été libérés d’un travail ingrat depuis les années 1970, tandis que 8000 toilettes publiques et 1,2 millions installations privées ont été construites à travers le pays. Sulabh International est devenue la plus grande association à but non lucratif en Inde et collabore aujourd’hui avec de nombreuses institutions internationales telles que le British Council ou la Commission Européenne. Elle vise à essaimer son modèle dans de nombreux pays en développement, dont une dizaine situés en Afrique.
Dernière particularité non négligeable : elle possède l’unique musée au monde consacré entièrement à l’histoire des toilettes.
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