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Les opérations médias

Reporters d’Espoirs partenaire du hors-série L’Express « Ils changent le monde »

By L'actu de Reporters d'Espoirs, Les opérations médias, Partenaires médias

Reporters d’Espoirs est partenaire du hors-série « Ces métiers qui changent le monde » de L’Express, en kiosque ce mercredi 31 octobre. Nos journalistes y signent plusieurs articles sur l’économie sociale et solidaire, les transports, les achats responsables… ainsi que des interviews d’Esther Duflo, économiste spécialiste de la lutte contre la pauvreté, Ellen Mac Arthur, navigatrice, ou encore Michel Barnier, commissaire européen.
A retrouver également : un article dédié aux médias qui agissent pour faire connaitre les initiatives porteuses de solutions, avec bien sur, votre ONG Reporters d’Espoirs !

Au programme : des initiatives concrètes de salariés, dirigeants et enseignants, qui changent déjà le monde et créent de nouvelles alliances, et des témoignages inédits. Du CAC 40 aux entrepreneurs sociaux en passant par les PME, les ONG et les pouvoirs publics, la parole est donnée à des pionniers, qui combinent, dans une même stratégie, performance économique et impact social.

Un hors-série dirigé par Isabelle Hennebelle, rédactrice en chef à L’Express.
En partenariat avec Reporters d’Espoirs.
En kiosque le 30 octobre 2012. 90 pages. 5,90 €.

> Retrouvez plus d’informations  sur le site de L’Express, rubrique « du business et du sens »

 

 

Le Prix du roman social décerné à Aude Walker pour "un homme jetable"

By L'actu de Reporters d'Espoirs, Les opérations médias, Partenaires institutionnels

Un Prix pour réinvestir humainement, culturellement et symboliquement le social

Parce que l’économie et ses turbulences sont depuis plusieurs décennies au cœur des préoccupations de tous, le social s’appréhende aujourd’hui trop souvent en termes de chiffres, de statistiques, voire de coûts. Et si on essayait, pour une fois, de penser le social en mots, en dialogues, en littérature ?

C’est la raison pour laquelle l’AFPA a remis le 1erPrix du Roman Social, le 21 juin dernier au Conseil économique social et environnemental. Reporters d’Espoirs en était partenaire et figurait parmi les membres du jury, avec notamment Martin Hirsch, Joy Sorman, Claude Alphandéry, Emmanuel Adely, Jeanne Benameur, Gilles Vanderpooten, ou Emmanuelle Heidsieck .

Le prix est décerné à la lauréate Aude Walker pour son roman « un homme jetable ».

« Un homme jetable », élu à la majorité par le jury du Prix du roman social

« Un homme jetable » ou le mythe d’Icare, est un roman bref et nerveux qui évoque la prégnante question du nucléaire. Aude Walker plonge aux sources de l’activité humaine, en évoquant en filigranes l’éternelle fascination de l’homme pour le feu.

Par le choix de ce roman, le jury a rendu hommage :

  • à l’effort d’investigation de l’auteur qui a cerné avec finesse l’univers âpre et complexe d’une centrale nucléaire,
  • à sa qualité d’écrivaine parvenue à tirer de cette expérience documentaire un roman à la narration captivante et au style littéraire innovant.
  • à l’habileté avec laquelle Aude Walker a su mettre en évidence la dimension collective et sociale du travail.

Cette consécration porte un message puissant, l’homme n’est jamais « jetable », sa consommation par le système de production et sa consumation par le travail constituent une question sociétale essentielle pour le monde d’aujourd’hui et plus encore pour celui de demain.

La dotation de l’AFPA est partagée avec le CRI

Le prix du roman social fait l’objet d’une dotation à partager avec une association qui œuvre en faveur de l’insertion sociale et professionnelle. Aude Walker a choisi de soutenir le Centre de ressources contre l’illettrisme (CRI) de la région PACA.

Le CRI PACA, convaincu que l’accès à l’information est un levier fondamental de l’inclusion sociale mène des actions

  • de prévention auprès du public scolaire en vue de prévenir les situations d’exclusion scolaire, d’animation socio-culturelle autour du livre et de la lecture dans le but de favoriser l’accès à l’autonomie socio-économique et à la citoyenneté́,
  • de formation-insertion auprès de jeunes adultes, pour favoriser l’apprentissage et l’accès à l’emploi,
  • de formation pour les salariés afin de leur permettre le maintien de l’emploi et l’évolution professionnelle.

La lauréate, Aude Walker

Aude Walker a 31 ans. Après des études de lettres, elle devient journaliste et écrit pour divers supports. Elle est l’auteur du roman Saloon, publié en 2008 chez Denoël et d’Un clown américain: le journal imaginaire de Steve O’, feuilleton littéraire publié chez StoryLab en 2010. Elle travaille actuellement sur des projets de théâtre et de cinéma.

+ d’infos :  www.prixduromansocial.com  /  www.afpa.fr

Défis Mecenova : entreprises et salariés se mobilisent pour les associations, du 11 au 15 juin

By L'actu de Reporters d'Espoirs, Les opérations médias, Partenaires associations

2e édition des Défis Mecenova du 11 au 15 juin 2012 :
Une mobilisation utile pour battre des records de solidarités

 

Se mobiliser pour battre des records de solidarités et relever des défis utiles à la Société. Voilà en substance le principe des Défis Mecenova, un événement à but non lucratif créé et piloté par IMS-Entreprendre pour la Cité et dont Reporters d’Espoirs et partenaire média.

Du 11 au 15 juin, partout en France, les entreprises et leurs salariés se mobiliseront pour mener des actions solidaires au profit d’associations. Avec un seul objectif : battre le score de l’an dernier !

 

Lancée en 2011 dans le cadre de l’Année Européenne du Bénévolat et du Volontariat, la première  édition des Défis Mecenova avait réuni plus de 6 000 collaborateurs. Au total, ce sont plus de 138 associations qui ont été soutenus, 450 000 euros récoltés, autour de 3 thématiques clés : s’engager, agir, aider.

En cette période de morosité ambiante, les Défis Mecenova sont l’occasion de démontrer que les salariés et les entreprises peuvent se mobiliser fortement pour faire vivre leurs engagements solidaires.

 

Créée en 1986, IMS-Entreprendre pour la Cité regroupe 230 entreprises engagées dans des démarches de Responsabilité Sociétale (RSE). Centre d’échanges, d’innovation et d’expertise, la mission de l’association est de favoriser la contribution des entreprises à la cohésion sociale et au développement Humain, dans leur intérêt comme dans celui de la Société. Cet engagement se traduit notamment par le développement de partenariats solidaires avec le monde associatif et les ONG.

Toutes les infos sur www.lesdefismecenova.org

Transformational Media Summit : comment les médias peuvent-ils contribuer à un monde meilleur ?

By L'actu de Reporters d'Espoirs, Les opérations médias, Partenaires associations

Reporters d’Espoirs (Reporters of Hope) est partenaire du Transformational Media Summit, une initiative créée pour échanger sur le rôle que les médias peuvent jouer dans la création d’une société prospère, solidaire et écologique. A l’occasion du premier sommet, les 27 et 28 septembre prochains à Londres, il sera question de technologies numériques, d’éthique journalistique, de journalisme citoyen, de créativité, autour de thématiques d’intérêt général.  Les participants se pencheront sur la façon dont les médias peuvent accompagner l’évolution positive et constructive de la société.

La journée du 27 septembre sera dédiée à des ateliers (sur les thème de la créativité, du leadership, du storytelling…) ; la journée du 28 au Sommet à proprement parler. Les participants à l’atelier se verront délivrer un certificat du Centre for Executive Education de l’UPEACE (Université pour la paix) agréé par les Nations Unies.

Parmi les intervenants :

–          Stuart Hughes, Producteur à BBC News

–          Gilles Vanderpooten, Directeur de la rédaction de Reporters d’Espoirs / Reporters of Hope

–          Maddy Harland, cofondatrice de Permaculture Magazine

–          Duane Elgin, auteur visionnaire

–          Jeremy Wickremer, Fondateur, Ideal Media

–          Anna Coote, New Economics Foundation

–          John Elkington, Président, Volans

–          Dara Marks, Script Consultant à Hollywood

Le nombre de places étant limité, Reporters d’Espoirs vous invite à vous renseigner et inscrire dès aujourd’hui sur www.transformationalmedia.org.uk

Et si on enseignait l'égalité hommes-femmes dès la crèche ?

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Tout au long de leur scolarité, les filles obtiennent de meilleurs résultats que les garçons. Mais au cours des études supérieures, les garçons reprennent l’avantage et sont les premiers à trouver un emploi, avec un salaire plus élevé.

En cause, une orientation scolaire conditionnée par le genre, les stéréotypes et les attentes des parents : les femmes restent surreprésentées dans les filières littéraires (80%) et médico-sociales (95%), mais se font plus discrètes dans les grandes écoles.

L’idée

Pour lutter contre les idées reçues, depuis 1998, la Suède a mis en place une pédagogie dite « compensatoire », dans les écoles maternelles et les crèches. Les garçons s’y essayent à la danse et les filles sont poussées à prendre la parole ou des initiatives. A s’affirmer en somme. Simone Hall, coordinatrice à Täppan, une école maternelle située dans le centre de Stockholm, l’assure :

« Nous ne transformons pas les enfants. A 12 mois, ils savent déjà à quel genre ils appartiennent. Et tout au long de leur vie, la famille, le matraquage publicitaire ou le cinéma leur rappellent à qui ils doivent s’identifier. »

Pour permettre aux enfants de dépasser les assignations de genre, pas de rééducation donc, mais une évolution des pratiques, le changement ne pouvant être que progressif et global. Toutes les représentations sont repensées sur un mode égalitaire : du choix des jouets, des activités, du langage… jusqu’à la formation des équipes.

En France, Florence Sarthou, chef de service des crèches du département de Seine-Saint-Denis, prend la mesure de la tâche :

« Chacun doit travailler sur ses attitudes, ses manies et remettre en question sa pratique de tous les jours. C’est pour cela que nous ne pouvons généraliser la méthodologie rapidement. »

Lire la suite sur le site de Rue 89.

 

Reporters d'espoirs s'associe à la fondation Caritas pour la réalisation de films courts.

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La Fondation Caritas confie à Reporters d’Espoirs la réalisation de films courts portant sur les associations et initiatives qu’elle soutient.

De l’épicerie sociale au garage solidaire en passant par le reconditionnement d’ordinateurs. Des reportages d’une minute pour découvrir des initiatives porteuses de solutions.

Pour les découvrir, rendez-vous sur le site de Caritas.

Le "Libé des solutions" avec Libération : 5e édition !

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Pour la 5e année consécutive, les rédactions de Libération et Reporters d’Espoirs s’associent pour vous proposer le « Libé des solutions »,
Un numéro spécial entièrement dédié aux initiatives « porteuses de solutions ».
En kiosque vendredi 23 décembre et durant tout le week-end de Noel.

Le libé des Solutions, 23 décembre 2011

 

Pour consulter l’intégralité du Libé des solutions, cliquez ici.

L’Edito

par Nicolas Demorand et Gilles Vanderpooten

 

Chacun connaît les malheurs du monde et s’inquiète, à juste titre, de la situation de l’économie et de l’emploi. De l’évaporation d’une part de plus en plus grande du pouvoir politique, devenu un léger nuage qui ne parvient même plus à troubler le ciel des marchés financiers. De l’Europe qui tangue, vacille et craque bruyamment. De l’étrangeté de la nature, meurtrie ici et là, meurtrière ailleurs. La tentation est grande de céder au pessimisme, voire au catastrophisme. Ce serait une défaite majeure. La résignation n’est pas de mise. Car le monde de demain n’est pas nécessairement l’amplification du moment présent. Contre le déterminisme historique, l’heure peut aussi être à la pensée et à l’imagination. A l’engagement et à l’action. Le Libé spécial que vous avez en main le démontre : nous vivons un moment fécond et passionnant où, sur fond de crise, sous la pression tenace et grâce à la créativité de la société civile, naissent bien des perspectives nouvelles et des formes d’actions inédites. C’est à ces «porteurs de solutions» que Libération et Reporters d’espoirs donnent la parole. Ici et là-bas, au cœur ou en marge du «système», de l’habitat partagé à l’entreprise coopérative, du crowd-funding au bio-mimétisme .

Point d’angélisme mais des réalisations concrètes qui sont autant de raisons d’espérer. Que cette édition du «Libé des solutions» vous donne envie d’agir à votre tour.

 

Pour la quatrième année consécutive, le quotidien Libération s’associe à Reporters d’Espoirs autour de l’information porteuse de solutions.

Le Libé des Solutions, 24 décembre 2010

Résultats de la quatrième édition du « Libé des Solutions » sortie en kiosque le 24 décembre 2010 :
55 000 exemplaires vendus en kiosque (au lieu de 48 000 en moyenne mensuelle sur décembre)
(Chiffres officiels fournis par les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP) et les services de Libération.)

Découvrez le « Libé des Solutions » 2010 au format PDF

L’édito de Laurent Joffrin et Jean-Marc BORDES, directeur de Libération et directeur de Reporters d’Espoirs :

« Difficile de lutter contre le cynisme, la dérision et le désenchantement, qui sont la marque de l’époque… Toujours cette phobie des bons sentiments, qui font certes une mauvaise littérature, mais peut-être une bonne politique. Malgré tout, comme chaque année désormais, Libération s’essaie très consciemment à chanter non pas l’avenir radieux, mais les jours meilleurs, même si les catastrophes, comme toujours, volent en escadrille. Une seule idée salvatrice, au fond : l’homme est son propre malheur, mais aussi sa propre solution. Au fil des pages de ce numéro spécial conçu par Reporters d’espoirs et la rédaction de Libération, des personnages défilent qui ont choisi, chacun à leur manière, de contribuer au mieux être collectif. Militants, chefs d’entreprises, patrons d’associations, citoyens, responsables d’établissements publics, ils ont tous pris en main les problèmes d’aujourd’hui, fût-ce à un échelon modeste ou local, pour l’instant. Ils ne changent pas le monde mais ils changent leur village, leur quartier ou leur entreprise. Ils ont valeur d’exemple. Kennedy disait : «Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour ton pays.» Philosophie naïve, sans laquelle Coluche n’aurait jamais créé les Restos du cœur, ni Mohammed Yunus lancé le microcrédit au Bangladesh.
Aujourd’hui les Restos du cœur servent 100 millions de repas par an. Le microcrédit fait le tour de la Terre et aide des millions de pauvres à créer leur emploi, y compris en France ou aux Etats-Unis. Certaines des initiatives que nous recensons auront peut-être la même fortune. Pour en parler, n’attendons pas qu’elles soient reconnues. »

Le Libé des Solutions, 24 décembre 2009

Si l’année 2009 a vu se propager les effets dévastateurs de la crise, des voix se sont élevées pour imaginer des réponses adaptées. Cette 3ème édition du Libé des Solutions présente la « face cachée de l’actualité », celle porteuse d’avenir.

Découvrez le « Libé des Solutions » 2009 au format PDF

Le mot de Fabrice Rousselot, directeur adjoint de la rédaction :

« Que reste-t-il de l’année 2009 ? D’un point de vue journalistique, on pense instantanément à l’entrée de Barack Obama à la Maison Blanche en janvier, à la mort de Bashung en mars, à la polémique sur Jean Sarkozy en octobre et à la fameuse main de Thierry Henry en novembre.Mais l’année aura pourtant été marquée par un autre événement : la persistance de la crise qui a monopolisé l’attention de tous les experts de la planète économique et financière pendant 12 mois.
L’une des idées les plus communément répandues est que l’actualité se bâtit sur les drames, des polémiques. Mais l’information négative n’est pas une fatalité. Pour 2010 au moins, on semble s’orienter vers un début de reprise et de meilleures perspectives économiques. Raison de plus pour commencer à se faire du bien en cette fin 2009. »

Le Libé des Solutions, 24 décembre 2008

Pour cette 2e édition, la rédaction de Libération a souhaité davantage s’approprier cette approche. Les contacts ont été étroits, service par service, pour choisir les sujets, leurs angles et traitements. En pleine crise économique, la Une est consacrée à la finance éthique.

La rubrique « Contre-Journal » fait la synthèse d’un débat collaboratif organisé avec les sites MSN et Libération.fr: « Les initiatives de la société civile sont-elles une réponse à la crise de confiance ? »

Et ce numéro publie également en exclusivité un texte du philosophe et chercheur Michel Puech : « Une espèce menacée : les élites ».

Cette édition a enregistré une augmentation de 20% des ventes kiosques. C’est la meilleure vente du mois de décembre. (Chiffres officiels fournis par les NMPP et les services de Libération.)

Le mot de Didier Pourquery, directeur adjoint à la rédaction de Libération :

« En 2007, Libération osait faire sa Une avec un titre qui marquait une rupture de ton majeure. Il y était question de « solutions ».Cette année, notre envie de présenter des solutions originales nous paraît d’autant plus urgente.
Nous sentons bien que le politique ne détient pas toutes les clefs. Les citoyens, les associations, les réseaux sont porteurs d’idées neuves, d’approches astucieuses… généreuses aussi.
Le rôle des médias est essentiel dans cette perspective. Il nous faut faire connaître largement toutes ces initiatives, les analyser pour que chacun puisse en tirer le maximum et en faire le suivi pour montrer « ce qui marche ». Les Reporters d’Espoirs sont des passeurs essentiels dans ce processus. Cette agence unique n’a pas fini de nous étonner ! »

Le Libé des Solutions, 24 décembre 2007

Initiative éditoriale unique : les articles du « Libé des solutions » sont traités en « informations porteuses de solutions », selon l’approche journalistique développée par Reporters d’Espoirs, qui s’emploie à mettre en relation une problématique avec une voie de résolution adaptée et expérimentée !
Pour ce numéro spécial, la rédaction de Reporters d’Espoirs a identifié sur tous les continents des dizaines d’expériences, développées – dans la plupart des cas – par des acteurs anonymes (entreprises, particuliers, associations, fondations, collectivités…) et qui répondent à une problématique d’intérêt général.
Autant d’actions qui surprennent par leur caractère novateur, leur bon sens et la qualité de leurs résultats.

Résultats de la 1ère édition du « Libé des Solutions », sortie en kiosque le 29 décembre 2007 :

145 000 exemplaires vendus en France (79 644 ventes en kiosque + abonnements)
Par rapport à la moyenne de décembre 2007 + 22%
Par rapport à la moyenne des samedis / décembre 2007 + 11%
Par rapport à l’édition du 28 décembre 2006 (période de grosse actualité avec les primaires au PS) + 4,6%
Par rapport à l’ édition du 31 décembre 2005 (période de grosse actualité liée au tsunami en Asie) + 8%

(Chiffres officiels fournis par les Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP) et les services de Libération.)

Resto : et si on nous disait ce qu'il y a vraiment dans notre assiette ?

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Y a-t-il (encore) un chef pour faire la cuisine ? La patrie de la gastronomie réserve quelques déceptions côté fourneaux : nombre de restaurateurs semblent avoir perdu la recette et trop rares sont ceux qui peuvent, sans rougir ni mentir, se vanter de cuisiner une majorité d’aliments frais et mitonnés sur place.

Pourquoi ne pas afficher clairement le menu pour s’assurer que le « fait maison » n’ait pas le goût du plat industriel ?

L’idée

Denis Peltier, propriétaire du Brandevin à Paris (XVIe), assure faire depuis vingt ans « tous ses achats à Rungis, deux ou trois fois par semaine ». Il note :

« Sur mes trente copains restaurateurs, il y en a deux qui vont se fournir à Rungis en produits frais. »

Autant l’avouer, par facilité, les cuisiniers ont pris la fâcheuse habitude d’aller traîner leurs toques blanches dans les centrales d’achat, jetant leur dévolu sur des haricots verts surgelés, une blanquette de facture industrielle vendue sous-vide, et des fondants au chocolat standardisés, vendus en barquette de 5 kg.

Par souci de transparence pour le consommateur, les politiques se sont sobrement emparés du sujet : un amendement est passé le 3 octobre dernier à l’Assemblée nationale, dans le cadre du projet de révision de la loi sur la protection et l’information des consommateurs. Il propose que les produits frais soient signalés sur la carte des restaurants par un astérisque, comme cela se fait déjà ailleurs en Europe, en Italie et en Grèce notamment.

Pour séparer le bon grain de l’ivraie, les principales organisations professionnelles de la restauration ont signé en 2007 la mise en place par l’Etat du titre de « maître-restaurateur ». Objectif : mettre en valeur « les meilleurs professionnels de la restauration traditionnelle », ceux qui cuisinent sur place et s’engagent « en faveur de la qualité ». Des cuisiniers dignes de ce nom, en substance…

Comment la mettre en pratique ?

Pour recevoir le titre de maître, les restaurateurs doivent en faire la demande et s’engager à respecter un cahier des charges bien précis :

  • cuisiner sur place « à partir de produits bruts majoritairement frais » ;
  • ne pas recourir à des plats préparés ;
  • justifier de leurs qualifications professionnelles et de celles de leur personnel ;
  • soigner l’aménagement du restaurant, la relation client, l’hygiène et la sécurité

Ces critères sont soumis à un audit réalisé par un organisme certificateur indépendant de l’Etat, et la décision finale d’attribution revient au préfet de chaque département. Le président de l’association française des maîtres-restaurateurs, Francis Attrazic, lui-même restaurateur, résume :

« Le titre de maître-restaurateur met en avant ceux qui font le mieux leur travail. C’est une image de marque. »

Des cuisiniers prestigieux comme Anne-Sophie Pic ou Jean-François Piège ont déjà apposé la plaque dorée sur la devanture de leurs maisons, à côté de leurs nombreux macarons. Denis Peltier l’a obtenu en 2009. Il le considère comme « une reconnaissance » de son travail.

Ce qu’il reste à faire

Mais la sauce ne prend pas : sur les quelques 80 000 restaurateurs traditionnels en France, seuls 2 000 établissements l’ont réclamé. Le manque de notoriété du titre et les exigences qu’il impose ont poussé plus d’un chef à rendre leur tablier. L’association espère toutefois atteindre les 7 000 adhérents en 2015…

Xavier Denamur, propriétaire de cinq restaurants dans le Marais (Les Philosophes, La Belle Hortense…), n’est pas tendre avec le titre de maître-restaurateur :

« C’est un truc qui a été mis en place par le gouvernement pour éviter une législation. »

Denamur compte parmi ses (nombreux) faits d’armes la création d’un label baptisé « restaurant éco-responsable ». Il y sert une « vraie cuisse de canard maigre, confite comme autrefois » et met un point d’honneur à ne cuisiner que des produits bruts et frais, son unique credo :

« Ce n’est pas forcément plus cher. C’est juste que les restaurateurs vont devoir se remettre à bosser ! »

Denis Peltier n’a pas à se sentir visé, lui qui fait l’effort de se lever à l’heure où « Paris s’éveille » pour aller chercher le bon produit. Il renchérit :

« Pourquoi se donner du mal pour faire les choses bien s’il y en a à côté qui font n’importe quoi ? »

En d’autres termes, ce serait à ceux qui se contentent d’assembler des produits congelés ou qui osent servir des produits industriels d’être mis à l’index. Peltier demande la mise en place d’une vraie législation, avec des contrôles. Et un peu plus consistante qu’un simple astérisque…

Une proposition qui fait immédiatement monter Xavier Denamur en pression, lui qui vient de produire le film « La République de la malbouffe » pour réveiller le sens critique et ranimer les palais :

« Virez-moi les lobbies de l’Assemblée et du Sénat ! Qu’on ait des dirigeants qui se soucient avant tout du bien-être général ! »

Toujours prompt à bousculer un univers peut-être un peu trop enclin à s’endormir sur ses lauriers, le patron des « Philosophes » propose de remonter la TVA pour tout le monde à 19,6% : un gain de dix milliards d’euros, à redistribuer pour « récompenser ceux qui jouent le jeu de la transparence, et pour donner à l’Etat des moyens de contrôle ». Au risque de mettre le feu aux cuisines, mais nul doute que les clients sauront apprécier.