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journalisme de solutions

Un village solidaire créé en Ecosse pour accueillir les SDF

By SociétéNo Comments

Dix maisonnettes, une vingtaine de sans-abris logés. C’est le prochain projet qui va être mené à bien par la chaîne Social Bite, qui s’engage “jusqu’au dernier penny” pour faciliter l’insertion des SDF en Ecosse.

Après avoir ouvert ses restaurants dans tout le pays, dont les bénéfices sont 100% reversés à la cause sociale, Social Bite voulait dépasser l’aide à la nourriture. Loger les SDF, c’est mettre fin à leur itinérance, sur le long terme…

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Le mouvement Les Jours heureux lance un programme citoyen fondé sur la démocratie et l’écologie

By EnvironnementNo Comments

Plus d’une centaine de personnalités ont rejoint le collectif des Jours heureux – Le Pacte fondé dans le but de soumettre un programme aux candidats aux élections présidentielle et législatives.
Recherchant une vision la plus globale possible de la vie publique, le collectif s’appuie sur « la triple exigence de la liberté, de l’écologie et de l’individualisme ouvert ». Ne pas se résoudre à la neurasthénie politique actuelle, telle est la première des motivations du collectif Les Jours heureux, qui a publié (…)

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Et si on bradait des paniers alimentaires de produits moins beaux au lieu de tout jeter? – Var-Matin

By Economie, FRSOLNo Comments

Dans les magasins primeurs Vert Tendre, on ne jette pas. Les fruits et légumes déclassés sont vendus dans des paniers variés, pas chers, qui partent comme des petits pains.

4,90 € les 5 kilos de légumes ou de fruits haut de gamme. Alléchant! C’est vrai, ils sont moins beaux que ceux des étales, un peu défraîchis, mais tout à fait consommables. Si cette enseigne de primeurs n’avait pas choisi de les brader en paniers variés, ils seraient partis à la poubelle.

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La fabrique du Loch, un lieu où l’on partage – Ouest France

By FRSOL, SociétéNo Comments

Ouvert depuis fin avril, le fab lab alréen compte déjà plus de 130 adhérents. Des visites de découverte sont proposées tous les samedis.

« William n’avait jamais vu d’imprimante 3D ailleurs que sur Internet et en vidéo. Quand j’ai su qu’un fab lab avait ouvert à Auray, on s’est dit que c’était l’occasion de voir comment cela fonctionnait. » Thomas et ses deux fils, William, 12 ans, et Nicolas, 9 ans, ont profité hier des samedis de découverte proposés par La fabrique du Loch pour découvrir ce lieu, ouvert depuis fin avril.

Un fab lab est un atelier partagé où chacun peut venir utiliser des machines pour ses projets. Il en existe environ 90 en France. Brechois âgé de 61 ans, Bruno est aussi venu par curiosité, hier. « Je suis assez bricoleur, donc j’ai eu envie de voir. Auray est une petite ville. Je ne pensais pas qu’elle aurait un fab lab. C’est bien », sourit-il.

« Esprit d’échange »

Thomas est sur la même longueur d’ondes. « Cela fait plaisir de voir des choses bouger à Auray, des jeunes ayant des projets aussi novateurs. Que des gens se retrouvent dans un espace autour de projets communs, dans un esprit de partage et d’échange. »

Vendredi, comme tous les mois, le fab lab alréen organisait un « apéro projets ». « Les adhérents présentent leurs projets, décrit Arnaud Schweitzer, l’un des deux fabmanagers. Cela permet aux gens de se rencontrer, de participer selon leurs compétences. »

Cette semaine, quatre projets ont été présentés : une lampe connectée, un jeu vidéo en langage JavaScript, une initiative de l’École nationale et des sports nautiques de Saint-Pierre-Quiberon (un système vidéo pour l’entraînement), une robe avec des Led. Par exemple, pour cette dernière, la couturière alréenne qui souhaite la réaliser « cherche des gens pour l’aider ».

Jardinier, informaticien, architecte, menuisier, designer… La fabrique du Loch compte déjà plus de 130 adhérents, âgés de 12 à 76 ans. « Tout le monde se mélange », poursuit Arnaud Schweitzer. « C’est la richesse du lieu », observe Bruno. « Avec les compétences des gens qui ont envie de partager, on va sur la Lune : il n’y a plus de limites », termine le fabmanager.

À La fabrique du Loch, on peut mener à bien ses projets, professionnels ou privés. Des projets qui « mettent les gens en relation ». Comme ce garçon âgé de 12 ans venu la veille de la Fête des mères pour fabriquer une rose pour sa maman : un ingénieur quinquagénaire lui a apporté son aide.

Tous les samedis matin, visites-découvertes gratuites de La Fabrique du Loch, 8, rue Clemenceau. Tél. 02 97 58 47 04. Site : www.lafabriqueduloch.org

Elles ont remporté le prix Reporters d’Espoirs du Web – L’Etudiant

By FRSOL, SociétéNo Comments

LES JEUNES ONT DE L’AVENIR ! Après leur formation en journalisme, Emma Roulin et Estelle Faure sont parties un mois et demi en reportage en Europe à la rencontre de 5 adolescents qui rêvent de changer le monde. À leur retour, elles ont réalisé un webdocumentaire qui leur a valu de décrocher le prix Reporters d’Espoirs du Web, le 12 octobre 2015.

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[Etude] Le lectorat plus réceptif à l’info quand elle intègre des solutions

By Le LabNo Comments
Le lectorat plus réceptif à l’info quand elle intègre des solutions : une étude encourageante pour une presse en crise
 
Selon les résultats d’une étude menée conjointement par une association et un centre de recherche américains, et traduite par Reporters d’Espoirs, le journalisme de solutions apporte une information plus exhaustive au public et renforce son intérêt pour l’actualité.
Les « héros » de la Croix, les « bonnes nouvelles » du Parisien ou la 9e édition du « Libé des Solutions » concluent l’année 2015 –particulièrement riche en événements anxiogènes- par une note positive et attestent de l’intérêt grandissant des médias pour le journalisme de solutions. Au mois d’octobre déjà, Reporters d’Espoirs, association initiatrice de cette démarche, avait donné le tempo en rassemblant de manière inédite en France 30 médias généralistes (TF1, libération, France télévisions, Ouest France, La Voix du Nord, L’Express, l’Obs, France Info, Nice Matin…) pour la première « semaine des solutions » (opération que l’association reconduira en octobre 2016).
La tendance du « journalisme de solutions » dépasse les frontières de l’Hexagone. Son développement aux Etats-Unis a poussé l’association Solutions Journalism Network et le centre de recherche texan Engaging News Project à conduire une étude sur sa réception par le public en 2014. L’étude intitulée « Le pouvoir du journalisme de solutions » se base sur une analyse comparative.
Sur un échantillon de 755 Américains adultes, une partie a été confrontée à un article qui se concentrait exclusivement sur un problème (les effets d’expériences traumatiques sur les écoliers américains ; le manque de logement dans les villes américaines ; et la pénurie de vêtements chez les pauvres en Inde), tandis que l’autre partie des sondés lisait une version augmentée du même article évoquant une solution potentielle au problème soulevé.
Les résultats de l’enquête montrent que le lecteur intègre mieux l’information dans la version « solution » : il estime avoir davantage compris et mémorisé le sujet, ce qui aiguise sa curiosité. L’originalité et la plus-value de l’article sont plus souvent mises en avant par les lecteurs de l’article orienté solution.
Les chercheurs estiment que la démarche « problème-solution » pourrait avoir des retombées bénéfiques pour les organes de presse en termes de confiance et de fidélisation.
Les lecteurs de la version solution ont davantage envie de lire d’autres articles du même auteur, du même journal, ou sur le même thème que les lecteurs de l’article dépourvu de solution. L’envie de partager la lecture avec leur entourage ou sur internet était aussi plus forte. Enfin, ils se sentaient plus optimistes, plus aptes et/ou enclins à agir pour résoudre le problème.
Cette étude vient corroborer le travail initié dès 2004 par Reporters d’Espoirs, dans un contexte où les médias eux-mêmes, en plus du lectorat, sont de plus en plus demandeurs de solutions. « Il s’agit pour nous journalistes, de retranscrire la réalité dans sa complexité, faite à la fois de menaces et d’opportunités, de dysfonctionnements et de résilience, et de prise d’initiative » précise Gilles Vanderpooten, directeur de l’association.
Cette étude vient corroborer le travail initié dès 2004 par Reporters d’Espoirs, dans un contexte où les médias eux-mêmes, en plus du lectorat, sont de plus en plus demandeurs de solutions. « Il s’agit pour nous journalistes, de retranscrire la réalité dans sa complexité, faite à la fois de menaces et d’opportunités, de dysfonctionnements et de résilience, et de prise d’initiative » précise Gilles Vanderpooten, directeur de l’association.
Lire l’étude
A propos de Reporters d’Espoirs
ONG reconnue d’intérêt général, indépendante, créée en 2003, Reporters d’Espoirs a pour mission de contribuer à « une information qui donne envie d’agir ». Elle est l’organisation française et francophone de référence sur le journalisme de solutions.
Parmi ses actions : la veille d’initiatives porteuses de réponses aux problèmes de société pour le compte des médias ; la réalisation d’opérations avec les médias ; l’étude et la recherche dans le cadre de son Lab ; des événements notamment le Prix Reporters d’Espoirs et La France des Solutions ; l’animation d’un réseau français et international de journalistes et professionnels des médias.
Informations : www.reportersdespoirs.org
Contact
Olivia Lanselle
Relations médias Reporters d’Espoirs
Tél. 01 42 65 20 88
redaction@reportersdespoirs.org

 

"COMMENT JE ME POSITIONNE FACE À CET ENJEU CITOYEN ?"

By Non classéNo Comments

Lorsqu’on les interroge sur la question de leur engagement, les journalistes expriment des opinions divergentes qui renvoient au débat sur la neutralité journalistique. Pour Jean-Baptiste Comby, le militantisme écologique des années 70 serait devenu moins prégnant et les sujets moins politisés, au fur et à mesure que se serait institutionnalisée une nouvelle spécialité journalistique – celle de l’environnement.

 

√ JE RAPPORTE LES FAITS, RIEN QUE LES FAITS

«  Mon avis n’intéresse pas les auditeurs. Je suis là pour rapporter ce qui se passe, les opinions, les débats, les arguments, les contre-arguments. Après, ce que mon auditeur fait de l’information médiatisée, je n’en sais rien. Le journaliste ne peut pas s’inventer avocat, médecin, politique, agriculteur, psy ou militant écolo. Peut-être que vous avez rencontré des journalistes militants mais moi, je ne fais pas de choix politiques pour mes auditeurs. »  Anne-Laure Barral

 

√ RESTER « NEUTRE » N’EST PAS TOTALEMENT ÉVIDENT

« Si je fais mon travail de journaliste, en donnant la parole à tout le monde, en établissant les faits, en croisant les sources, j’avoue que rester totalement « neutre » n’est pas évident quand on suit les sujets environnementaux. Car plus on creuse, plus on enquête, plus on se rend compte de la gravité de la crise environnementale dans tous les domaines (climat, biodiversité…) et de la nécessité urgente de la résoudre. On se rend compte qu’il en va du devenir de l’humanité, de nos conditions de vie sur Terre. Or beaucoup d’intérêts privés freinent toute action en ce sens, de façon souvent cynique, révoltante. Il me semble qu’il est de mon devoir de dénoncer cela, en me basant toujours sur des sources solides et en citant celles-ci. Et de montrer qu’il existe des alternatives crédibles au système actuel. Un journaliste est aussi un citoyen. » Coralie Schaub

 

√ JE MONTRE DES SOLUTIONS POUR AIDER NOS SOCIÉTÉS À RAISONNER AUTREMENT

« Ma priorité ultime en tant que journaliste et citoyen, c’est la crise climatique. J’ai cette conscience qui m’a été transmise par mes parents … C’est presque une discipline de vie et, en tant que journaliste, ma force, c’est de pouvoir montrer les solutions, les territoires, les villes, les citoyens qui se sont convertis à l’écologie. On peut convaincre que ces changements-là sont possibles, et qu’ils sont déjà en marche !  Il nous faut aider nos sociétés à raisonner autrement. » Jean-Baptiste Bouvet

 

√ JE N’AI AUCUN PRISME PARTICULIER

« Je n’ai un prisme ni éducatif, ni politique, ni thématique. Je veux juste que mon article soit lu et plaise au lecteur. On construit l’article avec des cassures de rythme, des relances. Les journalistes sont des gens qui racontent des histoires, mais des histoires vraies. » Gilles Van Kote

 

√ IL FAUT SE BATTRE POUR DÉFENDRE CES ENJEUX

« Être un bon journaliste écolo sans être écolo, je ne vois pas trop comment c’est possible parce qu’il faut se battre pour défendre ces enjeux. » Jade Lindgaard

La spécialiste du climat chez Médiapart compare d’ailleurs volontiers les enjeux climatiques aux enjeux sociaux du XIX°s :

« Les intellectuels militants et les syndicalistes qui se battaient, à l’époque, pour mettre en place le système de protection sociale, luttaient pour des enjeux aussi gigantesques qu’aujourd’hui, avec le climat. […] Il y a un vrai parallèle et c’est la raison pour laquelle être journalistique sur ces questions, en France, doit passer par le même type d’engagement. ».

Dans la bouche de Jade Lindgaard, le terme « engagement » n’est pas anodin :

«  Le mot engagement veut dire plusieurs choses. Moi, je l’entends dans le sens de dénoncer une situation, un système de pouvoirs destructeur, à la fois de l’écosystème, mais aussi des conditions de vie. Il produit des inégalités environnementales, des inégalités par rapport à la santé, etc. Décrire ce système, être journaliste engagé, ça ne veut pas dire ‘’produire diatribes sur diatribes’’. Non, c’est un engagement dans la description de cette réalité et des faits. […] Il faut donner à entendre des témoignages et documenter une situation. Si mon horizon est de montrer à quel point la lutte contre le changement climatique est un enjeu de société majeur, ma stratégie pour y parvenir – et ma façon d’alimenter ma réflexion – c’est de passer par l’enquête. L’enquête et l’information journalistique. »