Après près de trois mois à parcourir l’Afrique de l’Est en trottinette pour promouvoir l’entrepreneuriat social, nos deux amis – Alban Lanthier et Hugues Renou – ont fait escale en Tanzanie. Ils y ont rencontré l’entreprise américaine EGG – Energy créée en 2008 par une équipe internationale d’étudiants au Massachusetts Institute of Technology (MIT)et à Harvard.
Alors qu’en Tanzanie 90% de la population n’a pas accès à l’électricité courante, l’entreprise à but lucratif et à ambition sociale propose une idée novatrice pour fournir de l’électricité aux zones d’habitations reculées : vendre des systèmes électriques alimentés par des batteries rechargeables. Ces batteries sont rechargées dans des « stations » EGG directement reliées au réseau national. Elles sont ensuite mises à disposition des consommateurs grâce à un réseau de distributeurs (souvent des petits commerces aux activités nombreuses et variées). Les clients viennent y échanger leurs batteries vides contre de nouvelles batteries chargées. Les ménages à faibles revenus qui n’ont pas accès au réseau électrique disposent ainsi d’une source d’électricité bon marché et sûre.
Alors que le taux de chômage des jeunes diplômés issus de zones urbaines sensibles atteint 38%, le cabinet de recrutement Mozaïk RH lance – en partenariat avec le ministère de l’Économie et des Finances et la région Île-de-France – une base de données regroupant les CV de profils fortement qualifiés afin de promouvoir leur insertion sur le marché du travail.
Pour pallier ces difficultés, le cabinet de recrutement Mozaïk RH se propose de sélectionner les meilleures candidatures et de leur apporter un coaching individuel, un programme de tutorat ou encore des ateliers d’anglais. 800 CV sont disponibles aujourd’hui, et 1 500 devraient l’être dans les mois à venir, accessibles gratuitement aux très petites entreprises, aux petites et moyennes entreprises et au monde associatif.
Jusqu’ici cette base de données était réservée aux grands groupes comme L’Oréal ou la SNCF, mais elle a déjà montré son intérêt : en 2011, le cabinet affirme avoir réalisé 557 placements sur 1 500 candidats sélectionnés.
Sensibiliser et promouvoir un tourisme responsable, respectueux de l’Homme et de son environnement, voilà ce qui anime Anne-Maryse VAN DER SLIKKE, Enora GUERINEL et Perrine JUVENETON, trois jeunes diplômées de l’ESCD 3A (Ecole Supérieure de Commerce et Développement à Lyon).
Pour ce faire, après deux ans de préparation, elles ont créé en 2012 l’association VESTA (Voyage Ethique et Solidaire en Terre Asiatique). Leur objectif est d’aller à la rencontre de structures de tourisme responsable dont les retombées économiques permettent directement le financement de projets de développement au niveau local (reforestation, scolarisation, construction d’infrastructures sanitaires, etc.).
Leur départ est prévu en décembre prochain pour une durée de sept mois, à travers six pays d’Asie du sud-est (Inde, Népal, Laos, Vietnam, Cambodge et Indonésie).
Sur place, elles visiteront une dizaine de structures de tourisme responsable et partageront leur quotidien durant une semaine : l’occasion d’aller à la rencontre de porteurs de projets et de leurs bénéficiaires afin d’étudier leur fonctionnement et les répercutions sur le développement local.
Leurs expériences seront partagées à travers des reportages photos, vidéos et la publication d’articles sur leur site internet et les réseaux sociaux.
A leur retour, prévu pour juin 2013, elles publieront un ouvrage qui mettra en lumière les structures de tourisme responsable visitées et donnera des conseils et adresses à tous ceux qui aimeraient voyager autrement. Elles organiseront également des événements sur la thématique du tourisme responsable (conférences, expositions photos et autres actions de partage d’expérience). CB.
A l’origine d’Inspireo, deux cousins, Jean et Aymeric de Guerre, tous deux âgés de vingt-deux ans. Jean, étudiant à l’école des Hautes Etudes d’Ingénieur de Lille (HEI) et spécialisé dans le bâtiment et l’aménagement. Aymeric, étudiant à l’école de management de Lille (IESEG).
Le projet Inspireo est né d’une envie commune : découvrir des entreprises innovantes qui apportent des solutions concrètes aux problèmes sociétaux afin d’inspirer le plus grand nombres à s’impliquer dans l’entrepreneuriat social.
Direction l’Amérique Latine, à la rencontre d’entrepreneurs sociaux, avec comme compagnon de route…une VW Coccinelle baptisée Poncho.
Fraichement revenus de leur périple après avoir traversé l’Argentine, le Chili, la Bolivie, le Pérou, l’Equateur, la Colombie, les Caraïbes et le Brésil, ils partagent leurs expériences à travers des reportages vidéos, non dénués d’humour…
Sustentator (Buenos Aires – Argentine)
Sustentator est une start-up qui sensibilise les argentins au développement durable via la vente en ligne de produits éco-durables. Son produit phare : le vélo en bambou fabriqué par Bambucicleta, qui allie design, artisanat et développement durable.
Wikilife (Buenos Aires – Argentine)
Wikilife propose une application mobile pour recueillir et partager les modes de vie et problèmes de santé dans une base de données mondiale, anonyme et libre de droit, afin de faire évoluer le monde de la santé.
Triciciclos (Santiago du Chili – Chili)
Triciciclos transforme des conteneurs maritimes usagés en plateforme de tri des déchets. Aménagé en douze compartiments, correspondants à la nature des emballages, chaque « Point Propre » est géré par un employé de Triciciclos qui accompagne les utilisateurs dans leur démarche citoyenne. Ce dispositif permettrait de recycler 90% des poubelles domestiques.
Solar INTI (Salta – Nord-Ouest de l’Argentine)
Solar INTI commercialise des cuiseurs écologiques auprès des communautés locales dans le besoin. Construits et testés lors d’ateliers initiatiques avec les bénéficiaires, ils permettent des économies substantielles de gaz et de bois, et peuvent même constituer une source de revenus…
Projet F123 (Curitiba – Sud Ouest du Brésil)
Le projet F123 développe des logiciels à bas coût pour permettre aux malvoyants et non-voyants d’accéder à la technologie informatique. Le principe : adapter des logiciels gratuits, d’utilisation courante, utilisables sur n’importe quel ordinateur.
« Pour ses 40 ans, l’Etudiant se tourne résolument vers l’avenir, et vous fait découvrir 40 métiers en accord avec les valeurs de la génération Y. Des métiers qui ont en commun la quête de sens, l’utilisation des nouvelles technologies, le développement durable, l’économie solidaire et responsable…Autant de domaines dans lesquels vous êtes prêts à vous investir, d’abord dans vos études, puis sur le marché de l’emploi, comme salariés ou…créateurs d’entreprise. »
Inventer l’avenir : Thérapie génique, applications pour mobiles, intelligence artificielle, réalité virtuelle : dans tous ces domaines, on recherche des techniciens et des scientifiques pour inventer le futur.
Protéger la planète : Pour faire face aux enjeux écologiques, les métiers verts se développent. Une réalité qui concerne tous les niveaux de formation (de bac + 2 à bac + 5) et des spécialités variées, depuis le droit jusqu’à l’ingénierie financière.
Prendresoin des autres : Pour répondre aux besoins en soins, en accompagnement, en conseil… qui augmentent sans cesse dans notre société du « care », de nombreux métiers émergent, très divers, de la médecine au coaching.
Communiquer, créerdes réseaux : L’Internet 2.0 a fait apparaître des métiers totalement nouveaux. Leurs points communs ? Créer du lien entre les internautes, les inciter à participer, à découvrir de nouveaux produits.
Exercer un métier solidaire et responsable : Aider les personnes en difficulté, vendre des produits issus du commerce équitable, financer des projets dans des pays pauvres : aujourd’hui, les métiers liés au développement durable sont présents dans tous les secteurs d’activité.
« Autour du Monde d’Agir » : répondre aux problématiques d’accès à l’eau et à l’énergie par l’entrepreneuriat social
Créée en juin 2011, l’association Sevea (Synergie pour l’Echange et la Valorisation des Entrepreneurs d’Avenir) œuvre pour une amélioration de la qualité des réponses apportées aux problématiques énergétiques et hydriques et ce via un soutien auprès des entreprises sociales de ces secteurs.
Ses deux co-fondateurs, Cécile Dahomé, consultante en organisation et management et Cyril Montellier, ingénieur construction dans les ENR, ont décidé de lancer le projet « Autour du Monde d’Agir », projet d’étude et d’accompagnement d’entreprises sociales des secteurs de l’eau et de l’énergie dans les pays émergeant.
Ils partiront le 24 juillet prochain pour une immersion de deux ans, à travers trente pays d’Asie du Sud Est, d’Amérique Centrale et d’ Amérique du Sud afin de constater par eux-même les différentes problématiques énergétiques et hydriques de ces pays, d’appréhender les réalités des entrepreneurs sociaux et de se rendre compte des difficultés qu’ils rencontrent au quotidien.
Sur place, trois objectifs :
Soutenir quatre entreprises sociales des secteurs de l’eau et de l’énergie à travers des missions de terrain de trois mois allant du conseil à la prestation de service.
Les entreprises soutenues sont :
– SCFE, fabrication et commercialisation de combustibles durables au Cambodge
– IBEKA , installation de microcentrales hydrauliques dans les zones rurales d’Indonésie
– El Alberto , facilite l’accès à l’eau potable des habitants de la région d’El Alberto au Mexique
– CO2 Bambu, construction de maisons écologiques fabriquées à partir de bambou dans les zones reculées du Nicaragua
Réaliser une étude à partir de l’analyse de leurs missions de terrain, portant sur les convergences possibles entre entrepreneuriat social et les réponses adaptées aux problématiques de l’accès à l’eau et à l’énergie dans les pays émergeant.
Communiquer et promouvoir sur les actions de l’ entrepreneuriat social, sur les problématiques énergétiques et hydriques et sur les solutions mises en place pour répondre aux défis à travers la rédaction d’un livre blanc, d’articles, de newsletters, de reportages photos etc. CB
Un peu avant le filage du spectacle, elle avait prévenu : « Pour moi, le chant c’est… ça me fait revivre ! » Avec son grand regard vert et décidé, Patricia, une jeune femme autiste de 31 ans, se prêtait à l’exercice de l’interview avec vivacité mais cherchait ses mots. En la voyant sur scène incarner Chérubin et entonner, en italien, un air célèbre du Mariage de Figaro, de Mozart, tout est devenu limpide. Soutenue dans le chant par Bénédicte, son éducatrice, Patricia est allée chercher des notes très hautes, sans casser sa voix, ouvrant ses bras vers la comédienne Lori Armenia, à qui elle donnait la réplique, et aussi vers le public. C’était un beau solo de chant lyrique, puissant.
Cette force, on la retrouve tout au long des Amants de Séville, l’opéra-bouffe présenté cette semaine au Théâtre Monfort, à Paris, à l’occasion du Festival du futur composé, parrainé par les chanteurs Natalie Dessay et Laurent Naouri, avec la journaliste Anne-Sophie Lapix. Imaginé par le psychiatre Gilles Roland-Manuel et mis en scène par Tristan Petitgirard, ce spectacle a la particularité de réunir sur scène de jeunes handicapés mentaux et des chanteurs, comédiens, musiciens et danseurs non handicapés comme Benjamin Penamaria ou Anas Seguin. Une distribution mixte, pour un opéra créé « sur mesure » par un psychiatre passionné de chant lyrique et animé par l’envie de valoriser les qualités artistiques de ses patients.
« En écrivant le livret de ce spectacle, j’ai voulu faire se rencontrer le Don Juan de Mozart et Carmen, de Bizet : deux héros sévillans. J’ai aussi ajouté le personnage de Chérubin et des airs du Mariage de Figaro, qui est également sévillan ! », explique Gilles Roland-Manuel. A la fois imaginatif et cohérent, cet opéra iconoclaste baigne également dans l’atmosphère du flamenco et même de la tauromachie. « J’avais envie de composer quelque chose pour ces jeunes, que je vois tous les jours dans des circonstances très différentes. Ni eux ni moi ne sommes formatés pour nous lancer dans un projet pareil. Mais l’idée est justement de se dire qu’à titre exceptionnel nous allons faire quelque chose d’impossible. Car il y a chez ces jeunes des énergies, des possibilités parfois gigantesques, qui ne sont pas toujours les mêmes que celles de la plupart des gens », poursuit ce psychiatre charismatique de 65 ans, connu aussi pour avoir créé avec Dris El- Kesri et ses patients autistes d’Antony le journal Le Papotin.
« Quand je suis allé à l’école, ils m’ont demandé ce que je voulais être quand je serais grand. J’ai écrit « heureux ». Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question. J’ai répondu qu’ils n’avaient pas compris la vie. » John Lennon. Telle est la philosophie de Votre Ecole Idéale, projet porté par Patrice Magnard pour construire ensemble une école nouvelle, vectrice d’épanouissement personnel et de confiance en soi. Via son site internet participatif, ouvert en juin 2012, elle invite les citoyens et élèves à donner leurs avis sur des propositions concrètes d’amélioration du système éducatif, fruits de rencontres et de d’études internationales. Les propositions les plus populaires seront rassemblées et portées auprès des politiques et organismes travaillant dans l’éducation pour avoir une place dans le débat sur l’Ecole. CB
Des artistes français et centrafricains se produisent depuis quelques jours à Bangui au nom de Clowns sans frontières, une association artistique de solidarité internationale. Leur spectacle, intitulé Kété Koli en sango, la langue nationale centrafricaine, signifie « petit garçon » ; il est donné dans les centres qui accueillent les enfants des rues. C’est un projet appuyé par le service de coopération et d’action culturelle auprès de l’ambassade de France (SCAC) et ATD Quart-Monde. Vendredi 25 mai dernier, ils se sont produits au centre Don-Bosco au nord-ouest de Bangui en présence de Christian Panika.
La ville de Nantes propose des paniers culturels pour la solidarité, la curiosité et la découverte
La ville de Nantes propose des paniers culturels depuis le mois d’avril. Ces paniers fonctionnent sur le même modèle qu’une AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne), sauf que ces derniers sont remplis de produits culturels. Un panier culturel contient 2 biens matériels et 2 biens immatériels. Le premier panier distribué en avril contenait : le CD d’ un musicien nantais, deux invitations pour un spectacle de clown, une BD d’ un auteur nantais et deux entrées pour des spectacles participatifs. Le contenu est bien sûr une surprise à chaque fois pour la plaisir de la découverte. Pour en bénéficier, il faut s’inscrire auprès de l’association AP3C. Chaque contributeur verse quatre fois soixante euros par an à l’association et en échange, il reçoit quatre paniers de produits culturels nantais de valeur équivalente.