Skip to main content
All Posts By

Rédaction

L'Autre Tour de France : de Menton à Porspoder à la rencontre de relocaliseurs

By Revue de presseNo Comments

On vous en parlait dans notre article du 15 mai 2013.

Thomas Huriez, le fondateur de la marque 1083, s’était alors engagé à relier Menton à Porpspoder à vélo si l’entreprise dépassait les 1 083 commandes. Pari largement réussi puisque le site de la société affiche aujourd’hui 4 971 précommandes, ce qui lui a déjà permis de créer 7 emplois.

Cet été, Thomas et sa femme Charlotte ont donc entrepris un Tour de France à vélo, partant de Menton le 10 juillet avec le projet de rallier Porspoder le 27 juillet.

Pourquoi ces deux villes ?

Parce que Menton (dans le sud-est) et Porspoder (petit village breton à la pointe du Finistère) représentent les deux points les plus éloignés de l’hexagone, séparés par 1 083 kilomètres. Un chiffre emblématique pour la marque qui s’est donné pour défi de fabriquer en France un jeans et une paire de baskets, à moins de 1 083 kilomètres de chez vous.

Plus d’un an après le lancement de l’entreprise grâce au site de financement participatif Ulule, « l’Autre Tour de France » se veut un voyage à la rencontre de relocaliseurs (clients et fans) pour échanger et les inviter à visiter leurs ateliers.

Pour suivre ce périple, étape par étape, et partager leur aventure, même à distance, rendez-vous sur le site de 1083.

Prix de l'innovation lecture de la Fondation du Crédit Mutuel

By Revue de presseNo Comments

Le Pôle Lecture de la Fondation du Crédit Mutuel lance le Prix de l’innovation lecture 2014 : « Innover pour lire ».

Ouvert aux associations et aux personnes physiques, ce Prix vise à récompenser trois projets innovants pour la promotion de la lecture.

Pour participer au Prix de l’Innovation Lecture, le projet doit :

  • Être porté par une association, en direct ou pour le compte d’un tiers (personne physique)
  • Bénéficier en principe à un large public
  • Répondre aux critères suivants : être un projet innovant et pérenne en matière de promotion de la lecture, être générateur de lien social et impliquer un travail en partenariat.

Dates clés

  •  Début juillet 2014 : lancement du Prix
  • 1er décembre 2014 : clôture des candidatures
  • 1er janvier 2015 : Sélection finale d’une dizaine de dossiers
  •  11 février 2015 : Rencontre du Comité de la Fondation du Crédit Mutuel Pôle Lecture avec les finalistes et proclamation des résultats

Les projets les plus remarquables seront récompensés à hauteur de 15 000 € pour le 1er prix, 10 000 € pour le 2ème et 5 000 €  pour le 3ème prix. Les associations lauréates s’engagent à lancer leur action avant le 31 décembre 2015 et à en fournir un bilan en 2016.

Pour en savoir plus et télécharger le dossier de candidature, consultez le site de la Fondation du Crédit Mutuel

 

Les micro-entrepreneurs en Renault 4L : récit de voyage

By SociétéNo Comments

Parcourir le monde au volant d’une 4L rouge pendant un an pour promouvoir l’entrepreneuriat par le microcrédit, voilà le projet un peu fou de Nicolas Auber et Matthieu Tordeur que nous avions présenté il y a près d’un an ! Huit mois de voyage, 35 000 kilomètres parcourus sur 4 continents, 25 000 € reversés à la microfinance et des dizaines de rencontres de micro-entrepreneurs soutenus, tel est leur bilan depuis leur départ de France le 1er septembre 2013 en direction de l’Asie.

Quelques semaines avant leur retour, ils nous livrent un premier témoignage sur leurs aventures.

Abritée de la pluie battante par un simple toit de feuilles de palmier tressées, Reang s’affaire sur son métier à tisser. Usant à la fois de ses pieds et de ses mains pour faire fonctionner sa machine, la vieille femme ne forme avec celle-ci qu’un seul ensemble, gracieux et coordonné, la production de drap bat son plein ! Activité ancestrale dans cette région voisine de Battambang au Cambodge, la couture sur des métiers artisanaux est en déclin…

De nombreuses femmes souscrivent alors des microcrédits auprès d’institutions de microfinance (IMF) pour acheter des matières premières et moderniser leurs équipements. Le développement par l’inclusion financière des plus pauvres est en plein essor et se retrouve dans la majorité des pays en voie de développement.

Le microcrédit solidaire, outil de développement social

Concept développé par Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix en 2006, le microcrédit consiste en l’apport d’une aide financière à des personnes exclues du système bancaire classique. Ces populations pauvres, parfois sans papier, souvent illettrées et la plupart du temps sans garantie, ne rentrent pas dans les cases des grandes institutions financières. Leur prêter de l’argent serait d’après elles trop risqué.

Les IMF proposent ainsi une alternative aux banques classiques en faisant confiance à ces entrepreneurs à la marge en leur accordant des prêts pour développer ou créer une activité génératrice de revenus. Les modalités des crédits varient d’un pays à l’autre, les montants peuvent aller de 60 € en Inde à 3000 € au Pérou et le remboursement s’étaler sur 3 à 24 mois.

Les taux d’intérêts sont en moyenne de 2,5 % par mois. Ils peuvent sembler élevés mais en réalité l’intégralité des bénéfices des IMF servent à couvrir leurs frais importants, chaque micro-entrepreneur recevant un suivi personnalisé.

Ainsi l’IMF ne se contente pas d’octroyer un prêt à une femme seule ou à un groupe de femmes (ces dernières se révèlent être plus responsables que les hommes) mais dispense en plus des formations sociales et de gestion d’entreprise basées sur des outils ludiques. Les thèmes peuvent aller de l’importance de ne pas souscrire plusieurs prêts en même temps et d’utiliser le capital pour l’activité et non pour la consommation, aux techniques de vaccination des poulets pour les agricultrices pour finir par les bonnes méthodes de nutrition des enfants.

La pratique prouve que les IMF ont raison de croire en ces personnes : le taux de remboursement frôle en effet les 98 % en moyenne. Grâce à ces actions, ce sont des communautés entières qui voient leur niveau de vie augmenter ainsi que leur environnement social s’améliorer. Le microcrédit solidaire pratiqué de cette manière s’avère alors être un formidable levier de développement !

Des activités diverses financées par le microcrédit

Notre parcours fut ponctué de rencontres avec les micro-entrepreneurs que nous soutenons, notamment en Inde, au Cambodge, au Vietnam, au Nicaragua, en Équateur et au Pérou. Nous passions à chaque fois quelques jours avec l’IMF pour découvrir leurs activités quotidiennes : déboursement des prêts, suivi des micro-entrepreneurs, formations. La plupart du temps, les bénéficiaires ont besoin d’un apport en liquidités important à un moment donné. Ainsi de nombreux micro-entrepreneurs possèdent des petits commerces et utilisent l’argent pour se constituer des stocks. Les artisans (menuisiers, tisserands, cordonniers…) achètent quant à eux les matières premières nécessaires à la confection de leurs produits. Enfin, les activités rurales sont nombreuses, les prêts servant le plus souvent à acheter des intrants, des outils ou des animaux.

Notre voyage

Notre périple nous a ainsi mené de la vieille Europe aux folles routes d’Inde, en passant par le désert iranien. Lorsque la voiture effectuait la traversée d’Inde aux États-Unis en cargo, nous sommes allés, sac au dos, en Asie du Sud-Est puis nous nous sommes élancés plein sud sur la fameuse panaméricaine !

Nous avons choisi la 4L car c’est une voiture simple, robuste et économique. De plus elle évoque un souvenir plus ou moins lointain à tous les français, c’est donc un bon moyen pour promouvoir la microfinance ! Notre voiture d’un peu moins de 30 ans a déjà parcouru 35 000 kilomètres, avec quelques petites pannes. Mais les compétences en mécanique des garagistes sur notre route ne sont plus à prouver et nous trouvons toujours quelqu’un pour nous aider…

Notre route n’est pas encore terminée, nous rentrons en France en août. Pendant 2 mois encore, nous allons allier découverte du pays  et rencontres enrichissantes avec des micro-entrepreneurs au Sénégal et au Maroc.

Pour en savoir plus, suivez en direct les aventures de Nicolas et Matthieu sur Facebook ou sur leur site internet.

Rencontre avec Raoni au Palais d'Iéna

Rencontre avec Raoni au Palais d'Iéna le 4 juin

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

Reporters d’Espoirs s’associe à la rencontre avec le célèbre chef Raoni, le 4 juin à 19h30 au Conseil économique, social et environnemental, 9 place d’Iéna, Paris 16e.

Au programme :

  • Projection du film  » Belo Monte : une guerre annoncée » d’André d’Elia (1h45) à propos des dangers de la déforestation et de la régression des droits des peuples autochtones en Amazonie
  • Conférence en présence des Caciques Raoni et Megaron.

Pour y participer, merci de vous inscrire (dans la limite des places disponibles) sur : http://raoni.com/invitations/invitation_2014-06-04_CESE.html

Reporters d'Espoirs partenaire des "Zèbres", initiés par Alexandre Jardin

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

Ce mercredi 28 mai 2014, le mouvement citoyen des « Zèbres » initié par l’écrivain Alexandre Jardin convoque les maires des villes et villages français au Conseil économique, social et environnemental (Paris). Anne Hidalgo et Alain Juppé participent à l’événement, aux côtés de maires en provenance de tous les territoires.

Au lendemain des élections européennes du 25 mai, et au regard de la défiance exprimée dans les urnes et par le taux d’abstention, il s’agit de lancer un appel aux Maires de France « afin qu’ils accueillent, dans l’intérêt de leurs concitoyens, les programmes des Zèbres et, au-delà, les associations et entreprises qui agissent dans le même esprit de participation de la population ! L’enjeu est d’expérimenter de nouvelles formes de co-production de politiques publiques au niveau local, de remobiliser les énergies citoyennes et d’étendre ces bonnes pratiques. »

« Les Zèbres sont convaincus que les citoyens doivent désormais se prendre en main en coopérant avec les mairies prêtes à agir avec la société civile. L’intérêt du pays commande cette collaboration entre citoyens-faizeux et politiques de terrain qui agissent au plus près de la population. »

Communiqué :

 

M. Jean-Paul Delevoye, Président du Conseil Economique Social et Environnemental

M. Alexandre Jardin, Fondateur de Bleu Blanc Zèbre

&

BLEUBLANCZEBRE.FR

 Avec le soutien de Reporters d’Espoirs

AUX ACTES CITOYENS !

En présence d’Anne Hidalgo, maire de Paris

et d’Alain Juppé, maire de Bordeaux

Jacques Pélissard, Président de l’Association des Maires de France, Maire de Lons-le-Saunier,

Frédéric Leturque, Fédération des Villes Moyennes, Maire d’Arras,

Pierre Jarlier, Secrétaire général de l’Association des Petites Villes de France, Maire de St-Flour

 Mercredi 28 mai 2014 – 11 heures

Au Conseil Économique, Social et Environnemental – 9 place d’Iéna – Paris 75016

 

> Informations sur www.bleublanczebre.fr

Reporters d'Espoirs en conférence à Bruxelles – jeudi 15 mai à 2014

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

A l’invitation du Club de Rome, Reporters d’Espoirs et ses confrères de RTL et de la RTBF interviennent à Bruxelles jeudi 15 mai à 18h sur le thème
« Les médias comme passerelle vers l’action ». Vous êtes les bienvenus.
> Inscrivez-vous ici

 

How media, through their undeniable multiplier effect may encourage the general public to take action by highlighting innovating, long-lasting and reproducible initiatives answering today’s economic, social and ecological issues.

A panel discussion, exceptionally in French.
Questions/comments can be also in English

PANEL DISCUSSION WITH THE PARTICIPATION OF

Gilles Vanderpooten

Managing director, Reporters d’espoir NGO
Co-author with Stéphane Hessel of “Engagez-vous”

Yasmine Boudaka

Journalist Speaker –‘UTOPIA’, La Première – RTBF

Laurent Haulotte

Head of News and Sport, Deputy Director of Television – RTL Belgium

Venue :

Royal Academy of Belgium, Hertogstraat 1 rue Ducale B-1000 Brussels. RUBENS room, entrance D. Doors open at 17:30. Access is free, prior electronic registration compulsory. Drinks are free for Full members. Guests are requested to pay 15 € p.p. by bank transfer on account BE16 7470 0377 8074 before 13 May 2014.

The lectures are delivered by distinguished expert speakers with various backgrounds. They are followed by a dialogue with the audience. Drinks and informal get together afterwards allow for networking and exchanges of views. The cycle of lectures is named after Aurelio Peccei (1908-1984), co-founder of The Club of Rome in 1968.
An initiative of The Club of Rome EU Chapter, in partnership with The Club of Rome International Centre.


Please Let us know you’re coming! Registration

 

How media, through their undeniable multiplier effect may encourage the general public to take action by highlighting innovating, long-lasting and reproducible initiatives answering today’s economic, social and ecological issues.

A panel discussion, exceptionally in French.
Questions/comments can be also in English

PANEL DISCUSSION WITH THE PARTICIPATION OF

Gilles Vanderpooten

Managing director, Reporters d’espoir NGO
Co-author with Stéphane Hessel (+) of “Engagez-vous”

Yasmine Boudaka

Journalist Speaker –‘UTOPIA’, La Première – RTBF

Laurent Haulotte

Head of News and Sport, Deputy Director of Television – RTL Belgium

Venue :

Royal Academy of Belgium, Hertogstraat 1 rue Ducale B-1000 Brussels. RUBENS room, entrance D. Doors open at 17:30. Access is free, prior electronic registration compulsory. Drinks are free for Full members. Guests are requested to pay 15 € p.p. by bank transfer on account BE16 7470 0377 8074 before 13 May 2014.

The lectures are delivered by distinguished expert speakers with various backgrounds. They are followed by a dialogue with the audience. Drinks and informal get together afterwards allow for networking and exchanges of views. The cycle of lectures is named after Aurelio Peccei (1908-1984), co-founder of The Club of Rome in 1968.
An initiative of The Club of Rome EU Chapter, in partnership with The Club of Rome International Centre.

Please Let us know you’re coming! Registration

Le Printemps de l'Optimisme 2014

Le Printemps de l'optimisme 2014

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

A initiative de Thierry Saussez, et en partenariat notamment avec Reporters d’Espoirs se tient au Conseil Économique, Social et Environnemental les 16 et 17 mai 2014, « Le printemps de l’optimisme ».

Au programme :

4 tables-rondes :

  • Peut-on être optimiste et Français ?
  • Comment améliorer la motivation des salariés et le bonheur au travail ?
  • Les médias peuvent-ils êtres plus positifs ? En partenariat avec Reporters d’Espoirs et avec la participation de Pierre Nougué, cofondateur de l’association.
  • Agir positif ! (une rencontre autour de personnes ayant fait de l’optimisme un principe de conduite)

Un espace d’exposition et d’animations se voulant un lieu d’échanges, de rencontres et de découvertes, avec notamment :

  • la première librairie optimiste de France,
  • le mur de la gratitude sur lequel chacun est invité à inscrire un message,
  • les ateliers OpenMind Kfé proposant échanges et réflexions autour de grands sujets d’éducation, santé, innovation…,
  • une grande fresque des atouts des partenaires du Forum.

Reporters d’Espoirs est partenaire du débat « Les médias peuvent-ils être plus positifs ? », samedi 17 mai à 10H30

Le système médiatique est anxiogène, le choix de l’angle est le plus souvent négatif, le monde qu’il nous montre (à l’instar du journal télévisé) est sombre, effrayant, terrorisant même parfois. Dans un univers de plus en plus concurrentiel, il faut parler le premier, chercher le scoop, donner la priorité au sensationnel, à l’image qui frappe. Mais c’est nous qui faisons l’audience, notre penchant pour la morbidité, notre attirance pour le spectaculaire, notre goût pour l’affreux. Plus le monde qui nous entoure est négatif, plus nous noircissons notre environnement, plus nos performances personnelles sont valorisées et le bonheur individuel amplifié dans la sphère de  proximité. Il existe pourtant une véritable attente de contrechamp et certaines initiatives le prouvent. On peut équilibrer, chercher l’angle positif, valoriser davantage les multiples initiatives, avancées et progrès. Alors que le négatif est toujours spectaculaire pour faire de l’image, on peut mettre en scène le positif et le rendre du coup moins ennuyeux et plus attrayant.

Modérateur : Olivier BISCAYE, Directeur des rédactions du groupe NICE MATIN

Intervenants :

  • Thierry BORSA, Directeur des rédactions – LE PARISIEN
  • Patricia CHAPELOTTE – Présidente –  ALBERA CONSEIL
  • François ERNENWEIN, Rédacteur en chef – LA CROIX
  • Nicolas CHARBONNEAU, Directeur adjoint de l’information – TF1
  • Sophie JOVILLARD, Journaliste et Animatrice – FRANCE TÉLÉVISIONS
  • Alexandre MALSCH, Cofondateur – MELTY
  • Denis MARQUET, Directeur de la communication – CRÉDIT AGRICOLE S.A., Administrateur de COMMUNICATION & ENTREPRISE
  • Pierre NOUGUÉ, Cofondateur REPORTERS D’ESPOIRS

[+] d’infos et inscription sur le site du Printemps de l’optimisme

Réussir : seul ou ensemble ? Conférence de Jean-Paul Delevoye

By L'actu de Reporters d'EspoirsNo Comments

Que signifie aujourd’hui réussir ? Quels sont les leviers et les freins pour une réussite partagée ? La quête du bonheur dans les sociétés modernes s’accorde-t-elle au projet de l’entreprise ? La réussite est-elle la condition du bonheur ? Quelle philosophie de la réussite pouvons-nous construire ?

Philippe Bordeyne, recteur de l’Institut catholique de Paris et Marc Grassin, professeur de philosophie, accueilleront Jean-Paul Delevoye, président du Conseil économique, social et environnemental, pour apporter un éclairage sur ces nouveaux défis

Mardi 8 avril 2014 -de 19h à 20h30
Amphithéâtre René Rémond
Institut Catholique de Paris- Paris 6e

La place de l’entreprise dans le monde contemporain est prépondérante. L’économie structure intimement les sociétés modernes. Elle redéfinit les frontières et les équilibres entre les différentes forces agissantes et structurantes d’une part, et modifie les représentations anthropologiques d’autre part. Force est de constater le malentendu entre ce que les hommes attendent de l’entreprise et ce que l’entreprise attend d’eux. Ils sont soumis à l’exigence de réussir qui transforme le rapport qu’ils entretiennent avec eux-mêmes, avec l’autre mais aussi avec la société dans son ensemble.

Pour assister à cette conférence, vous pouvez vous inscrire auprès d’Edith de Pontbriand / e.depontbriand@icp.fr / +33 1 70 64 29 86

D.A.M.E.S : femmes dans le bâtiment, c’est possible

By Economie, Revue de presseNo Comments

Aujourd’hui il existe encore des métiers qui restent presque exclusivement masculins. La société D.A.M.E.S tente de féminiser les métiers du bâtiment. Pas si simple.

Avec 20 ans d’expérience sur les chantiers, Leila Ouadah fait figure d’exception. Après avoir créé en 2002, une première structure dans le bâtiment, qui faisait exclusivement de la sous-traitance, cette dernière décide d’aller plus loin. En 2010, faisant le constat d’une absence quasi totale de femmes dans les métiers du bâtiment, Leila Ouadah décide de créer deux structures : L’atelier chantier d’insertion D.A.M.E.S (Dynamiques, Actives, Mobilisation, Économique, Sociale), qui s’occupe de la formation et de la professionnalisation de femmes, et l’entreprise d’insertion D.A.M.E.S, qui permet aux femmes formées de mettre tout de suite le pied à l’étrier.

Les structures créées, reste à trouver du travail. Leila Ouadah maîtrise son domaine. Elle est formée à la peinture, la vitrerie, le revêtement, la décoration et a même complété ces acquis avec une formation commerciale. Pour autant, elle ne peut pas tout faire toute seule, c’est pourquoi l’entrepreneuse travaille avec une équipe de cinq auto-entrepreneuses qui s’occupent du second œuvre : peinture, électricité, plomberie… La formation D.A.M.E.S est très sollicitée par les associations qui travaillent sur la thématique de l’emploi des femmes mais aussi par des femmes qui veulent réorienter leur carrière professionnelle.

« Les clients sont à 90% des particuliers. Nous avons très peu de contrats avec les institutionnels, nous n’y arrivons pas » déplore Leila Ouadah. L’entrepreneuse n’accable pas les institutions et a conscience des réalités économiques du marché : « L’insertion professionnelle a beaucoup souffert ces dernières années. Les problèmes récurrents de non-respect des délais peuvent rebuter, même si le travail est fait dans les règles de l’art ». Avec les particuliers, l’activité marche mieux ce qui n’empêche pas les malentendus : « La majorité des particuliers qui font appel à nous ont une démarche solidaire. Comme nous sommes une structure sociale, certains espèrent des tarifs bas, ce qui entraîne de rudes négociations… ». Social ne signifie pas en solde…

« C’est la troisième année d’exercice, on survit. Les institutionnels se disent séduits par le projet mais ils ne mettent pas la main à la poche » lance Leila Ouadah. Pour cette dernière, il existe un vrai problème de mentalités : « Le monde du bâtiment est machiste. Il n’y a aucune volonté institutionnelle ou politique de faire progresser la situation des femmes. Personnellement je n’ai jamais eu de difficultés dans ce métier, mais maintenant que je suis entrepreneuse dans le bâtiment, je me sens freinée. Pourtant le bâtiment est une mine d’or ! » Et c’est aussi la chasse gardée de la gente masculine.

L’égalité homme/femme n’est pas encore arrivée à percer tous les murs qui s’y opposent. Des structures comme D.A.M.E.S pourront peut-être commencer par les fissurer…

Source ICI

Yacouba Sawadogo, l’homme qui stoppa le désert

By Environnement, Revue de presse2 Comments

Il est des individus dont l’audace et la témérité forcent le respect. Tels des affronts au destin qui repoussent le brouillard de fatalité. Yacouba Sawadogo est l’un d’eux. Alors que dans les années 1970, les populations du Burkina Faso fuient l’avancée du désert et son cortège de terres stériles, ce paysan natif du village de Gourga n’a qu’un objectif en tête : reverdir la région. Autrement dit, réaliser l’impossible aux yeux de beaucoup. Résolu à faire pousser des semences sur un sol en proie à la sécheresse, l’homme va remettre au goût du jour une technique de culture traditionnelle.

Rendements quadruplés

Appelée Zaï, la méthode consiste à creuser des trous d’environ 20 centimètres pour y déposer fumier et compost à côté des graines. Après trois années passées à expérimenter diverses techniques, le trentenaire opiniâtre d’alors croit fermement aux promesses du Zaï. Il verra juste. Dès les premières pluies, le résultat est sans appel. Les rendements sont multipliés par deux, voire quatre. Yacouba réussit là où la machine de l’aide au développement peine depuis des décennies. Loin de s’enorgueillir de ce succès, il prend sa moto et part sillonner les routes du Burkina Faso pour initier les agriculteurs au Zaï.

Celui que l’on surnomme « l’homme qui a arrêté le désert » a eu avec Ali Ouédraogo l’ingéniosité d’améliorer la méthode ancestrale en plantant des arbres. Les végétaux permettent de maintenir l’humidité des sols et favorisent l’infiltration naturelle de l’eau. « Les gens pensaient que j’étais fou quand j’ai commencé à planter ces arbres », indique Yacouba Sawadogo, « ce n’est qu’aujourd’hui qu’ils se rendent compte de l’avantage de la forêt ».

Succès dans le Sahel

Tel Elzéard Bouffier de Jean Giono, l’homme aujourd’hui âgé de 66 ans, a ainsi planté 30 hectares de futaies. Un couvert végétal fait d’essences locales. Le Zaï a depuis franchi les frontières du Burkina et fait désormais école dans 8 pays du Sahel. A ce jour, la méthode ancestrale améliorée a permis de réhabiliter plus de 3 millions d’hectares de terres stériles au pays des hommes intègres.

L’amélioration des rendements a généré une hausse des revenus des agriculteurs, freiné l’exode rural et renforcé le niveau d’autosuffisance alimentaire. Soutenu par les experts internationaux, Yacouba Sawadogo formule aujourd’hui un souhait à nos confrères de Rue 89 : « J’aimerais que les gens aient le courage de se développer à partir de leurs racines. »

Source :  Nicolas Blain de Courant Positif

Il est des individus dont l’audace et la témérité forcent le respect. Tels des affronts au destin qui repoussent le brouillard de fatalité. Yacouba Sawadogo est l’un d’eux. Alors que dans les années 1970, les populations du Burkina Faso fuient l’avancée du désert et son cortège de terres stériles, ce paysan natif du village de Gourga n’a qu’un objectif en tête : reverdir la région. Autrement dit, réaliser l’impossible aux yeux de beaucoup. Résolu à faire pousser des semences sur un sol en proie à la sécheresse, l’homme va remettre au goût du jour une technique de culture traditionnelle.

Rendements quadruplés

Appelée Zaï, la méthode consiste à creuser des trous d’environ 20 centimètres pour y déposer fumier et compost à côté des graines. Après trois années passées à expérimenter diverses techniques, le trentenaire opiniâtre d’alors croit fermement aux promesses du Zaï. Il verra juste. Dès les premières pluies, le résultat est sans appel. Les rendements sont multipliés par deux, voire quatre. Yacouba réussit là où la machine de l’aide au développement peine depuis des décennies. Loin de s’enorgueillir de ce succès, il prend sa moto et part sillonner les routes du Burkina Faso pour initier les agriculteurs au Zaï.

Planter des arbres

Celui que l’on surnomme « l’homme qui a arrêté le désert » a eu avec Ali Ouédraogo l’ingéniosité d’améliorer la méthode ancestrale en plantant des arbres. Les végétaux permettent de maintenir l’humidité des sols et favorisent l’infiltration naturelle de l’eau. « Les gens pensaient que j’étais fou quand j’ai commencé à planter ces arbres », indique Yacouba Sawadogo, « ce n’est qu’aujourd’hui qu’ils se rendent compte de l’avantage de la forêt ».

Succès dans le Sahel

Tel Elzéard Bouffier de Jean Giono, l’homme aujourd’hui âgé de 66 ans, a ainsi planté 30 hectares de futaies. Un couvert végétal fait d’essences locales. Le Zaï a depuis franchi les frontières du Burkina et fait désormais école dans 8 pays du Sahel. A ce jour, la méthode ancestrale améliorée a permis de réhabiliter plus de 3 millions d’hectares de terres stériles au pays des hommes intègres.

L’amélioration des rendements a généré une hausse des revenus des agriculteurs, freiné l’exode rural et renforcé le niveau d’autosuffisance alimentaire. Soutenu par les experts internationaux, Yacouba Sawadogo formule aujourd’hui un souhait à nos confrères de Rue 89 : « J’aimerais que les gens aient le courage de se développer à partir de leurs racines. »

– See more at: http://www.courantpositif.fr/lhomme-qui-a-arrete-le-desert/#sthash.AFGb959y.dpuf