Le Mouves organise son Grand Final du Tour des Régions de l’entrepreneuriat social le jeudi 30 mai 2013 à l’Espace Pierre Cardin, Paris 8e :
Découvrez le programme détaillé ICI
Le Tour des régions de l’entrepreneuriat social
Aprés 7 étapes dans 7 régions pour aller à la rencontre d’entrepreneurs qui font bouger la France, qui réussissent, et qui secouent l’économie française, le Final est enfin là ! Des personnes capables de répondre aux problématiques sociales, environnementales ou économiques réputées insolubles, de créer des emplois sur des territoires fragilisés, d’inventer de nouveaux modèles qui permettront de sortir de la crise par le haut.
Ainsi, le Grand final du Tour des régions de l’entrepreneuriat social n’est que l’amorce d’une grande réinvention. Un renouveau provoqué par d’innombrables innovations à travers la France, l’Europe et le Monde en matière managériale, sociale, ou technologique.
Des initiatives que le Mouves révèlera aux participants à travers un programme qui repousse les frontières. Après une matinée réservée aux entrepreneurs sociaux, l’après-midi offrira un panorama de l’entrepreneuriat social en régions, au niveau européen et mondial. Les participants découvriront ensuite comment l’innovation sociale peut se propager à travers les technologies et dans les modes d’organisation des entreprises « classiques ».
S’inscrire gratuitement ICI
Douze personnes, âgées de 21 à 59 ans, sont embauchées pour un an. Un chef d’atelier les encadre et une conseillère en insertion professionnelle résout avec elles les problèmes de logement, de dettes, de santé… Une trentaine de bénévoles complètent cet atelier du Père Noël version récup. Rejoué organise des collectes dans des écoles ou des entreprises. « Nous avons récupéré 7 tonnes de jouets en un an et nous visons 20 tonnes pour 2013 », précise Claire Tournefier.
Plus d’informations ICI
Savez-vous qu’un jeans parcourt jusqu’à 65.000 km lors de sa fabrication, alors que 1.083 km seulement séparent les deux villes les plus éloignées de l’hexagone ? (Menton au sud-est, et Porspoder un petit village breton).
A l’heure où le 100 % Français est en plein boom, il y a encore des jeunes entrepreneurs qui y croient et qui se lancent dans des projets très intéressants. Thomas HURIEZ avec sa marque 1083 croit au 100 % français dans le textile.
En produisant local, le coût des matières premières et de la main-d’œuvre est plus élevé. Mais en réduisant les intermédiaires, le prix de vente est identique : « 89 € pour une paire de jeans, à peu près comme un Levi’s. »
Cette remise en cause de la filière « classique » n’a pas été réalisée sans difficulté. « Racheter une machine, ça ne pose pas de problème, mais former toute une génération à des métiers oubliés, ce n’est pas possible. Or la France ne possède plus certains savoir-faire », précise Thomas Huriez.
Alors il a fallu se débrouiller : si le filage se fait en Italie – proche de Romans – le tissu Denim est acheté dans la Loire, seul endroit où l’on peut encore en trouver en France. Quant à l’usine d’assemblage, elle est à Marseille.
Pour lancer sa marque, Thomas Huriez a cherché un moyen de se financer de manière originale : le « crowdfunding », ou financement par la foule. En mars, il a ouvert sa page sur le site français de financement participatif Ulule. Le site, les réseaux sociaux et le bouche-à-oreille permettent une collecte de dons au plus près de l’acheteur potentiel.
Ainsi, jusqu’à la fin mai, les internautes peuvent soutenir le projet sur Ulule. Ils s’engagent (en s’inscrivant, mais sans avancer d’argent) à acheter un produit au prix de 89 € pour le jean, de 99 € pour une paire de sneakers, ou les deux pour 188 €, qu’ils recevront ensuite sans frais de port et en avant-première.
« Nous avions besoin de 30 000 € pour couvrir les dépenses du premier stock. Impossible de demander une telle somme à une banque, surtout pour des stocks de marchandise… Il nous fallait avoir 200 précommandes pour financer l’ensemble des matières premières. »
Et même dépassé, puisque lundi 13 mai, l’entreprise avait engrangé 313 précommandes. Thomas Huriez espère arriver à 350 précommandes afin de payer par ce biais la main-d’œuvre. « J’espère aller le plus loin possible dans les précommandes. Mais pas jusqu’à 1 083 ! » S’il atteint ce chiffre fétiche, il devra relier Porspoder à Menton à vélo. « Je m’y suis engagé ! »
Plus d’informations sur le site de 1083
Souhaitant récompenser les femmes « héroïnes du quotidien », Mondadori France renouvèle, pour la 4ème année consécutive, son PRIX DES FEMMES POUR LE DÉVELOPPEMENT DURABLE en partenariat avec Reporters d’Espoirs.
Une nouvelle opportunité pour toutes les femmes qui œuvrent, sans faire de bruit, pour la cause écologique et sociale.
3 catégories : engagement social, protection de l’environnement, économie durable.
Protection de l’environnement : favoriser la protection de l’environnement au quotidien ou à plus long terme.
Engagement social : favoriser l’insertion ou la réinsertion, l’aide aux personnes isolées ou permettant à des personnes en situation difficile d’améliorer leur quotidien.
Economie durable : Développer un concept de produit ou service répondant à l’un des deux critères social ou environnemental.
Ce prix s’adresse aux lectrices des magazines suivants : L’Ami des Jardins, Biba, Closer, Grazia, Modes&Travaux, Nous Deux, Pleine Vie ou Top Santé.
Chacun des 8 magazines participants remettra un prix à l’une des 8 femmes sélectionnées lors d’une cérémonie qui aura lieu en octobre 2013, en présence de leur partenaire le Groupe Yves Rocher.
Chaque lauréate recevra une dotation de 10 000€. Cette dotation permettra à chacune des 8 lauréates de poursuivre leur engagement en faveur du développement durable et de le valoriser au sein de leur magazine.
La Réception des dossiers se passe de mars à juin, la délibération sera réalisé en septembre. Enfin la remise des prix sera effectuée en octobre.
Le règlement complet ICI
Le dossier de candidature à remplir ICI
Pour plus d’information, cliquez ICI
Partout en France, de simples citoyens montrent non seulement qu’un autre monde est possible, mais qu’il existe déjà. Ils lancent des monnaies locales, créent des coopératives avec des écarts de salaire réduits, réinventent les modes de mobilisation et de participation politique… La multiplication de ces utopies concrètes prouve que, contrairement à ce que disait Margareth Thatcher, les alternatives sont nombreuses et crédibles.
Pendant six mois (à partir de la mi-juin), Emmanuel Daniel, un jeune journaliste indépendant de 25 ans, compte aller à la rencontre de ceux qui construisent aujourd’hui la France de demain et qui expérimentent localement des solutions aux crises actuelles, qu’elles soient économiques, politiques, environnementales ou sociales. Chacune des initiatives donnera lieu à un article enrichi de contenus multimédias (son, photo, vidéo) publié sur ce site.
Pendant ce tour de France, il va observé des alternatives concrètes dans des domaines aussi variés que l’économie, l’écologie, l’éducation, la politique ou la culture. Au fil de ses reportages, des solutions alternatives au système actuel vont émerger. Ces projets ont pour point commun d’être locaux, concrets et reproductibles. Ils constituent des réponses à des problématiques qui nous touchent tous : le logement, l’alimentation, la santé, l’éducation.
Pour mener à bien mon tour de France, Emmanuel a identifié une trentaine d’initiatives. Mais pour que l’aventure soit ouverte et participative, il tiendra les internautes au courant de sa localisation (via le site et les réseaux sociaux) afin qu’ils puissent lui proposer une initiative en fonction de sa position.Ainsi, s’il se trouve dans les environs de Bordeaux et que des personnes en Gironde attirent son attention sur un projet alternatif, il pourra s’y rendre.
Le projet à suivre ICI
Pour remettre en selle les exclus du système, le monde de l’économie sociale et solidaire déplace des montagnes ! D’Emmaüs Défi au réseau des Jardins de cocagne, ceux qui les accompagnent trouvent au quotidien du sens à leur engagement professionnel.
Charles-Edouard Vincent a pris un virage à 180 degrés. Salaire divisé par 4, ce surdiplômé (X-Ponts, Stanford) a troqué un beau poste d’ingénieur pour rejoindre, au milieu des années 2000, le mouvement fondé par l’abbé Pierre. « J’étais très heureux dans mon travail, j’étais investi à 150 %, mais j’étais travaillé par des interrogations, explique-t-il. Les années passaient, ma carrière professionnelle avançait, je faisais un peu de bénévolat de temps en temps pour les Restos du cœur, le Samu social, le Secours populaire, mais la question de la grande exclusion m’interpellait toujours et je ne parvenais pas à relier les deux. »
Sa rencontre avec Martin Hirsch, le président d’Emmaüs France, va chambouler sa vie. Après avoir négocié une année sabbatique, Charles-Edouard a enfin trouvé aux milieu des compagnons ce qu’il cherchait. Fondateur d’Emmaüs Défi, « Charly » se démène pour donner une deuxième chance à ceux dont le monde du travail ne veut pas.
Dans la capitale, le nouveau magasin solidaire que s’apprête à ouvrir l’association est alimenté par les dons des particuliers. Au tri, à la collecte ou à la livraison, des personnes très éloignées de l’emploi y sont remises en selle grâce à « premières heures », un astucieux dispositif dont Hélio Borges, éducateur spécialisé, a la responsabilité : « Les personnes qui vivent dans la rue sont incapables de faire 26 heures hebdomadaires, physiquement ce n’est pas possible. On leur permet donc de faire 4 ou 5 heures et, à leur demande, quand ils ont envie d’augmenter leur quota horaire, on l’augmente. » En quête de sens eux aussi, des cadres, passés par la banque d’affaires, le conseil ou l’audit, mais aussi des étudiants des grandes écoles ou des jeunes diplômés s’investissent sans compter pour convaincre les grandes entreprises d’apporter leur soutien financier ou logistique à leurs nouveaux projets. Des mécènes qui leur permettent d’innover en mettant en place de nouveaux services comme la téléphonie solidaire ou une banque solidaire de l’équipement.
• Arnaud Mourot, directeur Général d’Ashoka France, le plus grand réseau international d’entreprises sociales et solidaires au monde.
• Florence Gilbert, entrepreneur social, directrice de l’association Voiture & co, qui fournit notamment des solutions de mobilité bon marché aux personnes en recherche d’emploi.
Documentaire
Durée 52’
Auteure Nadya Charvet
Réalisation Nadya Charvet et Olivier Wlodarczyk
Production Presse and Co, avec la participation de France Télévisions
Année 2012