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LAB BIODIVERSITÉ > IDÉES D’ANGLES

La biodiversité sous tous les angles

Journalistes, et si la biodiversité s’invitait dans tous vos articles ?
Voici 100 idées d’angles pour en explorer les enjeux, quel que soit votre domaine ou votre rubrique.
Cette page est née de l’initiative des 50 idées d’angles proposées dans notre revue Reporters d’Espoirs, avec pour ambition de pousser plus loin encore la réflexion et l’inspiration journalistiques autour de la biodiversité.

Environnement

Biodiversité invisible : pourquoi les sols sont-ils le parent pauvre de la protection du vivant ? 

Contrairement à l’air ou à l’eau, les sols restent peu protégés et largement absents des politiques environnementales. Pourtant, ils produisent 95 % des aliments que nous consommons, stockent du carbone, filtrent l’eau et abritent une biodiversité invisible mais essentielle. L’artificialisation, les pollutions ou l’agriculture intensive menacent ces fonctions écosystémiques. Mieux comprendre ce qui se joue “sous nos pieds” devient un enjeu central pour préserver le vivant.

Pistes de traitement : 

  • Comparer les représentations médiatiques de la biodiversité visible (océans, forêts) avec celle des sols : que montre-t-on du vivant ? que laisse-t-on sous silence ?
  • Donner à voir cette biodiversité cachée à travers des portraits de sols (agricoles, forestiers, urbains)
  • Suivre une expérimentation de régénération des sols (ferme en agriculture régénérative, quartier urbain désimperméabilisé)
  • Explorer les programmes de sciences participatives 
  • Interroger l’angle justice environnementale : qui vit sur les sols pollués ?

Solutions fondées sur la nature : quel est leur potentiel ?

Les solutions fondées sur la nature (SFN) utilisent la puissance des écosystèmes naturels sains pour protéger les personnes et garantir un avenir stable et riche en biodiversité. La préservation des dunes sur le littoral aquitain, la création d’îlots de fraîcheur à Orléans ou la restauration de zones humides dans le Jura en sont quelques exemples. Selon l’UICN, 30 % des besoins d’atténuation climatique nécessaires pour atteindre les objectifs de l’accord de Paris peuvent être assurés par des solutions fondées sur la nature.

Pistes de traitement : 

  • Etudier des projets de SFN concrets en France ou à l’international
  • Comparer les coûts-bénéfices d’une solution naturelle VS artificielle (parcs urbains vs climatiseurs, digues vs mangroves)
  • Etudier la mise en place de SFN (parcs urbains, jardins partagés) dans le cadre de politiques de santé publiques (réduction du stress, isolement…)

Les zones urbaines peuvent-elles devenir des refuges pour la biodiversité ?

Les villes peuvent offrir des habitats précieux à une biodiversité souvent insoupçonnée. On y recense plusieurs milliers d’espèces sauvages, dont une part importante dépend des jardins privés, des friches, des parcs ou des toits végétalisés. Certaines espèces menacées trouvent refuge en milieu urbain, face à la dégradation des milieux naturels alentour. En reconnectant les espaces verts, en réduisant l’imperméabilisation et en repensant les usages, les villes peuvent jouer un rôle actif dans la sauvegarde du vivant, tout en renforçant leur résilience face aux canicules, inondations ou pollutions.

Pistes de traitement : 

  • Enquêter sur les inventaires urbains : comment naturalistes et collectivités recensent les espèces en ville ? Comment y intégrer le principe de sciences citoyennes ? 
  • Enquêter sur les murs et toitures végétalisés qui augmentent la qualité de l’air et offrent des micro-habitats pour insectes et petits oiseaux. 
  • Politiques “ville sans pesticide” : étude des villes pionnières, impacts mesurés sur la flore et les insectes, résultats concrets sur les populations
  • Suivre une espèce urbaine emblématique et raconter son histoire dans un quartier donné 
  • Enquêter sur les mécanismes d’adaptation des espèces urbaines (certains pigeons nichent dans les interstices des immeubles)

Canicules, inondations : et si la nature en ville était notre meilleure alliée ?

Restaurer une forêt tropicale ou une zone humide : est-il possible de recréer la nature qu’on a détruite ?

La biodiversité peut-elle devenir son propre ennemi ? L’exemple des cervidés qui dévorent la forêt.

Alimentation, eau, climat, biodiversité, santé : pourquoi tout est lié ?

Biodiversité, climat : les outre-mer en première ligne ?

Biodiversité et climat : pourquoi protéger l’un, c’est préserver l’autre ?

La pollution de l’air brouille-t-elle le langage olfactif du vivant ? 

Economie

Peut-on mettre un prix sur les services rendus par la nature ? 

La biodiversité fait beaucoup pour nous : polliniser les cultures, filtrer l’eau, produire la nourriture, séquestrer le carbone et autres actions essentielles pour l’humanité. Ces « services écosystémiques » ne sont pas toujours reconnus pour leur valeur. Certains économistes suggèrent de fixer un prix à ces services parfois invisibles et oubliés afin de les valoriser et garantir leur protection.

En utilisant des termes et concepts propres au langage économique (externalités, coûts de remplacement et dommages évités), les gouvernements et les entreprises peuvent justifier des investissements dans la conservation environnementale, même si ces investissements ne sont pas immédiatement rentables. Malgré cela, il reste quelques questions éthiques et politiques : peut-on vraiment monétiser la biodiversité et le vivant sans les réduire à des marchandises ?  Cette stratégie est-elle efficace pour les protéger ?

Pistes de traitement

  • Rendre visibles les bénéfices écologiques, comme la prévention des inondations ou l’amélioration de la qualité de l’eau
  • Documenter des projets de restauration et estimer les bénéfices concrets 
  • Comparer comment les différents pays ou régions utilisent des évaluations monétaires dans leurs politiques 
  • Distinguer « valoriser » et « tarifer » en explorant les ambiguïtés du vocabulaire économique appliqué à la nature

Quels secteurs économiques risquent l’effondrement si la biodiversité disparaît ? 

La perte de la biodiversité impacte plusieurs pans de l’économie, tels que l’agriculture, la santé et l’alimentation. Selon le Forum économique mondial, plus de la moitié du PIB mondial dépend de la nature. 

Concernant l’agriculture, la perte de la biodiversité peut rendre les cultures plus vulnérables aux maladies, la propagation d’une maladie étant beaucoup plus facile dans les monocultures que les polycultures. Une chute importante de la production entraînerait une crise alimentaire et par extension des répercussions non négligeables sur la santé et l’économie. En effet, la perte de rendements agricoles pourrait affecter l’approvisionnement alimentaire mondial et provoquer des déséquilibres socio-économiques majeurs en exacerbant la précarité alimentaire dans certaines régions.

L’ironie se trouve dans le fait que, tout en cherchant à garantir une offre alimentaire abondante et accessible, le système alimentaire occidental promeut des pratiques agricoles qui, à long terme, élargissent la possibilité de la perte de la biodiversité. 

Pistes de traitement

  • Explorer les initiatives agricoles qui restaurent les habitats des pollinisateurs et leurs effets à long terme.
  • Se tourner vers des régions ou villes qui intègrent les risques liés à la biodiversité dans leurs politiques économiques
  • Mettre en lumière des entreprises ou institutions financières qui développent des outils pour évaluer leur dépendance à la biodiversité.
  • Rechercher les connexions entre la biodiversité, l’agriculture et l’alimentation.

Subventions, pollueur-payeur, budget vert : comment réorienter l’argent public pour sauver le vivant ?

Différentes stratégies existent pour réorienter l’argent public vers la biodiversité et l’environnement. La taxe carbone en est une, et repose sur le principe du modèle pollueur-payeur. L’idée : le pollueur paye un certain montant pour chaque kilogramme ou tonne de CO2 qu’il émet. Cela a deux objectifs :dissuader de polluer, et donc réduire la quantité de gaz à effet de serre émis. 

Les subventions sont aussi une méthode intéressante puisqu’elles peuvent être utilisées à deux fins : aider les pratiques vertes et durables, ou arrêter de soutenir les pratiques nocives pour l’environnement. Historiquement, les sources polluantes de l’énergie (comme le charbon) étaient subventionnées par le gouvernement. En transférant ces subventions à des pratiques durables ou l’agriculture biologique, on transfère aussi le soutien à de meilleures options pour l’environnement et la santé. 

Pistes de traitement: 

  • Explorer les subventions publiques les plus néfastes et les plus durables pour l’environnement.
  • Couvrir les initiatives locales ou nationales qui réorientent l’argent public vers les solutions durables, et leurs effets à long terme.  
  • Faire une étude de cas sur la taxe carbone. 

Comment mobiliser les financements privés en faveur de la biodiversité ?

Face à la crise de la biodiversité, une mobilisation de tous les acteurs – publics comme privés – est indispensable. 

Parmi les arguments possibles : peindre la biodiversité comme un atout financier qui ne fait pas que préserver les espèces, mais qui produit aussi un retour sur investissement. Le financement mixte, qui se sert de la capitale publique pour réduire les risques des investissements privés, est un modèle qui pourrait inverser le cours de l’argent privé vers la biodiversité. 

Pistes de traitement

  • Zoom sur les partenariats public-privé qui mobilisent les capitaux en faveur de l’environnement 
  • Explorer comment les banques, assureurs et autres grands groupes financiers considèrent la biodiversité comme le climat, c’est-à-dire à la fois un risque et une opportunité
  • Mettre en lumière des start-ups qui travaillent sur la préservation et la conservation de la biodiversité  
  • Explorer le rôle des solutions fondées sur la nature dans le financement de la lutte contre les changements climatiques, en particulier en mettant en lumière la manière dont la préservation et la restauration de la biodiversité peuvent contribuer à atténuer les impacts du réchauffement climatique. Les solutions fondées sur la nature désignent des stratégies qui utilisent les écosystèmes naturels, comme les forêts, les zones humides, et les sols, pour capter le carbone, réguler l’eau et protéger la biodiversité.

Quels nouveaux métiers émergent autour de la protection du vivant et comment valoriser ces carrières ? 

Ecologue, gestionnaire de site protégé, chargé de mission trame verte/bleue : avec les engagements en faveur de la biodiversité, de nouveaux métiers apparaissent dans les collectivités, les entreprises, les ONG et les bureaux d’étude. Ces professions sont souvent peu connues, parfois précaires et peinent à recruter alors même que la demande croît. 

Pistes de traitement : 

  • Portraits de professionnels de la biodiversité (jeunes diplômés, reconversions…)
  • Enquête sur les formations, les débouchés et les besoins territoriaux
  • Analyse des freins et leviers à l’attractivité : reconnaissance, statut, rémunération…
  • Valoriser les réussites : filières locales, formations innovantes, partenariats…

Comment stopper l’artificialisation des sols sans freiner le développement économique ?

Chaque année, entre 20 000 et 30 000 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers disparaissent en France, grignotés par l’urbanisation, les infrastructures et la bétonisation. Pour y remédier, la stratégie de Zéro Artificialisation Nette (ZAN) prévu pour 2050 vise une réduction drastique de la consommation d’espaces naturels. Mais de nombreuses collectivités et entreprises craignent un frein à l’activité économique.

Pistes de traitement :

  • Donner à voir des projets d’urbanisme durable conciliant activité et sobriété foncière
  • Explorer des alternatives territoriales : “zéro artificialisation” comme levier de créativité urbaine

Pourquoi les multinationales annoncent-elles plus de mesures pour le climat que pour la biodiversité ? 

Les grandes entreprises communiquent sur leur bilan carbone ou leur neutralité climatique, mais restent discrètes sur leur impact sur les écosystèmes. La biodiversité reste peu intégrée aux obligations de reporting. Pourtant, les multinationales ont un rôle majeur dans l’érosion de la biodiversité (extraction, infrastructure, agriculture…). Le programme français Entreprises engagées pour la nature de l’OFB compte en 2025 près de 320 entreprises volontaires, illustrant une mobilisation croissante – mais encore minoritaire – du monde économique. 

Pistes de traitement :

  • Analyser les engagements RSE des grandes entreprises : climat VS biodiversité 
  • Enquêter sur des secteurs clés (BTP, agroalimentaire, finance…)
  • Donner la parole à des entreprises qui intègrent la biodiversité dans leur stratégie
  • Interroger les freins et les leviers : incitations réglementaires, financières, formation interne, partenariats ONG-entreprises-recherche

Quels sont les coûts économiques de l’inaction face à la perte de biodiversité ?

50 % du PIB mondial dépend directement de la biodiversité (OFB) : pollinisation, fertilité des sols, production de ressources naturelles, médicaments… Pourtant ses services se dégradent rapidement. L’IPBES estime que la seule détérioration de la biodiversité des sols représente déjà un coût annuel équivalent à 10 % du PIB mondial. Malgré cela, ces pertes sont peu visibles dans les budgets publics et les décisions économiques. 

Pistes de traitement :

  • Donner à voir des exemples concrets de pertes économiques liées à la dégradation du vivant (agriculture, pêche, tourisme, assurance…). Par exemple, interroger des agriculteurs sur les coûts d’engrais, de perte de rendement ou d’érosion des sols. 
  • Montrer que des écosystèmes en bonne santé réduisent le coût des catastrophes naturelles (Les mangroves et récifs coralliens agissent comme des barrières naturelles contre les tempêtes, l’érosion côtière et les inondations. Leur dégradation augmente la vulnérabilité des populations côtières et le coût des catastrophes. ) 
  • Explorer – et interroger – les outils permettant d’intégrer ces coûts dans les décisions publiques et privées (intégration des indicateurs liés au capital naturel dans la comptabilité nationale ou d’entreprise, intégration de la biodiversité dans les budgets verts des collectivités…)

La compensation écologique : vraie solution ou permis de détruire ?

La conception de la compensation écologique est simple : si l’activité humaine considérée nuit à l’environnement, on compense son impact par une action en faveur de la nature pour assurer un équilibre. Les types d’activités pour lesquelles la compensation est mise en place sont divers et incluent notamment les émissions de gaz à effet de serre et la déforestation. Même si la compensation écologique semble vertueuse, elle soulève une question fondamentale : est-ce possible de rétablir ce qu’on a détruit ?  

Dans la pratique, cette approche dite du « bilan net » précise que la compensation écologique n’efface pas les pertes ou les dommages, mais se contente de les déplacer. Autrefois considérée comme un dernier recours dans la séquence ERC (éviter, réduire, compenser), la compensation devient de plus en plus le premier levier à actionner pour réduire l’impact environnemental. En adoptant cette approche, nous nous autorisons à continuer d’agir de manière néfaste pour l’environnement et évitons d’assumer nos responsabilités, ce qui revient à légitimer la destruction. 

Pistes de traitement

  • Comparer les promesses de restauration avec les effets qui en résultent sur le terrain
  • Examiner les conflits d’intérêts : qui décide de ce qui peut être détruit ou compensé ? 
  • Explorer les liens entre impact sur le climat et impact sur la biodiversité quand on parle de compensation écologique
  • Enquêter sur les impacts économiques à long terme entre éviter de détériorer l’environnement et compenser les effets des activités d’une entreprise

Sauver le vivant peut-il aussi sauver des emplois ?

En quoi notre système économique actuel dessert-il la biodiversité ?

Alimentation, pêche et agriculture

Sécurité alimentaire : peut-on nourrir le monde si des écosystèmes s’effondrent ?

Produire sans détruire : l’agroécologie est-elle la seule solution pour concilier agriculture et biodiversité ?

Pesticides : comment la biodiversité peut-elle les remplacer ?

Mieux manger pour mieux protéger : comment réconcilier notre assiette avec la préservation des écosystèmes ?  

Les labels sont-ils un gage de protection pour les milieux marins ? 

La biodiversité est-elle l’alliée ou l’ennemie du monde paysan ? 

Comment les agriculteurs peuvent-ils contribuer à la protection des écosystèmes ?

Crise des insectes pollinisateurs : vers une agriculture sous perfusion technologique ? 

Pourquoi certains fromages, vins ou pains sont menacés par la disparition d’espèces “invisibles” (levures, insectes, herbes…) ?

Santé

Quels bénéfices concrets les écoquartiers apportent-ils à la santé des citadins ?

Les écoquartiers offrent à leurs habitants un cadre de vie durable, sain et axé sur le bien-être collectif. Dans ces quartiers, il est plus facile de rester actif : tout est accessible à pied, la nature est très présente et les espaces verts sont nombreux. Alors que le Français moyen passe environ 7h24 par jour en position assise, disposer de davantage d’occasions et de motivation pour bouger représente un avantage indéniable.

Par ailleurs, les écoquartiers sont moins exposés à la pollution de l’air et au bruit, grâce à la réduction de la circulation automobile et au recours aux énergies renouvelables plutôt qu’à des générateurs à gaz bruyants. De plus, ces quartiers sont conçus pour favoriser les échanges entre voisins et la vie sociale. Il en résulte une atmosphère chaleureuse et conviviale, où les habitants ont envie de passer du temps.

Pistes de traitement

  • Enquêter sur les liens entre changements écologiques et santé (physique et mentale) induits par l’implantation d’un écoquartier 
  • Mettre en valeur les avantages de la mobilité douce dans l’écoquartier sur la qualité de vie  

Microbes, microbiote : pourquoi la biodiversité est aussi une alliée invisible de notre santé ?

Chacun de nous possède un microbiome intestinal unique, composé d’environ 160 espèces de bactéries. Ces micro-organismes jouent un rôle essentiel dans notre santé : ils nous protègent contre les agents pathogènes, participent à la digestion des aliments et régulent les réactions inflammatoires. Selon l’Institut Pasteur de Lille, notre corps abrite près de 100 000 milliards de micro-organismes, soit environ dix fois plus que le nombre de cellules humaines.

La biodiversité microbienne est également fondamentale pour l’agriculture, notamment en raison de son impact positif sur la fertilité des sols. En décomposant la matière organique, les microbes produisent des nutriments essentiels pour les plantes, comme l’azote. Ils contribuent aussi à la protection des cultures contre certaines maladies, réduisant ainsi le recours aux pesticides chimiques.

Pistes de traitement

  • Plonger dans le monde des microbes et son impact sur notre santé. 
  • Considérer les implications des OGMs, leur résistance aux antibiotiques et les potentielles conséquences sur les microbiomes.
  • Explorer comment la biodiversité microbienne peut fournir de la résilience au changement climatique.  
  • Créer des guides avec des suggestions pour conserver la diversité du microbiome intestinal et cutané.

Sans la biodiversité, aurions-nous encore de l’aspirine ou des anticancéreux ?

La biodiversité est la source de nombreux médicaments qui nous sont indispensables. Le saule blanc, par exemple, a permis de développer l’aspirine grâce à l’acide salicylique contenu dans son écorce. De plus, 70 % des anticancéreux sont issus de la biodiversité et plusieurs scientifiques, start-ups et laboratoires s’inspirent des algues et autres substances marines pour guérir certains types de cancers. Enfin, la médecine traditionnelle, qui s’appuie sur diverses plantes, serait utilisée dans 170 pays selon l’OMS

Pistes de traitement

  • Faire une séries sur des plantes utilisées dans les médecines traditionnelles et / ou modernes
  • Analyser les solutions naturelles les plus prometteuses dans la domaine des anticancéreux (comme les algues ou la bioprospection océanique)
  • Rechercher quelles vaccinations et médicaments sont dérivés de la biodiversité.
  • Reportage prospectif : quelle médecine sans la biodiversité qui nous permet de nous soigner ?
  • Enquêter sur les controverses sur l’utilisation d’animaux pour la médecine traditionnelle, qui engendrent des problématiques de braconnage aux lourdes conséquences pour la biodiversité (corne de rhinocéros, ailerons de requin…)

Santé mentale : pourquoi avons-nous besoin de nature en ville ?

La nature joue un rôle très important dans la santé mentale, mais c’est particulièrement vrai pour des citadins et citadines, où les mondes sociaux et personnels se frôlent facilement et souvent et c’est facile à devenir submergé. La nature nous donne un espace pour prendre une petite pause dans notre quotidien et réguler nos émotions — les adultes qui ont de l’accès aux espaces verts souffrent moins souvent des maladies mentales comme la dépression et l’anxiété. 

Pistes de traitement

  • Comparer la qualité de vie entre villes dans lesquelles la biodiversité est plus ou moins présente 
  • Rechercher des solutions pour favoriser la nature en ville — par exemple, les toits végétalisés, les jardins communautaires ou les coulées vertes 
  • Suivre une association ou un groupe de citoyens qui agit pour plus de nature en ville
  • Enquêter sur la manière dont les populations urbaines peuvent accéder facilement à la nature

PFAS, pesticides, captage d’eau potable : faut-il repenser la protection de nos eaux à la source ?

Les PFAS, qui agissent comme des perturbateurs endocriniens, sont présents dans l’eau potable en France. Selon une investigation de Radio France et le réseau France Bleu qui a prélevé des échantillons d’eau potable de 89 villes, 43 % de l’eau testée contient des quantités importantes de PFAS. 30 % des échantillons contiennent des PFAS qui sont classifiés comme cancérogènes. 

De plus, les eaux de surface nous fournissent la majeure partie de notre eau potable, par rapport aux eaux souterraines ou à l’eau dessalée. En Île-de-France, ces eaux de surface représentent 98 % de l’eau fournie aux habitants. Mais elles se retrouvent de plus en plus contaminées par les pesticides, qui peuvent être nocifs pour les êtres humains, les plantes et les animaux. 

Pistes de traitement 

  • Faire une analyse des différentes techniques de traitement des PFAS dans l’eau (par exemple, l’osmose inverse) et considérer les contextes dans lesquels chaque technique pourrait être utilisée. 
  • Discuter le « Plan d’actions interministériel sur les PFAS » du gouvernement français pour en déterminer l’efficacité
  • Enquêter sur les liens entre certaines pratiques agricoles et la pollution des nappes phréatiques
  • Dès 2026, les tests de détection de PFAS dans l’eau potable deviendront obligatoires en France : examiner les résultats ou ce que pourrait signifier ce changement de loi

« Une seule santé » : en quoi préserver la nature revient à préserver la santé humaine ?

La santé humaine dépend fortement de la préservation de la nature, qui nous aide à renforcer nos défenses immunitaires et à garder une bonne santé mentale. Éviter certaines pratiques permet également de limiter divers risques pour notre santé. Par exemple, quand les PFAS ou les microplastiques pénètrent la nappe phréatique, ils polluent les habitats de beaucoup d’organismes et ont un impact négatif sur la santé des sols. Ils peuvent se retrouver dans notre nourriture et notre eau, nous exposant à un plus grand risque de perturbation endocrinienne et de cancer. 

Pistes de traitement

  • Rechercher pourquoi être en contact avec la nature (par exemple, jardiner) peut améliorer notre santé mentale
  • Explorer comment la biodiversité peut contribuer à notre « armoire à pharmacie »
  • Montrer comment la diversité génétique agit comme une protection contre les maladies pour l’ensemble de la biodiversité
  • Enquêter sur la manière dont la perte de biodiversité est liée au développement de maladies chroniques.

Quel risque d’antibiorésistance par la fuite des antibiotiques dans les eaux usées ? 

L’augmentation de l’utilisation des antibiotiques s’accompagne d’une progression de l’antibiorésistance chez les bactéries, non seulement dans le corps humain, mais aussi dans l’environnement. Après la prise d’un traitement antimicrobien, des résidus d’antibiotiques peuvent se retrouver dans l’environnement et les nappes phréatiques, notamment par le biais des eaux usées ou des activités d’élevage et d’agriculture.

Bien que les concentrations d’antibiotiques détectées dans les rivières soient actuellement très faibles, cette situation demeure préoccupante. Contrairement aux polluants chimiques, les bactéries ont la capacité de transmettre leur résistance aux antibiotiques, y compris ceux utilisés en médecine humaine. Le changement climatique aggrave également le phénomène : des événements extrêmes, tels que des pluies intenses, peuvent accélérer la propagation de cette contamination.

Pistes de traitement

  • Investiguer plus profondément la connexion entre le changement climatique, la biodiversité et l’antibiorésistance.
  • Chercher des solutions pour diminuer la quantité d’antibiotiques rejetés dans les milieux aquatiques.
  • Enquêter sur les implications de l’antibiorésistance dans votre ville ou pays.
  • Explorer l’approche « Une seule santé » (One Health) et ses enjeux.

Les océans malades font-ils aussi des humains malades ?

L’océan recouvre 71 % de la surface de la planète et exerce une influence majeure sur notre qualité de vie : il nous fournit de la nourriture et constitue une source de loisirs et de bien-être.

Cependant, la consommation de ressources issues d’un océan pollué peut également présenter des risques pour la santé. Les organismes aquatiques, tels que les poissons et les huîtres, absorbent des pesticides, des métaux lourds (comme le plomb), des microplastiques et d’autres substances toxiques par un processus appelé bioaccumulation. Lorsque nous consommons ces organismes contaminés, nous ingérons également ces polluants, qui peuvent nous être nocifs.

Pistes de traitement

  • Expliquer le phénomène de bioaccumulation et que ça signifie pour notre santé, notre système alimentaire et la façon dont nous pêchons.
  • Mettre en vedette des efforts à travers le monde pour nettoyer les océans et les côtes.
  • Explorer les liens entre la pollution marine, les contaminations alimentaires et la santé humaine.
  • Enquêter sur la manière dont les pollutions maritimes comme les marais noires impactent la santé de la biodiversité marine et humaine

Pourquoi y a-t-il plus de maladies émergentes ?

L’érosion de la biodiversité joue un rôle majeur dans l’émergence des maladies infectieuses, en particulier des zoonoses. Selon l’Organisation mondiale de la santé animale, 60 % des maladies infectieuses humaines sont d’origine zoonotique. La destruction des écosystèmes, la déforestation, l’urbanisation et l’agriculture intensive modifient profondément les équilibres naturels et augmentent les contacts entre la faune sauvage, les animaux domestiques et les populations humaines. 

La perte de diversité biologique rompt notamment l ’« effet de dilution », par lequel plus la variété des espèces est grande, plus elle limite la circulation des agents pathogènes. Dans des milieux appauvris, certaines espèces réservoirs prolifèrent et facilitent le passage de virus, bactéries ou parasites à l’être humain, favorisant ainsi l’apparition de nouvelles maladies. Ces phénomènes s’inscrivent dans une dynamique historique accentuée par les activités humaines modernes. 

Pistes de traitement

  • Mettre en avant un laboratoire qui étudie ces nouvelles maladies
  • Enquêter sur la manière dont la biodiversité nous protège des zoonoses (par exemple : les renards comme un rempart contre la maladie de Lyme du fait de leur consommation de rongeurs)

Les paysages thérapeutiques ont-ils besoin d’un minimum de biodiversité pour agir ? 

Politique et géopolitique

Comment traduire en actions les engagements internationaux sur la biodiversité ?

Les sommets comme la COP15 Biodiversité fixent des objectifs ambitieux, dont la protection de 30 % des écosystèmes marins d’ici 2030. Mais la mise en oeuvre reste très en deçà. Une étude du CNRS révèle qu’un quart des 100 plus grandes aires marines protégées (AMP) ne sont pas gérées, et qu’un tiers autorisent encore des activités industrielles destructrices. 

Pistes de traitement : 

  • Comparer les engagements à la réalité du terrain (études, budgets, suivi)
  • Enquêter sur des AMP inefficaces ou “paper parks”
  • Interroger les blocages et les leviers politiques, juridiques et économiques
  • Explorer le rôle des citoyens, ONG et journalistes dans l’alerte, la mise en place et le suivi des engagements. 

Exemple de traitement : Le JT de TF1 du 09 juin 2025 : “La France protège-t-elle vraiment ses fonds marins ?” documente les incohérences du dispositif d’AMP. Le reportage propose la solution de faire des AMP plus petites mais plus strictes.

Existe-t-il des pays exemplaires en matière de protection de la biodiversité ?

Certains pays sont régulièrement cités pour leurs politiques ambitieuses. En 27 ans, le Costa Rica a recréé des forêts sur plus de la moitié de son territoire en rémunérant les services rendus par la nature. Mais que signifie “être exemplaire” ? Quels modèles sont vraiment reproductibles et efficaces ? 

Pistes de traitement : 

  • Analyser des cas concrets : que disent les habitants, les ONG locales, les chercheurs ?
  • Identifier les leviers : politiques fiscales, lois foncières, implications citoyennes…Et interroger les limites

Comment l’expertise scientifique peut-elle peser dans les conflits d’aménagement et les luttes écologiques ?

La contestation du chantier A69 (Toulouse-Castres) a mis la biodiversité au cœur d’une mobilisation multiforme : écologues, agriculteurs, élus locaux, riverains, militants ont uni leurs forces pour dénoncer ce projet. Cette alliance inédite entre expertise scientifique et actions de terrain, inclut recours juridiques, blocages et occupations. La biodiversité y a servi d’argument mobilisateur, documenté, audible médiatiquement et juridiquement.

Pistes de traitement : 

  • Documenter comment l’expertise naturaliste alimente les arguments des défenseurs de la biodiversité
  • Interroger le recours au droit dans les actions de terrain (code de l’environnement, jurisprudence, contentieux environnementaux)
  • Couverture médiatique comparée : pourquoi certains projets suscitent-ils un fort écho médiatique alors que d’autres conflits écologiques restent invisibles ? 
  • Cartographier les zones de conflits écologiques en France : où la biodiversité est-elle aujourd’hui le cœur d’un conflit d’aménagement ? Existe-t-il un répertoire géographique des points chauds ?

Pourquoi les élections locales sont décisives pour la protection du vivant ?

Un grand nombre de leviers concrets de préservation de la biodiversité (urbanisme, agriculture, zones naturelles, assainissement) dépendent des collectivités locales : mairies, conseils départementaux, intercommunalités. Le ZAN (Zéro Artificialisaztion Nette) est, par exemple, mis en oeuvre à l’échelle locale. Pourtant la biodiversité est peu présente dans les campagnes municipales. 

Pistes de traitement : 

  • Enquêter sur les décisions locales à fort impact sur la biodiversité
  • Analyser les programmes municipaux au regard des engagements pour la biodiversité 
  • Interroger les compétences réelles et les marges de manœuvre des élus
  • Proposer des portraits d’élus engagés pour la biodiversité

Planification écologique :  quels sont les leviers des collectivités pour préserver la biodiversité ?

Les collectivités disposent de nombreux leviers pour protéger la biodiversité. Les solutions fondées sur la nature, qui s’appuient sur les services rendus par les écosystèmes, permettent par exemple de renforcer à la fois l’environnement local, le patrimoine culturel et la résilience des territoires face au changement climatique et à l’érosion de la biodiversité. Les collectivités peuvent réorienter leurs financements vers ce type de solutions afin d’optimiser l’impact de leurs investissements.

Par ailleurs, l’État français propose un cadre d’action pour aider les collectivités à intégrer la biodiversité dans leurs projets de territoire. Celui-ci repose sur plusieurs étapes clés : d’abord, engager le dialogue et sensibiliser la population à la biodiversité locale ; ensuite, mobiliser des outils fonciers et des aides territoriales pour financer les initiatives ; enfin, mettre en œuvre les projets et valoriser les outils développés.

Pistes de traitement

  • A partir de l’un des 10 exemples inspirants de collectivités partagé par l’Office français de la biodiversité, évaluer les impacts et limites de ces initiatives  
  • Enquêter sur des exemples des solutions fondées sur la nature pour voir comment les répliquer dans votre région / en France 
  • Explorer les liens entre solutions fondées sur la nature, culture régionale et biodiversité

Pourquoi la biodiversité reste-t-elle la grande oubliée des politiques environnementales ?

Contrairement au changement climatique, dont les effets sont visibles à travers des phénomènes spectaculaires comme les incendies ou les inondations, la perte de biodiversité est souvent plus difficile à percevoir. Elle se manifeste de manière très locale et prend des formes différentes selon les régions et écosystèmes.

Par ailleurs, nous sommes de plus en plus touchés par le phénomène d’« amnésie écologique » : à mesure que les écosystèmes se dégradent, nous oublions leur état antérieur. Lorsque l’on ne se souvient plus que notre quartier d’enfance abritait autrefois de nombreux oiseaux ou insectes, on a tendance à minimiser l’ampleur du problème et à retarder l’action. Cela freine la mise en place de politiques favorables à la biodiversité et empêche d’agir à temps pour préserver les espèces avant leur disparition.

Pistes de traitement

  • Explorer ce que le biologiste marin Daniel Pauly appelle le « syndrome de la référence changeante » et comment cela peut nous empêcher d’agir rapidement. 
  • Mettre en avant des efforts locaux, régionaux ou nationaux pour mettre en place des politiques en faveur de la biodiversité.
  • Se focaliser sur une espèce particulière dans votre région qui est à risque ou menacée et les solutions pour la préserver.

Grands projets, JO, méga-bassines : la biodiversité peut-elle encore peser dans la balance ?

Les grands projets d’aménagement sont souvent présentés comme des opportunités de développement économique et social. Toutefois, ce discours occulte une dimension essentielle : leurs impacts directs sur les écosystèmes locaux. Ces projets peuvent entraîner l’artificialisation de zones humides, fragiliser des équilibres naturels et détruire des habitats essentiels à la biodiversité. Face aux promesses de croissance rapide et de rentabilité, cette dernière est fréquemment reléguée au second plan.

Dans certains cas, les porteurs de projets proposent des mesures de compensation écologique ou affirment pouvoir recréer les habitats détruits. Or, ces dommages sont souvent irréversibles. Une autre approche consiste à prévenir les impacts dès la phase de conception, en adoptant des stratégies de planification qui placent l’environnement et la biodiversité au cœur des décisions.

Pistes de traitement

  • Examiner les évaluations d’impact environnemental de grands projets du développement.
  • Explorer les exemples de projets qui ont réussi à intégrer la biodiversité dans leur conception dès le départ. 
  • Mettre en lumière des stratégies de développement durables déployées dans des projets locaux

Quels sont les conflits majeurs liés à l’accès aux ressources naturelles ?

Comment inciter les entreprises à renforcer leurs actions en faveur de la biodiversité ?

Importations : comment cesser de déforester depuis nos supermarchés ?

IPBES, COP, UNOC : qui décide quoi pour la biodiversité à l’échelle mondiale ?

Société

Comment nos souvenirs d’enfance renseignent-ils sur l’effondrement du vivant ? 

Nombreux sont ceux qui se souviennent d’avoir vu plus de papillons, entendu davantage d’oiseaux, ou d’avoir roulé avec un pare-brises couvert d’insectes. Ces souvenirs traduisent une réalité mesurable : en trente ans, près de 80 % des insectes auraient disparu en Europe. Les récits personnels deviennent ainsi des marqueurs sensibles de l’érosion du vivant. Ils peuvent servir de levier émotionnel pour alerter ou mobiliser. 

Pistes de traitement : 

  • Récolter des témoignages intergénérationnels sur les paysages et espèces d’hier et aujourd’hui
  • Croiser souvenirs et données scientifiques 
  • Réaliser une série sonore ou visuelle sur la biodiversité disparue de l’enfance
  • Interroger le rôle de ces souvenirs dans l’éco-anxiété, la pédagogie ou les récits militants

Pourquoi la biodiversité ordinaire est-elle plus silencieuse que celle des forêts lointaines ?

L’accès à la nature est-il aussi un facteur d’exclusion sociale ?

Accumulation de richesses, court-termisme : faut-il changer nos normes sociales pour réapprendre à cohabiter avec le vivant ?

Comment intégrer la biodiversité dans l’éducation, de l’école aux décideurs politiques ?

Comment intégrer l’égalité de genre dans la conservation de la biodiversité ? 

Urbanisation : comment concilier logement, industrie et préservation de la biodiversité ?

Perte de biodiversité : comment les inégalités sociales aggravent-elles la crise écologique ? 

Sports extrêmes : jusqu’où peut-on repousser les limites sans dégrader les écosystèmes ?  

Stories, like et biodiversité : l’influence peut-elle faire bouger les lignes ?

Revenus, logement, pouvoir d’achat : la biodiversité est-elle une “cause de riches” ?

Pourquoi certains territoires sont-ils plus vulnérables que d’autres à l’effondrement du vivant ? 

La biodiversité peut-elle devenir un facteur de cohésion sociale locale ? 

Science et technologie

Biomimétisme : comment la nature inspire-t-elle l’innovation ?

Science participative : comment les citoyens se font vigies de la biodiversité ?

Des technologies peut-elle sauver la biodiversité ?

Éoliennes, photovoltaïque : faut-il choisir entre transition énergétique et protection des espaces naturels ?

Comment amplifier l’effort de recherche sur le déclin de la biodiversité ? 

Plan hydrogène et batterie : Peut-on verdir l’économie sans détruire les écosystèmes pour en extraire les métaux rares ? 

Conservation et IA : que peuvent les nouvelles technologies pour la biodiversité ? 

Peut-on cartographier les déserts de biodiversité comme on a cartographié les déserts médicaux ?

Culture

Alliée ou ressource : pourquoi la nature est-elle vue de manière si différente selon les peuples ?

Pandas, baleine et ver de terre : pourquoi certaines espèces comptent plus que d’autres ?

La nature a-t-elle disparu de nos récits et de nos imaginaires ?

Peuples autochtones : les gardiens de la biodiversité ont-ils voix au chapitre ?

Une cohabitation “nature-humains” est-elle possible ? 

Comment la fiction (cinéma, séries, jeux vidéos) raconte-t-elle l’importance du vivant ?

Quel vocabulaire pour dire le vivant ?

Comment raconter la nature comme un acteur plutôt que comme un décor ?

Juridique et réglementaire

Donner des droits à la nature : utopie ou révolution juridique ?

Peut-on traduire une multinationale pour écocide… et gagner ?

Prévention, précaution : nos lois protègent-elles vraiment les écosystèmes  ?

Labels verts : peut-on croire aux promesses biodiversité sur les produits que l’on achète ?

Aires marines protégées : quelle réalité d’application, pour quels impacts ? 

Le droit peut-il sauver la nature ? 

Faut-il des tribunaux qui ne jugeraient que les crimes et délits environnementaux ?

Les obligations réelles environnementales : outil de protection durable ou mesure symbolique sans effet contraignant ? 

Saisir la justice pour défendre l’environnement : quels leviers réels pour les citoyens face aux projets contestés ?

Éthique et philosophique

Les approches non utilitaristes suffisent-elles pour légitimer la conservation ?

L’approche utilitariste considère la biodiversité comme un ensemble de ressources qu’il convient de gérer prudemment afin d’éviter des conséquences économiques, sanitaires et sociales néfastes pour les sociétés humaines. Au contraire, l’approche non utilitariste met l’accent sur les valeurs éthiques, esthétiques ou spirituelles de la nature. Si ces approches éthiques offrent une légitimation forte et désintéressée de la biodiversité, elles peinent parfois à s’imposer dans les politiques publiques, faute de traduction concrète ou d’efficacité dans les arbitrages économiques. L’enjeu est donc de savoir si l’on peut fonder une action collective durable sur une reconnaissance morale seule, sans recourir aux arguments d’intérêt humain.

Peut-on encore travailler sans détruire le vivant ? 

Cet angle interroge une tension contemporaine majeure : dans un monde où le travail humain transforme, exploite, extrait – peut-il encore cohabiter avec les dynamiques du vivant sans les amoindrir ?

La crise écologique révèle-t-elle une crise plus profonde de notre relation au monde ?

Comment la conception de la nature comme ressource a-t-elle façonné nos politiques et nos économies ?

Pourquoi avons-nous perdu notre lien sensible avec le vivant… et comment le retrouver ?

Transmettre la biodiversité : quel héritage voulons-nous léguer à la jeunesse ?

Pourquoi rêvons-nous le ciel et oublions-nous le sol ? 

Que révèlent les mots que nous utilisons pour parler du vivant ? 

Le vivant comme horizon de décentration ? 

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LES SOUTIENS FINANCIERS